• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Une obsession infondée autour du consommateur allemand

Photo de Antoine Patinet

Michael Heise

Publié le 22 avril 2014 à 12:06 - Mis à jour le 22 avril 2014 à 13:01

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La faible demande intérieure allemande, en comparaison avec la force de son exportation, inquiète. Pourtant, plus que la demande intérieure, c'est l'investissement qu'il faut relancer outre-Rhin... Par Michael Heise, économiste en chef chez Allianz SE.

Étant prévu que le rééquilibrage de la demande globale s'inscrive au plus haut de l'agenda des prochains rassemblements du G7 et du G20, il faut s'attendre à ce que l'Allemagne - forte d'un excédent d'exportation inébranlable - subisse de nouvelles pressions en direction de la stimulation de sa demande intérieure ainsi que de la consommation des ménages. Or, cette obsession à l'encontre du consommateur allemand ne saurait constituer qu'une préoccupation secondaire. Car la véritable nécessité réside aujourd'hui dans un soutien massif à l'investissement en Allemagne et en Europe, ainsi que dans la coordination d'un abandon des politiques monétaires ultra-accommodantes.

Rééquilibrage de l'économie mondiale

L'ampleur colossale des déséquilibres de comptes extérieurs a constitué l'une des causes majeures de la crise financière et économique mondiale de 2008, ainsi que de l'instabilité de la zone euro qui en a résulté. L'économie mondiale opère à l'heure actuelle un processus de rééquilibrage - d'une nature toutefois différente de ce à quoi beaucoup s'attendaient.

Autrefois considérables, les excédents externes de l'Asie ont décliné à un rythme incroyablement rapide, la balance commerciale du Japon ayant même glissé vers le déficit. L'excédent de la balance courante de la Chine ne s'élève désormais qu'à 2% du PIB, contre 10% en 2007. Bien que l'investissement demeure le principal moteur de l'économie chinoise, il conduit à l'envolée de la dette ainsi qu'au gonflement du secteur bancaire de l'ombre, tendances que les autorités s'efforcent de contenir.

Un excédent européen en croissance

L'Europe, en revanche, bénéficie d'un important excédent extérieur, principalement en raison de balances commerciales positives dans la zone euro. En 2014, l'excédent de la balance courante de l'UE s'élèvera à quelque 250 milliards $, un niveau supérieur à celui de l'Asie émergente elle-même. Les prix du pétrole dépassant encore aujourd'hui 100 $ le baril, l'excédent combiné des pays exportateurs de pétrole revêt une magnitude similaire. De leur côté, les États-Unis continuent d'enregistrer un important déficit de balance courante d'environ 350-400 milliards $.

L'élément de surprise réside ici dans la croissance continue de l'excédent de l'UE. L'effondrement des exportations souffert par les États renfloués - Grèce, Irlande, Portugal et Espagne - était clairement prévisible, étant donné la brutalité du déclin de ces économies. En revanche, bien peu d'économistes avaient prévu une amélioration ultérieure aussi rapide des exportations de ces pays, et encore moins au sein d'un environnement international assombri. Bien que l'excédent de la balance courante de l'Allemagne se situe à peu près aux alentours des chiffres de 2007, la balance extérieure combinée des pays renfloués plus l'Italie (qui a participé au redressement commercial) est passée d'un niveau d'avant-crise déficitaire de plus de 300 milliards $ à un excédent qui devrait atteindre près de 60 milliards $ cette année.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La difficulté de l'euro fort

Pour ce qui est de l'avenir, l'existence d'un euro apprécié (surprise supplémentaire, d'autant plus que de nombreux observateurs doutaient de la survie même de la monnaie il y a moins de deux ans) devrait compresser dans une certaine mesure l'excédent de la balance courante de la zone euro. La présence d'un taux de change proche d'1,40 $ soulève une difficulté auprès de nombreux exportateurs européens, y compris des entreprises allemandes. L'euro présente en outre une revalorisation encore plus significative par rapport au yen et à la monnaie d'un certain nombre de marchés émergents.

Pour autant, l'excédent européen se révèle trop important pour pouvoir être ignoré ; il sera notamment à nouveau demandé à l'Allemagne de rééquilibrer son économie en direction d'une demande intérieure plus forte, ce qui implique pour de nombreuses personnes la nécessité d'une relance budgétaire. Or, le gouvernement ne l'entendra certainement pas de cette oreille : le ministre des Finances Wolfgang Schäuble vient tout juste de présenter un budget en équilibre pour 2015 - pour la première fois depuis 1969. Et bien que certains observateurs appellent l'Allemagne à mettre un terme aux « restrictions salariales » afin d'encourager une plus forte dépense des ménages, cette tendance s'opère d'ores et déjà.

L'investissement, la faiblesse de l'Allemagne

Reste que le gouvernement pourrait accomplir bien davantage autour de l'investissement, en baisse de presque quatre points de pourcentage du PIB depuis 2000 et dépassant tout juste 17% en 2013 - soit un niveau faible selon une comparaison à l'international. Le gouvernement aurait intérêt à réorienter davantage la dépense publique en faveur d'investissements en infrastructures. Plus important encore, il s'agirait de rendre plus favorables les conditions intéressant l'investissement d'entreprise au sein du pays, plutôt que de déplorer la fuite des dépenses en capital des sociétés allemandes vers l'étranger.

Un rééquilibrage fiscal pour rendre l'Allemagne plus attrayante ?

Il serait possible de rendre l'Allemagne plus attrayante aux yeux des investisseurs au travers d'une fiscalité simplifiée et plus favorable à l'investissement, de mesures incitatives optimisées en faveur des start-ups et de la R&D, d'une moindre bureaucratie et lourdeur administrative, ainsi qu'en cessant les augmentations liées aux coûts énergétiques. Il faudra du temps pour y parvenir. Néanmoins, compte tenu d'une situation d'épargne favorable et étant donné l'importance de la trésorerie du secteur d'affaires, un rééquilibrage du système fiscal pourrait avoir un effet rapide. L'investissement issu des bénéfices non répartis devrait être aussi attractif que le financement de la dette, et un certain nombre d'ajustements temporaires des dotations aux amortissements pourraient impulser des dépenses en capital.

Attirer les capitaux dans l'énergie et les télécoms

La nécessité d'un investissement plus significatif dans les transports, les télécommunications, l'énergie et l'enseignement ne constituent évidemment pas une problématique propre à l'Allemagne. Compte tenu des problèmes d'endettement de la plupart des gouvernements européens, le défi consiste à attirer davantage de capitaux privés dans ces domaines. Une amélioration des conditions réglementaires régissant les investissements à long terme et l'épargne pourrait contribuer à l'accomplissement de cet objectif, de même que l'expansion des instruments de financement appuyant les investissements en infrastructures - par exemple sous forme d'accroissement substantiel de la fourniture d'obligations de projet soutenues par la Banque européenne d'investissement.

En effet, pourquoi ne pas créer des « obligations relatives aux infrastructures européennes, » fondées sur les revenus générés par les investissements ou sur les recettes fiscales issues des pays qui émettraient de telles obligations ? Ceci permettrait non seulement de favoriser l'emploi et la croissance à long terme, mais également d'enrayer l'escalade de l'excédent extérieur de l'Europe.

La Fed pourrait faire changer l'avenir

Le défi du rééquilibrage de l'économie globale est toutefois également étroitement lié aux politiques monétaires des banques centrales. Face à une réapparition des bulles du crédit et des actifs, qui s'opère aujourd'hui lentement mais sûrement, les autorités devraient avoir pour objectif de maintenir la croissance sur des bases équilibrées et durables - et ainsi de dissuader la prise de risques excessifs.

Voilà qui justifie l'abandon progressif par la Réserve fédérale américaine de ses politiques ultra-assouplies. De manière quelque peu surprenante, la réduction par la Fed de ses achats mensuels d'actifs s'est jusqu'à présent accompagnée d'une faiblesse du dollar par rapport à l'euro, ce qui favorise l'ajustement extérieur. Ceci pourrait néanmoins changer à l'avenir. Si la Fed demeure seule à restreindre ses mesures de relance monétaire, et si les rendements des obligations continuent d'augmenter, le dollar devrait très certainement se renforcer.


Profiter de la faible inflation

La raison préconise de toute évidence la mise en œuvre d'un effort coordonné en direction d'une limitation des variations de taux de change. Si tous les États s'efforcent de maintenir une monnaie faible, l'expansion monétaire à l'échelle mondiale s'en trouvera écartelée. Le fait que la pression inflationniste demeure actuellement faible ne saurait justifier que l'on reporte les démarches de sortie des politiques les plus accommodantes ; au contraire, il s'agirait de profiter de cette période de faible inflation et de quiétude des marchés pour entamer de telles discussions.

À lire également

  • Le match France-Allemagne, 15 ans PIB contre PIB
  • Pourquoi l'Allemagne devient soudain si accommodante
  • L’Allemagne va-t-elle relancer la zone euro par les salaires ?
  • L'Allemagne compréhensive à l'égard de la France sur ses déficits

Il y a vingt ans, les marchés se retrouvaient confrontés à la panique, et les taux obligataires à une véritable explosion, à la suite de la décision des banques centrales consistant à rehausser les taux d'intérêt face à la montée de l'inflation. Il s'agirait de ne pas répéter cette erreur en se contentant d'attendre le retour des pressions inflationnistes - alimentées par la hausse des prix du pétrole et des matières premières, ainsi que par la reprise économique.

Traduit de l'anglais par Martin Morel

Michael Heise est économiste en chef chez Allianz SE.

Copyright: Project Syndicate, 2014. www.project-syndicate.org

Michael Heise

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats