Eoliennes géantes  : va-t-on défigurer la France pour rien ?

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L'éolienne offshore dans le port de Saint-Nazaire.
L'éolienne offshore dans le port de Saint-Nazaire. (Crédits : Reuters)
OPINION. Le choix économique de développer ces installations n'est pas justifié. Pire, comme elles doivent être fortement subventionnées, elles réduisent le pouvoir d'achat des Français. Par Bernard Durand, géochimiste des combustibles fossiles, ex-directeur de la division Géologie-Géochimie de l'IFPEN et ex-directeur de l'ENS de Géologie, membre du Collectif STA.

Partout en France, les éoliennes géantes polluent maintenant nos paysages et notre patrimoine historique. Des pays entiers sont déjà défigurés, comme la Somme ou le Nord-Est de la Charente-Maritime. Rien ne semble pouvoir arrêter ce massacre, malgré le nombre rapidement croissant de citoyens qui se révoltent. Bientôt, ce déferlement, cantonné jusqu'ici à terre, polluera aussi notre littoral et nos îles côtières. Dans dix ans, au rythme effréné de construction imposé par notre gouvernement et notre Parlement alliés des promoteurs, combien restera-t-il encore de Français hors des grandes villes qui auront encore la chance de ne pas vivre jour et nuit dans une cage d'éoliennes géantes ?

Complicité des élus locaux

Tout cela a lieu avec la complicité active ou passive de beaucoup d'élus locaux mais aussi de militants d'organisations se prétendant écologistes, autoproclamées défenseurs du climat. Celles-ci prétendent que l'éolien (et le solaire photovoltaïque), nous sont indispensables pour faire face à l'urgence climatique, mais aussi pour sortir du nucléaire. Nous aurions donc l'ardente obligation de les développer dans notre pays.

Eolien (et solaire photovoltaïque) ne peuvent pourtant rien pour le climat : les émissions de CO2 de notre électricité sont déjà très faibles, les plus faibles de tous les grands pays industrialisés, parce que nous utilisons pour la produire essentiellement du nucléaire et de l'hydroélectricité. Pour répondre à l'urgence climatique, c'est sur l'habitat et les transports, très émetteurs, qu'il aurait fallu faire porter l'effort. Cela n'a pas été fait, car les énormes sommes gaspillées pour l'éolien et le solaire ont tari les financements pour agir dans ces secteurs. Le choix de l'éolien et du solaire n'a donc fait qu'empêcher des actions réellement efficaces pour le climat, et très créatrices d'emploi, contrairement à l'éolien et au solaire. Ceux qui ont fait ce choix ont donc une lourde responsabilité dans ce retard !

Des centrales non pilotables

Eolien (et solaire photovoltaïque) ne permettent pas plus de fermer nos réacteurs nucléaires : leur puissance totale, donc leur nombre, nous est indispensable pour faire face aux périodes sans vent et sans soleil, fréquentes en particulier pendant les soirées d'hiver, quand notre consommation est maximale. Car tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité en quantités suffisantes, et cela n'arrivera peut-être jamais, on ne peut pas remplacer des centrales électriques pilotables, c'est-à-dire des centrales obéissant à la volonté humaine, par des centrales qui ne le sont pas, comme les centrales éoliennes et solaires, qui n'obéissent qu'à la météo. Pour sortir du nucléaire, pilotable, on ne peut que le remplacer, à puissance totale égale, par des centrales pilotables à charbon ou à gaz, comme en a l'Allemagne. De ce fait, les émissions de CO2 de l'électricité produite par ce pays sont 10 fois les nôtres par kWh produit ! Est-ce cela que veulent pour notre pays nos intransigeants défenseurs du climat ?

Développer l'éolien et le solaire, c'est en fait ajouter à un réseau de centrales pilotables un réseau inutile de centrales non pilotables. Or cela rend l'électricité très chère, puisque :

- Le coût d'investissement en centrales électriques est augmenté : Il faudrait ajouter à notre puissance actuelle de centrales pilotables une puissance encore supérieure d'éolien et de solaire non pilotables pour produire avec ceux-ci seulement 30 % de notre consommation.

- A quantité d'électricité produite égale, éolien et solaire, non pilotables, font diminuer la production des centrales pilotables : Ces dernières conservant les mêmes charges fixes (salaires, coûts de maintenance...), leurs coûts au kWh augmentent.

- Pour faire fonctionner en harmonie les deux réseaux de centrales, il faut développer et renforcer le réseau électrique, ce qui a aussi un coût élevé.

Aussi bas que devienne le coût de production de l'éolien et du solaire photovoltaïque, ils feront donc quand même augmenter le coût de l'électricité, pour les raisons ci-dessus. Et si stockage il y a un jour, son coût s'ajoutera au coût de production.

Eolien et solaire photovoltaïque ne pourront donc jamais se développer sans de copieuses subventions de toutes sortes, comme cela est le cas en Allemagne où le coût de ce développement a été évalué à 525 milliards d'euros entre 2000 et 2025, et pourrait atteindre sur sa lancée 1.000 milliards d'Euros en dépenses cumulées * :

Augmentation des taxes

Intégrées au départ en France dans la taxe sur l'électricité appelée Contribution au service public de l'électricité (CSPE), ces subventions figurent maintenant sur le Compte d'affectation spéciale transition énergétique (CASTE) du budget de l'Etat, alimenté entre autres par une augmentation des taxes sur la consommation de carburants ! En 2018, la somme prévue au titre de l'éolien et du solaire photovoltaïque, y compris le remboursement partiel des sommes restant dues à EDF à ce titre par le gouvernement, est d'environ 7 milliards d'euros. Mais il faut ajouter, hors CASTE, le coût de l'augmentation des taxes dites d'acheminement et d'utilisation du réseau, dues au renforcement nécessaire du réseau électrique, mais aussi des subventions devenues nécessaires aux centrales pilotables pour éviter qu'elles ne mettent la clef sous la porte. Et aussi ajouter une taxe sur l'électricité de 2,7 centimes d'euros TTC, héritage de la CSPE, qui n'a pas été supprimée. Sans compter les défiscalisations, subventions déguisées et cadeaux de bienvenue accordés aux promoteurs par l'Etat et les collectivités ! Soit au total environ 20 milliards d'euros par an.

Cela représente 300 euros par Français et par an, soit pour un ménage moyen avec deux enfants une dépense de 1.200 euros, moitié taxes sur l'électricité, moitié taxes sur les carburants et subventions diverses. Mais ceux dont la consommation de carburants est la plus forte, ruraux et habitants des grandes banlieues très dépendants de leur voiture, qui forment les gros bataillons des gilets jaunes, sont bien plus impactés. Et aussi les petits retraités, qui doivent ainsi consacrer à l'énergie une part intolérable de leurs ressources. Le développement voulu par notre gouvernement et notre parlement alliés aux promoteurs conduira au doublement de ces sommes en 2025, et détruira globalement des emplois, parce qu'une grande partie, consacrée à l'achat d'éoliennes et de panneaux solaires à l'étranger, n'en sera pas dépensée en France. Les gilets jaunes ne sont pas près d'être rangés au placard !

L'électricité ne manque pas en France

L'électricité ne manque pas en France, et notre gouvernement souhaite en faire diminuer la consommation : pourquoi alors produire de l'électricité supplémentaire avec de l'éolien et du solaire, qui ne répondent ni à l'urgence climatique ni à la diminution de notre parc nucléaire ? L'éolien détruit aussi l'environnement rural, dégrade la santé des riverains et dévalue leurs biens immobiliers ! Détruire l'environnement pour quelque chose qui ne sert à rien, coûte très cher au consommateur, est antisocial parce qu'il accroit la précarité énergétique en France et détruit globalement l'emploi !

Supprimer toute subvention à ces électricités inutiles, c'est rendre du pouvoir d'achat aux gilets jaunes, ainsi qu'à beaucoup d'autres ! Il faut immédiatement stopper le ruineux éolien en mer, déjà prévu pour 25 milliards d'euros, plus 5 milliards pour la construction de lignes à haute tension !

Elus de tous bords, souhaitez-vous rester dans l'histoire comme ceux qui auront permis, par votre passivité ou votre complicité, de défigurer la France avec des éoliennes géantes ? Demandez d'urgence à notre gouvernement d'arrêter de berner vos électeurs et de leur faire les poches avec l'éolien et le solaire photovoltaïque au seul profit des promoteurs de ces énergies, et au détriment du climat, de l'environnement et des consommateurs, y compris les plus pauvres, dont les gilets jaunes.

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a écrit le 21/02/2019 à 10:11 :
On démarre sur l'éolien, on attrape au passage le solaire, puis on revient sur l'éolien en glorifiant notre nucléaire... Éolien et solaire sont deux technologies distinctes qui n'ont pas du tout les mêmes qualités ni les mêmes couts. La géothermie n'est pas abordée avec un potentiel énorme ainsi qu'une approche mixte pour favoriser la production locale. Plis d'autonomie en local peut grâce à des technologies de conversion d'énergie modernes alléger les contraintes sur le réseau et contenir le besoin en investissement lourds et à fort impact environnemental (quel que soit la technologie). Bref pas très rigoureux pour un CV long comme le bras...
a écrit le 12/02/2019 à 17:23 :
Disons les choses simplement. EOLIENNES = FRIC. Un promoteur (voir les comptes sur infogreffe) peut gagner jusqu'à 220 % de rendement annuel sur capital initial investi. Un autre c'est 25 % de bénéfice net après impôt de son chiffre d'affaires. Et ainsi de suite. Et encore, ce bénéfice résulte partiellement de la vente d'usines clés en mains à des fonds dont le rendement lui est alors assuré à près de 10 % pendant 20 ans. Cette économie actualise des flux futurs mais endette le contribuable et le consommateur pour autant, au motif qu'il faut aider au développement de la filière ! Que de mensonges ! quel trafic ! Que cela est choquant. Un tel système économique est mortifère. Rien de plus. Il ne faut pas s'étonner de voir des mafias y avoir investi de près (là aussi, voir corruption, éolienne et Italie sur internet). CA NE PEUT PAS DURER.
a écrit le 01/02/2019 à 16:12 :
Manifestement le sujet n'est pas simple, vu le nombre de commentaires.
En tout cas, l'éolien terrestre surfe sur les difficultés des agriculteurs en leur offrant des rentes confortables, ce n'est presque pas exagérer que de parler de prosti tution.
a écrit le 30/01/2019 à 16:39 :
Tout est faux dans cet article c'est du lobbying pro-nucléaire bas de gamme répétant toujours les mêmes inepties ! Le prix du MWh EPR est désormais proche de 120 euros alors que celui de l'éolien est de 55 euros et le solaire 52 euros aux derniers appels d'offres en France et celui de marché de plus de 60 euros. La cour des compte a sorti un rapport en 2018 reconnaissant les retombées positives des renouvelables et le retard industriel par rapport à l'Allemagne ou la Suède. On n'implante pas d'immenses machines dans les paysages et l'éolien est largement bien accepté. L'idée que l'on va couvrir les paysages est destiné à faire peur après avoir raconté n'importe quoi. Tous les pays autour de nous font des renouvelables et la majorité à 100%. Le nucléaire craint pour ses rentes. Il est obligé d'être à l'arrêt à chaque canicule y compris en bord de mer comme cet été en Suède, Finlande, Allemagne, France (17 réacteurs arrêtés en 2003). il est indéfendable face aux missiles hypersoniques actuels et rendrait la France inhabitable en moins de 60 secondes. Les déchets durent plus de 100.000 ans sans solutions économique à court terme pour les réduire à 300 ans au mieux (Gen IV encore plus chère et plus risquée). On travaille sur le réseau Entso-e de 39 pays et en Allemagne les périodes sans guère de vent ne dépassent pas 16 jours depuis des décennies de méteo donc le stockage type hydrogène et Power to Gas ne représentent qu'une part très limitée. 25 grands pays et Etats dont la Californie 5e puissance mondiale passent déjà aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050. Il existe plusieurs dizaines d'études scientifiques, d'opérateurs de réseau et de modélisation très pointues confirmant la possibilité de passer aux 100% renouvelables en Europe sans couvrir les territoires d'éoliennes, on augmente les bâtiments producteurs d'énergie, les réseaux de chaleur, l'éolien offshore et flottant et dans un proche avenir aéroporté (2 à 8 fois plus de puissance et une moyenne de 500 m de hauteur sans gêne pour l'aviation). Bref tout une gamme de solutions et d'intégration où l'éolien entièrement a une part à jouer pour le développement des territoires bien mieux que ne le fait le nucléaire et à plus bas prix pour l'économie, les emplois et l'avenir. Cette phobie anti-éolienne d'une poignée d'extrémistes retraités du nucléaire en France qui a accru les prix de cette énergie tout comme à été défavorable y compris au secteur nucléaire qui y est impliqué (dont Alstom vendu à GE) est abjecte par ses mensonges et lobbying éhonté qui ne correspond pas à l'immense majorité des cas.
Réponse de le 31/01/2019 à 15:27 :
Il me semble, moi, que les raisonnements développés dans cette article méritent mieux que la violente caricature que vous en faites. Ces outrances mises de côté, je ne vois rien, dans vos commentaires qui puissent répondre aux questions que pose cet article, notamment :
- l’impuissance de l'éolien et du solaire à réduire les émissions de GES de la France,
- l’électricité allemande qui émet 10 fois plus de GES par KWh que l’électricité française (je pense plutôt 8 fois d’après Eurostat 2016),
- le prix du KWh pour un ménage moyen allemand qui est 80% plus cher que pour un ménage français (30,48 cts/KWh contre 16,9 - Eurostat 2017).
Ce sont de vraies questions. Elles méritent qu’on y réponde avec objectivité, car elles conditionneront l’avenir de nos enfants et du climat.
Mais au fait, le climat... vous n’en parlez jamais !
Réponse de le 08/02/2019 à 20:29 :
Bonjour Monsieur.
Surprenante votre réaction!!!
Manifestement, vous devez habiter la ville pour oser écrire que l'éolien est largement bien accepté. C'est faux, et je l'affirme parce que j'habite la campagne en Charente où les conditions de vent sont à peine favorables à l'éolien et où la population n'en peut plus des ces parcs éoliens qui ne cessent de fleurir, et pourrissent dans tous les sens du terme notre environnement. Il ne se passe pas un jour sans qu'une ville ou un village doive se battre pour pour échapper au massacre. Regardez une carte d'implantation de l'éolien avant d'écrire que l'on n'est pas entrain de couvrir la France avec ces machines. Vous avez presque raison sur cette affirmation, ce n'est pas la France qui est défigurée, c'est seulement toute la campagne française. Manifestement, l'avenir de la ruralité ne compte pas du moment que la lumière jaillit en ville. Ça c'est du concret, c'est du vécu. Et ce ne sont pas vos chiffes et autres stats qui peuvent le démentir.
Réponse de le 12/02/2019 à 17:31 :
Comme toujours, le promoteur proéolien dissimulé s'en prend au nucléaire pour détourner l'attention du vrai sujet. La vérité est que le nucléaire est une énergie stable. L'éolien produit une électricité aléatoire et intermittente. L'éolien est inefficace et ne peut rester que marginal. La probabilité d'utiliser l 'électricité éolienne n'est que de 6 % (rendement de 25 % seulement pour servir 25 % des heures de pointe = 1 /4 /4 = 6 %)
Comparer le coût d'une énergie aléatoire et non stockable avec celui d'une énergie pilotable ou stockable n'a aucun sens. Au mieux, cette électricité devrait couter 6 % de l'énergie pilotable (en pratique, elle est souvent vendue à perte sur le marché spot)
a écrit le 30/01/2019 à 9:32 :
Enfin un article sur les énergies renouvelables objectif et fondé sur des vérités techniques et des chiffres. C'est un véritable détournement d'argent public au profit de quelques acteurs privés: investisseurs (qui se débarrasseront très vite de ces actifs avant tout risque d'obsolescence et d'élévation des coûts de maintenance), promoteurs et quelques propriétaires fonciers de terres agricoles. L'objectif des énergies renouvelables est louable mais en l'état actuel des technologies disponibles (notamment en matière de stockage de l'énergie), cela ne peut rester qu'une part marginale et opportuniste de notre mix énergétique. Chaque projet local devrait à minima faire l'objet d'une "RIC" impliquant les populations directement concernées par le projet.
a écrit le 29/01/2019 à 18:55 :
Bravo. Tout est dit et tout est tu par la caste-clique qui gouverne et pense à notre place.
a écrit le 29/01/2019 à 14:42 :
Les écolos 'oublient' de compter dans le coût de revient du MWh de l'énergie renouvelable qu'il faut y rajouter les frais de stockage. Et là c'est beaucoup moins séduisant !
a écrit le 29/01/2019 à 12:41 :
La transition énergétique est une impossibilité physique donc une grande arnaque (conséquence de la loi de la conservation d’énergie). la technologie aura toujours besoin de ressources minérales et d’énergie. Toutes nos activités nécessitent de pétrole même les transformations énergétiques, le vent est renouvelable, mais pas l’éolienne. (minéraux, fabrication, transport, installation et maintenance et je ne parle pas des lubrifiants, isolants des câbles et informatique). Cela fait 34 ans que nous trouvons moins de pétrole que nous en consommons, en 2016, 2,8 milliards de barils pour 35 milliards de conso. 2017 a été encore pire. En agriculture par exemple vous remplacez l’énergie des machines agricoles par quelle autre énergie, sachant qu’aujourd’hui il vous faut en moyenne 100l/ha de diesel, et des phosphates irremplaçables dont le pic est prévue dans une vingtaine d’années? Juste un exemple pour les éoliennes, complètement durable et soutenable ? La transition énergétique se fera (guerres, faim, pandémies?) en retournant vers 1800, mais bien sûr avec certainement moins de 1 milliard d’individus sur la planète! J'aime tordre le cou aux politiques, aux journalistes et aux économistes qui ne comprennent rien à l’énergie, grandeur physique qui répond à des lois qui ne peuvent pas être contournées !
https://imgur.com/a/6dEDt
https://www.youtube.com/watch?v=NtIgcNR5ulc
http://petrole.blog.lemonde.fr/2018/11/01/minuit-et-quart/
a écrit le 29/01/2019 à 11:27 :
Excellent article. La laideur de ces éoliennes est à son maximum la nuit,car elles sont coiffées de phares rouges ou blancs,transformant nos plaines en gigantesques aéroports. Seuls bénéficiaires : les propriétaires des terrains sur lesquelles elles ont été érigées,qui touchent une rente annuelle très confortable et les communes de même.
a écrit le 29/01/2019 à 8:29 :
Poser la question, c'est déjà y répondre : pour rien, tout est dit.
a écrit le 28/01/2019 à 23:54 :
Excellente analyse
La meilleur sur le sujet que je voit depuis longtemps*
a écrit le 28/01/2019 à 22:34 :
Enfin, la gigantesque arnaque de l'éolien commence à être dénoncée, même par les politiques (cf X. Bertrand), il serait temps. Plus j'étudie cette affaire, plus j'en suis convaincu. La France ne manque pas d'électricité, mais elle est utilisée surtout pour le chauffage, ce qui est absurde (30% de rendement). remplaçons les convecteurs par du gaz, bois, solaire thermique avec stockage dans le sol, pompes à chaleur, géothermie, isolation. Autre ineptie: centrale à biomasse, où on collecte le bois 100 km à la ronde, pour produire de l'électricité avec 30% de rendement, alors qu'un poêle ou chaudière à bois récents ont un rendement de 80 à 90%!
Réponse de le 30/01/2019 à 16:55 :
@ JMD : le bois met 30 à 50 ans pour repousser et pollue en plus de ses émissions (cycle très long pour réinjecter le C02 dans le sol), le gaz est importé (environ 40 milliards d'euros par an d'importations fossiles rien qu'en France et quelques 350 milliards d'euros par an en Europe, avec des prix en hausse à l'avenir), la géothermie coûte cher, la pompe à chaleur consomme de l'électricité hiver comme été, chaque poêle à bois c'est combien de déplacements pour la fourniture, l'entretien etc comparé à la gazéification et réseau de chaleur utilisant toutes les sources de chaud ou froid possibles dont solaire thermique et stockage (vous faites fausse route sur les unités individuelles) qui ont souvent moins d'avantages que les meilleurs réseaux de chaleur (voir "Solar District heating"). L'éolien à son rôle à jouer car il est peu cher, ses prix baissent encore, il devient 100% recyclables y compris les pales, produit de l'hydrogène injectable sur réseau avec ses excédents à coûts nuls, ou du biométhane (P2G rendement industriel 85% Helmeth) n'a pas besoin d'être en surnombre en terrestre a un facteur de charge moyen élevé avec le flottant ou l'offshore et a désormais la possibilité de passer en aéroporté. Voir Skysails Power parmi beaucoup d'autres et partenaire de grands groupe comme Shell, Eon etc selon : https://www.youtube.com/embed/3VKFJ2_cQmM
a écrit le 28/01/2019 à 17:06 :
La réponse au titre de l'article est malheureusement oui.
- pour satisfaire les phantasmes de quelques-uns
- pour satisfaire la cupidité d’une mafia des promoteurs éoliens qui a compris très vite l’aubaine qui se présentait
- du fait de la bêtise et de l’incohérence des politiques qui nous gouvernent.
Réponse de le 28/01/2019 à 20:34 :
De quelle mafia parlez vous? Des chercheurs impliqués dans les EMR ou les ENR ? Soyez sérieux, je vous le dis très amicalement. Ne faites pas dans l'excès ça ne peut que desservir votre propos.

Je rappelle que M. Durand a utilisé pour son pamphlet une photo du projet Floatgen (seule éolienne offshore installée en France !!!).

Les acteurs du projet Floatgen (http://floatgen.eu/fr), projet dont un des partenaires est l’École Centrale de Nantes, devraient apprécier votre comparaison. Cette éolienne flottante et déployée sur le site SEM-REV (au large du Croisic) qui est le 1er site européen d’essais en mer multi-technologies connecté au réseau, site d'importance pour l'expérimentation des EMR (énergies marines renouvelables) et pour aider les industriels à développer des nouvelles capacités de production d'énergie. Floatgen est encore une fois la seule éolienne offshore (flottante) installée en France et il s'agit donc d'un proto, un démonstrateur à des fins de R&D. ll n'y a donc pas péril en la demeure pour le moment, ne vous inquiétez pas. De plus la technologie flottante permettrait à terme d'implanter les éoliennes puissantes loin des côtes (moins de préjudice visuel) afin d'aller chercher les grandes profondeurs et donc les vents plus forts et plus réguliers augmentant ainsi le facteur de charge : un facteur de charge de près de 65% pour le parc écossais de Hywind, seul parc flottant industriel actuellement installé (https://renewablesnow.com/news/hywind-scotland-trumpets-65-capacity-factor-601823/).

Attaquer ainsi un secteur en émergence est très facile car il ne dispose pas des mêmes moyens pour se défendre qu'une industrie installée de longue date et qui a moins besoin d'innover. Vous contribuez à fragiliser tout un écosystème composé de chercheurs, de thésards et d'emplois d'avenir. Faites donc quand même attention à ce que vous dîtes.

La France a le deuxième potentiel éolien offshore d'Europe et nous n'avons aucune éolienne offshore installée mise à part le démonstrateur flottant Floatgen à l'étude actuellement.
Réponse de le 29/01/2019 à 6:55 :
Mais oui bien sur, les centrales nucléaire sont la panacée, un peu à l'image de Brennilis...
Réponse de le 29/01/2019 à 11:39 :
Je parlais de l'éolien terrestre essentiellement et habitant dans une région qui se couvre d'éoliennes de mois en mois, je peux vous dire que les méthodes employées pour convaincre les propriétaires de terrain de les louer aux promoteurs s'apparentent complètement à des méthodes mafieuses avec malheureusement la complicité de certain élus.
Je ne fais pas malheureusement dans l'excès mais ce qui se passe actuellement dans le cadre de l'éolien terrestre n'est pas digne d'un pays comme la France.
Réponse de le 29/01/2019 à 17:31 :
Ok mais l'auteur parle d'éolien offshore et l'illustre avec le projet Flaotgen, c'est pas moi qui l'ai inventé ça. Alors que justement ce projet est là pour travailler à augmenter l'efficacité des moyens de production EMR (énergies marines renouvelables). La France a une vraie longueur d'avance dans la recherche sur l'éolien flottant et les EMR, pourquoi tout mélanger? C'est incompréhensible, tout simplement.
Réponse de le 29/01/2019 à 21:14 :
L'auteur de l'article parle bien avant tout de l'éolien terrestre et son analyse correspond exactement à ce que je peux constater dans ma région qui est déjà parfaitement défigurer par des éoliennes dont les dernières qui seront bientôt installées auront une hauteur de 180m!
Ne détourner pas le problème avec les éoliennes flottantes qui obéissent à une logique un peu différente et qui font seulement l'objet de l'illustration (très mal choisie). Tout le reste de l'article concerne l'éolien terrestre et dans ce domaine il faut bien parler hélas de mafia!
Réponse de le 30/01/2019 à 17:08 :
@ Jardinier : j'ai pas mal d'éoliennes autour de chez moi et ça ne me pose aucun problème c'est très joli à voir tourner et ne pertube pas les lignes d'horizon ni l'environnement. Je trouve qu'il en manque donc vous voyez chacun voit les choses à sa manière. Une majorité de gens apprécie sinon çà se saurait il y aurait des gilets jaunes anti-éolien ou quelque chose comme çà et l'Allemagne stopperait la progression de ses renouvelables et c'est tout le contraire elle est favorable, la Californie aussi, l'Espagne, le Danemark, le Portugal, la Suisse, l'Italie, l'Ecosse etc bref tous les pays européens et au total 197 pays au monde font des renouvelables principalement éolien et solaire. L'éolien est de plus très ancien dans l'histoire. il n'y a qu'en France pays du nucléaire ou chez certains producteurs de charbon etc que l'on trouve une minorité d'opposants, bizarre hein. Les recours ont été systématiques et abusifs en France comme l'a relevé la Commission de régulation de l'énergie CRE. On peut comprendre que des éoliennes étaient parfois mal placées mais de là à être extrémistes et être totalement anti-éolien alors que l'énergie produite est colossale dans le monde, sans risque ni pollution aussi dangereuse que le nucléaire, il y a une marge énorme.
a écrit le 28/01/2019 à 16:28 :
Plusieurs posts reprochent à cet article d'être rédigé par quelqu'un qui a une formation avancée et qui a travaillé dans le domaine.
Si on commence à rejeter ces critères, il ne restera plus grand monde à écouter, y compris dans les ONG.
PS : merci à LaTribune de ne pas censurer ce post …
a écrit le 28/01/2019 à 16:21 :
M. Durand se plaint de quelque chose qui n'existe même pas : une seule éolien offshore installée en France et il s'agit d'un démonstrateur à des fins de R&D. Incroyable de bêtise cet article ou comment taper sur quelque chose d'inexistant!
a écrit le 28/01/2019 à 15:12 :
Mr DURAND,
il n'est ni honnête ni raisonnable de maintenir ou consolider la filière nucléaire. La CSPE recouvre bien d'autres postes que le seul abondement à la filière ENR, renseignez-vous si vous le voulez-bien avant d'émettre un point de vue aussi évidemment partisan.
Permettez-moi également de rappeler ci-dessous la problématique de gestion des déchets nucléaires qui sera un drame, espérons-le seulement économiques, pour les générations à venir:
Les déchets hautement radioactifs sont extrêmement concentrés et toxiques. Si un stock d’une tonne (1 tonne) se mettait à fuir après 1.000 ans, il contiendrait encore assez de radioactivité pour contaminer 100 km3 d’eau! (soit 200 fois la conso annuelle d'eau potable en France…!)
Pour rappel, la période radioactive de quelques radio nucléides au sein du combustible des centrales nucléaires :
- Iode 131 : 8 jours / Iode 125 : 60 jours / - Césium 137 : 30 ans / - Plutonium 239 : 24.000 ans
Nous, citoyens, savons que le principe de précaution a du sens pour l'Etat, aussi la démarche de transition énergétique est en cours, avec beaucoup de retard en France par rapport aux autres pays car le poids la filière Nucléaire y est extrêmement prégnant, la dimension nucléaire militaire en est la principale raison.
Et, pour éclaires le sujet des déchets, voici un lien vidéo humoristique et effrayant à la fois.
http://www.goodplanet.info/video/2016/02/17/insolite-des-chats-qui-changent-de-couleur-pour-detecter-les-radiations/

Veuillez agréer mes salutations
Michel Vanquaethem
a écrit le 28/01/2019 à 15:09 :
CQFD, la "transition énergétique" c'est le faux-nez du capitalisme vert
Réponse de le 28/01/2019 à 16:13 :
… du capitalisme tout court, du moins de celui qui croit que l'écologie est une idéologie moins dangereuse que celle du socialo-communisme.
Quand ce capitalisme comprendra son erreur, il sera trop tard...
Réponse de le 30/01/2019 à 17:15 :
@ Poutine4never ! : normal c'est nuisible aux exportation fossiles et polluantes du Kremlin, de Gazprom et Rosatom !...L e nucléaire centralisé ce n'est pas du capitalisme ? et le pétrole et la gaz c'est écolo ? Et les multiples start-up qui travaillent et prennent des risques dans l'éolien sont des capitalistes alors que le secteur s'est développé à parti de presque rien il y a quelques décennies notamment au Danemark, grand pays du capitalisme par excellence lol !
a écrit le 28/01/2019 à 13:27 :
Mr Bernard Durand doit préférer qu'une boite en cash flow négatif et au bord du dépôt de bilan gère 58 réacteur nucléaires?
Réponse de le 28/01/2019 à 15:10 :
EDF n'est pas au bord du dépôt de bilan. Et si vous vous inquiétez pour ses finances, vous n'avez qu'à supprimer l'obligation qui lui est faite de racheter l'énergie ENR à prix d'or.
Réponse de le 28/01/2019 à 16:53 :
... et de vendre à prix cassé le kWh nucléaire à ses concurrents...
Réponse de le 30/01/2019 à 17:25 :
@ Fake News : EDF est entièrement remboursé par l'Etat de la CSPE et il est par ailleurs largement soutenu, l'Etat répondant à ses augmentations régulières de capital, par exemple lors de ses échecs en Argentine, idem pour ex-Areva désormais Orano renfloué également alors qu'il aurait sinon déposé le bilan et le secteur des renouvelables et la part qui croit le plus rapidement chez EDF comparé au nucléaire qui ne s'exporte quasiment pas sans soutien massif de l'Etat (EPR en Inde en échange de base militaires, en Chine qui vole de ses propres ailes etc)
a écrit le 28/01/2019 à 13:26 :
L'auteur de cet article l'a illustré avec une photo du projet Floatgen (http://floatgen.eu/fr), projet dont un des partenaires est l’École Centrale de Nantes. Cette éolienne et déployée sur le site SEM-REV (au large du Croisic) qui est le 1er site européen d’essais en mer multi-technologies connecté au réseau, site d'importance pour l'expérimentation des EMR (énergies marines renouvelables) et pour aider les industriels à développer des nouvelles capacités de production d'énergie.. Floatgen est la seule éolienne offshore (flottante) installée en France et il s'agit donc d'un proto. Il s'agit d'un démonstrateur à des fins de R&D. l n'y a donc pas péril en la demeure pour le moment. De plus la technologie flottante permettrait à terme d'implanter les éoliennes puissantes loin des côtes (moins de préjudice visuel) afin d'aller chercher les grandes profondeurs et donc les vents plus forts et plus réguliers augmentant ainsi le facteur de charge : un facteur de charge de près de 65% pour le parc écossais de Hywind, seul parc flottant industriel actuellement installé (https://renewablesnow.com/news/hywind-scotland-trumpets-65-capacity-factor-601823/).

La France a le deuxième potentiel éolien offshore d'Europe et nous n'avons aucune éolienne offshore installée mise à part le démonstrateur flottant Floatgen à l'étude actuellement. Nous avons donc beaucoup de retard et beaucoup de potentiel et des compétences reconnues et en devenir dans les énergies marines. Il est donc un peu prématuré et pas vraiment raisonnable de décrier et de vouloir enterrer injustement un mode de production pour l'instant inexistant en France et pourtant prometteur. C'est même insultant pour tous les ingénieurs, les technicien mobilisés sur ces questions complexes qui nécessitent des moyens d'essais importants . Tout ce travail pourrait aboutir à un vivier de compétences et d'emplois à haute valeur ajoutée technique que l'on pourra valoriser à l'export également (les énergies marines renouvelables demandent des compétences techniques très pointues et la France est mobilisée sur ces enjeux via d'importants programmes de r&d).

Cet article est donc injustement alarmiste (une seule éolienne offshore installée en France, je le rappelle!!!) et surtout l'illustre avec une photo d'un projet R&D porté par le secteur académique (labo, école d'ingé, université) et privé dont le but est d'augmenter l'efficacité de ces technos et d'en limiter le plus possible les nuisances. Cela permettra en plus la montée en compétences de la France sur ce domaine d'avenir. Cet article n'est donc rien d'autre que de la propagande destinée à freiner la R&D dans les ENR et les EMR. Cessez d'humilier ainsi les chercheurs, les ingénieurs, les techniciens du privé et du public dans les ENR, mettez un terme à tout cela, ce n'est pas raisonnable. Vous n'aidez pas mais alors pas du tout notre pays en faisant ça bien au contraire!!!!!
Réponse de le 28/01/2019 à 17:00 :
Il est particulièrement instructif de regarder ce site, https://www.electricitymap.org/?page=map&solar=false&remote=true&wind=false qui donne en direct les production d'electricite des différents pays avec la décomposition des différentes energies (charnon, gaz bnucl., , solaire , eolien...) . On y trouve les courbes de productions de ENR pour les dernières 24 h... pour les pays qui ont investi (parfois beaucoup) dans ces ENR. La plupart (sauf les états qui ont beaucoup d'hydraulique) ont un kWh moyen très carbonné, car lors des intermittence, c'est le charbon ou le gaz à fond... Autrement dit, ce ne sont pas des modèles...
a écrit le 28/01/2019 à 12:47 :
Au 17eme siècle la France était couverte de moulin à vent. En Vendée les chouans les utilisaient pour communiquer. C'est juste un retour à la normale. Ceci dit le plan éolien en France semble d'y aller à reculons vu la rapidité des implantations.
Réponse de le 29/01/2019 à 16:58 :
Rappelez-nous la hauteur de ces moulins qui avait alors un certain charme?
Emettaient-ils jour et nuit des 'flash' lumineux?
Etaient-ils subventionnés au delà du raisonnable par tous les contribuables
a écrit le 28/01/2019 à 12:31 :
Tout ce qui est dit est bien embarrassant.... Mais à quoi bon disserter puisque, c'est une vérité, les nouveaux Torquemada, verts de rage, rugissent et condamnent... La planète se fiche pas mal de toutes ces avanies et poursuivra sa route, indifférente.... l'hérésie n'est pas toujours là où on le pense....
a écrit le 28/01/2019 à 12:13 :
M Durand,

Aujourd'hui en France aucune éolienne "GEANTE" n'est encore installée (1 proto sur le site du Carnet en Loire Atlantique, destiné pour l'offshore), d'ailleurs qu'appelez vous une éolienne géante!? D'où sortez vous vos aberrations et le droit de publier des approximations pareilles, qui manque cruellement de chiffre !!
D'autre part vous omettez totalement (et volontairement j'imagine) d'évoquer la pollution de nos déchets nucléaires, des surcouts d'installation (EPR x3) et on parle pas des démantèlements.... et donc avec toutes nos centrales vétustes, vous pensez que nous produiront suffisamment?

Maintenant quand je vois votre CV, il est clair que vos motivations ne font plus de doutes!! Vous servez très bien vos (ex)employeurs et vous entretenez clairement le lobbying.....

Merci LA TRIBUNE pour votre impartialité!!!!

Bernard Durand: Géochimiste pétrolier, il a travaillé à l’IFP et dans le groupe Thissot. Il sera directeur de l’exploration de l’école du pétrole. Il a écrit deux ouvrages : Energie et environnement, les risques et les enjeux d’une crise annoncée en 2007 et La crise pétrolière analyse et mesures d’urgence en 2009.
Réponse de le 28/01/2019 à 13:23 :
OUI, merci La Tribune de laisser s'exprimer des gens compétents.
On n'ose déjà plus parler d'intelligence, bientôt ce sera la simple connaissance du sujet qui sera disqualifiée. Quiconque aura fait un minimum d'étude et ne sera pas salarié d'une ONG ne pourra plus être écouté.
Une mutitude d'impressions erronées ne vaut pas une vérité.
Réponse de le 28/01/2019 à 15:12 :
Les ENR sont du pain-bénit pour les pétroliers-gaziers, car la seule solution efficace à l'intermittence des éoliennes ce sont les centrales à gaz.
Donc si ce monsieur roulait pour ses anciens employeurs, il casserait du nucléaire et encouragerait els ENR !
a écrit le 28/01/2019 à 12:07 :
comment parler de pollution des éoliennes alors que des pylônes électriques barres notre pays d'une laideur pire que les remontées mécaniques des station de skis.
aussi les communes accède a un paiement avec les éoliennes.
je pense que celui qui tire sur les électricités renouvelables sera jugé dans quelque année.
Réponse de le 28/01/2019 à 12:16 :
Cet article démontre parfaitement qu'une bonne part de l'infrastructure devra rester.
C'est particulièrement évident avec les pylones. Il faut bien transporter l'électricité des éoliennes aux utilisateurs !
Vous êtes donc en avance d'une étape, quand les écologistes décideront qu'il faut interdire l'électricité, en plus des feux de bois et de charbon. On sera bien content alors si le climat s'est un peu réchauffé.
a écrit le 28/01/2019 à 10:34 :
@ "Mort de rire", le bien nommé, qui dit être optimiste et avoir beaucoup ri en lisant cet article :

Un philosophe (Cioran) a écrit : " il n'y a que les optimistes qui se suicident".
En plus ils vont au Paradis (pas le terrestre car, celui-là Adam et Eve s'en sont barrés et même Dieu y a renoncé).

L'erreur de cet article est de placer le débat écologique sur le plan des faits concrets ; alors que l'écologie n'est qu'un avatar, même pas nouveau, de la lutte des classes.
Le christianisme et le communisme ont échoué, l'écologie prend la suite avec toujours les mêmes accessoires : langue de bois, information falsifiée, superstitions, interdictions, répression, crises, et finalement guerre qui reste la façon habituelle de régler le vrai problème : la surpopulation !
Il n'y a pas de paradis terrestre, il n'y a pas de grande aube, il y a juste des gens qui réussissent et des gens qui échouent. Les seconds font des enfants, en espérant qu'ils feront mieux qu'eux, et ainsi ils ne font qu'aggraver le problème. Plus on est de fous, plus on rit !
a écrit le 28/01/2019 à 10:11 :
En voila une OPINION qu'elle est belle ! Donnée par un "scientifique" ! Etre scientifique n'empêche en rien des prises de position disons à minima controversées, puisqu'on apprend par exemple que ce fameux STA défend farouchement le glyphosate.
Voici le titre de l'article qui défend cette magnifique molécule :
"Communiqué STA : L’ expertise scientifique remplacée par la justice !"
qui sous entend bien sûr que la "science" a démontré l’innocuité du glyphosate et que ce sont des vilains juges qui ont décrété son interdiction.
Ecoeurant. Comment donner le moindre crédit à ce type de personnage/organisation qui n'est là que pour défendre les intérêts de l'industrie au mépris de la santé de l'humanité.
Et c'est dommage, car une vraie réflexion est nécessaire quant aux choix des énergies alternatives à développer, mais s'appuyer sur ce genre d'argumentaire détruit tout espoir.
Réponse de le 28/01/2019 à 11:17 :
Oh la belle attaque ad hominem !
Donnez des arguments contre ce qui est écrit par l'auteur plutôt que l'attaquer sur un autre sujet qui n'a rien à voir. Comment voulez-vous avoir un débat avec des réactions comme la vôtre ?
Réponse de le 28/01/2019 à 11:44 :
@ Lavis :
La justice américaine a pour particularité, poussée à l'excès, de condamner les entreprises qui n'ont pas prévenu contre tous les dangers de leur produit. Il suffit de regarder une bouteille de champagne Californien, pour voir tout ce qui peut arriver de terrible en débouchant une bouteille.
Dans le cas du glyphosphate, la seule condamnation (en première instance) porte sur le fait que Monsanto n'avait pas affiché que le glypohosphate n'est pas destiné à une douche quotidienne de 10 minutes.
A quand l'obligation d'informer les gens que l'eau de javel n'est pas à prendre par voie orale ?
a écrit le 28/01/2019 à 10:04 :
Pourquoi ne pas employer votre énergie et votre clairvoyance en allant régler le problème de Fukushima et décontaminer l'océan Pacifique qui est en train de mourir à cause de votre énergie propre ?
a écrit le 28/01/2019 à 9:32 :
Quelques chiffres :
- 7000 moulins qui produisent 5% de l'électricité consommée,
- La France participe pour moins de 1% à la production mondiale des gaz à effet de serre (25% en Chine, 15 les USA, 2,5 Allemagne). La seule participation des centrales au charbon est de 20%.
- Facture d'électricité (petite maison) : total 170€, abonnement 100, TVA 15, Taxes diverse 30, Conso. 30€.
- il faut à la France quelque 100 000 MW en pointe - combien de moulins?
- Solaire : les panneaux viennent de chine et ont déjà fumé du charbon.
- Solaire thermique: très peu utilisé - dommage..
Réponse de le 30/01/2019 à 17:42 :
@ Raoul : les pointes sont liées notamment aux chauffages et chauffe-eaux Joule dit grilles-pains qui résultent de la nécessité qu'il y avait d'écouler des excédents nucléaires dans la politique "tout nucléaire" des années 70 comme les documents de l'époque le confirment. On a donc en conséquence pas diversifié dans les réseaux de chaleur, l'efficacité énergétique, le solaire thermique, l'hydraulique etc. Conséquence on se retrouve avec un nucléaire vieillissant et à risques de plus en plus élevés et à des EPR qui ne sont plus compétitifs et ne se vendent quasiment plus sauf intervention majeure diplomatique de l'Etat. Il ya donc lieu d'avoir un mix énergétique avec l'ensemble des renouvelables + efficacité énergétique, comme chez la majorité de nos voisins et 197 pays au monde qui optent pour les renouvelables à des % différents encore pour l'instant car une transition énergétique prend plusieurs décennie chaque fois.
a écrit le 27/01/2019 à 22:24 :
L'éolien comme le photovoltaique sont des énergies vertueuses parce que renouvelables par contre le choix fait par nos dirigeants de grandes éoliennes et de parcs photovoltaiques est effectivement discutables ne serait ce que l'aspect environnemental/esthétique de ces grandes pâles à l'horizon: pourquoi ne pas proposer un éolien/photovoltaique à l'échelle humaine qui permettrait hors période d'absence de vent d'équiper toutes les habitations des zones rurales de France, un peu comme les moulins d'autrefois ? Cela rendrait le même service aux consommateurs mais avec un atout de taille: l'absence de nuisance visuelle et sonore.Par contre, l'auteur remet en cause les énergies renouvelables mais ne parle pas des coûts cachés du nucléaire: coût de maintenance de l'équipement, coût de l'enfouissement des déchets radio actifs, risque de pollution et de contamination comme au Japon à Fukushima, çà il ne nous en parle pas! Si le nucléaire était si anodin que cela, comment expliquer que des pays voisins comme l'Italie ou la Suisse l'ai banni de leurs sources d'alimentation en électricité?!
a écrit le 27/01/2019 à 19:10 :
" Par Bernard Durand, géochimiste des combustibles fossiles, ex-directeur de la division Géologie-Géochimie de l'IFPEN et ex-directeur de l'ENS de Géologie, membre du Collectif STA "
forcément c'est un peu orienté...
a écrit le 27/01/2019 à 18:53 :
Il ya des articles qui confortent vos idées, d’autres qui hérissent les neurones, celui-ci est enrichissant, il m’apprend un point de vue qui m’était inconnu jusqu’à présent. En effet, je comprends ici, que le solaire et l’éolien, production par nature intermittente, nécessite un double système de production (fossile, nucléaire, hydraulique) pour pallier cette intermittence. Ainsi même si les champions allemands arrivent un jour à 50% d’énergie verte, il leur faudra faire tourner la production classique – personnel, charges, taxes, d’où l’énorme surcoût de leur KWH (près de 2 fois celui du KWH Français). A propos des éoliennes, il est vrai qu’installées dans les paysages de grandes plaines (la Beauce, le Nord…) elles ne choquent pas énormément des vues mornes voire monotones mais lorsqu’elles défigurent les sommets de montagnes (en Corse par ex) ou de magnifiques plateaux (le Larzac, les Causses…) c’est vraiment dramatique ; ces paysages qui jusqu’aujourd’hui étaient vierges d’industries humaines, des endroits où l’on peut encore ressentir une nature intacte, presque sauvage. Nos enfants ne pourront plus s’émerveiller de ces sites sans que leur regard ne rencontre ces immenses pilones industriels. A cela s’ajoute, le bruit abrutissant de ces engins qui agresse le psychisme des hommes et des bêtes. Le tout pour produire un KWH beaucoup plus cher et cerise sur le gâteau, financé par des milliards de subventions que les citoyens paient sur leur facture d’électricité. Mais il est vrai que les producteurs d’énergie verte, nouvel eldorado des fortunes rapides ont trouvé l’astuce pour faire passer leur pilonnes : faire bénéficier les propriétaires des terrains aux résultats des entreprises vertes (par détournement de la manne citoyenne). En attendant le paradis du « soleil vert » nous encrassons nos poumons des retombées du charbon que nous envoi nos voisins teutoniques, les nouveaux modèles de vertu écolo. De même que nous prenons conscience aujourd’hui que le tout voiture/autoroute de l’époque Pompidou-Giscard était une lourde erreur, je crains qu’il ne nous faille également une ou deux générations pour mesurer la bêtise de cette utopie verte actuelle ; pourquoi avez-vous fait cela à nos paysages, nos montagnes, nos bords de mer me demandera le petit prince ?…
Réponse de le 30/01/2019 à 17:56 :
@ Alonzo : alors vous vous êtes appauvri ! car il n'y a que 16 jours tout au plus sans guère de vent en Allemagne chaque année selon la météo sur des décennies donc très peu de stockage à prévoir et comment l'Allemagne pourrait-elle fermer son nucléaire qui sera clos totalement en 2022 et charbon en 2038 au plus tard s'il lui faut doubler son réseau ? Et le Danemark et la Californie ? et les 197 pays au monde qui font des renouvelables ? et les 25 qui ont décidé de passer aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 ? Sont-ils tous des arriérés ?! Et bien non. Et pour ce qui est du prix de l'énergie en Allemagne, nous sommes "importateurs net" de leur énergie car elle est moins chère depuis leur transition. Comme quoi il faut vérifier avant de lire des article de lobbying pro-nucléaire, vous vous êtes fait manipuler par un article de lobbying pro-nucléaire fréquent mais il est vrai que le secteur de l'énergie demande un minimum de connaissances. Preuve en image des données de marché sport : https://www.renewable-ei.org/en/activities/column/img/20180302/img02.jpg
a écrit le 27/01/2019 à 18:49 :
Bravo à La Tribune de passer cet article. Pour exister politiquement, les soi-disant « écolos » ont pris le réchauffement climatique en otage à des fins politiques. Pour imposer une transition qui n’a rien d’écologique, ils n’hésitent pas à prendre comme modèle un des pays qui émet le plus de CO2 en Europe : l’Allemagne.
Car les écologistes ne vous diront jamais que :
- un KWh allemand émet 7 fois plus de CO2 qu’un KWh français (500 g contre 70 g),
- le niveau des émissions de CO2 de l’Allemagne ne baisse plus depuis 2009,
- qu’une voiture électrique rechargée en Allemagne marche à 40% au charbon,
- un Allemand paie son KWh 80% plus cher qu’un Français (30,5 cts contre 16,9).
Ce sont des statistiques d’Eurostat que personne ne peut contester !
Le plus triste c’est que le gouvernement les écoute sans chercher à comprendre, et sans se rendre compte qu’il prépare là encore une bombe à retardement.
Lorsqu'on comprendra enfin que c’est une imposture, on aura perdu 10 ans !
Réponse de le 28/01/2019 à 8:49 :
Cependant l'Allemagne a présenté un plan pour cesser l'usage du charbon pour la production d'électricité d'ici 2038. C'est ambitieux, mais c'est aussi le type de planification à long terme qui manque trop souvent à notre pays.
Réponse de le 28/01/2019 à 17:06 :
" C'est ambitieux," : non, c'est de l'enfumage.... Une politique allemande environnementale sérieuse consisterait à dire : on arrete le charbon, on relance notre nucléaire sans arréter les centrales qui tournent encore. et ca donnerait des résulats à très court terme et pas en 2038 (ou jamais !)
Réponse de le 30/01/2019 à 18:10 :
@ Pierre : sauf que vous ne comprenez pas les sujets que vous évoquez ! Avez vous compté les émissions "importées" par les français puisque la France est plutôt un pays de "services" qui fait fabriquer ailleurs et l'Allemagne à une industrie plus conséquente. résultat par habitant : 13 tonne de C02 par allemand par an et à peine moins pour un français : 11 tonnes. le mix allemand émet non à cause des renouvelables (voir d'autres pays sans charbon ni gaz) car l'Allemagne emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le charbon depuis quelques siècles. Vous voulez les mettre en quelques mois à la rue et leur dire de changer de job ? Essayez de dire en France que l'on va fermer le nucléaire en quelques mois je vous prédit plus que des gilets jaunes ! L'Allemagne ferme son nucléaire en 2022 et son charbon lignite en 2035 au plus tard. Elle compense par plus de renouvelables, de l'hydrogène injecté au réseau et au réserves jusqu'à 20%, du biométhane (sources biogaz + gazéification + power to gaz) d'autres stockage et une part réduite de gaz importé dont le C02 sera extrait sous forme solide par pyrolyse du gaz. En d'autres terme elle aura ainsi drastiquement réduit son secteur énergétique à bas prix au final malgré l'investissement initial et aura permis au monde entier de profiter des technologies mises au point (elle représente plus de 15% du marché mondial de l'environnement donc rassurez vous elle fait des bénéfices contrairement aux apparence en plus de la forte réduction de ses importations fossiles. Et pour le prix de son énergie il est forcément moins cher que le nôtre et nous sommes d'ailleurs "importateurs nets " d'électricité d'Allemagne depuis leur transition (les taxes servent par exemple à l'efficacité énergétique, isolation etc donc baisse des factures mais plus aux renouvelables type éolien ou solaire dont les prix sont désormais bas et pour lesquelles les subventions s'arrêtent progressivement pour celles désormais matures. Voir prix de l'électricité en Allemagne moins chers qu'en France : https://www.renewable-ei.org/en/activities/column/img/20180302/img02.jpg
Réponse de le 30/01/2019 à 18:16 :
@ Labo : oui vous allez dire à plusieurs dizaines de milliers de travailleurs du secteur charbon parfois de père en fils depuis plusieurs siècles qui sont des électeurs et font vivre des régions entière : "les gars demain vous arrêtez le charbon et vous allez à Pôle emploi ! Bon courage vous serez lynché illico prestissimo ! Dites au gilets jaunes de rentrer chez eux et de la fermer histoire de faire un petit test ! (prenez un gilet pare pavés quand même, un casque et une bonne assurance vie et obsèques avant hein lol !)
a écrit le 27/01/2019 à 15:34 :
Enfin un article sérieux écrit par une personne compétente et impartiale. La lutte contre le dioxyde de carbone ne passe pas par ces édifices idéologiques. Travaillons réellement sur les véritables sources. Notre électricité est parmi les plus propres, nous ne gagnerons rien à ériger des totems improductifs.
Ce post sera suivi je n'en doute pas de nombre d'insultes à mon encontre sur lesquelles mon doctorat d'état (PhD) s'assoit.
Réponse de le 27/01/2019 à 19:48 :
Deux choses monsieur le si modeste diplômé d'état:
- Même si l'on apprécie ce qu'il écrit, il est difficile de décréter que l'auteur de cette tribune est totalement impartial vu ses fonctions, listées en début de page.
- Ce que vous dites peut être ainsi résumé : "inutile de me laver les mains, j'ai changé de slip ce matin."
Réfléchissez-y, maitre PhD.
Réponse de le 28/01/2019 à 9:22 :
Si vous avez un doctorat d'état alors je pense que ça clôt le débat.

Non plus sérieusement, ça sent un peu l'argument du désespoir.

Premièrement, le titre pompeux de doctorat d'état a disparu il y a plus 20 ans. Depuis de nombreux technologies sont apparues. Il y a eu beaucoup de doctorats sur les énergies renouvelables d'ailleurs...

Ensuite, je connais beaucoup de gens avec un doctorat qui ne seraient absolument pas d'accord avec vous.

Le doctorat, même si ça peut blesser les orgueilleux, n'est absolument pas une garantie de justesse dans le raisonnement ni d'une compétence étendue sur tous les domaines techniques. J'ai croisé beaucoup de gens non diplômés bien plus brillants que des doctorants suffisants et surtout bien plus ouverts d'esprit.

