• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Il faut mettre fin à la mutualisation de la dette en Europe

Photo de Antoine Patinet

Hans Werner Sinn

Publié le 30 octobre 2014 à 06:00 - Mis à jour le 30 octobre 2014 à 07:41

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
S'agissant de la dette, les Etats d'une Union monétaire ont le choix entre la mutualisation et la responsabilisation. Compte tenu de l'attitude de la France et de l'Italie, on voit en Europe que la première ne fonctionne pas. Par Hans-Verner Sinn, président de l'Ifo

Le Premier ministre français Manuel Valls et son homologue italien Matteo Renzi ont tous deux déclaré - ou du moins insinué - qu'ils ne se conformeraient pas au pacte budgétaire auquel tous les États membres de la zone euro ont consenti en 2012, mais qu'ils entendaient au lieu de cela contracter de nouvelles dettes. Cette position met en évidence une défaillance fondamentale dans la structure de l'Union monétaire européenne - défaillance qu'il appartient aux dirigeants européens d'admettre et d'appréhender avant qu'il ne soit trop tard.

Le pacte budgétaire, fruit d'un compromis

Le pacte budgétaire - officiellement baptisé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire - a constitué le compromis conduisant l'Allemagne à approuver le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui correspond pour l'essentiel à un programme collectif de renflouement. Ce pacte impose un plafond strict au déficit budgétaire structurel de chaque État, énonçant l'obligation de réduire les ratios de dette publique dépassant 60 % du PIB, chaque année à hauteur d'un vingtième de la différence entre le ratio actuel et le ratio cible.

Or, le ratio dette/PIB de la France devrait grimper jusqu'à 96 % d'ici la fin de l'année, contre 91 % en 2012, tandis que celui de l'Italie devrait atteindre 135 %, en hausse par rapport aux 127 % de 2012. Étant donné le refus manifeste dont font preuve Valls et Renzi à l'égard du pacte budgétaire, ces ratios devraient encore augmenter au cours des prochaines années.

Modèle de mutualisation ou de responsabilisation?

Dans ce contexte, il appartient aux dirigeants de la zone euro de soulever de pénibles questions autour de la viabilité du système actuel de gestion de la dette au sein de l'UEM. Il va leur falloir réfléchir aux deux modèles susceptibles de permettre une stabilité et une viabilité de la dette dans l'union monétaire : modèle de mutualisation, et modèle de responsabilisation.

L'Europe s'est jusqu'à présent cantonnée au modèle de mutualisation, en vertu duquel les dettes des États se trouvent garanties par une banque centrale commune ou un système de renflouement budgétaire, système conférant une sécurité aux investisseurs et éliminant pour l'essentiel les écarts de taux d'intérêt entre les États, indépendamment de leur niveau d'endettement. Afin d'empêcher que l'abaissement artificiel des taux d'intérêt n'incite les États à emprunter de manière excessive, un certain nombre de freins politiques à l'endettement sont ainsi institués.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

De généreux plans de sauvetage

Dans la zone euro, cette mutualisation s'est concrétisée au travers de généreux plans de sauvetage en vertu du MES, ainsi que pour quelque 1 000 milliards d'euros de crédit TARGET2, de la part des planches à billets nationales et en faveur des États les plus frappés par la crise. En outre, la Banque centrale européenne s'est gracieusement engagée à protéger ces pays contre la perspective d'un défaut, via son programme d' « opérations monétaires sur titres » (OMT) - consistant à promettre l'achat de leur dette souveraine sur les marchés secondaires - selon un fonctionnement à peu près similaire à celui des eurobonds. Le prétendu renforcement du plafond de la dette de 2012 a adhéré à ce modèle.*

Un modèle de responsabilisation:  l'Amérique

L'alternative possible - à savoir le modèle de responsabilisation - exige que chaque État endosse la responsabilité de sa propre dette, les créanciers supportant les coûts d'un éventuel défaut. En présence d'un tel risque, ces créanciers exigent de plus fort taux d'intérêt dès le départ, ou refusent d'octroyer un crédit supplémentaire, imposant ainsi une certaine discipline aux débiteurs.

La meilleure illustration de ce modèle de responsabilisation n'est autre que l'Amérique. Lorsque des États américains comme la Californie, l'Illinois, ou le Minnesota se retrouvent en difficulté budgétaire, nul ne s'attend à ce que les autres États ou le gouvernement fédéral les renflouent, sans parler de la possibilité de voir la Réserve fédérale garantir ou acquérir leurs obligations.

