Parler de cancer aujourd'hui, c'est faire le constat que chaque Française ou Français a, souvent par son entourage, un lien avec la maladie. Avec 2,7 millions de diagnostics chaque année, et 1,3 million de décès, c'est la deuxième cause de mortalité dans l'Union européenne. Derrière la froideur de ces chiffres, je pense surtout au combat que mènent tant de nos proches, et à l'épreuve que traversent les familles qui les accompagnent.
La France bénéficie d'une recherche parmi les plus puissantes au monde, et cela est particulièrement vrai s'agissant du cancer. Notre pays occupe la deuxième place en Europe pour la recherche clinique en cancérologie. À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, ce dimanche, je souhaite dresser un constat simple des actions menées et des résultats attendus dans notre quotidien.
Côté actions, la recherche française sur le cancer est aujourd'hui mieux organisée que par le passé. Elle est coordonnée depuis 2005 par l'Institut national du cancer (Inca), et s'inscrit jusqu'en 2030 dans une stratégie décennale. Son objectif ? Réduire de 60.000 le nombre de cas évitables chaque année. Sur cinq ans, ce n'est pas moins de 1,74 milliard d'euros, dont 634 millions pour la recherche, qui sont investis pour sa mise en œuvre. Les avancées de ces dernières années ont déjà permis aux patients de bénéficier de nombreuses innovations en matière de diagnostic et de thérapie. La France a également su prendre des mesures pour accélérer la mise à disposition des médicaments les plus innovants.