"Gilets jaunes" : pourquoi il nous faut un Grenelle de la fiscalité écologique

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(Crédits : Eric Gaillard)
Croire qu’il est possible pour la réussite de la transition environnementale, de mobiliser le corps social sans concertation et sans mesures de justice sociale est une grave erreur. Par Patrick Criqui, Université Grenoble Alpes; Alain Grandjean, membre du conseil scientifique de la FNH, Benoît Leguet, AFD (Agence française de développement) et Xavier Timbeau, Sciences Po – USPC

Face à la hausse du prix à la pompe, la grogne monte. Une pétition en ligne réclamant la baisse de ce prix a recueilli à ce jour près de 800 000 signatures. De nombreuses initiatives, des récupérations politiciennes et une « journée escargot » portée par le mouvement des gilets jaunes prévue ce samedi 17 novembre, questionnent la mise en œuvre de la fiscalité carbone, pourtant inscrite dans la loi de transition énergétique de 2015.

Il faut donc revenir sur la justification de cette taxe carbone, mais aussi accepter la légitimité de certaines revendications et faire des propositions ouvertes.

Une hausse d'abord due au prix du pétrole

Entre octobre 2017 et octobre 2018, les consommateurs de combustibles fossiles ont fait face à une hausse de 23 % du prix du diesel, de 14 % pour l'essence sans plomb et à des hausses comparables pour le fioul domestique ou le gaz.

Seulement un tiers de cette hausse s'explique par la hausse des taxes pour ces différents produits pétroliers. Le chiffre est plus élevé pour le diesel, presque 40 %, du fait de la convergence des taxes diesel et essence initiée en 2017. Le reste provient de l'augmentation du prix du baril de pétrole, passé entre octobre 2017 et 2018 de 47 € à presque 68 € et, plus marginalement, des coûts de distribution.

Le prix à la pompe du super sans-plomb reste aujourd'hui presque identique au sommet de 2012 : 1,62 €/litre aujourd'hui, contre 1,70 €/litre en avril 2012, le baril étant alors à plus de 86 € contre 68 € aujourd'hui. Relativement à 2012, la perte de pouvoir d'achat demeure modérée. Le constat est similaire pour le fioul domestique ou le gaz.

L'ampleur de la contestation doit donc avoir d'autres motifs que le seul montant du prix final à la pompe et il serait irresponsable de ne pas en prendre la mesure. Sachant que dans un contexte de transition énergétique, la hausse des taxes environnementales ne fait que commencer.

Face à ce qu'ils perçoivent comme une « double peine » certains citoyens réclament donc un moratoire de la fiscalité carbone, alors que la loi de finances 2017 prévoit au contraire qu'elle augmente jusqu'à 86,2 euros la tonne de CO2 en 2022, contre 44,6 €/tCO2 en 2018.

Depuis 2005 les prix de l'essence et du diesel ont beaucoup varié, dans une plage comprise entre 1 et 1,5€/l. Si le diesel est aujourd'hui à son maximum historique, ce n'est pas le cas de l'essence dont le prix fut plus élevé en 2012 et 2013. Patrick Criqui (avec données DGEC)CC BY-NC-NDDepuis 2000 la hausse du prix des carburants s'explique plus par l'augmentation du prix des produits raffinés que par celle de la fiscalité ; la part de celle-ci est tombée de près de 80 % en 2000 à 60 % aujourd'hui. Xavier Timbeau (avec données DGEC)CC BY-NC-ND

Une taxe pour modifier les comportements

Si l'on souhaite atteindre l'objectif de la neutralité carbone en 2050, pour mettre notre pays en conformité avec les engagements pris dans l'Accord de Paris et réagir tant qu'il est encore temps au désastre climatique à venir, le renforcement de la fiscalité écologique s'impose.

La tâche est immense : il s'agit de transformer en profondeur les infrastructures, l'urbanisme, les processus de production, en particulier de l'énergie, et les modes de consommation. Le tout en une génération seulement. Cela suppose de mobiliser et de coordonner une large combinaison d'instruments de politiques publiques. C'est une situation exceptionnelle, seulement comparable peut-être à celle que nous avons connue au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

Parmi ces instruments, la taxe carbone sur les carburants et combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) est indispensable. Les émissions résultant de la consommation des énergies fossiles représentent 70 % du total des émissions de gaz à effet de serre, et le pétrole pour les transports représente à lui seul 56 % de la consommation finale des énergies fossiles.

Il faut profondément modifier ces consommations et, même lorsque sont introduites des normes ou des réglementations, l'augmentation du prix est le seul moyen d'éviter l'« effet rebond ». Celui-ci conduit souvent à un surcroît de consommation après l'amélioration des performances : par exemple, après une rénovation thermique il arrive souvent qu'une partie des gains de consommation soit effacée par une augmentation de la température de chauffe et du confort des habitants.

Il faut aussi enclencher un changement structurel, par la sobriété ou l'investissement dans l'efficacité. La hausse programmée du prix des énergies fossiles incite les acteurs du marché à innover et à trouver les solutions innovantes que des réglementations feraient plus difficilement émerger : l'installation de thermostats intelligents dans le bâtiment existant permet ainsi une réduction des consommations, indépendamment des systèmes de normes.

C'est pourquoi il faut garder un signal par les prix fort, dès maintenant. La fiscalité écologique est avant tout une fiscalité incitative, qui vise à modifier les comportements et les choix des acteurs économiques. Elle n'est en revanche pas une fiscalité de rendement pérenne, ses recettes étant condamnées à diminuer avec les pollutions qu'elle cherche à faire disparaître.

Prendre en compte les effets inéquitables

La fiscalité environnementale a toutefois des effets inéquitables, lourds et injustes pour certains, car dans la dépendance aux énergies fossiles les situations des ménages, résultant de choix de vie antérieurs, sont très inégales.

L'ère, révolue, de l'énergie peu chère a modelé nos villes et nos campagnes comme nos systèmes de transport. Ceux qui vivent loin des centres-villes coûteux le paient par des parcours quotidiens longs et coûteux. Résidents de zones peu denses, ils n'ont pas toujours accès aux transports en commun et habitent souvent un logement mal isolé, chauffé au fioul ou au gaz de pétrole liquéfié.

Ce ne sont évidemment pas des pollueurs cyniques mais des citoyens sans réelle alternative et dans l'incapacité de changer leur consommation du jour au lendemain, sauf à se priver de l'essentiel. Croire qu'il serait possible de faire adhérer et de mobiliser le corps social, ce qui est une nécessité absolue pour la réussite de la transition environnementale, sans prendre les mesures de justice sociale nécessaires serait une erreur grave, susceptible de faire échouer le processus.

Face à cette réalité, il ne suffit pas de faire de la pédagogie sur le « signal-prix » et les incitations aux changements de comportement qu'il induit. Des mesures redistributives doivent être mises en place. Elles ne doivent pas se contenter de compenser à court terme certains perdants, orientation que, sous la pression, semble prendre aujourd'hui le gouvernement. Par exemple, l'extension du chèque énergie ou le remboursement plus avantageux des frais de déplacement seraient utiles, mais ne répondent que très partiellement aux enjeux que nous venons de rappeler.

Que faire des recettes de la fiscalité écologique ?

La première nécessité est de clarifier l'usage des recettes de la fiscalité écologique.

Il existe aujourd'hui trois voies principales pour utiliser le surplus de recettes fiscales (évalué à 5 milliards pour 2019) lié à l'augmentation de la fiscalité écologique : la réduction d'autres prélèvements, notamment sur le travail ; la compensation financière de la totalité ou de certaines catégories de ménages ; enfin, le financement des investissements publics et privés nécessaires à la transition écologique.

Il ne s'agit pas pour l'État de flécher des recettes fiscales vers des actions spécifiques - ce qui contreviendrait au principe d'universalité budgétaire de l'État - mais plutôt d'être transparent sur les priorités auxquelles les surplus de recettes fiscales permettent de répondre.

Deux des emplois des recettes de la fiscalité carbone décrites plus haut devraient être privilégiés et combinés : les mesures ciblées sur les ménages en grande dépendance par rapport aux énergies fossiles ; la mise en œuvre de mesures favorisant le financement des investissements de transition.

Il est clair en effet qu'il faut verdir l'investissement public et privé en faveur de la transition. Cet effort doit être réparti équitablement entre les ménages et la redistribution à envisager doit accompagner les changements de comportement et d'investissement que la transition va rendre nécessaire.

Mais la transition ne peut pas n'être financée que par les recettes de la fiscalité écologique et l'égalité devant la transition demandera plus que le seul recyclage de la taxe carbone. Elle exigera aussi de redéfinir les dépenses publiques et la fiscalité, ainsi que leur partage entre l'État central et les collectivités territoriales.

Permettre aux « captifs » de sortir de l'impasse

Il faut offrir des solutions nouvelles qui permettront d'échapper à la tarification des coûts environnementaux. Ceux qui voient leur capital - maison ou système de chauffage, voiture, capital productif - brutalement déprécié par les nouvelles conditions économiques doivent être compensés. La précarité énergétique ne doit pas s'accroître mais au contraire être réduite. Et chacun doit pouvoir prendre sa part, mais seulement sa part, des adaptations qui sont requises. C'est la condition de la confiance à restaurer autour de la transition.

Concrètement, les outils à mettre en place sont probablement des compensations directes et temporaires pour ceux qui ne peuvent que difficilement modifier leurs comportements à court terme. Rappelons que pour faire face au prix de l'essence en 2012, les ménages ont dû faire des efforts, améliorer leur conduite, régler mieux leur chauffage. Mais ce type d'efforts ne peut jouer que sur quelques pour cent des factures et ne suffiront pas face à un prix croissant de l'énergie.

Les dispositifs de type crédits d'impôt, « primes à la reconversion », certificats d'économie d'énergie ou bonus-malus sont souvent insuffisants, voire inadaptés, pour les ménages les plus modestes. Le chèque chauffage ou énergie, dans sa configuration actuelle, ne peut être la solution définitive, car il ne permet pas d'entrevoir une sortie de l'impasse pour les plus dépendants et ne couvre pas les besoins de mobilité.

Il faudrait donc des chèques pour les changements de chaudières lorsque l'habitation principale est chauffée au fioul ou au GPL, des chèques pour l'amélioration de la performance thermique du logement, des chèques-train pour assurer quelques déplacements longue distance des ménages vivant en zone peu denses. Les besoins se chiffrent en milliards et il est important de cibler étroitement ces dispositifs pour éviter les effets d'aubaine.

Une concertation sociale, pour la transition

La confiance ne sera pas restaurée à coup de mesures ponctuelles dictées par l'urgence et le mécontentement. Il faut mettre en œuvre des institutions crédibles et stables assurant l'information et la concertation des partenaires sociaux sur les questions centrales de la transition.

Cette concertation est la condition à la fois d'une véritable pédagogie de la transition énergétique et d'une juste répartition des efforts. En d'autres termes, il faudrait de manière urgente refonder le consensus social autour des questions environnementales, pour redonner un sens à la taxe carbone dans la réforme fiscale qui est en train d'être opérée.

Il faudrait, par exemple, créer un organe indépendant de la transition, embryon d'une transformation institutionnelle plus large. Le but serait d'informer des avancées de la transition et d'anticiper les effets redistributifs qu'elle enclenche. Il pourrait permettre aux citoyens de participer, proposer et alerter. Il pourrait être aussi une plate-forme de médiation et de recours, ouvrant à ceux qui s'estiment lésés une chance de faire valoir leurs positions. Il donnerait une place aux corps intermédiaires et à la démocratie locale afin de structurer la demande politique et de donner les moyens d'action nécessaire aux niveaux d'action pertinents.

L'organisation d'un Grenelle de la fiscalité écologique et de la transition environnementale permettrait de définir plus précisément les contours des institutions de la transition, d'instaurer des principes d'action, de préciser les mesures à adopter. Il pourrait être lancé dès 2019.

Cette avancée démocratique permettrait de sortir par le haut des tensions actuelles en refondant le consensus social en faveur de l'environnement. La transition environnementale ne fait que commencer : la hausse des taxes d'aujourd'hui n'est qu'un avant-goût des défis qu'il faudra relever. Dans ce contexte, faire l'économie de la justice sociale et de la concertation ne serait pas la bonne option.

The Conversation _______

Par Patrick CriquiDirecteur de recherche émérite au CNRS, Université Grenoble Alpes ; Alain Grandjean, membre du conseil scientifique de la FNH ; Benoît LeguetÉconomiste, directeur général d'I4CE, chercheur associé, AFD (Agence française de développement) et Xavier TimbeauÉconomiste, Sciences Po - USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 18/11/2018 à 16:44 :
Si on veut financer une transition écologique, c'est le luxe qu'il faut taxer: bateaux de plaisance, voitures premium (qui consomment), trajets avion, camping-car, terminaux premium (iphones, ipad etc...).
Le luxe, même un riche peut s'en passer puisque le luxe, c'est du luxe.
a écrit le 18/11/2018 à 9:35 :
mais cela fait plus de 30 ans que cela dure on sait bien que le Francais et en particulier l'automobiliste est une bonne vache a lait mais on va pas reduire le train de vie de l'etat d'ailleurs meme certains deputes se plaignent de ne pas etre assez bien payé plus de 10000€ ,les Francais moyens voudraient bien le meme salaire!!!!! et ce n'est pas le vasal de l'ecologie qui va rugir il se plis aux ordres et proteste mollement mais comme d'habitude on se plit au souhait des lobbys pour qu'ils fassent plus de fric et que l'etat augmente la dette pour les generations futur ils s'en foutent ils ne font que passé et eux s'en mettent plein les poches
a écrit le 17/11/2018 à 18:16 :
L'effort demandé est ridicule en comparaison de l'effort qu'il faudrait fournir pour une société qui répartit équitablement les richesses (1) de manière durable (2). (1)Répartir équitablement les richesses revient grosso modo à diviser le PIB mondial par le nombre d'habitants ce qui donne 10 000 USD par an par terriens (80 000 milliards divisés par 8 milliards de terriens).
(2)De manière durable : on nous dit qu'au 1er août l'humanité produit de la richesse à crédit en rapport avec ce que la planète peut soutenir. Il faudrait donc appliquer un rapport de 7/12ème à la richesse annuelle attribuée à chaque terriens, ce qui donne 10 000x7/12 = 5840 USD par terrien par an, soit 499 USD par mois ... De quoi se plaint on déjà ?
a écrit le 17/11/2018 à 16:23 :
J' évoque en tant que Nivernais une réaction saine d’une France périphérique qui ne veut pas mourir. Ces villes moyennes et la ruralité ont déjà été les premières victimes de la désindustrialisation et de la casse des services publics. Pour cette France-là, surtaxer les carburants, c’est taxer le travail et la vie ! Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit bien d’une taxe, et non pas d’un projet écologique, puisque le gouvernement ne propose aucune alternative ! La réalité est que plutôt que d’aller chercher la fraude et l’évasion fiscales qui représentent 100 milliards d’euros par an, Emmanuel Macron va taxer cette France périphérique qui n’est pas son électorat ! Il l’assassine sciemment !
Réponse de le 17/11/2018 à 19:54 :
"Emmanuel Macron va taxer cette France périphérique qui n’est pas son électorat ! "

