Energie éolienne : halte aux caricatures !

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(Crédits : Reuters)
Le pamphlet contre l'énergie éolienne de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay "Éoliennes : chroniques d'un naufrage annoncé" (éditions François Bourin) a reçu un bon accueil dans la presse. Pourtant il caricature son sujet. Les enjeux de la transition énergétique, qui sont multiples et doivent être traités avec un minimum de probité intellectuelle, méritent mieux. Par Geoffroy de Clisson, président de l'Institut Walden pour la Transition énergétique.

Depuis quelques semaines, une partie de la presse relaye avec intérêt les thèses d'un livre présenté comme « accablant », dans lequel Pierre Dumont et Denis de Kergorlay dénoncent la multiplication des éoliennes qui « défigurent nos paysages et plombent notre économie ». Les auteurs reprochent aux pouvoirs publics leur « faiblesse coupable » et dénoncent avec vigueur le cynisme du « lobby éolien ». Nous trouvons dans la presse écrite de larges extraits de ce « réquisitoire à lire d'urgence » tant il brille, lit-on, par « la rigueur de sa logique » et par ses « enchaînements implacables ».

Nous réagissons d'abord sur le fond du livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, si tant est que nous puissions parler de fond tant les arguments avancés par les deux auteurs sont de la banale platitude que nous laissait craindre un titre sans nuance : Eoliennes, chronique d'un naufrage annoncé.

Comme trop souvent, malheureusement, dans les ouvrages qui tentent d'emporter l'adhésion en pariant sur l'indignation du lecteur, la partialité des auteurs se dissimule péniblement derrière une logique argumentative qui relève la plupart du temps de la pure improvisation scientifique. L'argumentation s'articule de la manière suivante : (i) les éoliennes sont une atteinte grave au paysage et à la préservation du patrimoine français, (ii) leur implantation procède d'une logique arbitraire (si ce n'est délibérément destructrice du paysage) et anti-démocratique (iii) la colère gronde et l'opposition des riverains monte, (iv) les éoliennes sont des aberrations techniques et économiques (v) leur développement sur le territoire français est dû au très puissant lobby éolien qui influence le gouvernement et corrompt les élus.

Convenons en préambule que la question de l'esthétique des éoliennes et de leur intégration dans le paysage mérite d'être débattue. Le problème, cependant, ne s'applique pas uniquement aux éoliennes mais aux infrastructures en général : routes, ponts, antennes, pilonnes, centrales électriques... Il est vrai, toutefois, que les éoliennes dépassent aujourd'hui souvent les 150 mètres de hauteur et sont par conséquent visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Il ne s'agit donc pas ici d'écarter la question de leur intégration dans le paysage mais, au moins faut-il signaler qu'en la matière, des progrès significatifs ont été fait depuis les débuts de l'éolien. De fait, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay se gardent bien de signaler, par exemple, que les éoliennes situées sur « les belles falaises calcaires du pays de Caux si chère à Maupassant » ont été développées et mises en service en 2006 par EDF - qu'on ne peut soupçonner d'appartenir aux lobbys éoliens‒ dans un contexte où l'éolien, alors très peu développé en France, ne faisait pas encore l'objet d'une réglementation très stricte des services de l'Etat. Rappelons que le processus de développement d'un projet éolien mobilise les riverains et les élus locaux pendant plusieurs années, fait l'objet d'une enquête publique, nécessite l'accord des autorités environnementales et la consultation de plusieurs commissions paysagères (commission départementale nature paysages et sites, architectes et bâtiments de France, commission régionale du patrimoine et de l'architecture...). Le développement d'un projet éolien s'étale aujourd'hui en moyenne sur plus de dix années en France, contre environ quatre ans en Allemagne. Par ailleurs, moins de 10 % du territoire français est éligible aux critères d'implantation de l'éolien terrestre. On est donc bien loin de la profusion anarchique que dénoncent Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. On s'interroge d'ailleurs sur la probité intellectuelle des auteurs lorsque, faisant preuve d'une indignation à géométrie variable, ils dénoncent le massacre paysager que constituent selon eux les parcs éoliens d'Honfleur et de la Veulettes-sur-Mer, en omettant de mentionner la présence quelques kilomètres plus loin de la centrale nucléaire de Paluel, qui surplombe ces mêmes falaises « sauvages ».

Faire « gronder la colère »

L'objectif, on l'aura compris, est de susciter le mécontentement, de faire « gronder la colère », celles des riverains, d'abord, qui, à en croire les auteurs, manifestent une opposition croissante contre les éoliennes qui « menacent leur environnement et leur santé », mais aussi celles de Français en général, « révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des deniers publics ». Rien, malheureusement, ne vient étayer ce discours. En 2016, un sondage Ifop commandé par la France Energie Eolienne indiquait que 75 % des riverains et 77 % des Français avaient une image positive de l'éolien. En 2018, dans un sondage Harris interactive également commandé par la FEE, nous apprenons encore que 80 % des riverains et 73 % des Français ont une bonne image de l'énergie éolienne. On arguera peut-être que ces études, commandées par un syndicat professionnel éolien n'ont aucune valeur. A supposer que ce soit le cas, cela n'autorise pas pour autant les détracteurs de l'éoliens à affirmer l'inverse de ce qu'elles démontrent.

Intéressons-nous désormais à la partie « technique » de l'analyse. L'éolien est, selon Pierre Dumont et Denis de Kergorlay une aberration économique, couteuse et inefficace. Ainsi déclarent-ils par exemple que l'éolien terrestre produit une électricité à 82 €/MWh, soit deux fois le coût de production du nucléaire amorti. Signalons d'emblée que la Cour des Comptes, qui n'est pas connue pour sa partialité, estime en 2016 que le coût réel de l'énergie nucléaire se situe aux alentours de 60 €/MWh pour le nucléaire amorti, cette estimation ne tenant que très partiellement compte des coûts de démantèlement (dont personne aujourd'hui, pas même EDF, n'est capable d'estimer le montant) et des coûts de traitements de la filière déchets. Signalons encore que le parc nucléaire français est vieillissant et qu'en dépit des prolongations successives de la durée de vie des réacteurs, des tranches entières finiront par sortir du mix énergétique français pour obsolescence dans les dix à vingt prochaines années. En dépit de l'amélioration continue de l'efficacité énergétique des bâtiments et du développement concomitant des réseaux intelligents, ces tranches devront être remplacées par d'autres capacités de production, nucléaires, renouvelables ou fossiles. Aujourd'hui, les nouvelles centrales nucléaires développées par EDF (Flamanville en France, Hinkley Point en Angleterre, Olkiluotto en Finlande) accusent près de dix ans de retard (Flamanville et Olkiluotto), ont couté en moyenne près de trois fois leur budget initial et produiront une électricité dont le coût de revient sera supérieur à 120 €/MWh, soit près de deux fois le tarif moyen de l'éolien terrestre lors du dernier appel d'offres (65,4 €/MWh). Certes, dans un scénario 100 % renouvelable il faudrait, pour répondre à l'intermittence des énergies renouvelables, prévoir des capacités de stockage. Le coût au MW de ces capacités cependant s'effondre en suivant un rythme comparable à celui de l'effondrement des coûts de production de l'énergie solaire durant ces dix dernières années (le coût moyen de l'énergie solaire au sol supérieur à 300 €/MWh il y a 10 ans était de 52,1 €/MWh lors du dernier appel d'offres). L'énergie éolienne est donc très loin d'être une « aberration économique » défendue par quelques illuminés écologistes dogmatiques et relève d'un choix stratégique de politique énergétique dont les objectifs sont actuellement débattus dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Quant à l'argument « choc » selon lequel l'éolien ne produirait en moyenne qu'à 24 % de sa capacité, il doit être mis en perspective avec les 12,5 % du solaire photovoltaïque (qui n'a pas l'air de déranger les auteurs) ou encore avec les 30 % d'efficacité électrique du cycle nucléaire ou des centrales au gaz. De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue. La pertinence économique des énergies doit être mesurée par leur coût global de production et non par la comparaison entre leur production effective et leur capacité ou à l'efficacité énergétique de leur cycle.

Que faire du risque sanitaire?