En effet, contrairement à la BCE, la Fed ne procède à l'achat d'aucune obligation auprès des États individuels ; les investisseurs sont contraints de supporter les coûts d'une éventuelle insolvabilité des États. En 1975, l'État de New York n'a eu d'autre choix que de promettre l'octroi de ses futures recettes fiscales à ses créanciers, afin de demeurer solvable.

Vue comme un ciment des nouveaux Etats-Unis, la mutualisation a été au contraire de la dynamite

Bien entendu, les États-Unis ne se sont pas toujours montrés aussi stricts. Peu après sa création, l'Amérique s'est essayée à la mutualisation de la dette, le tout premier Secrétaire du Trésor des États-Unis, Alexander Hamilton, décrivant le programme de 1791 comme le « ciment » d'une nouvelle fédération américaine.

Or, ce modèle de mutualisation - utilisé à nouveau en 1813 au cours de la deuxième guerre contre les Britanniques - a en réalité alimenté une bulle du crédit, qui a éclaté en 1837, plongeant neuf des 29 États et territoires américains dans la faillite. Ce problème non résolu de la dette exacerbera plus tard les tensions autour de la question de l'esclavage, qui provoquera la guerre de Sécession en 1861.

En ce sens, et comme l'a relevé l'historien Harold James, la mutualisation s'est davantage révélée la dynamite que le ciment de la nouvelle fédération américaine. C'est seulement à l'issue de la guerre de Sécession que les États-Unis décideront de faire fonctionner la fédération sur un modèle de responsabilisation - approche qui sous-tend la stabilité et limite les niveaux d'endettement des États individuels depuis lors.

L'attitude de la France et l'Italie montre que la mutualisation ne fonctionne pas

S'agissant des dirigeants de l'Europe, les critiques et le non respect de la France et de l'Italie à l'écart du pacte budgétaire ferait bien d'être considéré comme un signal clair selon lequel le modèle de mutualisation ne fonctionne pas non plus dans la zone euro. Selon l'exemple de la Fed, il s'agirait pour le BCE d'abroger son programme d'OMT - qui, selon la Cour constitutionnelle allemande, ne se conforme de toutes façons pas à la législation des traités de l'UE.

Par ailleurs, il s'agirait pour la BCE de réintroduire l'exigence selon laquelle les dettes TARGET2 devraient être remboursées en or, comme cela s'est produit aux États-Unis avant 1975, afin de régler les soldes entre les districts du système de Réserve fédérale. Peut-être pourrait-on aller jusqu'à reconsidérer le pacte budgétaire lui-même.

La mise en place de telles mesures permettrait de faire comprendre aux investisseurs qu'ils ne sauraient espérer être sauvés par la planche à billets en période de crise, et les conduirait ainsi à exiger de plus forts taux d'intérêt, ou les dissuaderait en premier lieu d'octroyer des crédits. Ceci promouvrait une plus grande discipline parmi les États endettés de la zone euro, et préserverait l'Europe d'une avalanche de dette en fin de compte susceptible de plonger des États actuellement solvables dans la faillite, et d'anéantir le projet d'intégration européenne.

Traduit de l'anglais par Martin Morel

À lire également

  • Un trader américain recommande de vendre la dette française
  • Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dit "nein" à des investissements payés par la dette
  • "Un retour de la crise de la dette est peu probable"
  • Le Portugal coincé entre forte dette et croissance potentielle faible

Hans-Werner Sinn, professeur d'économie et de finances publiques à l'Université de Munich, est président de l'Ifo Institute for Economic Research, et membre du Conseil consultatif du ministre allemand de l'Économie. Il est l'auteur d'un dernier ouvrage intitulé The Euro Trap: On Bursting Bubbles, Budgets, and Beliefs.

Hans Werner Sinn

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats
Le drapeau national japonais hissé au sommet du bâtiment du siège de la Banque du Japon à Tokyo, Japon. /Photo prise le 23 janvier 2025/REUTERS/Issei Kato - Le drapeau national japonais hissé au sommet du siège de la Banque du Japon est vu entre les...

OPINION. « Le put Uchida » (Michel Santi)

En promettant en août 2024 de ne pas relever ses taux par marchés agités, la Banque du Japon a offert aux spéculateurs une assurance gratuite qu'ils exercent depuis sans relâche. Le yen faible a ses raisons, différentiel de taux, choc pétrolier, doute budgétaire, mais aucune n'explique la démesure des positions. À dix jours d'une réunion décisive, Tokyo découvre que le plus coûteux des passifs est une promesse.

Idées & Débats
Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats