L'avenir de l'Europe selon Giscard d'Estaing

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VGE n'est nullement découragé par l'échec de sa constitution européenne.
VGE n'est nullement découragé par l'échec de sa constitution européenne. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Dans son dernier ouvrage, "Europa : la dernière chance de l'Europe", qui vient de recevoir le Prix Spécial du jury du prix du Livre d’Économie 2014, Valéry Giscard d'Estaing tente à nouveau de donner un nouvel élan à la construction européenne, sans vraiment convaincre.

Depuis sa défaite à l'élection présidentielle de 1981, Valéry Giscard d'Estaing n'a jamais voulu abandonner l'idée qu'il peut être un homme providentiel, un sauveur. Nullement découragé par son incapacité à revenir dans le jeu de la politique nationale, « VGE » a pris de la hauteur en se rêvant un destin européen. Le cuisant échec de son « projet de constitution pour l'Europe » en 2005 aurait pu l'abattre. Mais ce serait mal le connaître et, tel un Phénix, l'accordéoniste de Chamalières revient à la charge en proposant dans un petit ouvrage un nouveau projet d'organisation européenne baptisé « Europa », dont on ignore s'il faut le prononcer à la latine ou à l'allemande, même si son contenu fait immanquablement pencher pour cette seconde possibilité.

 L'âge d'or de l'Europe

La thèse de l'ancien président s'appuie sur l'idée d'une décadence. L'âge d'or de la construction européenne remonte aux années 1970 lorsque, étrange hasard, il était aux manettes de la France et s'entendait à merveille avec son « ami Helmut » Schmidt, le chancelier allemand (1974-1982). Cet âge d'or s'appuyait sur l'esprit des deux « grands fondateurs », Robert Schuman et Jean Monnet, cités dans l'ouvrage à tout propos : construire une Europe de plus en plus intégrée, mais par la méthode des « petits pas », brique par brique. Tout le livre est traversé par cette nostalgie de « l'Europe des Six » ou de « l'Europe des Neuf. » Selon VGE, la fin de l'Union soviétique, la mauvaise application du traité de Maastricht et ce qu'il appelle, non sans une certaine élégance, le « dévergondage financier et bancaire » (page 113) ont conduit l'Europe sur la mauvaise voie. Celle d'un élargissement trop rapide et d'une dérive des comptes publics. Il ne veut voir dans la désaffection actuelle d'une grande partie de l'opinion actuelle à l'égard de l'Union européenne, qu'une conséquence de cette perte de « l'âge d'or. »

La décadence

L'histoire de cette décadence occupe l'essentiel de l'ouvrage, soit 143 pages sur 180. Et elle relève moins de l'analyse que d'un genre littéraire aujourd'hui oublié, l'hagiographie. Valéry Giscard d'Estaing construit son mythe dans ces pages, celui du président qui fait avancer l'Europe avec la plus parfaite rationalité, main dans la main avec Helmut Schmidt. On suit ainsi la chronique européenne de la présidence Giscard, la naissance du système monétaire européen (SME), l'élection du parlement européen au suffrage universel, puis, plus tard, dans les années 1980, la contribution des deux dirigeants remerciés à la naissance de l'euro. Dans cette « vie de Valéry et Helmut », l'Europe semble entre de bonnes mains. Jusqu'à ce que d'autres prennent les destinées du Vieux continent. C'est alors la chute. VGE ne peut alors se contenir de régler quelques comptes, notamment avec Jacques Chirac dont, apparemment, il n'a toujours pas digéré un certain comportement du printemps 1981. Qualifié, dans une réminiscence peut-être de « l'appel de Cochin » de 1979, de « président de la république appartenant à la droite postgaulliste peu acquise au projet d'intégration européenne », VGE accuse son ancien rival d'être un acteur central de la décadence de ce projet.

Mise en scène de lui-même

L'analyse politique de cet ouvrage n'est ainsi guère originale, elle est même convenue. Chacun s'accorde aujourd'hui à penser que la construction européenne a pris une voie dangereuse au début des années 1990 qui l'a menée où elle est aujourd'hui. Surtout, cette analyse oublie deux faits essentiels : une époque profondément différente et quelques cuisants échecs dont VGE s'exonère en passant de toute responsabilité : le peu d'attrait pour les élections européennes, fait constant depuis 1979 ; l'effondrement du système monétaire européen - le grand œuvre de Valéry et Helmut - en 1992 ; l'entrée de la Grèce dans l'Union européenne.

L'écueil grec

L'auteur glisse rapidement sur ce dernier point, en bon hagiographe de lui-même. On se souvient qu'à l'époque, il avait poussé, contre l'avis de la Commission et de Helmut Schmidt, à l'adhésion d'Athènes à l'UE, proclamant cette phrase devenue célèbre (et qu'il ne reprend pas ici), qu'on « ne claque pas la porte au nez de Platon. » Ici, il prétend avoir voulu renforcer la démocratie hellénique en soutenant la position de son ami Constantin Caramanlis. Mais après la chute du régime des Colonels en Grèce, la démocratie n'était pas menacée par une défaite de ce dernier. Ce qui menaçait, c'était bien plutôt une victoire du Pasok, à l'époque très opposé à l'Otan et à l'UE. La décision de VGE était politique, il s'agissait de disposer d'un allié de plus en Europe et de donner plus de poids au camp conservateur. Là aussi, il a échoué puisque le Pasok est arrivé au pouvoir en 1981. En revanche, la Grèce est bien entrée dans l'UE et cette entrée précoce n'est pas que la préhistoire de la crise actuelle, elle a aussi ouvert la boîte de Pandore des futurs élargissements que VGE jugent aujourd'hui avec tant de sévérité...

Le projet « Europa »

Reste donc un peu plus de 50 pages qui constituent le « projet d'Europa », cette nouvelle constitution d'une zone euro resserrée dans laquelle VGE exclut la Grèce ! Apparemment, on peut désormais claquer la porte d'Europa au nez de Platon, malgré les fameux « efforts » consentis par ce dernier. Non, Europa, c'est l'Europe des Six auxquels s'ajoutent quelques pays choisis par VGE sans que l'on ne comprenne réellement le sens de ces choix (pourquoi l'Italie et le Portugal en font-elle partie d'emblée, alors que les participations de l'Irlande et de la Finlande semblent problématiques ? Mystère...).

Qu'est-ce qu'Europa ? C'est une zone euro où le pouvoir sera confié principalement aux chefs de gouvernement, au « Conseil » rebaptisé « Directoire » comme dans une grande entreprise. Du reste, « Europa » est d'abord un projet de fédération économique, VGE refusant toute union politique. Cette fédération alliera à la monnaie unique un « Trésor d'Europa », une politique budgétaire commune supervisée désormais par le Directoire plutôt que par une Commission accusée de laxisme, une unification des impôts et une solidarité a minima, s'installant progressivement et inspirée par celle instaurée par la constitution allemande. VGE estime que son édifice imaginaire pourrait voir le jour en 2030 si les Européens se décidaient - enfin ! - à l'écouter.

Le triomphe de l'intergouvernemental

Ce squelette de constitution de la zone euro resserrée pose plus de questions qu'elle n'en résout. En confiant l'essentiel du pouvoir au « Directoire », qui prendra ses décisions à une majorité qualifiée de 60 % de la population, VGE donne le pouvoir au couple franco-allemand, lequel de nos jours a montré ses limites à gouverner l'Europe. VGE semble oublier que, depuis le début de la crise, l'intergouvernemental a pris l'essentiel des décisions en Europe et que c'est lui - en raison d'une prédominance allemande que le système préconisé pour Europa renforce encore - qui est à l'origine des erreurs de l'austérité. Si la crise s'est apaisée, ce n'est pas grâce aux gouvernements, mais bien plutôt aux choix de la Banque centrale européenne (BCE) présidée par Mario Draghi (que VGE met à égalité avec Jean-Claude Trichet dans son ouvrage, ce qui dénote une manque de lucidité sur leurs rôles respectifs).

L'égalisation des taux d'imposition

Deuxième problème : l'égalisation des taux d'imposition qui devra être réalisée en 15 ans. VGE l'estime possible en utilisant sa méthode pour l'introduction de la TVA dans les années 1960. Et puis, ajoute-t-il, les États-Unis l'ont bien fait ! Là encore, le jugement est biaisé, car ces comparaisons sont loin d'être de mise. Un tel mouvement ruinerait les modèles économiques des pays à faible taux qui ne sauraient l'accepter, tandis que les pays à taux élevés comme la France ou la Finlande devraient compenser par des coupes budgétaires drastiques (puisque désormais le Directoire gérera le contrôle budgétaire) les pertes liées à la baisse massive des taux. Ces deux types de pays se prépareraient, en cas d'acceptation de ce projet, à une longue récession qui aurait des conséquences sur toute l'Europe. Seule l'Allemagne n'aurait quasiment pas à bouger. Rien d'étonnant à cela, VGE reprend l'idée d'une Allemagne « bon élève » et innocente des maux actuels de l'Europe.

Une solidarité a minima

Pour ménager les compatriotes de son ami « Helmut », l'ancien président de la république réduit la solidarité à son minimum. Elle est d'emblée repoussée à « plus tard » et engoncée dans le minimum minimorum en Europe : le cadre constitutionnel allemand. C'est oublier que la plupart des Länder allemands affrontent de graves problèmes budgétaires, notamment parce que la solidarité est réduite et que l'indépendance fiscale est nulle. Si Europa est incontestablement inspiré de la Loi Fondamentale allemande, il faut aussi rappeler que l'état des plusieurs Länder allemand n'est guère enviable. Du reste, compte tenu de l'effort demandé dans le cadre de l'unification des impositions au sein d'Europa, un effort parallèle de solidarité interne, par des transferts, semble nécessaire. Ou bien l'on ne sort pas de la logique actuelle qui conduit à la déflation. Mais VGE semble ignorer cette menace...

Un trésor européen

L'idée du Trésor européen n'est guère nouvelle, elle a été avancée par tous les projets de réformes européennes publiés après la crise. Dans le projet Europa, elle est fortement limitée dans son efficacité par la capacité que garderont les États d'emprunter sur les marchés sur leur propre signature, mais « sans garantie européenne. » Sauf que, si cette capacité est trop utilisée, que feront les autres pays ? Laisseront-ils cet État, avec lequel ils ont, par ailleurs, emprunté, aller en faillite ? Une chose est certaine : les marchés ne manqueront pas de tester cette construction baroque.

Éviter le peuple

Le projet Europa puise également son inspiration dans l'exemple américain. En cela, VGE s'inscrit bien dans la ligne Schuman-Monnet, mais il en oublie deux faits essentiels : l'unité américaine s'est réalisée concrètement dans la guerre civile et le cadre de cette unité n'était pas le même, l'unité linguistique et politique ayant précédé l'unité économique et financière. Or, on se demande pourquoi ceux qui ont rejeté le projet de Constitution de 2005 accepteraient maintenant celui d'Europa. VGE semble partir du principe qu'il n'y aura aucune opposition populaire à son projet. Mais il s'appuie pour cela sur des bases très fragiles, principalement un sondage d'Eurobaromètre montrant que les Français sont favorables à davantage d'intégration. Que ne l'ont-ils pas montré en 2005 ! Mais VGE estime que ce sondage est plus fiable que le vote de 2005 qui était biaisé. « A l'occasion d'un référendum, les électeurs se prononcent pour ou contre le pouvoir », décrète l'auteur. Bref, en voulant sanctionner Chirac, les Français ont censuré le projet Giscard. Jamais, VGE ne peut imaginer que les électeurs de 2005 ont vraiment répondu à la question qui leur était posée...

En fait, VGE répète l'erreur de tous les « constructeurs d'Europe » : contourner le peuple. Pour réaliser Europa, il ne veut aucun changement de traité et, au mieux, la réunion d'un « Congrès des peuples européens » rassemblant les parlementaires européens et les parlementaires nationaux. Et contrairement à ce qu'il prétend, l'ancien président reprend donc la pratique commune : imposer l'Europe du haut vers le bas. En espérant que le bas suive. Or, le bas suit de moins en moins. Et c'est le principal talon d'Achille de ce projet que VGE prétend vouloir le plus réaliste possible (tout en revendiquant l'utopie de certaines propositions...) : la capacité politique de sa création n'existe pas. N'était-ce les qualités passées de son auteur, ce livre ne peut donc prétendre qu'à une utilité très modérée.

Valéry Giscard d'Estaing "Europa. La dernière chance de l'Europe", préface d'Helmut Schmidt, éditions XO, 188 pages, 16,90 euros.

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Commentaires
a écrit le 04/01/2016 à 21:36 :
Ce commentaire ne me donne aucunement envie d'acheter son livre...
L'Europe se meurt à cause de gens comme lui qui veulent faire l'Europe sans les européens, sans poser la question du ciment constitutionnel entre nos états. Si l'EU veut s'en sortir elle devra alors s'en donner les moyens constitutionnels... sinon, elle ne mérite pas qu'on pleure sur son sort. Ce qui se passe avec l'instauration des frontières en EU est le premier signe que l'EU prend un mauvais chemin et Hollande n'est pas l'homme qu'il faut et Merkel non plus.
a écrit le 30/07/2015 à 9:20 :
On sait qui éditent le JDD et l'EXPRESS et le traité de MASSTRICHT qui est devenu obsolète du fait du traité de LISBONNE est différent de ce dernier qui ne s'appelle pas traité MAASTRICHT. En ce qui concerne les douanes , il y a 30 ans en arrière vous étiez en infraction si vous reveniez d'Italie avec un litre de vin, et pour résoudre la crise du pétrole, pas difficile: vous donnez l'ordre à la gendarmerie de voler aux automobilistes leurs cartes grises et leur permis de conduire et si en plus à la sortie du tunnel du Fréjus , Italie , les Carabinieri vous volent également votre voiture et vous baladent devant des distributeurs de billets parceque vous vouliez acheter un paquet de cigarettes avec 60 euro en poche, en Italie , vous n'y retournez plus et demander à la maffia de s'occuper de la BCE , c'est pas mal, Monsieur Giscar! C'est mal vu de voler aux particuliers leur permis de conduire, difficile de se faire reélire dans de telles conditions!.
a écrit le 28/12/2014 à 14:43 :
je ne sais pas qui a raison mais vouloir un destin commun a tous sans demander aux citoyens ce qu'ils en pensent me semble dangereux pour moi l'europe n'est pas faite pour les peuples mais pour le pouvoir de ceux qui veulent les représenter.
a écrit le 17/12/2014 à 12:14 :
Très intéressant comme analyse sur l'Europe de la part d'un ancien président de la République Française. Merci à V.G.E.
a écrit le 17/12/2014 à 10:45 :
"des futurs élargissements que VGE jugent aujourd'hui avec tant de sévérité..."
On peut juger sévèrement ces élargissements...
L'europe s'est élargie, et a une politique expansionniste dangereuse sur l'Ukraine. L'Europe et les US sanctionnent la Russie, qui est plongée aujourd'hui dans un Krach... Est ce là une politique européenne de paix ? Le peuple russe en paie les frais...
a écrit le 16/12/2014 à 23:40 :
Faire une Europe basée sur le système Américain avec une élection au suffrage universelle,
avec un sénat élu par le peuple . Une Europe qui respire la légitimité.
a écrit le 16/12/2014 à 20:47 :
Il a tout faux depuis 40 ans le vioque
a écrit le 16/12/2014 à 17:30 :
Comment peut on avoir confiance en cet Homme, lui qui a fait entrer la Grèce, en sachant, connaissant ses problèmes économique ? Er qui a déclaré, quoi vous voulez faire entrer la Grèce en deuxième division ? a celui qui ne voulait pas qu'elle entre .
a écrit le 16/12/2014 à 13:21 :
Je n'ai pas encore lu son livre mais VGE fait le grand écart entre sa constitution purement économique de 2004 et son projet Europa qui rime avec Utopia... ce dont l'EU a besoin c'est une remise à plat totale avec une EU recentrée sur le noyau dur .qui accepterait enfin de faire le saut politique et une EU plus économique avec tout les autres....Hélas, nous sommes loin de tout projet et avec Flamby au pouvoir on n'est pas prêt d'avancer vers plus d'Europe...
Réponse de le 16/12/2014 à 14:44 :
"EU" États Unis? "UE" Union Européenne?
a écrit le 16/12/2014 à 12:16 :
Mr GODIN, de mon point de vue, la première guerre mondiale et à un degré moindre la seconde, vaut bien à minima la guerre de sécession...sans parler des siècles d'histoire commune avec nos voisins...On peut également constater qu ils subsistent de grosses différences entre état américains économiquement, sociologiquement ou politiquement.
Par contre on ne peut pas se passer du peuple, c'est une évidence (encore qu'aux US quand je vois les taux de participation...). Aux gouvernants de créer des institutions beaucoup plus démocratiques et aux politiques de proposer un projet enthousiasmant qui ne soit pas seulement la paix et la concurrence pour la concurrence. Erasmus, Ariane, Airbus, le droit de circuler partout, le respect du droit et des Hommes, la même monnaie voilà des éléments de fierté européenne. A nos élites d'être inventives, nous sommes nombreux à ne vouloir qu'être convaincus y compris chez les nonistes de 2005 dont j'ai failli être avant de me résoudre au pas en avant plutôt qu'à l'immobilisme que nous connaissons depuis (je ne jette pas la pierre à ceux qui ont voté non, j'ai longtemps hésité).
L'état tel que nous l'avons connu, c'est mort. Vu que dans notre bon pays il a même précédé la Nation (on est rare en Europe), c'est à la fois plus délicat de l'abandonner, mais dans le même temps nous sommes l'exemple qu'il peut précéder l'appartenance à la Nation. Ca ne se fera pas en 2 ans ni même en 10 ou 20, et je n'oublierai jamais que je suis Français, mais il faut reprendre la marche en avant sinon ce sera le repli. Ressasser le passé de l'élargissement ou même la gestion de la crise en 2008, ne mènent à rien, il y a des torts partagés, occupons nous de nos problèmes afin de redevenir plus crédible et faisons des propositions à nos partenaires.
L'idée que nous avancions en groupe restreint est communément accepté et dans les faits déjà le cas. La solidarité et la solidité de l'union découlera du respect par chacun de ses engagements pour le bien de tous. Un politique ou un groupe de politiques qui définiraient et défendraient légitimement l'intérêt général européen serait un bon début.

Pour le moment les égoïsmes nationaux empêchent de tout leur poids cela.

Dernier point en parlant du passé, laissons VGE dans le siècle qui lui appartient..
Réponse de le 16/12/2014 à 16:26 :
Les Etats unis partage une langue, un sentiment appartenance, une absence d'histoire etc qui est commun a tout les états, ce n'est pas le cas en Europe. La guerre de sécession ce n'est pas un affrontement entre nations, d'ailleurs les états de la confédération font déjà partie de l'union, depuis presque 100 ans pour certains d'entre eux. On voit mal le rapport avec les deux guerres mondiales.

"Sinon ce sera le repli","pas en avant ou immobilisme", voila une vision bien binaire du choix politique.
Ariane, Airbus c'est le produit des nations pas de l'union et c'est les seuls qui sont significatifs ou une réussite dans ceux que vous citez.
L'euro une fierté, mais une fierté de quoi? Avoir une monnaie inadaptée à chacun des pays européens, une créatrice de Mezzogiorno? Etre fier d'avoir une monnaie forte? ça n'a pas de sens en soit. Etre fier d'avoir créer quelque chose ? Ça n'a pas de sens non plus.
Comme avec tant d'autres on a le sentiment que vous confondez géographie et institution.
Réponse de le 16/12/2014 à 20:36 :
Pour moi la première guerre mondiale est une guerre civile européenne, un vrai suicide, comme je l ai dit c est mon point de vue. Pour mémoire ma grand mère parlait le béarnais à l école, la Savoie ou Nice sont français depuis un gros siècle ... Bref une langue commune n est pas accessoire mais n est pas un préalable. Voyez les résultats aux élections européennes chez nous et les mouvements en Grèce, Italie, Espagne et tant d autres en Europe. Sans remobilisation et pas en avant ce sera le repli. Voix n appréciez pas de pouvoir vous déplacer librement en Europe? Vous n êtes pas fier des valeurs que nous portons par rapport à tous les autres continents? Vous êtes pas admiratifs devant les millions d étudiants érasmus?Curieux...et le dollar est adapté à 50 états aux USA vous pensez? Et le franc l était pour paris et la creuse? Ben non mis il y a un vrai budget et des transferts le cas échéant. Je ne confonds rien mais suis lucide quant à notre histoire commune, et que l avenir de notre continent est fragile, au passage ni plus ni moins que la partie occidentale de l Asie si vous regardez une carte. Un hasard de l histoire que les Huns ou autre mongoles ne nous ai pas soumis.,,
Réponse de le 17/12/2014 à 19:19 :
Mais vous confondez toujours institutions et géographie. La question n'étant pas de savoir si on doit s'organiser en Europe pour relever les défis de l'avenir, mais de savoir comment le faire.
Vous semblez penser que le seul moyen est une intégration encore plus forte pour créer, en gros, les Etats Unis d'Europe et semblez tout a fait favorable a cet avancement basé sur les traités et organisations politiques européennes actuelles.
Je pense que c'est cette organisation qui est vétuste et néfaste et que s'efforcer a ne vouloir appliquer que ce modèle est une voie sans issue.
C'est un débat qui existe depuis longtemps et qui n'est pas, quand on est honnête, une querelle entre pro et anti Europe.
Il n'y a pas de repli, il y a changement de cap et c'est tout a fait diffèrent. On ne s'éloigne pas de son objectif quand on tire des bords, on avance face au vent pour l'atteindre.
On ne reproche pas au tenant de la 6eme république de vouloir détruire la France, pourquoi reproche-t-on au adversaire de la construction politique Européenne actuelle de vouloir le repli ou/et tuer l'Europe, c'est un non sens.

Vous me demandez si je n'apprécie pas de pouvoir me déplacer librement, oui, mais j'ai assez voyagé pour savoir qu'un contrôle de passeport n'est pas une entrave réelle à la libre circulation. De plus on ne peut pas juger une mesure uniquement au regard des avantages qu'elle apporte, mais aussi des désavantages, la libre circulation n'étant pas réservé aux individus ( marchandises et capitaux avec les tiers et non tiers) et s'étant faite avant une harmonisation minimum des états membres.
Erasmus, très bon projet, mais il n'est pas nécessaire de fédéraliser le continent pour faire des échanges universitaires. J'ai d'ailleurs pour ma part fait des échanges en dehors de l'EU, et j'en suis aussi très content.
En ce qui concerne les valeurs, je ne vois pas en quoi elles diffèrent ou nous caractérisent par rapport aux autres nations. Qu'ont-elles de particulièrement européennes ? Et je note que nous n'avons jamais été aussi faible pour les faire se respecter qu'avec l'union.
Vous avez raison , le dollar américain n'est pas totalement adapté a tout les états et les USA ont, comme l'Italie jadis, crée leur propre sous-Mezzogiorno sur le sang de la guerre de sécession et la victoire du nord. Et cela c'est fait malgré tout les avantages "accessoires" que la création au préalable de l'union avait amené et également la défaite militaire. Vous noterez que la monnaie est arrivé après et dans des circonstances tout a fait différentes. Le contraire presque de ce qui est fait en Europe.
Votre remarque sur l'histoire peux s'inverser, le hasard dont vous parlez n'étant que le résultat des enjeux et forces de l'époque. Justifier un futur hypothétique par une uchronie est, je trouve, un procédé bien curieux.
La France a une histoire commune avec beaucoup d'autre pays que ceux de l'Europe et avec nombre d'entre eux bien plus intense, cela n'a jamais fait l'objet d'une volonté maladive de fédéralisme. Votre argument n'en est pas un.
a écrit le 16/12/2014 à 12:08 :
L'avenir de l'UE de VGE est derrière nous, celle de l'Europe se dessinera à sa disparition!
a écrit le 16/12/2014 à 11:46 :
Une Europe qui se passe du suffrage direct et font des arrangements entre -eux pour contrôler son pouvoir , est hors contrôle pour le citoyen , donc elle est vouée à l'échec .
'est comme Hollande élu une fois , croit qu'il a reçu un chèque en blanc et ne demande plus l' avis et impose ce que la majorité du peuple rejette .
a écrit le 16/12/2014 à 11:03 :
L'Europe était censée nous protéger économiquement, et nous sommes dans la plus grave crise économique de l'histoire provoquée par les USA. L'Europe devait nous protégé d'une nouvelle guerre mondiale, et les USA provoquent nos voisin Russes via l'OTAN au risque de nous entraîner dans un nouveau conflit majeur en Europe. Voilà le vrai bilan de l'Europe, poupée des USA.
a écrit le 16/12/2014 à 10:12 :
Qu'il demande à ces amis les Rothschild qui gouvernent la France depuis 1973 avec la loi Pompidou/Giscard/Rothschild ou plutôt l''inverse.
Voilà votre contribution Mr Valérie Giscard d’Estaing, vous avez donné le pouvoir aux banquiers qui nous ont mis en esclavage par la dette. Je vous souhaite une très très longue vie pour voir le désastre de votre manque de clairvoyance, et la trahison qui est la vôtre. Aujourd'hui, les Français ne vous le pardonnerons jamais. Et vous avez enfoncé le clou avec la constitution Européenne ou les États ne peuvent pas emprunter à taux zéro à la BCE, mais cette BCE qui prête aux banquiers qui eux prêtent aux états avec des intérêts. En fait en conclusion vous êtes un traitre !
Mon petit article ne passera peut-être pas sur la Tribune, c'est pas grave, il passera quand même sur internet.
Signé un "sans dents de caniveau".
Réponse de le 16/12/2014 à 10:53 :
même si je ne suis plus giscardien, je constate que vos dire sont stupides : les taux sont aujourd'hui négatifs , la France emprunte à tout va mais pour payer des dépenses quotidienne ce qui ne premet pas de rembourser quoique ce soit !!!! nous allons donc tout droit à la faillite mais avec des taux négatifs : elle est pas belle la vie ??? n'oubliez pas que les politiques sont parfaitement nuls en gestion et qu'ils ne font que de l'électoralisme...
Réponse de le 16/12/2014 à 13:36 :
@SanDen
Merci pour votre article. ++++++++
Réponse de le 16/12/2014 à 13:38 :
Et les Français payent ce zozo depuis l'âge de 20 ans , avec les résultats que l'on sait...
Réponse de le 16/12/2014 à 16:12 :
@bertrand
Personnellement dire que SanDen est stupide ne vous rend pas plus intelligent ! C'est historiquement vrai ce qu'il dit à propos de Giscard !! La France en faillite !! Peut-être après avoir été rachetée par des fonds souverains !
a écrit le 16/12/2014 à 10:05 :
Un peu de patiente voyons. Avec la disparition des peuples européens, dissous par l'ouverture des frontières à l'immigration de masse, le projet Europa deviendra enfin réalisable. Les chiffres sont clairs, dès 2050 tous les espoirs sont permis à nos technocrates.
a écrit le 16/12/2014 à 9:50 :
Un article sceptique et une critique non constructive. Des commentaires affligeants de morosité et manquant de perspective. L'Europe, vue de cette façon, est effectivement sur une très mauvaise voie. Un peu de recul et une approche constructive, voilà ce qu'apporte ce livre. Qu'il se trompe, qu'il ne suggère pas les bonnes solutions ...? pourquoi pas, mais lorsqu'on a l'ambition de construire quelque chose, on trouve des solutions, on améliore. On ne détruit pas. Si on compare l'Europe au reste du monde, on n'est dans une région qui a certes besoins de réformes, mais qui a de nombreuses qualités.
Réponse de le 16/12/2014 à 12:35 :
article lucide !
a écrit le 16/12/2014 à 9:40 :
Article très sensé avec un oeil critique juste !
Comment certains osent-ils (ou plutôt hostiles lol ) encore défendre cet homme après ce qu'il a fait à la France et à l'Europe !! Des moutons de Panurge, acteurs du politiquement correct ! Revoyez vos livres d'histoire et comprenez le fonctionnement monétaire avant de dire n'importe quoi !
a écrit le 16/12/2014 à 9:05 :
"imposer l'Europe du haut vers le bas. En espérant que le bas suive. Or, le bas suit de moins en moins. Ite missa est.
a écrit le 16/12/2014 à 8:41 :
Qui s interesse encore a ce que pense giscard ? qu il continue a ecrire des livre cochon commele passage, ca lui va mieux !

PS: Giscard aurait pu poruver qu il est de la trempe d un grand homem d etat puisqu il etait au commande en 74, lors du premier choc petrolier. Mais il a fait comme les autres : pas de vague et pas de reorientation de l economie francaise. Soit il n a pas compris que c etait la fin d une epoque soit il n a pas eut le courage de mettre en oeuvre ses idees. dans les 2 cas, il est bon pour les poubelles de l histoire !
a écrit le 16/12/2014 à 8:01 :
L'UE pourquoi faire? La sommes des défauts n'en fait pas une qualité!
a écrit le 16/12/2014 à 7:18 :
Votre billet est partial et sectaire...utilisant le qualificatif "d'accordeoniste" pour parler d'un homme bien plus présentable que les guignols d'aujourd'hui...n'en déplaise à tous les excités du clavier qu'on peut lire par ailleurs
Réponse de le 16/12/2014 à 9:50 :
+1 Merci pour la tribune ne ne pas tomber dans le journalisme injurieux
Réponse de le 16/12/2014 à 12:37 :
c' est à peine ce qu' il restera de lui...l' accordéon, malheureusement.
a écrit le 16/12/2014 à 7:01 :
Faite le taire. Après sa loi de 1973 qui a ruiné le pays comment fait on encore tribune pour un gabarit pareil.
On en veut plus de ton Europe et de ton Euro, il a comprit Spartacus!!!!!!
a écrit le 16/12/2014 à 6:37 :
L'Europe ne fait plus rêver personne. C'est même un véritable cauchemar.
a écrit le 15/12/2014 à 22:18 :
L'Europe vote des normes contraignantes en tout. Par ailleurs l'Europe est morte-née : pas Diplomatie et de Défense : personne n'en veut. Ecarts de Fiscalité du simple au triple, politiques sociales , et régimes sociaux opposés les uns des autres. Une monnaie Unique, pour tous ces Pays devenus rivaux, qui n'ont aucun projet. L'Europe n'existe plus.
Réponse de le 15/12/2014 à 23:42 :
le 1er gouvernement de george washington avait 3 ministres seulement : guerre, trésor et diplomatie. Une politique de défense européenne est envisageable ou tout au moins des corps commun et des entreprises communes; une Fed, possible mais très dure comme le souligne l'article à cause des variations d'impots ; enfin une diplomatie est pour l'instant impossible car chaque nation a encore une histoire bien trop forte. C'est probablement dans les relations diplomatiques que les temps sont les plus longs.
a écrit le 15/12/2014 à 20:56 :
L'Union Européenne est comme Giscard: aux portes du tombeau...
a écrit le 15/12/2014 à 20:50 :
l'Europe actuelle ne survivra pas , on va revenir au traité Rome uniquement commercial ce qui a fait notre bonheur naguère .
a écrit le 15/12/2014 à 20:48 :
@ giscard
JUDAS
a écrit le 15/12/2014 à 20:19 :
La Tribune fait encore preuve d'immense lucidité et d'un esprit d'à propos journalistique impressionnant. Pour nous redonner l'espoir en cette Europe-de-Bruxelles chancelante qui va-t-elle chercher ? lui, la momie, le revenant, le pépère de tous nos problèmes actuels !! vous faites de l'archéologie aussi ? bravo !
a écrit le 15/12/2014 à 19:55 :
ce sont là les technocrates inventeurs de l'Europe technocratique, une Europe de la fuite en avant et de l'élargissement systématique, sous le contrôle total des lobbys et intérêts US mais aussi chinois via l'Allemagne la fourgueuse de grosses bagnoles, de grosses chimie, de grosses machines outils et de grosses industries agroalimentaire (la malbouffe quoi).

L'Europe des contradictions, des conventions fiscales, de l'évasion fiscale légale et encouragée, du n'importe quoi et surtout du baisser le froc.

Cette Europe là, celle de u mensonge, du non respect des traités on n'en veut pas.

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