• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Balance commerciale : ce qu’une lecture "poste par poste" ne nous dit pas

Louise Curran

Publié le 21 décembre 2021 à 07:42

Airbus desormais favori pour une commande d'avions de klm

Photo d'illustration

PASCAL ROSSIGNOL

Le Quotidien Numérique

17 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 2

    Uranium, lithium, terres rares : pourquoi la Chine renforce son partenariat stratégique avec la Namibie

  • 3

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

  • 4

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 5

    « Dès la première course il nous a martyrisés » : Itinéraire de Paul Seixas, l'homme aux « Trois Poumons »

  • 6

    Exportations d’électricité : pourquoi le nouveau record français profite aussi aux consommateurs

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La mesure du solde entre les importations et les exportations ne tient pas compte de la complexité des chaînes globales de valeur et de l’insertion de la France dans celles-ci. Par Louise Curran, TBS Business School.

Le 7 décembre dernier, Haut Commissariat au Plan (HCaP) a publié un rapport sur la balance commerciale française qui met en évidence un déficit annuel moyen des importations des biens par rapport aux exportations de quelques 75 milliards ces dernières années, alors que le solde était équilibré au début des années 2000.

Ce déficit commercial concerne une grande majorité des quelque 9300 types de produits recensés. Pour redresser la barre, les experts concluent en préconisant de mener une « reconquête de l'appareil productif », en définissant une stratégie nationale « champ de bataille par champ de bataille ».

Ces chiffres peuvent semer de l'inquiétude, mais cette stratégie visant à porter les efforts « poste par poste » ignore la complexité de la production industrielle mondialisée et n'est pas sans risque, comme l'illustre le précédent américain. En effet, la guerre commerciale menée sous le mandat du président Donald Trump, qui passait par des hausses des tarifs douaniers sur des catégories de produits ciblées, a eu des impacts majeurs sur les exportations américaines.

Les partenaires commerciaux, dont la France, ont exercé des représailles, et les efforts pour forcer la Chine à acheter davantage de produits américains ont échoué. En fin de compte, elle n'a guère contribué à résoudre le problème du déficit.

Ce n'est pas sans ironie qu'un des critères que le HCaP propose d'ores et déjà d'appliquer pour la sélection des postes sur lesquels faire porter les efforts de reconquête est le potentiel d'exportation des produits. Or, si d'autres pays adoptent la même approche que la France, les opportunités se tariront. On récolte ce que l'on sème.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Une production fragmentée mondialement

La boussole que représente la balance commerciale nous renseigne également peu sur la capacité de production française, ni sur les besoins pour soutenir l'effort sur les secteurs ciblés - une question pourtant cruciale dans le contexte de pénurie de main-d'œuvre actuelle. Il n'y a pas de chiffres de production dans le rapport, donc nous ne savons pas si la France produit déjà beaucoup d'un bien donné pour son marché intérieur et en importe pour couvrir un excès de demande, ou si elle dépend simplement beaucoup des importations pour sa consommation.

Une telle approche ne tient pas compte non plus de la réalité industrielle. La production est aujourd'hui fragmentée mondialement parce que les pays disposent des avantages différents sur différents maillons des chaînes de globales de valeur (CGV), comme le souligne la vaste littérature sur le sujet depuis plus de deux décennies. Or, les effets positifs des importations liés, notamment, à l'intégration de la France dans ces chaînes de valeur mondiales, restent délaissés par la lecture « poste par poste » de la balance commerciale.

Pour ne prendre qu'un exemple tiré des données du HCaP, le solde commercial positif le plus élevé de la France en 2019 concerne les avions de grande taille (33,34 milliards d'euros), alors qu'elle est déficitaire en pièces d'avion (-5,47 milliards d'euros). C'est une réalité dont nous sommes témoins à Toulouse, alors que des cargos Belugas livrent des intrants de l'étranger au constructeur Airbus, le maillon suivant de la chaîne de valeur des avions. Il semble que personne ne se plaint de cette situation.

D'autres CGV fonctionnent différemment. Il est vrai qu'en 2019 la France a exporté par exemple beaucoup de lin brisé ou peigné (balance commerciale de 476 millions d'euros) et, bien qu'elle ait une balance commerciale légèrement positive pour les textiles de lin (3 millions d'euros), le solde est négatif pour les fils de lin (-9 millions d'euros) et les textiles de maison (-2,1 millions d'euros).

Dans une chaîne de valeur qui s'est progressivement déplacée vers des pays à faible coût de main-d'œuvre, ces flux ne sont pas surprenants. La production textile, bien qu'à forte intensité de capital, a eu tendance à se rapprocher des grands centres de production de l'industrie de l'habillement en Asie. Si le retour de la production de vêtements et de textiles en France est considéré comme un impératif politique, les Français devront payer leurs vêtements beaucoup plus cher. Ils seront peut-être disposés à le faire, mais on ne voit pas bien ce que le gouvernement peut faire pour garantir un tel résultat en se focalisant sur le commerce.

À moins, bien sûr, d'augmenter le coût des importations en imposant de nouveaux tarifs douaniers afin de rendre la production locale plus compétitive face aux importations étrangères. Précisément ce qu'a fait Donald Trump aux États-Unis...

Finalement, cette approche ciblée sur les échanges de biens ignore un autre facteur important des CGV : les investissements directs étrangers. Comme le rappelle le rapport par ailleurs, la France reste la première destination en Europe pour ces investissements. Ce statut risque d'être mis en péril par une approche trop interventionniste.

Refonder l'analyse

Comme le mentionne brièvement le rapport, la prise en compte de la réalité des coûts environnementaux du commerce pourrait constituer une piste pour refonder l'analyse. Si l'empreinte carbone du transport reste relativement faible pour un produit individuel, l'impact carbone global du commerce mondial apparaît significatif, avec près de 7 % des émissions des gaz à effets de serre. Et certains biens importés en France ont sans aucun doute des niveaux plus élevés de carbone intégré que la production locale équivalente.

Cependant, la question de savoir si le commerce de certains produits doit être réduit parce qu'il est mauvais pour la planète constitue une question empirique qui, comme l'ont récemment souligné deux économistes du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII), est plus complexe qu'on ne pourrait le penser. Dans leur exemple, les salades de plein champ importées d'Espagne émettent moins de GES que celles cultivées localement dans des serres chauffées en France.

Certes, l'importation de kiwis de Nouvelle-Zélande aura une importante empreinte carbone comparée à la production locale, mais il n'est pas envisageable que la France soit toute l'année autosuffisante pour un fruit saisonnier. Les consommateurs doivent donc certainement changer leurs habitudes d'achat pour lutter efficacement contre le changement climatique.

Pour y parvenir, il faut un ensemble de mesures et, de fait, l'Union européenne commence à s'attaquer au problème avec, entre autres, sa proposition de mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF). Dans un premier temps, ce mécanisme (CBAM en anglais) ne s'appliquera qu'à certains produits à forte intensité de carbone, mais il constitue un début de réponse à la « fuite de carbone » liée à l'importation de ces produits. Même s'il y a débat, cette réponse reste plus conforme aux règles de l'Organisation mondiale de commerce (OMC) que des interventions nationales pour forcer les industrielles à apporter leurs chaînes de valeurs en France.

The Conversation _____

Par Louise Curran, Professor of International Business, TBS Business School

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Louise Curran

Sur le même sujet

Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats
Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats