• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Dette souveraine : un faux débat mais un vrai sujet

Emmanuel Combe et Didier Marteau (*)

Publié le 19 février 2021 à 06:00 - Mis à jour le 19 février 2021 à 08:28

La bce reduit le dividende paye aux banques centrales nationales

Photo d'illustration

Ralph Orlowski

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Jugée "inenvisageable" par la présidente de la BCE, Christine Lagarde, l'annulation de la dette souveraine détenue par la Banque centrale est demandée par certains économistes. (*) Emmanuel Combe, Professeur à Skema Business School, et Didier Marteau, Professeur à l’ESCP, expliquent les raisons pour laquelle un effacement de cette dette serait, à leurs yeux, dangereux.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a récemment réaffirmé la non-conformité avec les Traités européens de la proposition d'effacement de la dette souveraine détenue par la Banque centrale, proposition soutenue par certains économistes. Trois arguments économiques viennent conforter sa position juridique.

Tout d'abord, annuler la dette souveraine détenue par la BCE reviendrait à abandonner 3.200 milliards à l'actif de la BCE. Les fonds propres de la BCE étant de 100 milliards d'euros, cette décision  entraînerait des fonds propres négatifs de ... 3.100 milliards d'euros. Certes, le droit de seigneuriage de la Banque centrale, l'émission de billets et la  rémunération aujourd'hui négative du compte des banques à la BCE, pourraient permettre à la Banque centrale de rester solvable, même avec des fonds propres négatifs. Mais une telle situation atypique susciterait la défiance des investisseurs, conduisant à des sorties massives de capitaux et à une forte dépréciation de l'Euro.

"Hélicoptère monétaire"

Ensuite, annuler la dette souveraine détenue par la BCE est un processus assez différent de celui mis en œuvre jusqu'ici, consistant à racheter aux banques les obligations d'Etat qu'elles ont-elles-mêmes acquises sur le marché primaire. Dans le cas des politiques accommodantes, la monnaie émise a toujours pour contrepartie l'endettement du Trésor. En revanche, l'annulation pure et simple de la dette souveraine s'apparente à de « l'hélicoptère monétaire » : la monnaie émise ne donne plus lieu à remboursement, puisque les titres ont été revendus à la Banque centrale, qui les a annulés. A nouveau, une telle décision remettra en cause toute la crédibilité acquise par la BCE et suscitera la défiance généralisée.

Neutre financièrement pour les Etats

Enfin et surtout, on ne voit pas bien l'intérêt d'annuler la dette souveraine détenue par la BCE (30%), dans la mesure où elle est neutre financièrement pour les Etats. En effet, le Trésor rembourse régulièrement sa dette en émettant une dette nouvelle, la transformant en quelque sorte en une dette perpétuelle qui ne sera donc jamais remboursée. Quel que soit le niveau des taux d'intérêt lors du renouvellement de la dette, les coupons versés par le Trésor à la BCE seront autant de revenus pour la Banque centrale, qui les reversera sous forme de dividendes .... au Trésor. La dette rachetée par la BCE ne coûte en réalité rien au contribuable. On peut considérer qu'elle est « naturellement » effacée. Il serait d'ailleurs judicieux de soustraire de la dette publique totale, inscrite au numérateur du ratio dette publique / PIB, la part détenue par la BCE, dont les intérêts ne sont pas une charge pour le contribuable. Si l'on fait ce petit exercice au niveau de la zone Euro, la dette publique totale n'est plus de 11.000 milliards mais de 7.800 milliards, puisque  3.200 milliards de titres d'Etat sont détenus par la BCE. Cela équivaut à un ratio de l'ordre de 70%.

Le risque d'une forte inflation

À lire également

  • Annuler la dette Covid ? La question qui enflamme les économistes français
  • Que la BCE annule la dette des pays européens? "Inenvisageable", répond Christine Lagarde
  • Annuler les dettes des États détenues par la BCE: l'appel d'une centaine d'économistes

Faut-il pour autant considérer que la dette souveraine détenue par la BCE ne pose aucun problème ? Sans doute pas mais le vrai sujet est ailleurs. Le risque majeur est celui d'un retour à une forte inflation. On nous objectera que les politiques monétaires expansionnistes menées depuis 2008 aux Etats-Unis et 2015 dans la zone euro, qui ont « injecté » massivement des liquidités n'ont pas conduit à la moindre pression inflationniste. Mais c'est oublier que ces politiques monétaires ont créé surtout de la base monétaire, c'est-à-dire de la monnaie détenue par les banques sur leur compte à la Banque centrale, mais beaucoup moins de masse monétaire, c'est-à-dire de monnaie détenue par les ménages et les entreprises sous forme de billets ou de dépôts. En revanche, depuis 2020, on assiste à une forte hausse de la masse monétaire, qui a augmenté de plus de 1.000 milliards au sein de la zone euro. Cela représente 10% de la masse monétaire. Le potentiel inflationniste d'une telle croissance est  aujourd'hui contenu par la forte baisse de la vitesse de circulation de la monnaie, de l'ordre de 20%, résultant de la chute de la consommation à cause du Covid. De plus, l'inflation est en réalité déjà là, dans le prix des actifs financiers, immobiliers ou encore des œuvres d'art, qui sont soumis à de véritables « bulles ». On ne peut exclure que l'inflation ne reparte demain sur le marché des biens et services, à la faveur du retour de la croissance. Ce serait une mauvaise nouvelle pour les citoyens européens, non pas comme contribuables mais comme ...consommateurs, puisque leur pouvoir d'achat diminuerait. N'oublions pas que l'inflation est aussi une taxe, même si elle paraît plus indolore que l'impôt.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Emmanuel Combe et Didier Marteau (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats