• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Ce que la réélection d’Erdogan signifie pour l’avenir de la Turquie

Mehmet Ozalp

Publié le 03 juin 2023 à 06:56

Photo du president turc recep tayyip erdogan

Photo du president turc recep tayyip erdogan

UMIT BEKTAS

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
DECRYPTAGE. Avec la reconduction du président sortant pour cinq années supplémentaires, l’asphyxie sociale, politique et économique risque de s’aggraver en Turquie. Par Mehmet Ozalp, Charles Sturt University

Vainqueur au second tour de l'élection de dimanche face à son rival de longue date, Kemal Kiliçdaroglu, Recep Tayyip Erdogan restera président de la Turquie pour cinq années supplémentaires. S'il va jusqu'au bout de son mandat, il aura été au pouvoir pendant 26 ans.

Ce qui est étonnant, c'est que la majorité des Turcs ont élu Erdogan malgré une économie qui se dégrade et une hyperinflation désormais chronique - une situation qui ferait probablement tomber n'importe quel gouvernement dans un pays démocratique.

Comment Erdogan a-t-il pu remporter les élections et, plus important encore, comment s'annonce le futur proche du pays ?

Une élection libre mais inéquitable

L'élection présidentielle a été libre, dans la mesure où les partis politiques ont pu présenter des candidats de leur propre chef et mener campagne. Les partis avaient également le droit d'avoir des représentants dans chaque bureau de vote afin de s'assurer que les bulletins étaient correctement comptés. Enfin, les électeurs étaient libres de voter.

Cependant, l'élection a été loin d'être équitable.

Tout d'abord, un rival potentiel dans la course, le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, a été condamné en décembre dernier à plus de deux ans de prison pour « insulte à des personnalités publiques ».

En réalité, le populaire Imamoglu avait surtout eu le tort d'infliger au parti d'Erdogan une rare défaite aux élections municipales de 2019 à Istanbul. Les sondages avaient montré que s'il s'était porté candidat à la présidentielle, il aurait pu gagner contre Erdogan avec une marge confortable. Certains soutiennent que la condamnation d'Imamoglu était motivée par des considérations politiques. Quoi qu'il en soit, Imamoglu étant hors jeu, l'opposition a dû se rallier à Kiliçdaroglu, le plus faible de tous les candidats à forte notoriété.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Erdogan exerce également une emprise sur les médias turcs pratiquement généralisée, par l'intermédiaire de Fahrettin Altun, responsable des médias et de la communication au palais présidentiel.

Les médias turcs sont soit directement détenus par des proches d'Erdogan, comme le journal populaire Sabah, dirigé par Sedat Albayrak, soit contrôlés par des rédacteurs en chef nommés et surveillés par Altun. Certains sites d'information indépendants sur Internet, comme T24, pratiquent l'autocensure pour rester opérationnels.

Grâce à ce contrôle massif des médias, Erdogan et ses proches s'étaient assurés d'avoir un temps d'antenne à la télévision bien supérieur à celui de l'opposition. Le président réélu avait été dépeint dans les médias comme un leader mondial faisant progresser la Turquie en construisant des aéroports, des routes et des ponts. Il s'était présenté devant des dizaines de journalistes à la télévision, mais toutes les questions étaient préparées à l'avance et Erdogan a simplement lu ses réponses à l'aide d'un prompteur.

Altun avait également orchestré une vaste campagne de diffamation contre Kiliçdaroglu. Le leader de l'opposition avait bénéficié d'un temps d'antenne minimal, et lorsqu'il apparaissait dans les médias, il était dépeint comme un dirigeant inapte à gouverner le pays.

Altun contrôlait non seulement les chaînes de télévision et la presse écrite traditionnelles, mais aussi les réseaux sociaux. Sur Twitter, une plate-forme très influente en Turquie, Altun utilise depuis longtemps des robots et une armée de trolls et d'influenceurs rémunérés pour tenter de contrôler les débats.

Et cela a fonctionné. Un nombre suffisant d'électeurs ont été influencés par la confusion et la peur que le pays serait dans un bien pire état si Kiliçdaroglu venait à être élu.

Enfin, il y avait un risque de fraude en raison de l'opacité du traitement des résultats des élections. Une fois chaque urne dépouillée, le bulletin de vote et la feuille de résultats sont transportés par la police (dans les villes) et par l'armée (dans les régions) jusqu'aux bureaux de la commission électorale. La police et l'armée sont toutes deux sous le contrôle étroit d'Erdogan.

Ajoutons que les résultats sont rapportés uniquement par l'agence publique Anadolu, alors qu'auparavant ils étaient rapportés par de multiples agences indépendantes.

