Face à Internet, la presse écrite a-t-elle encore un avenir ?

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La Une de Libération de l'édition datée de samedi dernier. / DR
La Une de Libération de l'édition datée de samedi dernier. / DR (Crédits : DR)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, l’avenir de la presse écrite se trouve-t-il sur la toile ?

300 suppressions de postes de journalistes en 2013. Alors que les quotidiens nationaux souffrent d'une baisse moyenne de 15,35% de leur vente aux numéros (recul record de 29,53% pour Libération), les effectifs ne cessent de s'amoindrir au sein des rédactions.

De gauche ou de droite, politisés ou non, grand public ou spécialisés, sportifs ou économiques… cette décadence semble affecter tous les secteurs de la presse papier.

Pendant ce temps, les "pure players" eux se portent un peu mieux : Mediapart, Rue89 ou encore Slate… l'avenir de la presse écrite se trouve-t-il sur la toile ?

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Lecalvez

 

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

1973, la naissance de Libération
Dans le sillage de mai 68 et dans la France pompidolienne, un nouvel organe de presse veut donner la parole au peuple et soutenir le combat des opprimés. Retour sur la naissance du quotidien Libération.

 

VU D'AILLEURS
Par Juan Gomez

Aux Etats-Unis, des robots remplacent les journalistes
Ils écrivent des articles économiques, des compte-rendus sportifs, ou peuvent vérifier les propos des politiques. Et ce ne sont pas des journalistes, mais des robots qui prennent la plume. Aux Etats-Unis, ils ont le vent en poupe.

Actuellement, de nombreux tests sont réalisés pour pousser au maximum cette intelligence artificielle. Alors, est-ce qu'un jour les robots vont évincer les journalistes ? Le quatrième pouvoir doit-il s'inquiéter ?

 

DÉBAT
Pour en débattre, Johan Hufnagel, rédacteur en chef et cofondateur de Slate.fr, Jean-Marie Charon, sociologue des médias, et Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération.

 

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Commentaires
a écrit le 13/02/2014 à 11:34 :
J'aimerai ajouter que d'autoriser des publicités à déclenchement automatique avec son est une intrusion dans la lecture et donc une agression du lecteur.
Cela donne une mauvaise image de l'annonceur et de votre titre et conduit immanquablement à la fermeture de l'onglet. On peut arguer des heures de ces lecteurs ingrats qui refusent de subir des annonces intrusives, ou bien on peut l'écouter et lui proposer des alternatives saines et efficaces.
Réponse de le 13/02/2014 à 16:37 :
Oui , je confirme le processus.
J'ai été agressé par une publicité qui me visait particulièrement moi-même.
J'ai du prendre 2 jours d'arrêt.
Mais je suis encore traumatisé.
a écrit le 13/02/2014 à 11:31 :
Votre titre est symptomatique d'une certaine catégorie de journalistes qui refuse tout changement contre le lectorat. Si la presse papier est en crise ce n'est pas parce qu'elle est "face à internet", c'est parce que le lectorat y est.
Opposer les deux est un archaïsme qui sera dépassé dans la douleur pour certains. Il serait peut-être temps de réfléchir à ce qui rassemble les entreprises de presse plutôt que ce qui les divise.
a écrit le 13/02/2014 à 10:27 :
Si Libération disparaît, ou vais je trouver un précis de socialisme ?
C'est terrible pour la pluralité de l'information. Libération abordait toujours ses sujets vu d'une époque assez lointaine où les murs et les barbelés clivaient l'opinion publique.
a écrit le 13/02/2014 à 10:09 :
internet me suffit amplement . les journalistes de papier veulent faire de la résistance comme les ouvriers de Peugeot , les taxiteurs collés à leur siège , les fonctionnaires etc etc ... le changement c'est pas pour eux ! oh que si messieurs .
a écrit le 13/02/2014 à 10:00 :
bon y a internet... mais surtout les Nmpp qui apportent le coup de grâce !
a écrit le 13/02/2014 à 9:54 :
Provient d'un déficit de lecteurs. Les gauchistes sont nombreux en France mais ils n'achètent plus Libération et l'Humanite parce que voilà, le parti ne fait plus rêver. Ceux qui ont les moyens s'intéressent plutôt aux journaux économiques, c'est a dire en phase avec leur époque. Ces deux journaux sont en phase avec les années 60-70 alors forcément ils ont du mal à se vendre. A leur decharge, vendre du rêve comme Khrouchtchev et Mao savaient le faire, c'est beaucoup moins efficace qu'un comprime de LSD ou de Ketamine. Peut être le PS pourrait imposer un abonnement a chaque foyer fiscal, sous couvert d'informations éducatives, ludiques et écologiques évidemment.
Réponse de le 13/02/2014 à 10:59 :
Tout à fait d'accord avec voous, c'est mon cas. Le monde change. Nous ne sommes plus dans les années 70. Tout casse, tout lasse. Il ne sert à rien de s'accrocher à des vieilles lunes.
Réponse de le 13/02/2014 à 11:46 :
Ces deux journaux devraient présenter des excuses à leurs lecteurs (et leurs ex lecteurs) pour tromperie, même tromperie aggravé quand on se souvient de certaines parutions.
a écrit le 13/02/2014 à 9:20 :
A partir de mardi la majorité silencieuse monte sur paris ! pour redonner le pouvoir au peuple ! appel á bloquer á partir de mardi soir toutes les prefectures et sous prefectures
faites circulez !
faites circulez !
a écrit le 13/02/2014 à 9:18 :
La presse peut être, les officines de délation et autres porte -paroles moralisateurs de l'oligarchie mondialiste n'ont aucun avenir (à part les millions d'euros de subventions publiques ...)
a écrit le 13/02/2014 à 8:33 :
Le canard enchainé se porte très bien : la presse n'a pas de souci à se faire quand elle est de qualité.
a écrit le 13/02/2014 à 8:26 :
C'est vrai que la presse en ligne va "bien". Slate emploie qq journalistes, et n'a jms fait un bénéfice. En situation difficile, Rue89 a dû se vendre au Nouvel Obs, et la Tribune n'a pas plus trouvé de salut sur le Web... cherche encore et tjs à lever des fonds pour assurer son quotidien... Espérons que le reportage ne soit pas aussi caricatural que la présentation qui en est faite ici...
a écrit le 13/02/2014 à 8:19 :
Le monde change et il faut s'adapter. Quand on c'est mis à imprimer le papier à la pelle, les moines copistes ont perdus leur monopole. La presse papier subit la même évolution d'Internet, s'adapter ou mourir (le monde n'attendra pas la France).
a écrit le 13/02/2014 à 8:07 :
L' essor des nouvelles technologies de l' information se ferait sentir ailleurs que dans la métallurgie ou l' automobile ? Meuh non. Savoureux
a écrit le 13/02/2014 à 8:03 :
On a moins tendance a écrire "des âneries" sur le papier, car cela demande plus de travail, que sur internet où l'on ne se sent pas responsable!
a écrit le 13/02/2014 à 7:50 :
Tout dépend du prix et du contenu :un journal comme le canard enchainé coute toujours 1.20 euros alors que ses journalistes sont les mieux payés de la profession,et qu'il n'y a pas de pub.un journal comme le monde est monté a 2 euros,j'ai arreté d'acheter.Libé est victime de son ton éditorial:les lecteurs ne supportent plus de lire la Pravda surtout quand elle est a moitié vide

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