Le doctorat n'est ni plus ni moins qu'une expérience personnelle, d'ailleurs plus professionnelle qu'académique sur un sujet très précis. Certains s'en servent pour frimer dans les dîners mais très franchement ça n'en vaut pas la peine.

J'ai moi même un doctorat mais je n'en fais pas une fierté, je connais mes limites et je me suis remise en cause des dizaines de fois dans ma vie et dans mes supposés convictions.

Vous en détournez ici l'usage pour en faire un outil de manipulation intellectuelle : c'est tout à fait contestable et ça ne correspond pas à l'exigence d'humilité que requiert une carrière scientifique ni à ce que l'on enseigne justement dans les écoles doctorales.

Combien de boîtes innovantes et donc d'emplois potentiels, l'immobilisme français et la peur de l'innovation va t-il tuer?
a écrit le 27/01/2019 à 12:47 :
Ça suffit. Cet article est une simple tribune qui ne reflète que l'opinion de l'auteur. Auteur qui imagine d'ailleurs avec un peu d'orgueil que son opinion est tellement brillant qu'il serait dommage qu'il ne soit pas partagé avec la vulgus insipientium.
Cet article est donc là pour provoquer et pour flatter l'ego de l'auteur et de ceux qui partagent son point de vue. Le mieux reste encore d'ignorer ce genre de propos.
a écrit le 27/01/2019 à 8:06 :
Moi je n'aime pas les Renault 18 break beige, je n'en ai jamais écris un article pour autant !
a écrit le 26/01/2019 à 23:29 :
Eh bien pour un journaliste en voilà un qui doit crouter chez Areva.
Il y a aussi des postes à prendre chez Monsanto / Bayer...
Il y a aussi des terrains super cool et très design à la Hague sans éolienne.
Je ne vais pas analyser en détail l'article, je laisse la main à un élève de terminal.
Réponse de le 27/01/2019 à 8:32 :
Popy salut
pour ajouter de l argumentaire a cet article, la puissance installee nominale est un attrappe gogo. En realite EDF ne peut utiliser que 15% environ de cette puissance theorique pour des motifs purement techniques, donc le taux de l'investissement productif est ridicule. Toute cette gabegie pour faire plaisir aux technocrates de Bruxelles, bien graisses par les industriels surtout allemands.
J attends avec impatience les chiffres de ton eleve de terminale.
a écrit le 26/01/2019 à 18:52 :
Comme si c'étaient les éoliennes qui défiguraient notre pays !
Réponse de le 27/01/2019 à 8:25 :
Cette remarque implique que tu ne vis pas avec ce monstre gesticulant a 500 metres de chez toi. Moi ca me stresse des que je sors dans mon jardin et m'empeche de vivre simplement.
a écrit le 26/01/2019 à 16:18 :
par quel lobbie l'article a t'il était fabriqué?
De plus, je ne trouve pas que cela défigure le paysage, en tout cas pas plus que les autoroutes, supermarchés, usines, lotissements ou autres.
Réponse de le 28/01/2019 à 17:20 :
Je suis entièrement d'accord que les zones industrielles sont rarement très valorisantes pour le paysages, mais elles ne se voient pas à 50km à la ronde. Les lignes à haute tension n'ont rien de bien esthétiques mais ne mesurent que 60 à 70 m de haut alors que les magnifiques nouvelles éoliennes culminent à 180 voire les 220 m.
Je passe sur les nuisances sonores et surtout visuelles que ces splendides machines imposent aux riverains dans des sites autrefois superbes pour au final produire une électricité intermittente, de mauvaise qualité et qui doit être de toute façon accompagnée par une production pilotable en l'absence de moyens de stockage techniquement et économiquement viables.
a écrit le 26/01/2019 à 15:58 :
C'est amusant de constater que ceux qui ont fait pression sur EDF, PTT etc. pour débarrasser du paysage et dans les villages les poteaux, pylônes et autres lignes ont finalement laissé implanter des choses encore pire que sont les éoliennes.
Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt limiter énergiquement la consommation électrique devenue effrénée ? Même l'administration qui nous incite à limiter la consommation dans les foyers en coupant les appareils en veille pratique exactement l'inverse : multiplication des écrans lumineux dans les gares, remplacement de la ligne téléphonique fixe par une box qui doit rester branchée en permanence...
Quant à la consommation de carburant, c'est pire : on ne veut plus ramasser les feuilles mortes qu'avec un souffleur à moteur. Enfin, qui acceptera de renoncer aux croisières en superpaquebot ou en avion (10 000 avions chaque jour dans le ciel, ça dégage quelle quantité de polluant ?).
Réponse de le 27/01/2019 à 11:26 :
Je partage entièrement votre commentaire...........
a écrit le 26/01/2019 à 15:57 :
C'est amusant de constater que ceux qui ont fait pression sur EDF, PTT etc. pour débarrasser du paysage et dans les villages les poteaux, pylônes et autres lignes ont finalement laissé implanter des choses encore pire que sont les éoliennes.
Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt limiter énergiquement la consommation électrique devenue effrénée ? Même l'administration qui nous incite à limiter la consommation dans les foyers en coupant les appareils en veille pratique exactement l'inverse : multiplication des écrans lumineux dans les gares, remplacement de la ligne téléphonique fixe par une box qui doit rester branchée en permanence...
Quant à la consommation de carburant, c'est pire : on ne veut plus ramasser les feuilles mortes qu'avec un souffleur à moteur. Enfin, qui acceptera de renoncer aux croisières en superpaquebot ou en avion (10 000 avions chaque jour dans le ciel, ça dégage quelle quantité de polluant ?).
a écrit le 26/01/2019 à 14:53 :
Des éoliennes géantes ont déjà été exploitées au Canada. Cependant le coût d'exploitation est exorbitant et le bruit accablant.
La société ACTA propose des batteries à hydrogène moins désagréables avec un haut rendement énergétique. C'est la solution d'avenir
a écrit le 26/01/2019 à 14:31 :
Une analyse qui résume parfaitement le scandale de cette fausse écologie
Cet article ne parle pas de la mise en place programmée la faillite d'EDF qui va devoir fermer des usines et les emplois associés pour laisser la place à ces usines éoliennes et solaires totalement inefficaces et production et importées d'Allemagne, du Danemark ou de Chine
EDF doit acheter 150€ l'éolien marin et 85€ l'éolien terrestre pour le revendre sur le marché 40€ en moyenne
Qu'elle entreprise qui peut se permettre de vendre à perte? Ca fera le bonheur des Russes qui sont déjà sur le marché du nucléaire Français
a écrit le 26/01/2019 à 13:37 :
Ah parce que le nuage de pollution au dessus de toutes les villes françaises c'est plus beau qu'une éolienne ?
a écrit le 26/01/2019 à 13:27 :
« É(É!)oliennes géantes : va-t-on défigurer la France pour rien ? »
Elle l'est déjà depuis l'époque de la Reconstruction d'après-guerre, les Trente glorieuses, le pavillonnaire et les lotissements des années qui ont suivi, les ZAC qui rongent le foncier agricole gelé par la PAC, le mauvais goût qui trotte, l'uniformisation technocratique de la signalisation et des aménagements publics (rond-points)…
— Qu'est-ce quelques éoliennes pourraient y changer… ?
Rendez-nous les paysages de France d'avant la révolution industrielle !
a écrit le 26/01/2019 à 12:27 :
En Uruguay, plus de 90 % de l'électricité est de source renouvelable dont plus de 26 % d'origine éolienne et cette évolution vers le renouvelable a été fait sans augmentation.
De notre côté, on s'obstine dans le nucléaire, largement subventionné et que les générations futures françaises vont payer économiquement pendant des années.
Réponse de le 26/01/2019 à 13:43 :
Il y a 3,5 millions d'habitants en Uruguay dans un pays qui fait un quart de la France en superficie. Le climat ne connait pas d'hiver froid ou d'été chaud donc rien que dans ce domaine les besoins énergétiques par habitant sont beaucoup moins élevés. Et n'oublions pas que l'Uruguay est un paradis fiscal qui saigne les économies de ses voisins sans scrupules alors qu'ils en auraient bien besoin pour leur propre développement énergétique.
Réponse de le 26/01/2019 à 13:52 :
sans rire, comment pouvez vous nous comparer à un pays de 3 millions d'habitants , en crise permanente, et essentiellement agricole...?
Réponse de le 26/01/2019 à 15:58 :
Oui, mais en Urugay, il y a deux différences : c'est malheureusement un pays en voie de développement, donc avec des besoins énergétiques pour les entreprises moindres, mais c'est également un pays chaud (et ensoleillé, ce qui aide pour le photovoltaïque). Je doute que les Urugayens (à part dans les montagnes) subissent beaucoup de longues soirées d'hiver fraiches ....
Réponse de le 26/01/2019 à 17:23 :
Pour Adrianito et mrx : manifestement vous ne connaissez pas beaucoup l'Uruguay ! Le pays est certes un peu plus tempéré que chez nous, mais je peux vous assurer qu'il y fait froid l'hiver et chaud l'été, et donc que les gens se chauffent l'hiver et pour certains ont la clim l'été ! Le pays n'a pas le même niveau de développement que le notre, mais il est stable politiquement et il a été retiré depuis 2011 (il y a 8 ans) de la liste (grise) des paradis fiscaux!
Réponse de le 27/01/2019 à 9:47 :
10 % d'éolien (pas 26 !!!), 70 % d'hydro ( ils ont la chance d'avoir les sites !)
https://www.electricitymap.org/?page=country&solar=false&remote=true&wind=false&countryCode=DE
Comparer la France à l'Uruguay n'a aucun sens !
a écrit le 26/01/2019 à 0:33 :
L'éolien offshore est une source d'énergie durable, non polluante, dont le coût ne fait que décroître (au passage les subventions diminuent pour l'éolien offshore tandis que le nucléaire a de plus en plus de mal à se financer - voir Hitachi au Royaume-Uni - et il est seul mode de production d'électricité dont le coût croît avec les années indépendamment des fluctuations du prix des matières premières et dont le taux d'acceptation populaire décroît dramatiquement, ce point est suffisamment saillant que je tenais à le préciser). Ensuite, le facteur de charge de l'éolien offshore atteint une moyenne de 40% sur douze mois glissant en Allemagne (http://energynumbers.info/germanys-offshore-wind-capacity-factors) et 44% également sur douze mois glissant au Royaume-Uni et je ne parle pas de l'éolien offshore flottant qui en plus de limiter l'impact visuel tant redouté par les habitants de bord de mer atteint un facteur de charge de près de 65% pour le parc de Hywind, seul parc flottant industriel actuellement installé (https://renewablesnow.com/news/hywind-scotland-trumpets-65-capacity-factor-601823/). La France a le deuxième potentiel éolien offshore d'Europe et nous n'avons aucune éolienne offshore installée mise à part le démonstrateur flottant floatgen à l'étude actuellement sur le site SEM-REV de l'Ecole Centrale de Nantes. Nous avons donc beaucoup de retard et beaucoup de potentiel et des compétences reconnues et en devenir dans les énergies marines. Il est donc un peu prématuré et pas vraiment raisonnable de décrier et de vouloir enterrer injustement un mode de production pour l'instant inexistant en France et pourtant prometteur. C'est même insultant pour tous les ingénieurs, les technicien mobilisés sur ces questions complexes qui nécessitent des moyens d'essais importants . Tout ce travail pourrait aboutir à un vivier de compétences et d'emplois à haute valeur ajoutée technique que l'on pourra valoriser à l'export également (les énergies marines renouvelables demandent des compétences techniques très pointues et la France est mobilisée sur ces enjeux via d'importants programmes de r&d).
Alors cessons d'opposer les énergies et de caricaturer, il faut réfléchir collectivement et se demander quel modèle énergétique doit on rêver pour nous et les générations à venir et faire preuve de citoyenneté et non d'égoïsme en ne pensant qu'à son intérêt personnel
Réponse de le 27/01/2019 à 9:54 :
"il faut réfléchir collectivement " : un peu simpliste. L'étude des choix à faire relève d'études techniques poussées demandant des compétences en ingénieries diverses (electricite, génie civil, meteo , hydrologie, statistique...) et economiques. Le citoyen de base n'est pas à la hauteur pour apporter un avis pertinent (m^me si il est très compétent dans son propre métier ). En revanche des grands organismes publics (de préférence) peuvent réunir ces compétences et limiter drastiquement les choix possibles (pour pas dire que c'est eux qui détiennent le meilleur choix) pour la société)..
Réponse de le 28/01/2019 à 9:27 :
Votre vision technocratique et verticale est un peu naïve et en léger décalage avec la réalité actuelle. Elle correspondrait plus au temps des grands programmes industriels des années 50/60 voire 70 et à ce que vous souhaiteriez pour votre pays. Mais les citoyens actuels prennent dorénavant de plus en plus les sujets techniques à bras le corps (aéroport Notre Dame des Landes, barrage de Sivens, les exemples ne manquent pas) c'est la démocratie et ce même sur les questions techniques pour le meilleur et pour le pire.
a écrit le 25/01/2019 à 9:52 :
Il est navrant de constater qu'un article argumenté fasse l'objet de nombreux commentaires hostiles, si peu argumentés.
Nous avons là encore le constat de la dérive grossière des commentaires sur les réseaux sociaux, et nous sommes pas loin de la haine, et du manque total de bon sens de certains gilets jaunes.
A titre d'information et sans être un pro-nuclaire, il est bizarre de voir que tout le monde s'appuie sur les affirmations du GIEC sur la lutte contre le CO2 pour prôner des filières contestables car coûteuse et peu efficaces, mais oublie de prendre en compte les positions de ce même GIEC sur le nucléaire
http://www.sfen.org/rgn/rapport-giec-respecter-accord-paris-necessitera-nucleaire
Réponse de le 26/01/2019 à 13:05 :
Article de lobby, commentaires de lobbies.
B Durant est un géologue biberonné par Total, pas un économiste, et ses jugements ésthétiques ne concernent que lui.
Le SFEN cité en commentaires est financé par l'industrie nucléaire.
Ces personnes écrivent pour garder leur gagne pain, les lire est une perte de temps.
a écrit le 24/01/2019 à 21:17 :
Combien d'éoliennes pour produire la même quantité d'énergie qu'une centrale nucléaire type Fessenheim?

Fessenheim = 2 reacteurs de 915 MWe = 1,860 MWelectrique de puissance installée.
Un réacteur peut produire á pleine puissance >80% du temps

Eolienne terrestre de puissance moyenne: 2 - 3 MWe, une éolienne produit autour de 23% en France (voir bilan RTE); et oui les eoliennes fonctionnent au gré du vent et parfois au ralenti...

Conclusion:
(1860 MWex0.8) / (2.5MWex0.23) = 2,588 eolliennes pour produire la meme quantité d'énergie que Fesseinheim... La France á 58 réacteurs....

A quand la cure de désintoxication sur la Transition Enérgetique? ON VA DANS LE MUR
Réponse de le 25/01/2019 à 9:21 :
Accord complet sur cette démonstration. Il y manque toutefois une référence importante, celle de l'intermittence. Le nucléaire produit une énergie stable et continue, l'éolien une énergie aléatoire et imprévisible, source de déstabilisation du réseau par manque ou surplus d'électricité à un moment donné.
L'excellent article de Bernard Durand a le mérite de mettre en exergue l'inanité du développement de l'éolien, n'en déplaise aux idéologues de tous bords. Si les 2588 éoliennes sont théoriquement susceptibles de produire la même quantité d'énergie que Fessenheim, sa répartition est profondément différente, qui varie en permanence. Sans parler du calvaire vécu par les riverains. C'est un devoir que de s'y opposer avec fermeté et détermination.
Réponse de le 25/01/2019 à 10:40 :
En complément du commentaire ci dessous sur l’intermittence de la production éolienne. Traduction de l’analyse du système énergétique allemand (source ci-dessous P10) :

« Il est evident que les pics de production en Allemagne ont lieu au même moment que les pics chez les autres pays européens. Cela est du á la taille des zone basses pressions, ce qui a pour conséquence une corrélation positive de la production éolienne á travers le continent : si il y a trop d’électricité produite en Allemagne, la plupart de ses voisins seront en surproduction aussi. Cela remet en question a priori le concept de l’extension du réseau » (dans le but d’augmenter les échanges) ….

« Les fluctuations aléatoires des unités de production renouvelables sont corrélées, et s’additionnent selon la loi mathématique de l’équation de Bienaymé, qui stipule que la volatilité d’une somme de variable aléatoires corrélées positivement ne peut qu’augmenter. Autrement dit, la moindre extension ds capacité de production renouvelables ne peut qu’augmenter la volatilité de l’ensemble du réseau. » …

CC : « une extension de capacité de production sur une large zone ne lisse pas la production électrique. » (provenant des eoliennes)

Dans la même source sur l’illusion du stockage á grande échelle:

https://stopthesethings.files.wordpress.com/2018/07/1-6-_kompendium-der-energiewende_englisch_1.pdf

Excuses : légère correction comparé à mon précèdent post: (1830 MWe x 0.8)/ (2.5x 0.23) = 2546 Eoliennes
Réponse de le 28/01/2019 à 17:30 :
Votre démonstration sous estime le nombre d'éoliennes nécessaire car le facteur de charge moyen de l'éolien est le plus souvent inférieur à 23% (20,2% d'après le rapport RTE 2017) en France et décroit assez vite avec le vieillissement des parcs (en Allemagne qui a plus de recul de 21% à 16% en 10 ans de service)
Pire, ce nombre d'éoliennes équivalent par réacteur, déjà édifiant, ne va résoudre en aucune façon le problème de l'intermittence!
a écrit le 24/01/2019 à 20:17 :
Quel est l'objectif d'un tel article? Les propotions suivantes ne sont pas exclusives les unes des autres :

- Provoquer
- Convaincre encore plus les déjà convaincus et donc de se complaire dans un entre soi idéologique et dogmatique
-Irriter encore plus les non convaincus car il est clair que ce type d'articles n'a pas vocation à convaincre les non convaincus il est bien trop mauvais pour ça
-Faire rire

Je vous propose de voter. Pour ma part je choisi la dernière proposition je suis optimiste par nature!!!
a écrit le 24/01/2019 à 14:50 :
Mais qui a écrit ce torchon? Il serait temps de vous informer. Les informations mentionnés sont fausses.

ET SURTOUT : il est grand temps de se mettre à l'énergie verte. Il en va du sort de l'humanité. Pour info : les centrales nucléaires produisent des déchets radioactifs qu'on ne sait ni traité ni stocker et les centrales hydroliques sont une catastrophe pour l'environnement, la flore et la faune.

Les éoliennes vous déplaisent peut-être visuellement mais ce n'est pas pire que le champignon qui se dégage des centrales nucléaires (même si ce n'est que de la vapeur d'eau).

Nous nous devons de ne pas critiquer les efforts environnementaux mais les soutenir au contraire. Et peut importe le prix à payer. Ce prix n'est que monétaire et non humain.
Réponse de le 27/01/2019 à 10:02 :
Le prix à payer de l'installation de 1 MW solaire, c'est l'installation en plus de 1 MW de turbine à gaz pour lisser l'intermittence : c'est cher payer ! Ou bien de remplacer le 1 MW de panneaux solaires par 2 MW (ou 3 ...) de panneaux solaires plus 1 MW de batteries de stockages (ou 2), ce qu'on ne sait pas vraiment faire techniquement dans de bonnes conditions.
a écrit le 24/01/2019 à 11:43 :
Ahah, au moins cet article a le mérite de faire rire ! Le concept du « nucléaire pilotable » est notamment un must que je vais ressortir dans le milieu ! Même les lobbyistes d’EDF n’avaient jamais osé (et pour cause)…

Je suis toujours abasourdi de voir que des personnes qui n'ont visiblement pas les compétences ni les connaissances requises pour parler du sujet des énergies renouvelables (pas plus que du nucléaire en l'occurrence en ce qui concerne Bernard Durand) se permettent de produire ce type d'articles aussi erronés que trompeurs.

Pour ceux qui s'intéressent (vraiment) au sujet du « pilotage » du nucléaire, je vous invite à aller lire cette étude http://www.energie.sia-partners.com/20180308/la-modularite-du-parc-nucleaire-francais-dans-la-transition-energetique-focus-sur-le-suivi , rédigée par quelqu'un qui s'y connaît visiblement un peu plus que Bernard Durand, et qui explique que l'aspect "pilotable" du nucléaire est beaucoup plus complexe que ce que l'article pourrait laisser entendre. Il repose notamment sur le concept du foisonnement entre tous les réacteurs français, ce qui est, oh surprise, le même argument avancé par les pro-renouvelables… Comme quoi !

Sur la comparaison des coûts, là-encore, reportez-vous à des articles et des études rédigées par des personnes un peu plus sérieuses (par exemple https://www.lazard.com/perspective/levelized-cost-of-energy-2017/) et qui montrent que l'énergie solaire produit désormais un MWh autour de 45$ contre 112 à 183$ pour le nucléaire (en €, en France, on est à peu près dans les mêmes ordres de grandeurs) ; le coût d’installation d’une unité de stockage (à date, début 2019) ajoutant environ 50$ de coût par MWh (pour 50% de capacité stockable : https://energieetenvironnement.com/2018/09/08/le-cout-du-stockage-saccroit-avec-lusage/), on reste dans des niveaux de coût de production inférieurs au nucléaire et pour un pilotage, dans ce cas, plus efficace.

Et comme toujours, essayons de dépassionner le débat. L’évolution technologique récente (et la baisse des coûts afférente) dans les énergies renouvelables, ouvre des perspectives que personne n’identifiait il y a encore 10 ans, et pourrait permettre de révolutionner notre mix énergétique en réduisant à la fois nos coûts, nos risques et notre impact environnemental.

Mais pour cela, il faudrait que tous les Bernard Durand du pays acceptent de réfléchir un peu…
Réponse de le 28/01/2019 à 17:47 :
Vous donnez une excellente référence qui donne des chiffres bien documentés sur la flexibilité des différentes filières de production électrique où il apparaît que le nucléaire possède une flexibilité tout à fait intéressante même si l'usage du nucléaire n'est pas le mieux adapté pour répondre à de brusques variations de la demande '(en particulier inférieur à 3 heures). Donc le développement à marche forcée de l'éolien va conduire inévitablement à un appel croissant aux centrales à gaz qui possèdent la plus faible inertie. C'est ce que l'on constate déjà en France depuis 2017 avec en parallèle une augmentation des émissions de CO2, c'est à dire un résultat opposé aux objectifs poursuivis. La cohérence m'échappe!
a écrit le 24/01/2019 à 7:54 :
Précisions le coût de production éolien marin(0.08cts euros kw/h) ou solaire( 0.05cts kw/h) est plus bas que le nucléaire, bien qu'il soit payé trop cher en France environ 0.083cts/kwh aux spéculateurs. On sait stocker l'électricité cela s'appelle une station de transfert d'énergie potentielle STEP bien moins cher que des batteries lithium ion, mais il faut les construire...
Réponse de le 24/01/2019 à 18:08 :
Il en faut beaucoup
Pour rappel, une tonne d'eau chutant de 100 m de haut ne produit que 0.25 kWh de courant (E=mgh)

Pour stocker l'équivalent d'une semaine de production hivernale du parc nucléaire (volume minimum quand on regarde la production du parc éolien et solaire allemand), il faudrait environ 10 x le volume su lac d'Annecy chutant de la hauteur de la Tour Eiffel
a écrit le 23/01/2019 à 22:42 :
Cà défigure la France maritime et intérieure, et çà produit VRAIMENT Quasi Rien.
LE GACHIS ABSOLU
a écrit le 23/01/2019 à 20:27 :
Laissez parler les anti-éoliens ça leur fait tellement plaisir. Ces gens sont de toute façon hors course techniquement depuis bien longtemps, dépassés par toutes les ruptures technologiques actuellement à l'œuvre dans les ENR et ce genre de tribune leur permet d'exister encore.

La seule chose quils craignent de l'éolien offshore en réalité c'est le dévaluation immobilière de leur résidence secondaire en bord de mer!

Le problème c'est qu'ils ont malgré tout un pouvoir de nuisance car ils freinent le pays dans compétition technologique dans les énergies renouvelables.
Réponse de le 24/01/2019 à 1:25 :
C'est vrai que la dévaluation immobilière n'est plus un problème ...quand tout le pays est touché par le même fléau ;). La "compétition technologique" de l'éolien français fait rire le monde... Siemens, branche Gamesa uniquement, c'est 9 milliards de CA annuel. Enercon 4 milliards... Faut dire que la France achète tout le matériel Allemand et puis recrache 1 emploi sur 2000 en France ...financé par des prélèvements obligatoires. Patriote peut-être mais de quelle patrie, se demande-t-on? Pas la mienne.
Réponse de le 24/01/2019 à 14:11 :
Donc selon vous il ne faudrait rien faire ?

Ce n'est pas en regardant le
train passer que la France pourra se démarquer sur les nouvelles technologies de l'énergie (NTE).

N'en déplaise aux retraités soucieux de leur unique bien être dans leur résidence confortable en bord de mer, oui la France est encore en pointe dans les énergies marines renouvelables (EMR) et ce malgré tous les freins qui existent dans ce pays. Alors il faut soutenir les jeunes créateurs de ce pays au lieu de les descendre comme vous le faites.

Aux armes citoyens, formez vos bataillons d'innovateurs, nous avons encore un espoir d'y arriver !
a écrit le 23/01/2019 à 18:50 :
Honte à vous, La Tribune, de publier un tel article, dénué d'objectivité et de contenu. Un des grands dilemmes à venir est bien le "stockage" de l'énergie (dont la production ne va de paire avec la consommation), de manière propre et efficiente, couplé à une production d’électricité renouvelable.
Réponse de le 27/01/2019 à 10:10 :
Bien sûr ! Mais croyez vous que rien ne se fait dans ce domaine depuis des décennies ? Il existe de nombreuses études et des gros moyens affectés depuis longtemps : mais les resultats ne sont pas à l'échelle des besoins. Donc, le pragmatisme, c'est de pas compter dessus aujourd'hui.
a écrit le 23/01/2019 à 18:34 :
Bravo pour votre article et merci pour votre courage. La Tribune n'a pas osée laisser votre article plus de quelques heures.Il n'est pas facile de dire la vérité dans notre société car nous sommes intoxiqués par des groupes de pression appuyés par des lobbys industriels qui les manipulent pour récupérer la manne des subventions pour les énergies renouvelables.Quand je pense que Fillon s'est fait flinguer pour le salaire de Pénélope (3000€ je crois) et c'était juste, et que aujourd'hui l'Etat dépense 20 milliards d'euros,soit à peu près 6% du budget annuel sans aucun controle avant et après investissement. De plus tous ces investissements sont fait dans l'opacité la plus totale,
peut-être que la République Française est devenue une République bananière! Ne cherchez pas très loin la révolte des gilets jaunes qui vous montre que les Français observent et jugent lucidement.On a parlé d'un débat national, cette dilapidation d'argent public devrait à mon avis en devenir un sujet clef.On ne peut pas continuer une politique écologique catastrophique et il faut imposer la transparence à partir de laquelle on pourra construire d'autres solutions.Si vous le souhaitez je puis vous exposer comment lutter contre le réchauffement climatique (la France et les pays européens transformés enpuits de carbone en quinze ans) avec 30 % des seulements des subventions annuelles.Je vais essayer de vous joindre directement car je souhaiterais participer à un groupe qui pourrait peser sur le débat national et faire avancer dans le bon sens la lutte contre le réchauffement climatique.
a écrit le 23/01/2019 à 18:12 :
@beurk
Des arguments , au lieu d'accusations ; vous sortez de quelle école vous ?
a écrit le 23/01/2019 à 17:01 :
Il y aurait 10 arguments pour contrer chacune des attaques de cet article à charge, non objectif et écrit par un représentant de l'industrie fossile (responsable de toutes les conséquences à venir sur notre planète par le changement climatique pour les décennies à venir).Et c'est l'éolien qui pollue ? Laissez-moi rire.
Je vais simplement vous dire que vous vivez et réfléchissez dans un monde figé, de votre époque, avec votre paradigme qui n'est pas celui du monde futur.
L'éolien et le Photovoltaïque ne sont peut-être pas la solution dans ce monde figé en 2019 mais ce qui est sûr, c'est que le pétrole, le charbon, le gaz conventionnel et l'uranium (en quantité limitée sur cette terre) ne l'est certainement pas dans un monde qui évolue dans les décennies à venir. Les énergies renouvelables sont les seules solutions viables sur le long terme dans ce monde dont les ressources sont finis. Effectivement elles doivent être accompagnées d'un effort de sobriété, d'efficacité, de stockage et de changement de vecteur énergétique pilotable et toutes ces technologies ne sont pas encore économiquement viables mais elles le seront très prochainement si nous y mettons les moyens. Peut-être en récupérant les subventions des énergies fossiles (qui s'élevait à 260 Milliards de dollars dans le monde en 2016 "World Energy Look"...) qui, il me semble n'est pas un secteur peu rentable ?
a écrit le 23/01/2019 à 16:19 :
Des allégations, des exagérations grossières, des accusations insultantes, des parti-pris grossiers. Article totalement indigne de la part d'un scientifique !

En général les (ex) élèves de l'ENSG ont une production intellectuellement plus solide et bien plus intéressante. Vous leur faites honte !
a écrit le 23/01/2019 à 15:53 :
D'accord avec Bernard Durand.
Mon travail est la production d'électricité, en France et à l'international (pas dans le nucléaire, mais dans l'hydraulique, Diesel, Eolien)
L'éolien et le PV peuvent être intéressants dans des pays qui utilisent le charbon et le pétrole pour produire l'électricité.
La France a la chance de produire avec un minimum d'émissions de C02.
(Merci à ceux qui travaillent dans le nucléaire).
La France ne doit pas augmenter sa dette extérieure, ni les prix de l'électricité, ni les émissions de C02.
Les investissements doivent profiter au redressement de la France, non à financer les pays produisant des éoliennes (Danemark, Allemagne, Chine, ...) et dont l'économie profite du charbon.
Des émeutes débutent dans de nombreux pays suite à des augmentations des prix de l'électricité.
Je ne m'attendais pas à ce que cela commence avec les prix de l'essence en France.
Certains politiques devront justifier de leurs choix si les prix de l'électricité augmentent sans diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
L'avenir est à la fusion thermonucléaire, et peut-être les énergies renouvelables associées au stockage d'électricité. Mais en attendant, ne gaspillons pas des milliards en dehors de la recherche tant que des citoyens se plaignent "du manque du minimum vital".
a écrit le 23/01/2019 à 15:34 :
Quel est l'intérêt de publier une "opinion" tellement à charge, avec des données et arguments approximatifs, que ce n'est tout simplement pas crédible ? Sauf à abandonner tout sens critique.
a écrit le 23/01/2019 à 14:06 :
Il serait naïf de croire que les éoliennes vont remplacer les centrales thermiques fossiles ou fissiles ( cf l'exemple de nos voisins allemands ).
L'intermittence de la production, du fait de la dépendance au vent, des éoliennes en font des outils peu performants sur un plan économique pur.
Le GIEC ne s'y trompe pas qui préconise de multiplier par six la production électrique du nucléaire, seule production garantissant une électricité répondant à la demande en ayant un bilan carbone parmi les plus bas.
Alors si l'on doit continuer dans le nucléaire, à quoi bon développer les énergies intermittentes à coût non maîtrisé ?
a écrit le 23/01/2019 à 13:35 :
Des éoliennes qui vont "défigurer" la France ?? Mais on se fout de qui ? Et d'où vient ce pseudo-expert dont l'"opinion" est tellement caricaturale et orientée qu'elle n'en a plus la moindre crédibilité ? Qu'est-ce qui reste à défigurer en france, alors qu'il y a déjà une centaine de sites atomiques qui la défigurent et la polluent dans toutes les régions ? Qu'est-ce qui peut encore arriver en france quand tout le monde sait, quoiqu'en disent les nervis du lobby atomiste, que les centrales atomiques sont des usines à cancers (voir la carte des concentrations de cancers en france) ? Que préfère-t-il ce soi-disant expert ? "Défigurer" la france avec la version moderne de splendides moulins à cent ou "enjoliver" la france avec des bombes atomiques à retardement ? La vraie question est la suivante : quelles sont les accointances du signataire de cette "opinion" avec le lobby atomiste ?
Réponse de le 23/01/2019 à 14:35 :
Il n'y a pas "une centaine" de sites nucléaires, mais 19 + 2/3 sites du CEA.

Quant à la carte des cancers en lien avec les sites nucléaires, c'est un hoax complet (je vous rappelle qu'il y a des autorités comme l'ASN et l'IRSN en France dont le job est de protéger les populations).

Je crois que la caricature est plutôt de votre côté.
Réponse de le 23/01/2019 à 15:37 :
58 réacteurs, quand y en a 4 sur un site (= une centrale), ça en fait déjà quatre fois moins.
"la carte des concentrations de cancers en France" on la trouve où ? Elle est gérée par qui ? Certifiée ou juste mise sur un site web qui fait de jolies phrases ? J'ai lu hier que seuls 22 départements étaient gérés (en surveillance cancer vs les données des hopitaux, Sécu, etc...), pour avoir des données statistiquement valables, globalement, ça semble suffire aux gens du métier.
"Bombe à retardement", cool, sinon c'est l'ulcère garanti voire un cancer de l'estomac. Plus c'est dangereux plus c'est surveillé, mais ça vieillit, et coûte cher.
0,9% du CO2 mondial du à la France, je crois.
Réponse de le 23/01/2019 à 15:54 :
Votre calcul, fort peu fiable et véridique, est totalement faussé. Volontairement ou non, vous feignez d'omettre l'ensemble des installations atomiques, dont les décharges qui parsèment la france. Mon estimation - par ailleurs officielle, vous feriez bien d'avoir l'honnêteté de vous renseigner - est donc tout à fait juste : la france est bien parsemée d'une centaine de sites atomiques. Et si vous êtes suffisamment naïf ou si vous avez tellement peur de penser par vous-même que pour encore gober que les "instances" sont là pour "protéger" les populations (c'te blague !) et pas pour veiller aux intérêts des industriels du secteur de de leurs trop proches copains politiciens), c'est grave. Comme quoi, l'énergie atomique ne se contente pas d'être une industrie cancérigène : elle détruit aussi les cerveaux...
Réponse de le 23/01/2019 à 17:50 :
Bonjour

J'ai une explication bien plus simple. L'auteur de cet article doit probablement être à la retraite avec une jolie maison au bord de la mer ou de l'océan et qui pense très certainement en ces termes : "après moi le déluge, j'ai bien profité des avantages de ma génération, je me dors la pilule peinard à la plage, je m'en tape des générations suivantes, ce qui compte c'est ma maison avec vue sur mer, c'est ma seule préoccupation ici bas. Brûlez tout le fossile que vous voulez, casser des atomes et en avant Guingamp, ne préparez pas l'avenir ça ne m'intéresse pas"
Réponse de le 23/01/2019 à 18:11 :
Vous vous posez des questions sur le cancer et les maladies cardiovasculaires. Je ne suis pas sur que la carte soit publiée, je ne l'ai pas recherchée, je l'ai vue dans le passé ,je peux simplement vous dire que les alentours de centrales au charbon sont des zones ou l'on trouve plus de décès liés au cancer et aux maladies cardiovasculaires .Pour la France aujourd'hui ce n'est pas autour des centrales nucléaires (qui ne tuent pas grand monde), mais la zone se trouve le long de notre frontière de l'est et cela concerne plusieurs milliers de personnes par an.
a écrit le 23/01/2019 à 13:35 :
Des éoliennes qui vont "défigurer" la France ?? Mais on se fout de qui ? Et d'où vient ce pseudo-expert dont l'"opinion" est tellement caricaturale et orientée qu'elle n'en a plus la moindre crédibilité ? Qu'est-ce qui reste à défigurer en france, alors qu'il y a déjà une centaine de sites atomiques qui la défigurent et la polluent dans toutes les régions ? Qu'est-ce qui peut encore arriver en france quand tout le monde sait, quoiqu'en disent les nervis du lobby atomiste, que les centrales atomiques sont des usines à cancers (voir la carte des concentrations de cancers en france) ? Que préfère-t-il ce soi-disant expert ? "Défigurer" la france avec la version moderne de splendides moulins à cent ou "enjoliver" la france avec des bombes atomiques à retardement ? La vraie question est la suivante : quelles sont les accointances du signataire de cette "opinion" avec le lobby atomiste ?
a écrit le 23/01/2019 à 11:48 :
Bon, d'accord, on ne reviendra pas sur le côté absolument partial et biaisé de l'"opinion" émise par le signataire qui est plus que vraisemblablement un peu trop proche de certains lobbies qui ont déjà fait la preuve de leurs pratiques plus que douteuses. Cette "opinion" est tellement biaisée, dirigée et parcellaire, qu'elle n'a absolument aucune crédibilité, ni aucune valeur. Peut-être que le signataire préfère des centrales atomiques criminogènes,; véritables usines à cancers, qui "enjolivent" le paysage ? Il ose évoquer des installations "non justifiées" ? Qu'il se penche alors sur les centrales atomiques : il y gagnera en honnêteté et en crédibilité. Avant ça... pffffffff. Risible si l'on est gentil. méprisable si l'on est objectif et conscient.
a écrit le 23/01/2019 à 11:26 :
A propos de l'auteur:
Bernard Durand, géochimiste des combustibles fossiles, ...., membre du Collectif STA
De toute évidence l'auteur n'est pas un supporter des énergies renouvelables, mais plutôt un lobbyiste de l'industrie Nucléaire et est probablement rémunéré pour cette activité!
Il est intéressant de noter que le "Collectif STA" est spécialisé dans la défense de tout ce qui est difficilement défendable, comme par exemple le développement a outrance des OGM!
=> Je recommanderais a "La Tribune" de veiller a ne pas publier des "opinion" qui n'ont rien d'opinions indépendantes!
a écrit le 23/01/2019 à 11:26 :
Dans ce type de débat sur l'énergie, le premier paramètre à prendre en compte est: "l'énergie la moins chère est celle qu'on ne consomme pas". La conséquence directe est qu'il faut réduire notre consommation d'énergie, à commencer par l'isolation des bâtiments qui sont des passoires thermiques. Les efforts dans ce sens devraient être plus importants et plus facilement accessibles en les débarrassant du fatras des contraintes "administratives".
Pour le reste, la solution viendra du stockage de l'énergie.
a écrit le 23/01/2019 à 10:35 :
La crise des gilets jaunes été déclenchée par la hausse du prix des carburants, la hausse du prix de l'électricité risque d'avoir le mêmes effets quand les français lassés de payer éplucherons leur facture!
a écrit le 23/01/2019 à 10:27 :
Un article qui me semble rempli de quelques rares vérités et de nombreux mensonges.
Je vais essayer de rétablir quelques vérités en précisant dès le départ que je ne suis pas un anti-nucléaire.
Oui le nucléaire et les carbonés sont pilotables, mais pas tant que cela. Au cours d'une journée, la consommation d'énergie varie énormément (ex: le pic de consommation de 19h00), or le nucléaire déteste les variations de charge car les phases de variation de charge produisent beaucoup de déchets. Le nucléaire classique tel que nous le connaissons est condamné. Un EPR est un monstre de complexité qui le condamne à terme pour ses coûts de construction et d'exploitation. Le modèle qui consiste à mettre une gigantesque quantité d'uranium (ou pire...de plutonium, chimiquement extrêmement toxique) dans une cuve sous haute pression , avec des mécanismes de régulation pour éviter que le réacteur ne s'emballe (...cf Tchernobyl) est un concept stupide et il serait temps que les ingénieurs du CEA et de Framatome changent de logiciel dans leur cerveau. Un réacteur c'est ok pour un sous-marin ou un porte-avion, pour des raisons de faible volume disponible (c'est pour cela qu'il ont été initialement conçus). Mais pour produire de l'électricité c'est une stupidité.