Même si aucune preuve incontestable de fraude n'est révélée, le spectre de la manipulation pourrait remettre en question l'intégrité de l'ensemble du processus électoral.

Le soutien massif des électeurs religieux

Deux autres facteurs ont joué un rôle décisif dans les élections.

Le premier est l'appel à voter en faveur d'Erdogan lancé par Sinan Ogan, qui était arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle il y a deux semaines, avec 5,2 % des suffrages. Erdogan a persuadé Ogan de lui apporter son soutien.

Le deuxième facteur, le plus important, est la perception quasi surnaturelle qu'ont les électeurs conservateurs et religieux d'Erdogan. Pour eux, le président sortant est un héros religieux et un sauveur.

La population religieuse de Turquie a longtemps souffert de persécutions au nom de la laïcité. Pour eux, Kiliçdaroglu et son Parti républicain du peuple symbolisent cette persécution. Bien que Kiliçdaroglu ait abandonné les politiques laïques strictes du parti, ces électeurs ne lui ont jamais pardonné d'avoir empêché les femmes musulmanes de porter le foulard dans les établissements d'enseignement et les institutions publiques, et d'avoir tenu la religion à l'écart de la vie publique et de la politique pendant des décennies.

La droite conservatrice et religieuse turque voit en Erdogan un leader mondial et un héros qui a lutté contre des forces mal intentionnées, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, pour rendre à la Turquie sa grandeur.

Que va-t-il se passer en Turquie après les élections ?

La Turquie avait désespérément besoin d'un changement de gouvernement et d'une bouffée d'air frais. Aujourd'hui, l'asphyxie sociale, politique et économique risque de s'aggraver.

Il y a quelques années, Erdogan avait promis une renaissance de la Turquie d'ici à 2023, date du centième anniversaire de la fondation de la République. La Turquie était censée entrer dans le top 10 des économies mondiales d'ici là. Cependant, la Turquie se situe à peine dans le top 20.

L'économie a connu un ralentissement important au cours des trois dernières années. La valeur de la livre turque a chuté, ce qui a conduit à une économie basée sur le dollar.

Mais les dollars sont difficiles à trouver. La Banque centrale turque a maintenu l'économie à flot en vidant ses réserves au cours des derniers mois en vue des élections. Le déficit du compte courant a été de 8 à 10 milliards de dollars chaque mois, et les réserves sont tombées dans le négatif la semaine dernière pour la première fois depuis 2002.

Erdogan doit maintenant trouver de l'argent. Il aura recours à des prêts étrangers à des taux d'intérêt élevés et se lancera dans une tournée diplomatique des pays musulmans riches en pétrole pour attirer une partie de leurs fonds vers la Turquie. L'incertitude qui entoure le succès de ces initiatives risque de plonger l'économie turque dans la récession.

Pour la population turque, cela pourrait se traduire par un chômage massif et une hausse du coût de la vie. Le taux d'inflation a atteint son plus haut niveau en 24 ans, 85,5 % l'année dernière, et pourrait encore augmenter, car le gouvernement, à court d'argent, continue d'imprimer de la monnaie numérique pour payer son importante main-d'œuvre bureaucratique.

En matière de politique étrangère, Erdogan continuera d'essayer de faire de la Turquie une puissance régionale indépendante de l'OTAN, de l'Union européenne et des États-Unis. Il continuera probablement à renforcer les liens de la Turquie] avec le président russe Vladimir Poutine, ce qui inquiète les alliés occidentaux du pays.

Que nous réserve l'avenir ?

Il s'agit du dernier mandat d'Erdogan, conformément à la Constitution turque, et il est possible qu'il soit écourté.

Le président, âgé de 69 ans, a de nombreux problèmes de santé. Il est de plus en plus fragile physiquement, il a du mal à marcher et ses discours sont souvent saccadés. Dans les années à venir, son état de santé pourrait se dégrader et il pourrait être contraint de céder sa place à un homme de confiance.

L'autre possibilité est que des dirigeants potentiels de son parti décident de commettre un coup d'État pour renverser Erdogan avant la fin de son mandat, afin d'obtenir le soutien de l'opinion publique en vue de l'élection présidentielle de 2028.

Bien que la Turquie postélectorale connaisse pour l'instant une certaine stabilité politique, le pays sera en proie à des troubles économiques, sociaux et politiques dans un avenir prévisible.

Par Mehmet Ozalp, Associate Professor in Islamic Studies, Director of The Centre for Islamic Studies and Civilisation and Executive Member of Public and Contextual Theology, Charles Sturt University

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Mehmet Ozalp

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats