Énergie éolienne : halte aux caricatures !

Le pamphlet contre l'énergie éolienne de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay "Éoliennes : chroniques d'un naufrage annoncé" (éditions François Bourin) a reçu un bon accueil dans la presse. Pourtant il caricature son sujet. Les enjeux de la transition énergétique, qui sont multiples et doivent être traités avec un minimum de probité intellectuelle, méritent mieux. Par Geoffroy de Clisson, président de l'Institut Walden pour la Transition énergétique.

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(Crédits : Reuters)

Depuis quelques semaines, une partie de la presse relaye avec intérêt les thèses d'un livre présenté comme « accablant », dans lequel Pierre Dumont et Denis de Kergorlay dénoncent la multiplication des éoliennes qui « défigurent nos paysages et plombent notre économie ». Les auteurs reprochent aux pouvoirs publics leur « faiblesse coupable » et dénoncent avec vigueur le cynisme du « lobby éolien ». Nous trouvons dans la presse écrite de larges extraits de ce « réquisitoire à lire d'urgence » tant il brille, lit-on, par « la rigueur de sa logique » et par ses « enchaînements implacables ».

Nous réagissons d'abord sur le fond du livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, si tant est que nous puissions parler de fond tant les arguments avancés par les deux auteurs sont de la banale platitude que nous laissait craindre un titre sans nuance : Eoliennes, chronique d'un naufrage annoncé.

Comme trop souvent, malheureusement, dans les ouvrages qui tentent d'emporter l'adhésion en pariant sur l'indignation du lecteur, la partialité des auteurs se dissimule péniblement derrière une logique argumentative qui relève la plupart du temps de la pure improvisation scientifique. L'argumentation s'articule de la manière suivante : (i) les éoliennes sont une atteinte grave au paysage et à la préservation du patrimoine français, (ii) leur implantation procède d'une logique arbitraire (si ce n'est délibérément destructrice du paysage) et anti-démocratique (iii) la colère gronde et l'opposition des riverains monte, (iv) les éoliennes sont des aberrations techniques et économiques (v) leur développement sur le territoire français est dû au très puissant lobby éolien qui influence le gouvernement et corrompt les élus.

Convenons en préambule que la question de l'esthétique des éoliennes et de leur intégration dans le paysage mérite d'être débattue. Le problème, cependant, ne s'applique pas uniquement aux éoliennes mais aux infrastructures en général : routes, ponts, antennes, pilonnes, centrales électriques... Il est vrai, toutefois, que les éoliennes dépassent aujourd'hui souvent les 150 mètres de hauteur et sont par conséquent visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Il ne s'agit donc pas ici d'écarter la question de leur intégration dans le paysage mais, au moins faut-il signaler qu'en la matière, des progrès significatifs ont été fait depuis les débuts de l'éolien. De fait, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay se gardent bien de signaler, par exemple, que les éoliennes situées sur « les belles falaises calcaires du pays de Caux si chère à Maupassant » ont été développées et mises en service en 2006 par EDF - qu'on ne peut soupçonner d'appartenir aux lobbys éoliens‒ dans un contexte où l'éolien, alors très peu développé en France, ne faisait pas encore l'objet d'une réglementation très stricte des services de l'Etat. Rappelons que le processus de développement d'un projet éolien mobilise les riverains et les élus locaux pendant plusieurs années, fait l'objet d'une enquête publique, nécessite l'accord des autorités environnementales et la consultation de plusieurs commissions paysagères (commission départementale nature paysages et sites, architectes et bâtiments de France, commission régionale du patrimoine et de l'architecture...). Le développement d'un projet éolien s'étale aujourd'hui en moyenne sur plus de dix années en France, contre environ quatre ans en Allemagne. Par ailleurs, moins de 10 % du territoire français est éligible aux critères d'implantation de l'éolien terrestre. On est donc bien loin de la profusion anarchique que dénoncent Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. On s'interroge d'ailleurs sur la probité intellectuelle des auteurs lorsque, faisant preuve d'une indignation à géométrie variable, ils dénoncent le massacre paysager que constituent selon eux les parcs éoliens d'Honfleur et de la Veulettes-sur-Mer, en omettant de mentionner la présence quelques kilomètres plus loin de la centrale nucléaire de Paluel, qui surplombe ces mêmes falaises « sauvages ».

Faire « gronder la colère »

L'objectif, on l'aura compris, est de susciter le mécontentement, de faire « gronder la colère », celles des riverains, d'abord, qui, à en croire les auteurs, manifestent une opposition croissante contre les éoliennes qui « menacent leur environnement et leur santé », mais aussi celles de Français en général, « révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des deniers publics ». Rien, malheureusement, ne vient étayer ce discours. En 2016, un sondage Ifop commandé par la France Energie Eolienne indiquait que 75 % des riverains et 77 % des Français avaient une image positive de l'éolien. En 2018, dans un sondage Harris interactive également commandé par la FEE, nous apprenons encore que 80 % des riverains et 73 % des Français ont une bonne image de l'énergie éolienne. On arguera peut-être que ces études, commandées par un syndicat professionnel éolien n'ont aucune valeur. A supposer que ce soit le cas, cela n'autorise pas pour autant les détracteurs de l'éoliens à affirmer l'inverse de ce qu'elles démontrent.

Intéressons-nous désormais à la partie « technique » de l'analyse. L'éolien est, selon Pierre Dumont et Denis de Kergorlay une aberration économique, couteuse et inefficace. Ainsi déclarent-ils par exemple que l'éolien terrestre produit une électricité à 82 €/MWh, soit deux fois le coût de production du nucléaire amorti. Signalons d'emblée que la Cour des Comptes, qui n'est pas connue pour sa partialité, estime en 2016 que le coût réel de l'énergie nucléaire se situe aux alentours de 60 €/MWh pour le nucléaire amorti, cette estimation ne tenant que très partiellement compte des coûts de démantèlement (dont personne aujourd'hui, pas même EDF, n'est capable d'estimer le montant) et des coûts de traitements de la filière déchets. Signalons encore que le parc nucléaire français est vieillissant et qu'en dépit des prolongations successives de la durée de vie des réacteurs, des tranches entières finiront par sortir du mix énergétique français pour obsolescence dans les dix à vingt prochaines années. En dépit de l'amélioration continue de l'efficacité énergétique des bâtiments et du développement concomitant des réseaux intelligents, ces tranches devront être remplacées par d'autres capacités de production, nucléaires, renouvelables ou fossiles. Aujourd'hui, les nouvelles centrales nucléaires développées par EDF (Flamanville en France, Hinkley Point en Angleterre, Olkiluotto en Finlande) accusent près de dix ans de retard (Flamanville et Olkiluotto), ont couté en moyenne près de trois fois leur budget initial et produiront une électricité dont le coût de revient sera supérieur à 120 €/MWh, soit près de deux fois le tarif moyen de l'éolien terrestre lors du dernier appel d'offres (65,4 €/MWh). Certes, dans un scénario 100 % renouvelable il faudrait, pour répondre à l'intermittence des énergies renouvelables, prévoir des capacités de stockage. Le coût au MW de ces capacités cependant s'effondre en suivant un rythme comparable à celui de l'effondrement des coûts de production de l'énergie solaire durant ces dix dernières années (le coût moyen de l'énergie solaire au sol supérieur à 300 €/MWh il y a 10 ans était de 52,1 €/MWh lors du dernier appel d'offres). L'énergie éolienne est donc très loin d'être une « aberration économique » défendue par quelques illuminés écologistes dogmatiques et relève d'un choix stratégique de politique énergétique dont les objectifs sont actuellement débattus dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Quant à l'argument « choc » selon lequel l'éolien ne produirait en moyenne qu'à 24 % de sa capacité, il doit être mis en perspective avec les 12,5 % du solaire photovoltaïque (qui n'a pas l'air de déranger les auteurs) ou encore avec les 30 % d'efficacité électrique du cycle nucléaire ou des centrales au gaz. De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue. La pertinence économique des énergies doit être mesurée par leur coût global de production et non par la comparaison entre leur production effective et leur capacité ou à l'efficacité énergétique de leur cycle.

Que faire du risque sanitaire?

Admettons. Mais alors que faire du risque sanitaire ? Les éoliennes, nous assure-t-on sont dangereuses pour la santé. On compare d'ailleurs volontiers, en l'absence de toute étude sérieuse sur le sujet, leur supposée nocivité à celle du tabac ou des OGM. Certes, 7 % des riverains se disent gênés par le bruit des éoliennes, mais là encore, des progrès ont été faits et les bridages acoustiques deviennent de plus en plus systématiques. Selon un arrêté de 2011, les éoliennes ne doivent pas rajouter au bruit ambiant si ce dernier est supérieur à 35 décibels (dB), plus de 5 dB le jour et 3 dB la nuit, à une distance de 500 mètres. Aujourd'hui, une éolienne à distance minimum obligatoire d'une habitation produit environ 30 dB ce qui équivaut au bruit existant dans une chambre à coucher.

Enfin vient l'argument financier, celui qui souvent s'intègre dans une théorie plus générale du complot. L'énergie éolienne, affirme-t-on d'un ton péremptoire, « donne lieu à des montages financiers souvent opaques qui ne profitent qu'à un petit nombre d'initiés ». Voilà qui assurément aiguise notre curiosité. Des montages financiers opaques ? Des dessous de table ? Un nouveau terrain de pétanque pour la mairie ? Une salle des fêtes flambant neuve ? Et tout ça sur le dos des Français qui, nous dit-on, supportent le coût de cette politique irresponsable « par leurs impôts et par les taxes perçues sur les factures d'électricité » ? Que les Français se rassurent, ils payeront aussi le prix du démantèlement des centrales nucléaires, et fort cher. Cela n'aura rien à voir avec le « lobby » éolien dont l'influence, au même titre que celle du « lobby » solaire, est au demeurant très exagérée. Cette dénonciation très virulente, pour ne pas dire outrancière de ces « lobbys » (qui sont en réalité des syndicats professionnels), est d'ailleurs curieuse de la part de Denis de Kergorlay, président du Cercle de l'Union de l'interalliée, club parisien très fermé dans lequel on retrouve notamment les dirigeants de la plupart des grandes entreprises françaises et des personnalités politiques de premier plan. Nul doute, par conséquent, que le Comte de Kergorlay s'y connaisse en lobby.

Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici de faire le procès de l'énergie nucléaire ou d'opposer les énergies les unes aux autres. Nous sommes aujourd'hui engagés dans un processus de transition dont les enjeux sont multiples et complexes et qui ne peuvent en tout état de cause se réduire aux visions caricaturales et aux contre-vérités relayées par le livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Qu'une certaine presse se fasse l'écho de ce genre d'ouvrage sans aucune précaution oratoire ni recul critique doit nous interpeller et nous inquiéter. La transition énergétique est un sujet trop important pour être abandonné aux querelles idéologiques et aux conceptions féodales de l'aménagement du territoire. Les enjeux de la transition énergétique sont multiples et doivent être traités avec l'objectivité et la probité intellectuelle dont nous sommes collectivement capables. Nous espérons que la France sera à la hauteur de ce défi !

10 mn

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Commentaires 62
à écrit le 08/03/2020 à 17:51
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On croirait lire du Macron. Si nous ne sommes pas d'accord avec ce que vous présentez comme le progrès (sans aucune preuve ou démonstration) c'est que nous avons une conception féodale de l’aménagement du territoire. Ridicule sens du dialogue ! L’éc...

à écrit le 30/11/2019 à 1:08
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Soit disant le livre est anti éolien et pas du tout objectif mais que penser de votre article. Du grand n’importe quoi. L’éolien ne pourra jamais produire suffisamment d’énergie à moins de saccager toute la France(ce qu’il fait déjà d’ailleurs). Les ...

à écrit le 03/11/2019 à 12:14
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Le bruit d'une chambre à coucher à 500m??? Monsieur, je vous invite à venir me rendre visite, ma maison est devenue un véritable AEROPORT!!! Un enfer!!! On nous avait certifié lors de l'étude d'impact que nous ne serions pas gênés par le bruit, nous...