Admettons. Mais alors que faire du risque sanitaire ? Les éoliennes, nous assure-t-on sont dangereuses pour la santé. On compare d'ailleurs volontiers, en l'absence de toute étude sérieuse sur le sujet, leur supposée nocivité à celle du tabac ou des OGM. Certes, 7 % des riverains se disent gênés par le bruit des éoliennes, mais là encore, des progrès ont été faits et les bridages acoustiques deviennent de plus en plus systématiques. Selon un arrêté de 2011, les éoliennes ne doivent pas rajouter au bruit ambiant si ce dernier est supérieur à 35 décibels (dB), plus de 5 dB le jour et 3 dB la nuit, à une distance de 500 mètres. Aujourd'hui, une éolienne à distance minimum obligatoire d'une habitation produit environ 30 dB ce qui équivaut au bruit existant dans une chambre à coucher.

Enfin vient l'argument financier, celui qui souvent s'intègre dans une théorie plus générale du complot. L'énergie éolienne, affirme-t-on d'un ton péremptoire, « donne lieu à des montages financiers souvent opaques qui ne profitent qu'à un petit nombre d'initiés ». Voilà qui assurément aiguise notre curiosité. Des montages financiers opaques ? Des dessous de table ? Un nouveau terrain de pétanque pour la mairie ? Une salle des fêtes flambant neuve ? Et tout ça sur le dos des Français qui, nous dit-on, supportent le coût de cette politique irresponsable « par leurs impôts et par les taxes perçues sur les factures d'électricité » ? Que les Français se rassurent, ils payeront aussi le prix du démantèlement des centrales nucléaires, et fort cher. Cela n'aura rien à voir avec le « lobby » éolien dont l'influence, au même titre que celle du « lobby » solaire, est au demeurant très exagérée. Cette dénonciation très virulente, pour ne pas dire outrancière de ces « lobbys » (qui sont en réalité des syndicats professionnels), est d'ailleurs curieuse de la part de Denis de Kergorlay, président du Cercle de l'Union de l'interalliée, club parisien très fermé dans lequel on retrouve notamment les dirigeants de la plupart des grandes entreprises françaises et des personnalités politiques de premier plan. Nul doute, par conséquent, que le Comte de Kergorlay s'y connaisse en lobby.

Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici de faire le procès de l'énergie nucléaire ou d'opposer les énergies les unes aux autres. Nous sommes aujourd'hui engagés dans un processus de transition dont les enjeux sont multiples et complexes et qui ne peuvent en tout état de cause se réduire aux visions caricaturales et aux contre-vérités relayées par le livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Qu'une certaine presse se fasse l'écho de ce genre d'ouvrage sans aucune précaution oratoire ni recul critique doit nous interpeller et nous inquiéter. La transition énergétique est un sujet trop important pour être abandonné aux querelles idéologiques et aux conceptions féodales de l'aménagement du territoire. Les enjeux de la transition énergétique sont multiples et doivent être traités avec l'objectivité et la probité intellectuelle dont nous sommes collectivement capables. Nous espérons que la France sera à la hauteur de ce défi !