Un autre aspect que l'article passe totalement sous silence : les centrales nucléaires sont-elle éternelles ? Non, leur fin de vie approche...relativement vite. Et après, on fait quoi ? On en construit de nouvelles... donc de toute façon il faut mettre de l'argent sur la table. Sans parler du coût de démantèlement qui a été provisionné il y a plusieurs années dans les comptes d'EDF, mais au moment de réellement démanteler, ce n'est pas de provision comptable dont nous aurons besoin, mais d'argent sonnant et trébuchant, qu'EDF n'aura pas.

Les éoliennes "classiques" sont, de mon point-de-vue, à terme condamnées pour des raisons environnementales. Un avenir possible réside dans les éoliennes sans pales (cf vortex bladeless) qui feront peu de bruit, ne perturberont pas la faune, et pourront même être plantées dans le jardin de chacun. Mais l'éolien en mer a de l'avenir car en mer le vent est beaucoup plus régulier. Il me semble que les Danois sont efficaces dans ce domaine.

Le photovoltaïque a un grand avenir devant lui à la faveur de nouveaux procédés de fabrication de type impression (société française Armor), ce qui permettra d'obtenir un ratio investissement/rentabilité plus élevé que le silicium classique. Et plus facile à recycler en fin de vie.

Le stockage d'énergie, contrairement à ce que laisse croire l'article, a débuté. Tesla a livré il y a quelques mois (en avance sur le calendrier du contrat) une solution de stockage en Australie.
L'avenir du stockage, pour des applications stationnaires, réside non pas dans le lithium (trop cher) mais dans le sodium qui est abondant (l'eau de mer est salée) car le sodium se trouve dans la même colonne que le lithium dans le tableau de classification des éléments chimiques. La recherche française est en pointe dans ce domaine. Donc le stockage en grand volume de l'électricité, c'est pour bientôt, et pour un prix concurrentiel.
Le stockage sur le lieu de production permettra de ne pas avoir à construire d'infrastructures de lignes supplémentaires ; donc l'argument "il faut développer et renforcer le réseau électrique" ne tient absolument pas la route.

En conclusion cet article est rédigé par un soi-disant expert qui reste plongé dans une vision du monde qui correspond à sa formation d'ingénieur initiale (probablement des années 80), certes parfaitement estimable et respectable. Mais cet auteur passe totalement à côté d'une attitude qui s'appelle "prospective et veille technologique".
Prévoir c'est difficile...surtout l'avenir.
Allez..un petit effort Monsieur l'expert.
Réponse de le 23/01/2019 à 13:51 :
@lothringer
Vous semblez très au fait de ces problèmes mais il y a tout de même des choses qui me gênent dans votre commentaire, à savoir :
- Vous semblez assimiler les réacteurs français à ceux de Tchernobyl, ce qui n’est absolument pas le cas : à ma connaissance les réacteurs français ne peuvent pas s’emballer mais par contre ils doivent disposer du refroidissement adéquat pour éviter des situations de type Fukushima.
- Le nucléaire est tout à fait pilotable et je crois même que l’inertie actuelle est de l’ordre de l’heure donc sans doute supérieure à celle des centrales à gaz et éventuellement insuffisante pour pallier les intermittences les plus brutales (d’où l’enthousiasme des producteurs de gaz pour l’éolien). Mais c’est un peu idiot d’utiliser le nucléaire en back-up rapide ; il a beaucoup progressé mais n’est pas à la base fait pour ça !
- Le stockage de l’énergie n’a pas vraiment débuté. Il faudrait pour cela être capable de stocker environ 10TWh d’électricité qui correspondent par exemple à une semaine de consommation électrique en France (période anticyclonique en hiver par exemple avec très peu de vent et peu de solaire). Il me semble que la durée de stockage proposée par les batteries Tesla en Australie correspondait à un stockage inférieur à 2 heures de consommation. C’est donc encore loin d’être représentatif et le coût reste un mystère !
- Je pense effectivement que le photovoltaïque à un meilleur avenir que l’éolien mais cela reste une énergie intermittente qui faute de stockage adéquat devra être doublée par du pilotable. Ce qui de toute façon (stockage ou pilotable en back-up) à un coût important qui va se payer sur la facture d'électricité (voir la situation allemande actuelle)
- Pour l’éolien je rejoins votre analyse sur l’éolien terrestre tout étant persuadé que ce n’est pas une solution ni du point de vue énergétique (faible facteur de charge, vieillissement rapide, intermittence) ni encore moins environnementale (nuisance sonores et visuelles et saccage irrémédiable des paysages). Par contre si je vous suis pour l’éolien en mer sur de meilleures performances énergétiques, beaucoup de pays n’y vont pas ou l’abandonnent à cause des coûts d’entretien faramineux (en particulier le Danemark pionnier dans le domaine).
- Pour les nouvelles cellules solaires utilisant l’impression auxquelles vous faîtes allusion, le matériau sensible reste le silicium ou vous pensez à d’autres semiconducteurs : dans ce dernier cas quels seraient les rendements de conversion accessibles ?
- Pour l’instant et tant que des solutions de stockage à grande échelle et économiquement viables ne sont pas disponibles, il faudra bien renforcer les réseaux électriques.
- L’EPR est effectivement trop complexe mais cette complexité a été imposé par des gens qui veulent à tout prix couler le nucléaire et qui ont réussi à imposer des normes parfois aussi stupides qu’inutiles. Associé à des pertes de compétences soigneusement orchestrées dans notre pays, cela conduit à des retards et des coûts de fabrication en hausse utilisés avec talent pour discréditer la filière. L’EPR chinois lui est opérationnel et connecté à son réseau depuis fin 2018.
- Enfin et même si c’est très tendance actuellement chez un certain nombre de gens, les technologies que vous utilisez aujourd’hui viennent de recherches menées majoritairement par des ingénieurs des années 70-80. Il faudrait déjà que nos brillants ingénieurs des années 2000-2010 prouvent de manière convaincante qu’ils sont capables de mieux faire avant de critiquer avec morgue leurs aînés.
J’ai travaillé dans les années 70 sur des cellules solaires qui avaient des rendements de conversion très peu différent des cellules actuelles et dont la fiabilité était plutôt supérieure.
Je vous signale enfin que l'électricité que vous utilisez aujourd'hui encore pour écrire votre commentaire date d'infrastructures des années 70-80. Je ne suis pas certain que les énergies renouvelables seront à termes capables de rendre les mêmes services avec la même fiabilité et au même coût dans les prochaines années.
a écrit le 23/01/2019 à 10:05 :
"Par Bernard Durand, géochimiste des combustibles fossiles,"

LOL !

Quelle crédibilité svp ?
a écrit le 23/01/2019 à 9:50 :
Tout à fait d'accord avec le constat sur l'éolien. Je viens de me balader en Navarre espagnole entre Tudela et Pamplona. Le paysage y est complétement défiguré par les moulins à vent. La France où tant de petits villages sont magnifiques et attirent les touristes ne peut pas se le permettre surtout qu'en termes de coût et d'efficacité globale sans parler de l'indépendance (on n'en fabrique pas nous-mêmes), ça laisse largement à désirer.
Pour le solaire, c'est un appoint délocalisé qu'il faudrait rendre français plutôt qu'importer de Chine; il me semble qu'EDF et Total se sont associés dans ce domaine et c'est une bonne chose.
Continuons le nucléaire qui n'émet pas de CO2. On sait faire et la part importée (l'uranium) représente peu dans le coût final (<10%). Mettons l'argent qu'on gaspille dans l'éolien dans une solution pérenne de traitement des déchets nucléaires autre que mettre ça à 500 m sous terre. Avec 20 Milliards d'euros, on doit pouvoir trouver une solution.
Développons aussi le stockage en équipant plus de barrages réversibles comme celui de Grand-Maison
Et puis économisons l'énergie en isolant nos maisons et en améliorant le chauffage; ça crée des emplois en plus. Et aussi, consommons local pour réduire les transports à l'origine d'une pollution non négligeable et d'une grosse part de l'émission de CO2.
a écrit le 23/01/2019 à 9:18 :
Entre les "pour" et les "contre" , je suis fatigué par ces commentaires de soi-disant d'experts!
Il y a un constat qui devrait être partagé entre chacun : nous consommons trop d'énergie dans nos pays dits "civilisés" !
Je suis souvent en déplacement sur Paris et je vois ces terrasses de restaurants en hiver avec ... des grilles pains énergivores pour améliorer le confort des fumeurs !
Il en est de même de ces magasins portes ouvertes avec le groupe clim fonctionnant au dessus pour ... chauffer les oiseaux mais également de ces cumulus électriques qui perdent jusqu'à 2/3 de leurs calories !!!
Bref , avant de parler sources d'énergies , il faudrait d'abord rassembler les citoyens sur ce qui ne fâche pas plutôt que d'opposer !
Quand au "sauveur" nucléaire , n'oublions pas qu'avant le 11 mars 2011 (date de la catastrophe de Fukushima) une majorité de Japonais étaient "pour" le nucléaire.
Ils sont désormais majoritairement "contre" mais à quel prix ?!
Il en sera de même chez nous en France sans parler de notre incapacité à gérer les stocks de déchets radioactifs sauf ... à les enfouir telles les décharges de déchets ménagers dans les années 70/80.
Ce qui est remarquable dans ces commentaires , c'est le côté subjectif.
D'un côté , il y a le "massacre" des paysages mais de l'autre un grand silence sur les panneaux publicitaires , les antennes relais , les lignes à haute et à très haute tension (100 000 km en France ),...
Ma question serait plutôt : "ou est votre objectivité ?"
Pour ma part , j'ai décidé il y a déjà plusieurs années de diminuer ma consommation d'électricité.Nous sommes désormais aux alentours de 1 200 kW par an alors que la consommation moyenne d'électricité en France oscille aux environs de 3 500 kW.
Aux actes citoyens !
Réponse de le 23/01/2019 à 14:40 :
@Bioman
Voilà un commentaire qui fait avancer les choses.
C'est très bien que vous économisiez l'énergie et on ne peut que vous féliciter mais votre approche est encore plus subjective que celle de l’article que vous dénoncez.
Vous dites que les paysages français sont saccagés par, entre autres, les lignes à haute tension. C’est vrai mais pourtant celles-ci ne culminent qu’à 60-70m ; je suis donc pour que ces lignes puissent à termes être enterrées ; mais je vous ferai aussi remarquer qu’avec les éoliennes on ne joue pas dans la même cour : elles culminent maintenant à plus de 200m et elles me semblent difficile à enterrer.
Quelles solutions proposez-vous pour l’eau chaude à la place des malfaisants cumulus ? Il semble que vous ayez une solution sans déperdition de chaleur ; brevetez vite?
Vous avez fait un choix que je respecte tout à fait mais le problème c’est que vous voulez l’imposer aux autres. L’idéologie a un seul inconvénient, elle se heurte souvent et durement à la réalité.
Je ne crois pas que nos besoins en électricité vont diminuer dans le futur et il faudra toujours des sources de production fiables et économiquement viables. Je suppose que vous avez un ordinateur, un iPhone, une voiture, peut-être une télévision, que vous utilisez l’électricité pour vous éclairer… La seule révolution récente en matière d’économie d’énergie est l’arrivée des LED sur le marché de l’éclairage mais ce ne sera pas tous les jours que de telles ruptures technologiques vont survenir avec un tel impact sur nos consommations!
a écrit le 23/01/2019 à 9:02 :
Ce n'est pas un article d'opinion, c'est du grand n'importe quoi plein de contre vérité.

La seule vérité, c'est que l'on est entrain de prendre beaucoup de retard en énergie renouvelable sur les autre pays Européen, à cause ou grâce, au Nucléaire développé dans les années 70 à 80 et aussi à notre forte densité d'énergie hydroelectrique.
Réponse de le 23/01/2019 à 9:31 :
L’auteur de cette tribune développe quand même pas mal d’arguments... c’est un peu faible de lui répondre par une simple profession de Foi.
Réponse de le 23/01/2019 à 9:46 :
IL faudrait expliquer pourquoi c'est du grand n'importe quoi !! Au lieu de troller de la sorte.

Les arguments émis ci-dessus nous montrent que les énergies renouvelables ne permettent pas de réduire les émissions (et l'Allemagne en est le parfaite exemple), sans parler des prix et des taxes qui augmentent pour que des hommes d'affaires s'en mettent plein les poches sur le dos des autres, en nous vendant des moulins à vent.
Réponse de le 23/01/2019 à 10:01 :
En Allemagne, le vent est dans le Nord et les éoliennes aussi et la consommation plus dans le centre et le sud que dans le Nord. Manque de chance, personne ne veut des lignes électriques pour relier les 2.
N'oublions pas qu'il y a une semaine, l'Allemagne a failli faire exploser le réseau électrique avec ses problèmes d'approvisionnement.
Notre système fonctionne et ce n'est pas la peine d'en changer.
Quant à Fukushima, la centrale a résisté au séisme puisqu'elle s'est arrêtée toute seule mais a été noyée par le tsunami exceptionnel. Elle aurait été installée un peu plus à l'intérieur des terres, ça ne serait jamais arrivé.
Réponse de le 23/01/2019 à 14:50 :
Vu le fiasco de la transition énergétique allemande (coût de l'électricité en explosion et deux fois plus chère qu'en France pour les particuliers, impact très faible sur la réduction des émissions de CO2 et risque non négligeable de 'black-out' à cause de l'intermittence de l'éolien et à un degré moindre du solaire, saccage des paysages à grande échelle...), je me demande si en prenant encore un peu plus de retard sur les énergies renouvelables nous ne serions pas bien inspirés.
Finalement le nucléaire et l'hydraulique des années 70-80 ce n'est pas si mal.

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