à écrit le 11/08/2019 à 16:34
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Et c'est vous qui parlez de caricature et de probité? L'intermittence de l'éolien est un problème insurmontable sans soutien de centrales pilotables, comme les centrales nucléaires. Par conséquent, il faut payer deux investissements, éolien et nucl...

à écrit le 02/02/2019 à 19:08
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Votre discours subliminal est ":l'éolien c'est mieux que le nucléaire". Ce qui est le mensonge sur lequel s'établit toute la propagande du lobby éolien dont vous faites partie. N'êtes vous pas le fondateur du cabinet conseil Green Cape Finance qui l...

à écrit le 24/01/2019 à 13:04
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Dans l'article seuls 10% des sols seraient possible pour l eolien, il est donc reconnu implicitement que jamais on ne pourra compenser la demande en electricite de notre pays avec le renouvelable(aléatoire qui plus est). De fait le nucleaire( qui est...

à écrit le 27/12/2018 à 8:37
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Eh bien, je vous invite à venir dans la Somme 80, limite du Nord 59, Pas-de-Calais 62, Aisne 02 et vous vous rendrez compte du "DESASTRE" oui, je dis bien désastre que fait l'installation de façon "ANARCHIQUE" de ces "gracieuses éoliennes" ! Nous n'e...

à écrit le 29/11/2018 à 15:16
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les émissions sonores des éoliennes ne sont pas les seules à poser problème de santé : les vibrations des infrasons émis par toutes les machines tournantes sont à l’origine de répercussions néfastes sur la santé (inconfort, fatigue, irritabilité, cép...

à écrit le 28/11/2018 à 17:29
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Monsieur de Clisson nous trousse une critique à charge et sans concession du livre de Messieurs Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. N'est-il pas gênant que Monsieur Geoffroy de Clisson soit le Président de "Green Cape Finance" en charge de consei...

à écrit le 22/11/2018 à 13:33
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@l'auteur "Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici de faire le procès de l'énergie nucléaire ou d'opposer les énergies les unes aux autres." Ah oui ? Pourquoi ne fait-il pas l'analyse de l'ouvrage "nucléaire , la fin d'un mythe" auquel celui auqu...

à écrit le 21/11/2018 à 22:19
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PRECISION: quelle mauvaise foi... bien sûr Jacques Leclerc s'est mal exprimé, mais le résultat est le même: on multiplie la puissance nominale par un coef 2000 qui correspond en gros à 25% d'activité plein pot! Difficile d'apprécier ce débat en term...

à écrit le 21/11/2018 à 20:22
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Drôle de gymnastique rhétorique apparemment destinée à semer le doute dans les esprits...On comprend l'importance de cette "contre-offensive" quand on sait que le marché de l'éolien, qui s'est grassement nourri et se nourri encore de subventions publ...

à écrit le 19/11/2018 à 17:09
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Mr CLISSON, c'est très simple : une éolienne de fonctionne qu'un jour sur 4. Le reste du temps, vous faites quoi ? Donc d'accord les éoliennes peuvent être utiles pour les particuliers, notamment pour l'irrigation ou comme énergie d'appoint, mais pas...

le 21/11/2018 à 13:42
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Petite précision suite au message de Jacques Leclerc, attention avec les bêtises que l'on peut voir ou entendre sur l'éolien. Une éolienne tourne en moyenne entre 75% et 95% du temps et non un jour sur 4 comme le précisent les deux sources ci-dessous...

à écrit le 19/11/2018 à 16:26
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Je ne suis pas sur qu’aujourd’hui de n’importe quel coin de France on n’aperçoive pas ces tels moulins…mais pas seulement. Pourquoi un tel tôlé envers les énergies intermittentes et l’éolien en particulier en France : je confirme sur le plan techniq...

à écrit le 18/11/2018 à 11:45
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La Tribune ne s'honore pas en publiant le papier de Monsieur de Clisson. Dès la première phrase, le ton est donné : qualifier le livre de Denis de Kergolay et Pierre Dumont, c'est se placer sur un registre purement polémique, alors que ce livre ne ...

à écrit le 17/11/2018 à 18:21
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La dépendance aux contrevérités n'a plus de limites. L'intox pour protéger des intérêts financiers et conforter sa propre situation sont une atteinte morale déplorable indigne d'une personne de votre niveau. De plus je pense que vous ne connaissez ou...

à écrit le 15/11/2018 à 19:33
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Etude : Les énergies renouvelables variables ne perturbent pas le réseau électrique https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/energies-renouvelables-variables-reseau-electrique-allemand-60199/

à écrit le 15/11/2018 à 17:01
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Mr de Clisson, avec tout le respect que je vous dois, vous avez tout faux! Certes il est tout-à-fait normal qu’en tant que président d’un institut -probablement largement subventionné par le contribuable - voué à la transition énergétique, vous prêc...

à écrit le 15/11/2018 à 12:46
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Bonjour, Excellent article qui revient mettre les pendules à l'heure avec des arguments factuels, pour une fois. Cependant une erreur importante qui rend l'article un peu bancale : "Quant à l'argument « choc » selon lequel l'éolien ne produi...

à écrit le 15/11/2018 à 4:53
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Hormis la Grande-Bretagne et la Finlande tous les pays européens autour de nous visent 100% de renouvelables : Espagne, Portugal, Allemagne, Danemark, Norvège (déjà), Suisse, Italie, Autriche, la Suède y pense quand son nucléaire sera fermé, Grèce et...

à écrit le 14/11/2018 à 22:45
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Nous avons la chance de posséder des industries fortes dans l’aéronautique, le naval et l'énergie, des domaines dont les synergies avec l’éolien sont nombreuses et qui pourraient permettre à La France de bâtir un vrai leadership dans ce domaine. Malh...

à écrit le 14/11/2018 à 19:48
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Cet article a raison de critiquer les propos caricaturaux et partisans du pamphlet de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Certaines critiques contre l'eolien ont pu être fondées il y a 20 ans (comme les éoliennes en couverture du livre). Elles son...

à écrit le 14/11/2018 à 18:19
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Deux enormités dans ce papier :Primo : " le coût du stockage s'effondre" ! Oui si on parle des piles au lithium pour les téléphones portables... Quant au stockage de la production éolienne ou solaire, il n'existe pas et c'est bien le problème ! Sec...

le 15/11/2018 à 4:44
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@ Labo : ce qui est malhonnête est d'affirmer que le stockage n'existe pas ! Rien qu'en Allemagne il y a par exemple plus de 70 unités d'hydrogène-méthanation et un potentiel de 6 mois de stockage du biométhane en cavernes salines notamment (rendemen...

le 15/11/2018 à 19:21
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Un potentiel de 6 mois de stockage, ca veut dire quoi ? 70 unités d'hydrogène-méthanation de quelle puissance ? Donc, je maintiens que, à l'échelle des besoins d'un pays le stockage est quasiment inexistant : oui c'est vrai, EDF remonte de l'eau dans...

à écrit le 14/11/2018 à 16:58
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Les Mwh éoliens ou solaires sont intermittents et c’est leur pb! C’est ce qui leur empêche d’etre autre chose que marginaux dans le bilan électrique. Je conseille à ceux (et en particulier à G de Clisson)qui veulent avoir un éclairage documenté et ob...

le 15/11/2018 à 4:28
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@ JeanJean : Merci de mettre à jour vos infos avec des spécialistes et praticiens de l'énergie et pas des retraités comme Prudhomme qui sont complètement largués. L'intermittence ne pose pas de problème. Nous sommes sur le réseau Entso-e et les capac...

le 15/11/2018 à 19:25
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"Pourquoi croyez vous que près de 25 pays passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050". N'utilisez pas de présent pour quelque chose qui pourrait se passer en 2025, 2050 ou jamais. Ceci dit, on est rudement fiers d'échanger avec vous, Polytech,...

à écrit le 14/11/2018 à 16:48
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Près de 25 pays importants passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 (du Danemark en passant par la Californie, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, l'Australie, l'Allemagne etc en plus de nombreuses villes et grandes entreprises et plus). Le ...

le 14/11/2018 à 18:46
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'L'Allemagne dispose d'un potentiel de 6 mois de stockage et la France 2 mois' 6 mois de stockage représente pour l'Allemagne plus de 300TWh d'électricité à stocker et en France 2 mois représente environ 90TWh. Pouvez- vous nous en dire plus sur la ...

le 15/11/2018 à 4:17
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@ Jardinier : si vous connaissiez un minimum le sujet énergétique et approfondissiez les avancements en cours vous devriez savoir que l'Allemagne comme la France disposent notamment de cavités de stockage de biométhane (méthanation) comme d'hydrogène...

le 16/11/2018 à 17:59
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@Polytech : vous présentez des sujets d'etudes (stockage à grande échelle d H2 ou autres) pour des réalisations : ce n'est pas, avec de telles manipulations que vous convaincrez ... Au contraire, on va se méfiez de toutes vos affirmations !

le 30/11/2019 à 1:28
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Vous dîtes qu’il faut se tourner vers l’éolien mais à quel prix? En saccageant les territoires français, en investissant des milliards d’euros des contribuables pour remplir les caisses des lobbys et en ne produisant que très peu au final. Soit vous ...

à écrit le 14/11/2018 à 14:59
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Il est intéressant de voir un article qui dénonce la carricature des Anti-éoliens écrit par le directeur d'une société spécialisée dans le financement des projets éoliens (Green Cape Finance). En termes d'impartialité on a connu mieux.

le 14/11/2018 à 18:36
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Ce n'est pas un article c'est seulement une forme de publicité!

à écrit le 14/11/2018 à 14:48
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Je serais intéressé de connaître le niveau réel d'impartialité de l'auteur de cet article qui ne fait que reprendre les arguments des pro éoliens. La France a investi 150 milliards d'euros dans le développement éolien alors que dans le contexte techn...

le 14/11/2018 à 15:59
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Pourquoi 'ni mature ni rentable'? Toute nouvelle énergie nécessite de la recherche comme vous le dites, et donc par définition de l'investissement public. Pourquoi selon vous l'éolien aurait-il dû en être privé? Quelles sont les 'vraies alternative...

le 15/11/2018 à 17:40
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@Lil ni mature: en effet il n'existe pratiquement pas de solution de stockage et puisque la production de l'éolien est inetrmittente ce la necessite de compenser par des energies "immédiatement" disponibles (nucléaire ou energies fossiles) donc plus...

à écrit le 14/11/2018 à 13:20
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Y a des pays où les gens sont copropriétaires des éoliennes, ça les motive (revenus à engranger), mais ça ne fonctionne plus que par appel d'offre, je crois, il faut de grosses entités capables d'emprunter des sommes conséquentes. En Suède j'ai camp...

le 14/11/2018 à 15:55
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C'est le cas en France aussi, de plus en plus de parcs sont développés via du financement participatif permettant aux riverains de s'impliquer dans les projets. Cela fonctionne très bien et se développe de plus en plus!

à écrit le 14/11/2018 à 13:16
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Il y a regulierement des sorties anti-EnR de partisans avoués ou non du nucléaire. leur but est de faire leur possible pour freiner le developpement des EnR. Leur mauvaise foi peut se resumer en un exemple : comparer le cout de production d'un...

à écrit le 14/11/2018 à 11:40
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"De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue" c'est un peu court comme explication. D'autre part si c'est le cas dans le nucléaire pourquoi ne serait-ce pas la même chose dans l'éolien ? Une éolienne qui n...

le 14/11/2018 à 12:26
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Concernant les centrales nucléaires au niveau énergétique c'est la déperdition de chaleur qui est monstrueuse. Au niveau financier c'est pire. Et on ne sait toujours pas comment démanteler tout ça... Il ne s'agira pas là d'un problème de tonnes de bé...

le 14/11/2018 à 12:57
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Un réacteur nucléaire produit de la chaleur à très haute température. Seul 1/3 de cette chaleur est effectivement transformée en électricité. Les 2/3 sont directement évacués pour refroidir l'installation sous forme de vapeur (les évaporateurs évacue...

le 14/11/2018 à 14:45
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Où y a t'il une perte d'énergie ? Le vent n'est pas une énergie finie, c'est bien le sens de renouvelable. Alors oui, une éolienne ne peut produire que 25 % de sa capacité, du fait que la force du vent est variable. Si le vent soufflait en permanence...

à écrit le 14/11/2018 à 10:25
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Un indice à prendre en compte c'est que le milieu agricole et docn rural a été totalement prit en main par le lobby de l'agro-industrie et la finance qui lui est liée, or cette agro-industrie via le traitement par irradiation des aliments afin qu'ils...

à écrit le 14/11/2018 à 8:47
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Le problème majeur de l’éolien est avant tout son intermittence qui oblige de mettre en place des capacités de production en puissance très supérieures à celles nécessaires avec des moyens de production pilotables. Le facteur de charge moyen de l’éol...

le 14/11/2018 à 12:08
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Excellente analyse. Bravo

le 14/11/2018 à 13:17
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Qualifier d'excellente une analyse qui fait des calculs à la louche sur des simples affirmations nébuleuses... Bon, en fait, qui a raison, je m'en moque. Tout cela ce n'est que s'attacher à des éléments secondaires sans se préoccuper du principal. -...

le 14/11/2018 à 14:08
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Bien que je n'en partage pas toutes les conclusions, sur le fond votre analyse technique pose les bonnes questions. Le problème est qu'aucun producteur d'énergie ne donne jamais le coût RÉEL de l'électricité qu'il founit. Ainsi le prix du courant ...

à écrit le 14/11/2018 à 7:37
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"le comte de Kergolay" : ça c'est de l'argumentation scientifique : les aristocrates à la lanterne ! et viva la revolucion !

le 14/11/2018 à 11:24
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L'auteur de cet article, omet de préciser sa fonction!! En effet son business est d'accompagner et de financer les promoteurs éoliens, il est le fondateur de greencape finance : https://greencapefinance.com/ ce sont donc ses clients, il défend tout...

à écrit le 14/11/2018 à 6:43
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Personnellement je trouve cela joli et majestueux, les éoliennes. Même près de chez moi. Nous devons remercier l’auteur de cet article pour sa saine réaction face à la recherche mercantile de la stérile polémique. Sur le fond, nos luttes écologiques ...

à écrit le 13/11/2018 à 19:31
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Le vrai problème des éoliennes (et du solaire) est soigneusement éludé, c'est son intermittence. A moins de développer des capacités de stockage énormes (barrages STEP, fermes de batteries ou encore production d'hydrogène pour la circulation routière...

le 13/11/2018 à 21:10
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D'accord, mais l'auteur n'en fait pas l'apologie non plus en disant que c'est la panacée de tous les maux énergétiques. Il remet juste les arguments fallacieux des auteurs à leurs places.

le 14/11/2018 à 9:20
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@bruno_bd RTE gère le réseau public de transport d'électricité en France et est en charge du pilotage du système électrique français (c’est-à-dire de son bon fonctionnement à partir de l’ensemble des moyens de production). Dans son Bilan Prévisionne...

le 14/11/2018 à 13:23
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On aura les heures creuses le jour, pour chauffer les ballons d'eau sanitaire, et non plus la nuit. Il faudra s'adapter. Heures Pleines chères, la nuit, faute de production de masse.

le 14/11/2018 à 16:23
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@Jeremy : c'est pour ça que j'ai évoqué la smart grid comme moyen de réduire ce handicap...

à écrit le 13/11/2018 à 18:44
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Merci! Enfin quelqu'un pour défendre les énergies renouvelables, à commencer par l'éolien.

à écrit le 13/11/2018 à 18:37
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On ne peut ôter à quiconque le droit de ne pas apprécier l'implantation d'éoliennes dans certains paysages. Les éoliennes de crêtes et de littoraux maritimes ont un impact particulièrement marqué, même si l'éolienne en elle-même est plus esthétiqu...

le 13/11/2018 à 19:15
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Il aurait fallu demander à Cézanne s'il préférait y peindre une centrale charbon, une centrale fioul , une centrale nucléaire ou une rangée d'éoliennes... Je pense qu'il aurait dit "Ils me font c...r avec leurs questions à la con, je vais aller pe...

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