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a écrit le 29/11/2018 à 15:16 :
les émissions sonores des éoliennes ne sont pas les seules à poser problème de santé : les vibrations des infrasons émis par toutes les machines tournantes sont à l’origine de répercussions néfastes sur la santé (inconfort, fatigue, irritabilité, céphalées, vertiges, nausées …); la seule prévention contre les vibrations des infrasons consiste à s’éloigner fortement de la source, et en ce sens les éoliennes seraient admissibles du point de vue sanitaire si ce principe de précaution était appliqué : l’Académie de Médecine proposait une distance de 1500 m et le ministère de la Santé finlandais rendait un rapport dans lequel il préconisait 2km. Les 500 m en France, 1000 m votés par le Sénat, sont largement insuffisants : voir La prévention des risques des infrasons : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/lutte-contre-le-bruit/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=43&dossid=521
a écrit le 28/11/2018 à 17:29 :
Monsieur de Clisson nous trousse une critique à charge et sans concession du livre de Messieurs Pierre Dumont et Denis de Kergorlay.
N'est-il pas gênant que Monsieur Geoffroy de Clisson soit le Président de "Green Cape Finance" en charge de conseils financiers pour les énergies renouvelables ? Le site ne laisse guère de doute sur les énergies renouvelables soutenues par cette société. L'éolien et le solaire tiennent toute la place.
Si les auteurs des critiques n'ont pas la retenue qui s'impose, ne serait-il pas souhaitable que LaTribune fasse signer une déclaration de non conflit d'intérêt pour les auteurs qui s'expriment dans vos pages ?
J'invite Monsieur de Clisson à consulter le site de RTE France. Entre 2013 et 2017 (sur quatre années pleines), la puissance disponible en centrales éoliennes et solaires a augmenté de 47% avec l'objectif de faire baisser les émissions de CO2 associées à la production d'électricité. Curieusement,, au cours de ces 4 années, les émissions de CO2 n'ont pas diminué; elles ont augmenté de 75%. Gageons que Monsieur de Clisson nous fera bientôt l'éloge des centrales à gaz et à charbon sans lesquelles les électricités renouvelables ne pourraient être utilisées.
a écrit le 22/11/2018 à 13:33 :
@l'auteur
"Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici de faire le procès de l'énergie nucléaire ou d'opposer les énergies les unes aux autres."
Ah oui ? Pourquoi ne fait-il pas l'analyse de l'ouvrage "nucléaire , la fin d'un mythe" auquel celui auquel il s'intéresse fait écho ?
Et pour sortir de la polémique sur les coûts et les nuisances, il faudrait qu'il s'intéresse au vrai problèmes des éoliennes et des énergies aléatoires (soumis aux caprices de la météo), ceci sous un angle purement technique (mais il faut des compétences pointues !). En effet l'éolien comme le solaire souffrent de deux limites incontestables du fait de leur production non garantie (même au niveau d'un pays, la puissance des machines peut tomber sous 1% de sa puissance nominale - et même à 0 la nuit pour le solaire !) :
- les variations aléatoires de leur production déstabilisent le réseau et conduisent à un risque fort de blackout (panne générale) dès qu'on dépasse 30% d'insertion de ces machines dans le mix de production global
- que fera-t-on en France les soirs d'hiver où le solaire tombe à 0 et qu'un anticyclone ramène la capacité éolienne à moins de 1 % ?
Les Allemands ont trouvé : ils démarrent à fond leurs centrales au charbon !
Les Australiens cherchent encore, suite à plusieurs blackouts mettant à mal leur économie
Les Belges serrent les f... pour cet hiver et remettent en cause leur volonté de sortir du nucléaire dans 7 ans.
a écrit le 21/11/2018 à 22:19 :
PRECISION: quelle mauvaise foi... bien sûr Jacques Leclerc s'est mal exprimé, mais le résultat est le même: on multiplie la puissance nominale par un coef 2000 qui correspond en gros à 25% d'activité plein pot!
Difficile d'apprécier ce débat en termes objectifs... on veut privilégier quoi et avec quels moyens? L'esthétique? Le moins cher? le plus efficace en terme de rejets?
Je rejoins les auteurs de ce livre sur l'obscurité qui entoure l'utilisation des redevances "énergies nouvelles" que paie chacun d'entre nous sur sa facture edf et "anti pollutions" sur les véhicules "polluants". Et on parle maintenant d'interdire les chaudières au fuel... et on les remplace par quoi (il faut trouver 60TWH - donc 15000 éoliennes... ou 30 centrales!... ! et qui paiera la mutation???) ceux qui installent éoliennes et capteurs solaires en sont évidemment les premiers bénéficiaires... avec largesse
a écrit le 21/11/2018 à 20:22 :
Drôle de gymnastique rhétorique apparemment destinée à semer le doute dans les esprits...On comprend l'importance de cette "contre-offensive" quand on sait que le marché de l'éolien, qui s'est grassement nourri et se nourri encore de subventions publiques risque purement et simplement de s'effondrer si le flot de ces dernières venait à se tarir.
Maintenir, accélérer l'installation de centrales éoliennes. Mais pourquoi faire?
- pas pour fermer des centrales nucléaires.
- ni pour réduire nos émissions de CO2.
(voir: https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/50-ou-50/)
Il est temps que l'opinion publique se retourne contre les acteurs du marché des EnR électrogènes car ils sont responsables d'un détournement de fonds publiques de 120 milliards (selon la Cour des comptes, rapport d'avril 2018).
Argent qui aurait pu être utilement investi dans la lutte contre le réchauffement climatique (Isolation des bâtiments, remplacement de chaudières à fioul par des pompes à chaleur, par exemple).
a écrit le 19/11/2018 à 17:09 :
Mr CLISSON, c'est très simple : une éolienne de fonctionne qu'un jour sur 4. Le reste du temps, vous faites quoi ? Donc d'accord les éoliennes peuvent être utiles pour les particuliers, notamment pour l'irrigation ou comme énergie d'appoint, mais pas pour remplacer les centrales nucléaires qui alimentent 24h/24 l'industrie, les transports, l'informatique, l'éclairage public...
Nos gouvernements, tétanisés par le lobby du réchauffement climatique, oublient la réalité des faits et font n'importe quoi à nos frais. Il est temps que ça s'arrête et vive les gilets jaunes !
Réponse de le 21/11/2018 à 13:42 :
Petite précision suite au message de Jacques Leclerc, attention avec les bêtises que l'on peut voir ou entendre sur l'éolien. Une éolienne tourne en moyenne entre 75% et 95% du temps et non un jour sur 4 comme le précisent les deux sources ci-dessous : EDF et l'ADEME.
Peut-être confondez vous avec le facteur de charge de l'éolien qui lui tourne plus autour de 25 % ?
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/produire-de-l-electricite/le-fonctionnement-d-une-eolienne
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-eolien-en-10-questions.pdf
a écrit le 19/11/2018 à 16:26 :
Je ne suis pas sur qu’aujourd’hui de n’importe quel coin de France on n’aperçoive pas ces tels moulins…mais pas seulement.
Pourquoi un tel tôlé envers les énergies intermittentes et l’éolien en particulier en France : je confirme sur le plan technique, nous sommes dans l’incapacité aujourd’hui à compenser les fluctuations des ENRi électriques sans un secours à la combustion (gaz), si elles étaient aussi compétitives elle n’auraient pas besoin de subventions, ces hérement sont dénoncés par
- La cour des comptes
- L’académie des sciences
C’est une arnaque des gouvernants dogmatiques antinuclaires qui ont pris le pouvoir en France, et qui préfèrent la combustion aux centrales nucléaires. Il y avait plus urgent à traiter pour le climat que l’électricité, la France ce n’est qu à 65% d’énergie décarbonée grâce au nucléaire, le monde est à 85%.
L.’ Agence internationale de l’energie (AIE) l’a dit le répète à il convient de décarboner la production d’énergie et notamment pour l’électricite ou le nucléaire à toute sa place et transiter vers l'électrique dans l'attente de meilleure solution.
Sans parler du l’impact climat urgence 2 à moins de 50ans, Le dogmatisme va jusqu'à cacher au public, pendant la PPE les conclusions de l’OMS sur les morts dans le monde et en France (pour moi urgence 1) dus à l’activité humaine….en comptant TMI,TCHERNOBYL,FUKUSHIMA le nucléaire est responsable de 1000 morts/an dans le monde loin des 10 premiers secteurs : le tabac 7 millions, la route 1.8, la pollution de l’air, 7, en France la combustion est taxée de 100 morts/j le nucléaire zéro depuis 40 ans ce qui fait un sacré écart.
Quand on parle des déchets, ils sont autrement mieux pris en compte, et financés (Mr Clisson voir rapport financier EDF ) que ceux de la combustion qui nous tuent au quotidien.
150Md€ engagés dans les subventions aux ENRi, dont le dernier contrat offshore c’est fait à 150€ du Mwh soit 3 fois le prix des réacteurs actuels qui sont capable de fonctionner encore au moins 10 ans pour le même prix malgré un investissement 400M€/tranche.
Soit sur 20 ans 24Md€ donnés aux investisseurs pour 1Md€ de retour aux collectivités. Et on pousse à fermer FESSENHEIM (il faudra 15Md€ pour retrouver l’équivalent) c’est du suicide et du gaspillage pour le plaisir des Allemands.
En effet après 400Md€ en ENRi (1.5 fois la puissance installée du nucléaire Français), avoir obtenu la destruction du marché de l’électricité à notre détriment, sollicité leurs voisins pour le stockage hydraulique en particulier, bloqué le renforcement du réseau Européen pour faire barrage aux exportations électriques Françaises, bloqué EDF par la loi NOME, les Allemands n’ont pas pu dépasser 50% en ENRi dont de l’hydraulique, développé leur centrale charbon ( le leur) pour compenser la fermeture du nucléaire.
Il arrive qu’il n’y ait ni vent ni soleil.
Mr CLISSON n’y est pas du tout, la réalité, c’est un conditionnement des citoyens pour leur faire accepter l’inacceptable pour une culpabilisation vert de gris.
La CSPE, 22€/MWh électrique soit 50% du prix HT a déjà été mise en place progressivement pour le climat : résultat on taxe le non carboné cela rapport 8Md€/ an, dont une dette d’état à EDF de 5 Md€, et comme cela a commencé à émouvoir, tout sur la taxe carbone (enfin) et les carburants et combustibles, on refait la même justification. C’est du « pipeau » ;(Mais la CSPE depuis fin 2017 reste pour l’état) bravo l’arnaque.
La réalité c’est que l’état est en déficit complet…90Md€, voilà les conséquences d’une politique mensongère ou les ENRi ont une bonne part. En effet la majorité du matériel et de la main d’œuvre de construction est étrangère, le résultat pour la nation c’est +1.5% en GES, + 30% du prix de l’électricité, les carburants s’envolent. La vente d’ALSTOM …..une trahison….(Turbines nucléaires, Marine nationale, eolienne, Turbine à Combustion (gaz) pendant des ENRi) fauché on vend les savoirs faire du menu peuple….le ports de l’emploi vont migrer chez les acheteurs.
Eh oui il y a un lien avec ce que commence à comprendre les « Gilets Jaunes »
a écrit le 18/11/2018 à 11:45 :
La Tribune ne s'honore pas en publiant le papier de Monsieur de Clisson. Dès la première phrase, le ton est donné : qualifier le livre de Denis de
Kergolay et Pierre Dumont, c'est se placer sur un registre purement polémique, alors que ce livre ne dit -hélas- que la stricte vérité. Je comprends que cette vérité gêne M de Clisson dont les intérêts financiers sont mis à mal par la dénonciation de ce gigantesque scandale.
a écrit le 17/11/2018 à 18:21 :
La dépendance aux contrevérités n'a plus de limites. L'intox pour protéger des intérêts financiers et conforter sa propre situation sont une atteinte morale déplorable indigne d'une personne de votre niveau. De plus je pense que vous ne connaissez ou maîtrisez pas le principe de précaution en ce qui concerne la santé. Veuillez relire ce texte, ainsi que le dernier rapport de l'académie de médecine cela vous évitera d'énoncer des inepties.
a écrit le 15/11/2018 à 19:33 :
Etude : Les énergies renouvelables variables ne perturbent pas le réseau électrique

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/energies-renouvelables-variables-reseau-electrique-allemand-60199/
a écrit le 15/11/2018 à 17:01 :
Mr de Clisson, avec tout le respect que je vous dois, vous avez tout faux!
Certes il est tout-à-fait normal qu’en tant que président d’un institut -probablement largement subventionné par le contribuable - voué à la transition énergétique, vous prêchiez pour votre paroisse..
Je connais vos arguments par coeur, pour les avoir côtoyés pendant 10 ans!
Vous dites que sur le plan esthétique, on a déjà « accepté » sans vergogne - ceci reste d’ailleurs à démontrer - les pylônes (avec un seul n et avec un y s’il-vous plaît..), les antennes, et autres centrales , et pourquoi pas des éoliennes..Et bien je vous dis « non»! Inutile en effet d’en rajouter par pitié! Surtout avec une hauteur invraisemblable plus de 200 m maintenant...
Vous dites que le coût de l’éolien reste modéré. Essayez donc de lui inclure le coût de leur démantèlement (plus de 300 000 € par machine minimum) et là on pourra discuter honnêtement..
Enfin vous éludez allègrement la question de l’opacité, la qualifiant de faux problème..
Allez donc traîner vos guêtres dans une réunion de la CDNPS ou une enquête publique: on en reparlera!
Quand nos soi-disant élus et dirigeants auront -pour rien - fini de détruire nos paysages à coups de milliards publics et semé la zizanie dans nos belles campagnes, ON EN REPARLERA. Malheureusement trop tard...
a écrit le 15/11/2018 à 12:46 :
Bonjour,

Excellent article qui revient mettre les pendules à l'heure avec des arguments factuels, pour une fois.

Cependant une erreur importante qui rend l'article un peu bancale :

"Quant à l'argument « choc » selon lequel l'éolien ne produirait en moyenne qu'à 24 % de sa capacité, il doit être mis en perspective avec les 12,5 % du solaire photovoltaïque (qui n'a pas l'air de déranger les auteurs) ou encore avec les 30 % d'efficacité électrique du cycle nucléaire ou des centrales au gaz. De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue."

Attention, ici l'auteur confond facteur de charge et rendement :

Pour l'éolien Onshore :
- Facteur de Charge de 24,3% (variable en fonction des sites)
- Rendement limité à 60% par la limite de Betz

Pour le Nucléaire :
- Facteur de charge de 80%
- Rendement de 35% pour les réacteurs de 2ème génération à 37% pour l'EPR

Physiquement on mélange les choux et les carottes... ;)

Source :
https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/energie-nucleaire
https://www.connaissancedesenergies.org/qu-est-ce-que-le-facteur-de-charge-d-une-unite-de-production-electrique-120305

Je tiens également à rajouter, au niveau de la comparaison des coûts entre Nucléaires et EnR il faut être extrêmement vigilent car il est très complexe actuellement de pouvoir les opposer. Pourquoi ? Les inconnus encore trop nombreuses à ce jour dans les 2 camps. Je m'explique :

Nucléaire :
"60 €/MWh pour le nucléaire amorti, cette estimation ne tenant que très partiellement compte des coûts de démantèlement (dont personne aujourd'hui, pas même EDF, n'est capable d'estimer le montant) et des coûts de traitements de la filière déchets."

Le coût du nucléaire étant en constante évolution, je vous propose non pas un prix unique mais un historique des prix calculés par la cour des comptes :
- Coût en 2010 du parc amorti : 49,6 €/MWh
- Coût en 2013 du parc amorti: 59,3 €/MWh (+21% en 3 ans)
- Coût en 2018 du parc amorti: Inconnu. Aucune actualisation de la cour des comptes depuis 2014.
- Coût estimés de l'EPR de Flamanville : entre 70€/MWh et plus de 100€MWh aujourd'hui estimé à plus de 100€/MWh
- Coût estimés de l'EPR d'Hinkley Point : 112 €/MWh
Aucune information n'est disponible de la part de la cour des comptes à l'approche de la PPE sur l'évolution 2013 - 2018.

Partielles inconnues à ce jour prises en compte dans l'article :
- Coût total du démantèlement.
- Coût total de gestion des déchets nucléaires. Pour rappel certains déchets (minoritaires) restent 1 millions d'années en état radioactif...

Service rendu non pris en compte dans l'article :
- Le caractère pilotable du nucléaire permet une très bonne gestion du réseau (contrôle en fréquence notamment), avec l'appui de l'hydroélectrique (pilotable également).

L'éolien terrestre :
- Obligation d'achat : 2004 - 2015 : 82€/MWh sur 15 ans, puis entre 28€ et 82€/MWh
- Complément de rémunération: 2015 - 2016 : 74,8€/MWh sur 20 ans
- Appel d'offre depuis 2018 : 65,4€/MWh (prix moyen), contrat sous forme de complément de rémunération sur 20 ans

Inconnues des EnR (prises en comptes dans l'article mais j'insiste) :
- Le surcoût liés au stockage d'énergie pour rendre l'ensemble des EnR viable, le stockage permettant notamment :
- De stocker l'énergie lors des pics de production
- De la restituer lors des pics de consommation
L'ensemble permettant une gestion du réseau et notamment un contrôle en fréquence du réseau.

En conclusion, voici les chiffres récents de l'éolien offshore, surement la technologie la plus prometteuse en terme de prix, d'impact environnemental, et de facteur de charge:

Efficacité de l'offshore posé:
- Facteur de Charge d'environ 40% (variable en fonction des sites, entre 29% et 48%). Le facteur de charge le plus élevé a été enregistré en 2017 en février en Allemagne, avec 67,9%. On atteint presque le facteur de charge nucléaire. On est loin d'une énergie "intermittente" ou "variable".
- Rendement toujours limité à 60% par la limite de Betz

Les différents coûts :
- En novembre 2016, le projet danois de Kriegers Flak à Vattenfall à obtenu un prix de 49,9 €/MWh
- Le plus grand parc éolien offshore au monde, Hornsea au large du Yorkshire (nord-est de l’Angleterre), à un tarif d'environ 65€/MWh (58 livres/MWh). Mises en service en 2023.
- En France, Dunkerque devraient être l'un des premiers parcs offshore posé à obtenir un prix inférieur à 80€/MWh

Sources :
https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/20140527_rapport_cout_production_electricite_nucleaire.pdf
https://www.encyclopedie-energie.org/articles/le-co%C3%BBt-de-production-de-l%E2%80%99%C3%A9lectricit%C3%A9-d%E2%80%99origine-nucl%C3%A9aire-en-france
http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/les_couts_de_production_du_nouveau_nucleaire_francais.pdf
https://selectra.info/energie/guides/environnement/rachat-electricite-gaz-edf
http://www.lpalaw.com/smart-news-mai-2017-regime-eolien-enfin-stabilise/
https://www.fournisseur-energie.com/eolien-terrestre-mer/
https://www.energiesdelamer.eu/publications/105-eolien/3681-2017-annee-record-de-connexions-eoliennes-offshore-en-europe
https://www.la-croix.com/Economie/Monde/En-Royaume-Uni-lelectricite-eoliennes-mer-sera-bientot-moins-chere-nucleaire-2017-09-11-1200875990
a écrit le 15/11/2018 à 4:53 :
Hormis la Grande-Bretagne et la Finlande tous les pays européens autour de nous visent 100% de renouvelables : Espagne, Portugal, Allemagne, Danemark, Norvège (déjà), Suisse, Italie, Autriche, la Suède y pense quand son nucléaire sera fermé, Grèce etc. Et au delà Californie (son nucléaire sera fermé en 2025 Diablo Canyon), l'Australie peut le faire début des années 2030, Taïwan etc
a écrit le 14/11/2018 à 22:45 :
Nous avons la chance de posséder des industries fortes dans l’aéronautique, le naval et l'énergie, des domaines dont les synergies avec l’éolien sont nombreuses et qui pourraient permettre à La France de bâtir un vrai leadership dans ce domaine. Malheureusement cette hystérie anti-éolienne risque perdurer, à moins que la Chine fasse main basse sur l’uranium africain et nous le facture à prix fort…
a écrit le 14/11/2018 à 19:48 :
Cet article a raison de critiquer les propos caricaturaux et partisans du pamphlet de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Certaines critiques contre l'eolien ont pu être fondées il y a 20 ans (comme les éoliennes en couverture du livre). Elles sont simplement inexactes aujourd'hui. On notera par exemple que:

- le nouveau nucléaire est définitivement plus cher que le nouvel éolien, même en éolien offshore. Les deux EPR d'Hinkley Point ont été vendus par EDF à 92 £/MWh sur 35 ans alors que le même État britannique accorde aujourd'hui des concessions de parcs éoliens offshore à 56 £/MWh (à Engie notamment).
- le prix moyen du dernier appel d'offres éolien en France à été de 61€/MWh soit moins de la moitié du prix du premier EPR en France,
- RTE confirme que le foisonnement des vents sur les differentes facades francaises permet d'injecter notamment 16GW d'eolien flottant sur les côtes française sans menacer l'équilibre du réseau,
- le prix de vente du MWh éolien inclut le coût de démantèlement (qui est séquestré en début de chantier) alors qu'aucun réacteur français n'a été démantelé (le demantelement de Brenelis à déjà coûté 500 M€ à EDF et la centrale est toujours là).
- le coût des déchets nucléaires est largement sous-estimé tant en terme financier que sanitaire. Avec 40 milliards de dettes et un cash fois négatif depuis onze ans, EDF est incapable de financer les 3 CIGEO nécessaires au stockage des déchets que produiront ses 58 réacteurs, sans même compter le ou les futurs EPR. A 35 milliards le centre d'enfouissement, qui va payer mes 100+milliards que vont coûter nos déchets nucléaires. Quant aux rayons gamma que ce stock de plutonium et de césium va émettre pendant 30.000 ans, qui peut sérieusement dire qu'il sera inoffensif?
- tout ça pour dire que le bon mix énergétique soit évidemment contenir une bonne dose d'eolien, comme d'autres énergies sans combustible comme le solaire et hydroélectricité.
a écrit le 14/11/2018 à 18:19 :
Deux enormités dans ce papier :Primo : " le coût du stockage s'effondre" ! Oui si on parle des piles au lithium pour les téléphones portables... Quant au stockage de la production éolienne ou solaire, il n'existe pas et c'est bien le problème ! Secondo : quand on parle de rendement de 24 % pour une éolinne, c'est par rapport à la puissance maximale possible ... et il est mauvais parce que le vent n'est pas toujours à la hauteur (grande variation) donc on n'utilise l'investissement qu'a 24 %. Pour une centrale nucléaire, les 30 % dont il est question c'est le rendement thermodynamique de transformation chaleur/electricité. Sa valeur importe peu ! Ce qui compte c'est que la centrale de 1500 MW peut fonctionner toujours en produisant 1500 MW (a peu de chose près). Comparer les "rendements" de 24 % et de 30% n'a aucun sens et montre plutot l'incompétence ou la partialité malhonnete de l'auteur !
Réponse de le 15/11/2018 à 4:44 :
@ Labo : ce qui est malhonnête est d'affirmer que le stockage n'existe pas ! Rien qu'en Allemagne il y a par exemple plus de 70 unités d'hydrogène-méthanation et un potentiel de 6 mois de stockage du biométhane en cavernes salines notamment (rendement de + 95% pour l'électrolyse et 85% méthanation incluse : Helmeth) donc vous pouvez oublier l'intermittence, sujet largement dépassé. De même le facteur de charge moyen éolien terrestre en Europe est de 25% (en hausse avec le repowering qui ne coûte que 15 à 20% du prix initial et équivaut à une durée de vie éolien et nucléaire équivalente mais sans les déchets à très hauts risques de plus de 100.000 ans pour l'éolien) mais le taux de disponibilité de plus de 98% alors que le nucléaire en France a un rendement de 33% mais un taux de disponibilité moyen sur la durée de vie du parc de 75%, alors faites le calcul en terme de bilan d'énergie. Pourquoi croyez vous que près de 25 pays importants déjà vont passer aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 alors que ce n'est pas le cas pour le nucléaire qui se limite à moins de 10% de la production électrique mondiale à venir dont qui sera bien inférieur aux renouvelables au cours des décennies à venir. Voir : https://dqbasmyouzti2.cloudfront.net/assets/content/cache/made/content/images/articles/BNEF_NEO_2017_XL_1616_1120_80.jpg
Réponse de le 15/11/2018 à 19:21 :
Un potentiel de 6 mois de stockage, ca veut dire quoi ? 70 unités d'hydrogène-méthanation de quelle puissance ? Donc, je maintiens que, à l'échelle des besoins d'un pays le stockage est quasiment inexistant : oui c'est vrai, EDF remonte de l'eau dans ses barrages et c'est un stockage ! C'est pas à la hauteur du problème des énergies renouvelables. Même la prodcyion d'hydrogène est peu statisfaisante : rendement Production Hydrogène puis production d'électricité du stockage =50 % . Et tous ça en doublant les investissements chaque unite de production Enr devant être doublée par une unite de production associée au type de stockage...
a écrit le 14/11/2018 à 16:58 :
Les Mwh éoliens ou solaires sont intermittents et c’est leur pb! C’est ce qui leur empêche d’etre autre chose que marginaux dans le bilan électrique. Je conseille à ceux (et en particulier à G de Clisson)qui veulent avoir un éclairage documenté et objectif de lire le livre de Remy Prud’homme,Le Mythe des Énergies Renouvelables pour avoir une vue d’ensemble de la problématique.
En tous cas ces Mwh intermittents resteront marginaux tant qu’ils ne seront pas stocka les et affirmer comme le fait l’auteur que le coût de stockage « s’effondre » n’est pas loin de la malhonnêteté intellectuelle ...Ou alors qu’il veuille bien nous produire le scoop
Réponse de le 15/11/2018 à 4:28 :
@ JeanJean : Merci de mettre à jour vos infos avec des spécialistes et praticiens de l'énergie et pas des retraités comme Prudhomme qui sont complètement largués. L'intermittence ne pose pas de problème. Nous sommes sur le réseau Entso-e et les capacités de stockage (hydrogène méthanation) sont plus qu'amplement suffisantes en France et Allemagne notamment (6 et 2 mois soit bien plus que nécessaires). Et le coûts de la méthanation (power to gas) est quasi compétitif désormais (étude de SPG et PG&E par exemple en Californie etc). N'affirmez pas des choses sur des sujets que vous ne maîtrisez pas. Pourquoi croyez vous que près de 25 pays passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 dont la Californie 5e puissance mondiale qui abandonne le nucléaire en 2025.
Réponse de le 15/11/2018 à 19:25 :
"Pourquoi croyez vous que près de 25 pays passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050". N'utilisez pas de présent pour quelque chose qui pourrait se passer en 2025, 2050 ou jamais. Ceci dit, on est rudement fiers d'échanger avec vous, Polytech, qui maitrisez si bien le sujet ...
a écrit le 14/11/2018 à 16:48 :
Près de 25 pays importants passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 (du Danemark en passant par la Californie, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, l'Australie, l'Allemagne etc en plus de nombreuses villes et grandes entreprises et plus). Le nucléaire représentera durablement moins de 10% de l'électricité mondiale. Les prévisions renouvelables sont très supérieures pour plusieurs décennies. Par ailleurs le marché nucléaire est dominé par Rosatom (60% du marché) suivi par la Chine. La France n'y a plus qu'un rôle assez mineur à jouer. Il faut donc ouvrir les yeux et capter les part de marchés qu'il reste encore à prendre dans l'éolien flottant, le stockage, l'intégration et les bâtiments producteurs d'énergie comme le fait Bouygues, l'hydrogène, méthanation, électrométhanogénèse, gazéification, efficacité énergétique, autonomie énergétique et offres associées, repowering, réseaux de chaleur etc. Bref se diversifier et réduire le système "centralisé" en permettant plus en aval aux communes, villes, entreprises, particuliers etc de produire plus d'électricité et chaleur locale. Plus besoin en effet de réseaux pour de plus de plus en plus de bâtiments, quartiers, communes donc réduction de plus de 33% des coûts et lourdes infrastructures de réseaux à rénover et meilleure efficacité. La construction a un rôle très important à jouer de même que la rénovation avec des techniques moins artisanales et dont plus moins de défauts. L'intermittence n'est pas un problème : par exemple en Allemagne entre 2010 et 2016 on relève environ 160 épisodes de 5 jours avec une production inférieure à 5 GW et pour chaque année un épisode de 10 à 14 jours de vents faibles et l'Allemagne dispose d'un potentiel de 6 mois de stockage et la France 2 mois et çà n'a aucune utilité sur le réseau Entso-e de 39 pays donc stockage bien plus réduit nécessaire (hydrogène-méthanation notamment : rendement de l'électrolyse +95% et avec méthanation proche 85% en phase industrielle (Elmeth)
Réponse de le 14/11/2018 à 18:46 :
'L'Allemagne dispose d'un potentiel de 6 mois de stockage et la France 2 mois' 6 mois de stockage représente pour l'Allemagne plus de 300TWh d'électricité à stocker et en France 2 mois représente environ 90TWh. Pouvez- vous nous en dire plus sur la manière de réaliser ces énormes stockages: j'ai l'impression que le prix Nobel de Physique n'est pas loin!
Réponse de le 15/11/2018 à 4:17 :
@ Jardinier : si vous connaissiez un minimum le sujet énergétique et approfondissiez les avancements en cours vous devriez savoir que l'Allemagne comme la France disposent notamment de cavités de stockage de biométhane (méthanation) comme d'hydrogène pour des durées mensuelles précitées donc bien au delà des besoins et la question du stockage n'est pas un problème technique et se met en place avec les unités industrielles d'hydrogène méthanation (plus de 70 en Allemagne) au fil de la progression des renouvelables
Réponse de le 16/11/2018 à 17:59 :
@Polytech : vous présentez des sujets d'etudes (stockage à grande échelle d H2 ou autres) pour des réalisations : ce n'est pas, avec de telles manipulations que vous convaincrez ... Au contraire, on va se méfiez de toutes vos affirmations !
a écrit le 14/11/2018 à 14:59 :
Il est intéressant de voir un article qui dénonce la carricature des Anti-éoliens écrit par le directeur d'une société spécialisée dans le financement des projets éoliens (Green Cape Finance). En termes d'impartialité on a connu mieux.
Réponse de le 14/11/2018 à 18:36 :
Ce n'est pas un article c'est seulement une forme de publicité!
a écrit le 14/11/2018 à 14:48 :
Je serais intéressé de connaître le niveau réel d'impartialité de l'auteur de cet article qui ne fait que reprendre les arguments des pro éoliens. La France a investi 150 milliards d'euros dans le développement éolien alors que dans le contexte technique actuel ce n'est ni mature ni rentable. On ferait mieux d'investir dans la recherche et développement sur de vraies alternatives au nucléaire et surtout à la baisse de la consommation électrique en France qui est la plus élevée au monde par foyer..... or tout est fait pour consommer encore plus et donc justifier de construire des éoliennes et consolider le parc nucléaire...
Réponse de le 14/11/2018 à 15:59 :
Pourquoi 'ni mature ni rentable'?
Toute nouvelle énergie nécessite de la recherche comme vous le dites, et donc par définition de l'investissement public. Pourquoi selon vous l'éolien aurait-il dû en être privé?
Quelles sont les 'vraies alternatives' selon vous? S'il y en a de si évidentes, pourquoi pensez-vous qu'elles ne soient pas davantage privilégiées?
Tout à fait d'accord avec vous sur les efforts à mettre en oeuvre pour réduire les consommation, la France est un bien mauvais élève dans ce domaine...
Réponse de le 15/11/2018 à 17:40 :
@Lil
ni mature: en effet il n'existe pratiquement pas de solution de stockage et puisque la production de l'éolien est inetrmittente ce la necessite de compenser par des energies "immédiatement" disponibles (nucléaire ou energies fossiles) donc plus on produit en éolien et plus on a besoin des centrales nucléaires (cas de l france) ou centrale à charbon ou lignite (cas de l'allemagne) c'est au global pas du tout vertueux du point de vu environnemental.

ni rentable: l'éolien n'est rentable que grace aux subventions de l'état (donc du contribuable) qui impose soit le rachat à 82 €/MWh (soit plus de 2X le prix des autres energies) ou compense les écarts de rémunération (dans les mêmes proportions) lorsque l'éolien est vendu sur le marché. les investissements sont importants (1.3 M€ par MW installé)

.

Les alternatives? il n'y en a pas de véritables à ce stade à ma connaissance et c'est justement pourquoi il ne faut pas gacher nos impots dans des sparadra sur la jambe de bois. Le nucléaire malgré ses risques ne produit pas de CO2 et c'est toujours mieux (enéspérant que l'état et EDF maintiennent ses exigences en matière de sécurité) en attendant d'avoir les solutions. la recherche c'est tout ce qui vaut et qui amène des emplois en France (les éoliennes sont toutes fabriquées à l'étranger, il ne reste que l'installation qui implique des sociétés du batiment, et l'exploitation ne nécessite que trés peux de main d'oeuvre car tout est automatisé et centralisé même parfois à l'étranger))


le gros scandale est que l'état à déréglementé pour permettre une multiplication des projets éoliens pour satisfaire ses objectifs (23% de production par ER) et a laissé ces projets a des sociétés privées qui démarchent directement des propriétaires privés (les communes n'ont pas leur mot à dire, pas plus que les administrés) en signant des baux emphytéotiques (ça date du droit de l'empire romain !!) qui les engagent irrévocablement. Les soit-disant études d'impact sont financées entièrement par ces sociétés et le seul vrai décisionnaire final est le prefet mais qui est lui-même aux ordres du gouvernement dans l'application de la loi de transition énergetique. Donc c'est totalement anti-démocratique avec de gros soupçons de prise illégale d'interêt pour certain élus éblouis par les revenus potentiels (jamais guarantis et dérisoire comparé à ce que les société gagnent). Sans parler des baux emphyteotiques qui donnent le droit à ces sociétés de céder à leur discrétion l'ensemble de leurs contrats (et donc de leurs obligations) à d'autre sociétés d'exploitation (ce sera sans doute le cas lorsque le prix de l'éolien ne sera plus subventionné) qui n'auront pas forcément la même solvabilité. il n'est provisionné que 50000€ pour le démantellement en fin de vie des éoliennes alors que le coût est estimé à 450000€ pou rendre la terre et les chemins d'accés de nouveaux exploitablex comme à leur origine (le + souvent des terrains agricoles).

Bref l'éolien n'est pas un problème en soi c'est le contexte energétique et surtout la façon dont sont utilisées les finances publiques qui constituent le problème. On engraisse des sociétés privées grâce à nos impots pour des bénéfices pour la société qui sont minimes. Les projets éoliens sont des "cash machine" grâce aux subventions de l'état. les investissements sont rentabilisés en moins de 7 ans alors que les subventions sont guaranties pendant 15 ans et les coûts d'exploitation sont faibles.
a écrit le 14/11/2018 à 13:20 :
Y a des pays où les gens sont copropriétaires des éoliennes, ça les motive (revenus à engranger), mais ça ne fonctionne plus que par appel d'offre, je crois, il faut de grosses entités capables d'emprunter des sommes conséquentes.
En Suède j'ai campé près d'une grande éolienne en forêt, le seul truc gênant étant, si on est tout près, le bruit de fouet des pales coupant l'air à chaque passage.
Contre les ventilateurs dans les campagnes, y a le nucléaire, compact et puissant, sous sa cloche bétonnée.
Réponse de le 14/11/2018 à 15:55 :
C'est le cas en France aussi, de plus en plus de parcs sont développés via du financement participatif permettant aux riverains de s'impliquer dans les projets. Cela fonctionne très bien et se développe de plus en plus!
a écrit le 14/11/2018 à 13:16 :
Il y a regulierement des sorties anti-EnR de partisans avoués ou non du nucléaire. leur but est de faire leur possible pour freiner le developpement des EnR.



Leur mauvaise foi peut se resumer en un exemple : comparer le cout de production d'une eolienne juste installée qui doit donc s'amortir ou nucléaire amorti.
Alors que ce dernier est a 4,2 c€ / kWh (ARENH) mais qu'EDF en demande 5, les eoliennes neuves demandent 6,3 c€ / kWh, sans cout de demantelement ni gestion des dechets sur .... 100 000 ans.
La comparaison avec le cout du kWh sorti EPR est pire : 10 à 12 c€ comme le dit l'auteur.
a écrit le 14/11/2018 à 11:40 :
"De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue" c'est un peu court comme explication. D'autre part si c'est le cas dans le nucléaire pourquoi ne serait-ce pas la même chose dans l'éolien ? Une éolienne qui ne tourne pas ne produit rien, une éolienne par vent trop fort doit être freinée, voire arrêtée. N'est-ce pas une perte d'énergie. Quant au démantèlement futur, que fera-t-on des tonnes de béton nécessaire à leurs implantations.
Réponse de le 14/11/2018 à 12:26 :
Concernant les centrales nucléaires au niveau énergétique c'est la déperdition de chaleur qui est monstrueuse. Au niveau financier c'est pire. Et on ne sait toujours pas comment démanteler tout ça... Il ne s'agira pas là d'un problème de tonnes de béton mais sachez qu'on en est déjà à plusieurs millions de m² de déchets radioactifs, ouvrez les yeux.
Et une éolienne qui ne tourne pas ne consomme pas d’énergie puisque le vent est son seul carburant
Réponse de le 14/11/2018 à 12:57 :
Un réacteur nucléaire produit de la chaleur à très haute température. Seul 1/3 de cette chaleur est effectivement transformée en électricité. Les 2/3 sont directement évacués pour refroidir l'installation sous forme de vapeur (les évaporateurs évacuent en gros 1 tonne d'eau vaporisée par seconde).
Quant à l'eau tiède produite, elle est parfois réutilisée pour chauffer des serres, mais en général elle est remise dans le milieu naturel, ce qui pose des gros problèmes pour la faune aquatique.

Bref, le rendement en fonctionnement d'une centrale est de l'ordre de 30%. Sauf que périodiquement une centrale doit être arrêtée pour recharger le combustible, le taux de disponibilité est de l'ordre de 70%.

Pour une éolienne, la question du rendement est différente.
Si l'on considère le rendement par rapport à une limite théorique qui serait que 100% de l"énergie cinétique de la masse d'air en mouvement est récupérée (l'air est stoppé), le rendement ne dépasse pas 40%.

Mais l'éolienne par elle même ne gaspille pas les 2/3 de l'énergie qu'elle produit pour son propre fonctionnement. Son rendement propre est de l'ordre de 95% (pertes de frottements, mécanique, alimentation des capteurs et de l’électronique de régulation)

Pour ce qui est de la disponibilité, on sait qu'en plus du facteur météorologique, s'il n'y a pas de demande instantanée, on freine les machines. Donc si on couplait les éoliennes avec des dispositifs de stockage on aurait un rendement final bien plus élevé.

Une éolienne qui ne tourne pas ne coûte rien, alors qu'une centrale qui ne tourne pas réclame toujours une surveillance, une maintenance, un approvisionnement électrique etc etc.
Réponse de le 14/11/2018 à 14:45 :
Où y a t'il une perte d'énergie ? Le vent n'est pas une énergie finie, c'est bien le sens de renouvelable. Alors oui, une éolienne ne peut produire que 25 % de sa capacité, du fait que la force du vent est variable. Si le vent soufflait en permanence à 90 km/h, les éoliennes tourneraient à 100%. Alors que oui, c'est un fait, on ne convertit en électricité que 30% de l'énergie contenue dans l'uranium enrichie. Et l'uranium, comme le pétrole, est une énergie de stock au contraire du vent. Un jour à force de le consommer, il y en aura plus. Enfin, le béton comme celui utilisé pour votre logement est 100 % valorisable. Et celui-ci des éoliennes n'est pas contaminée par la radioactivité. Voulez vous qu'on parle de démantèlement des centrales nucléaires ?
a écrit le 14/11/2018 à 10:25 :
Un indice à prendre en compte c'est que le milieu agricole et docn rural a été totalement prit en main par le lobby de l'agro-industrie et la finance qui lui est liée, or cette agro-industrie via le traitement par irradiation des aliments afin qu'ils résistent mieux au temps est étroitement lié au lobby du nucléaire.

Du coup il est logique que via les exploités agricoles on puisse diffuser cette propagande, ils ont bien réussi à faire croire aux agriculteurs qu'il fallait tuer la terre pour y incorporer des produits chimiques pour être paysan, alors la nuisance des éoliennes et autres idées nouvelles n'est qu'un jeu d'enfants.
a écrit le 14/11/2018 à 8:47 :
Le problème majeur de l’éolien est avant tout son intermittence qui oblige de mettre en place des capacités de production en puissance très supérieures à celles nécessaires avec des moyens de production pilotables. Le facteur de charge moyen de l’éolien a été de 20,2% en 2017 d’après RTE Enedis. Cela ne veut pas dire qu’une éolienne ne fonctionne que 1/5 du temps mais que sur une année une éolienne de puissance 2MW ne fournira pas plus d’énergie qu’une centrale pilotable de 0,2MW. Pour être honnête, il faut bien sûr considérer qu’une centrale pilotable aura plutôt un facteur de charge moyen de 80% et que donc à puissance équivalente l’énergie fournie par un parc éolien sera au mieux le quart de celle fournie par une centrale pilotable de même puissance.
Si l’affaire s’arrêtait là, il suffirait seulement de quadrupler les puissances nécessaires installées ; cela coûterait cher mais que ne ferait-on pas pour sauver la planète ! Malheureusement, cette énergie disponible n’est pas toujours en adéquation avec les besoins et tant que des moyens de stockage à grande échelle ne sont pas disponibles (il faudrait d’ailleurs des moyens de stockage de très grande capacité de l’ordre de la consommation française d'une semaine c’est-à-dire environ 10TWh !), il faut plutôt considérer non pas le facteur de charge éolien moyen sur l’année de 20% mais celui sur lequel il est possible de miser avec certitude à tout moment de l’année (disons 98%) et qui est de 5% environ.
Cela signifie que pour éviter à plus de 98% un éventuel ‘black-out,’ il faut non pas sur-dimensionner le parc éolien d’un facteur 4 en puissance mais d’un facteur 16. Il suffit de regarder les statistiques officielles de production éolienne en période anticyclonique comme cet été entre le 20 juillet et le 10 août 2018 pour se rendre compte de cette réalité. Le 24 juillet par exemple, le parc éolien français a fourni pendant plusieurs heures moins de 100MW sur les 14000MW installés soit moins de 1%.
Si on considère la production nucléaire française 2017 de 380 TWh, il faudrait pour produire sur l’année cette même quantité d’énergie 107000 éoliennes de 2MW mais plus de 400000 pour se prémunir des risques de ‘black-out’.
On comprend dès lors mieux pourquoi les énergies renouvelables et en particulier l’éolien conduisent inexorablement à une hausse des factures d’électricité. Il suffit d’ailleurs de se tourner vers l’Allemagne pour avoir en vrai grandeur ce qui va nous arriver si la folie éolienne perdure.
- Pourcentage d’électricité allemande produite par les renouvelables 33%
- Pourcentage d’électricité pilotable : 61% (charbon et lignite 47%, gaz 13% et Fioul 1%)
- Prix du kWh environ 2 fois plus élevé qu’en France

Je passe évidemment sur la pollution engendrée et sur les émissions de CO2 de l’ordre de 10 fois celles de la France pour la seule production d’électricité !

Il n’est pas question non plus vanter la beauté des tours des centrales nucléaires ou des lignes à haute tension, mais on peut s’étonner que les mêmes qui dénoncent avec raison le saccage des paysages par des pylônes d’une soixantaine de mètres de hauteur prônent l’installation tout azimut de structures métalliques dont la hauteur dépasse maintenant 180m.
Quant au démantèlement, il n’est pas sûr que les millions de tonnes de béton enfouis dans nos campagnes et nos forêts (environ 1500 à 2000 tonnes pour une seule éolienne de puissance) ne deviennent pas très vite un casse-tête financier. En fait, il ne le sera sans doute pas car il ne sera pas gérer du tout et que la plupart des promoteurs éoliens aura fait faillite avant que le problème de ne se pose et laisse à la large des communes ou des particuliers crédules le soin de gérer (ou plutôt de ne pas gérer cette affaire).
Je passe sur le problème bien réel des nuisances traité avec désinvolture par l’auteur et pour lesquelles les associations et les mouvements écologistes ont une très grande responsabilité en refusant en particulier de reconsidérer les distances minimales d’implantation (500m aujourd’hui) alors que la hauteur des éoliennes atteint maintenant près de 200m. Cette distance devrait pour le moins être liée à la hauteur de la machine mais hélas cela nuirait à la rentabilité extrêmement juteuse d’un marché qui devient de plus en plus, avec l’aide des pouvoirs publics, un marché mafieux (obligation d’achat de l’électricité éolienne, tarif de rachat proprement scandaleux et payé par les contribuables, méthodes de démarchage hautement critiquables, prise illégale d’intérêt des élus…)
Réponse de le 14/11/2018 à 12:08 :
Excellente analyse. Bravo
Réponse de le 14/11/2018 à 13:17 :
Qualifier d'excellente une analyse qui fait des calculs à la louche sur des simples affirmations nébuleuses... Bon, en fait, qui a raison, je m'en moque. Tout cela ce n'est que s'attacher à des éléments secondaires sans se préoccuper du principal. ---- La seule chose que je sais c'est qu'un accident d'eolienne fera toujours moins de victimes qu'un accident nucléaire. Et sans contaminer les sols et les magnifiques paysages... Vous voulez du nucléaire ? Très bien mais alors accueillez les centrales dans vos communes d'habitation ou près de celles-ci.
Réponse de le 14/11/2018 à 14:08 :
Bien que je n'en partage pas toutes les conclusions, sur le fond votre analyse technique pose les bonnes questions.

Le problème est qu'aucun producteur d'énergie ne donne jamais le coût RÉEL de l'électricité qu'il founit. Ainsi le prix du courant d'origine nucléaire: ses détracteurs affirment que pour l'EPR, il serait de 120€ le MWh. Or ceci n'est vrai que pour les 2 premiers réacteurs, qui arrivent après 20 années d'arrêt de la filière, donc avec une perte de compétences industrielles colossale (il n'y a plus personne en France sachant faire une soudure certifiée, une dalle en béton ou une pièce de fonderie de grandes dimensions, alors que dans les années 80/90 ces compétences étaient largement disponibles). Compte tenu de la courbe d'apprentissage industrielle classique et de l'effet de serie, bâtir un parc de 10 EPR permettrait de descendre facilement le prix à moins de 80€. Et encore faut-il noter que cette production étant très facilement pilotage et les arrêts de tranche étant programmables longtemps à l'avance, il n'y a aucun besoin de construire du stockage et les besoins en redondance sont très limités. D'un autre côté, les partisans du nucléaires "oublient" systématiquement de mentionner que le coût du démantèlement des réacteurs et du stockage à très long termes des déchets est encore largement inconnu, et donc très probablement fortement sous-budgeté dans le coût du MWh nucléaire. Il faudra aussi estimer le coût de la sécurité (à ne pas confondre avec la sûreté qui, elle, est déjà prise en compte à très haut niveau) vis-a-vis des menaces terroristes notamment, facteur relativement récent dont on peut craindre qu'il n'ait pas été correctement pris en compte.

Du côté des renouvelables, leurs partisans citent systématiquement des prix au MWH très flatteurs, mais... qui omettent systématiquement d'inclure le coût de la gestion de l'intermittence. Laquelle, comme vous le soulignez, demande de manière incontournable un très fort et coûteux renforcement du reseau electrique de transport et des interconnexions internationales, une redondance énorme, le développement de capacités de stockage littéralement hors de prix (et la c'est une partie de mon metier), ou encore -et le plus souvent- la construction d'unités de production à flamme (centrales au gaz à cycle combiné dans le meilleur des cas, mais au fioul lourd ou au charbon trop souvent, comme en Allemagne et en Pologne...). Et ces moyens de production pilotables à flamme sont d'autant plus cher au MWh qu'ils sont utilisés de manière intermittente, donc inefficace... Bref, le coût du courant éolien terrestre n'est PAS de 60€ / MWh, car il s'agit d'un coût theorisue et tres partiel qui correspond à une disponibilité aléatoire et qui ne dépasse pas en moyenne 20% sur l'année. Le VRAI coût complet doit inclure celui du stockage et/ou du renforcement du réseau et/ou celui des centrales thermiques qui permettront d'atteindre une disponibilité d'au moins 98% sur la totalité d'une année. Et là, on dépasse TRÈS largement les 120€ au MWh...

Bref, tant que le débat se limitera à des prises de position idéologiques et techniquement volontairement tronquées -donc fausses- de la part d'acteurs ayant de gros intérêts économiques dans telle ou telle filière, aucune politique raisonnable et à long terme ne sera possible.
a écrit le 14/11/2018 à 7:37 :
"le comte de Kergolay" : ça c'est de l'argumentation scientifique : les aristocrates à la lanterne ! et viva la revolucion !
Réponse de le 14/11/2018 à 11:24 :
L'auteur de cet article, omet de préciser sa fonction!!
En effet son business est d'accompagner et de financer les promoteurs éoliens, il est le fondateur de greencape finance : https://greencapefinance.com/
ce sont donc ses clients, il défend tout naturellement son beefsteak!!
a écrit le 14/11/2018 à 6:43 :
Personnellement je trouve cela joli et majestueux, les éoliennes. Même près de chez moi.
Nous devons remercier l’auteur de cet article pour sa saine réaction face à la recherche mercantile de la stérile polémique.
Sur le fond, nos luttes écologiques ne pourront rien contre l’inexorable sur-industrialisation de notre planète, répondant aux besoins d’une surpopulation sans solution “humainement“ acceptable.
L’éolien, l’hydraulique, le solaire, limités à quelques pays sont donc tristement inutiles.
a écrit le 13/11/2018 à 19:31 :
Le vrai problème des éoliennes (et du solaire) est soigneusement éludé, c'est son intermittence. A moins de développer des capacités de stockage énormes (barrages STEP, fermes de batteries ou encore production d'hydrogène pour la circulation routière), chaque MW de production éolienne/solaire doit être doublé par un MW thermique. Certes une smart grid permet de réduire cet inconvénient majeur. Ce qui fait que des pays très équipés en éolien comme de Danemark sont aussi ceux qui émettent le plus de CO2 pour leur production électrique. En ayant mis des éoliennes à peu près partout, l'Allemagne arrive péniblement à en tirer 17% de ses besoins en électricité.
Réponse de le 13/11/2018 à 21:10 :
D'accord, mais l'auteur n'en fait pas l'apologie non plus en disant que c'est la panacée de tous les maux énergétiques. Il remet juste les arguments fallacieux des auteurs à leurs places.
Réponse de le 14/11/2018 à 9:20 :
@bruno_bd
RTE gère le réseau public de transport d'électricité en France et est en charge du pilotage du système électrique français (c’est-à-dire de son bon fonctionnement à partir de l’ensemble des moyens de production). Dans son Bilan Prévisionnel 2017, RTE indique que « […] développer un système reposant à 70 % sur des ENRs ne conduit en aucun cas à « doubler » la capacité renouvelable par des moyens thermiques […]. […] les argumentaires alarmistes consistant à considérer nécessaire le développement de moyens de secours systématiques font fi, d’une part, de l’interconnexion de la France avec ses voisins qui permet de mutualiser les flexibilités, et d’autre part, d’une analyse de la contribution statistique de l’éolien et du photovoltaïque à la sécurité d’approvisionnement », (BP 2017, Scénario Watt, p279).
Réponse de le 14/11/2018 à 13:23 :
On aura les heures creuses le jour, pour chauffer les ballons d'eau sanitaire, et non plus la nuit. Il faudra s'adapter. Heures Pleines chères, la nuit, faute de production de masse.
Réponse de le 14/11/2018 à 16:23 :
@Jeremy : c'est pour ça que j'ai évoqué la smart grid comme moyen de réduire ce handicap...
a écrit le 13/11/2018 à 18:44 :
Merci! Enfin quelqu'un pour défendre les énergies renouvelables, à commencer par l'éolien.
a écrit le 13/11/2018 à 18:37 :
On ne peut ôter à quiconque le droit de ne pas apprécier l'implantation d'éoliennes dans certains paysages.
Les éoliennes de crêtes et de littoraux maritimes ont un impact particulièrement marqué, même si l'éolienne en elle-même est plus esthétique que des pylônes pour l'électricité avec de lignes accrochées.
Il aurait fallu demander à Cézanne ce qu'il aurait pensé d'une éolienne sur la Sainte Victoire!
Réponse de le 13/11/2018 à 19:15 :
Il aurait fallu demander à Cézanne s'il préférait y peindre une centrale charbon, une centrale fioul , une centrale nucléaire ou une rangée d'éoliennes...

Je pense qu'il aurait dit "Ils me font c...r avec leurs questions à la con, je vais aller peindre ailleurs...Il parait que c'est joli à Plogoff" .

Même s'il a peint la Seine à Bercy avec une "magnifique" drague en arrière plan ce qui prouve qu'il n'était pas totalement hermétique à la civilisation.

Pour les éoliennes, le syndrome NIMBY (not in my backyard... pas chez moi) joue à plein. C'est bien connu les gens veulent des gares mais pas les rails, des magasins mais pas les clients à la caisse, des administrations mais pas d'impôts, des jobs mais pas d'usines etc etc..

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