Et il vote quoi l'électorat de cette France périphérique ?
a écrit le 17/11/2018 à 16:02 :
il faudrait sans doute sortir de cette logique de nouvelle taxe à chaque nouveau projet , logique qui vaut pour l'état comme pour les collectivités locales ; les salariés ne demandent pas une augmentation à leur employeur à chaque nouvel achat contrairement aux élus tellement accrochés à leurs privilèges qu'ils en oublient tout bon sens
a écrit le 17/11/2018 à 14:36 :
Nous sommes techniquement capables de faire un véhicule électrique peu coûteux utilisant au maximum le solaire intégré pour la charge donc moins de batteries donc moins coûteux. Le rendement du solaire commercial flexible mince est de 32% (Alta Devices, Hanergy Solar etc), bientôt 35% et son prix quasi compétitif s'amortit vite plus on roule. L'apport n'est pas négligeable puisque l'on a pu réaliser de multiples véhicules légers autonomes en énergie solaire "positive" jusqu'à 70 km/h (Stella Lux, Stella Vie, Stella Solar, eVe Sunswift, Sunswift Violet, ThyssenKrupp Sunriser, Suncruiser, SolarWorld GT etc) Mais çà ne rapportera plus autant que les véhicules thermiques qui sont une rente pour les constructeurs et réseaux auto qui nous submergent de pubs pour gros véhicules thermiques inefficients dans les médias. De même on fait des batteries Na-ion (Sodium = sel, voir Tiamat, Faradion Aquion Energy etc) qui coûtent moins cher que le lithium et sans cobalt. On a donc tous les moyens techniques de proposer un véhicule à prix raisonnable, léger, destiné à rouler et pas farçi de gadgets inutiles, exploitant le solaire de manière optimale et avec le minimum de batteries. Et la demande est mondiale. Les gilets jaunes feraient donc mieux de s'en prendre à Peugeot et Renault et aux réseaux qui leurs vendent encore des véhicules dépassés qui leur rapportent alors que des universités et PME ont largement démontré que l'on pouvait faire des véhicules légers exploitant au maximum le solaire et donc avec un minimum de batteries et de gadgets et que çà n'a jamais été insurmontable techniquement. Ces véhicules ont les plus souvent parcourus parfois des millions de km par tous climat sans faillir comme la SolarWorld GT déjà ancienne. Hanergy pense faire des véhicules électro-solaires mais il fait du solaire, pas des véhicules dont il s'ascocie avec Bolloré Bluecar mais d'autres groupes peuvent le faire en France.
Réponse de le 17/11/2018 à 17:15 :
J'avais 2mA sur mon panneau solaire (souple, Suisse) tout à l'heure, 0 maintenant, faut pas rouler la nuit.
Si le Gvt dit que le CO2 faible est la priorité, que le diesel en émet peu (bonus/malus) et le lendemain dit qu'il ne faut plus en acheter, l'industrie ne se bascule pas comme ça, il faudrait anticiper un peu, pour mettre les dieselistes au chômage et embaucher des électriciens.
Les batteries au sodium sont en production ? Je croyais que c'était encore en labo/développement. Si on veut un Airbus de la batterie, il vaudrait mieux produire celles là que vouloir copier les autres ayant 10 ans d'avance industrielle, et du sodium y en a plein la mer, on en mange trop l'occasion de le détourner des salières. :-)
Les véhicules décrits ça tournerait autour de quels prix chez le concessionnaire ? 15k€, 25k€ ? Loués à vie ?
a écrit le 17/11/2018 à 13:55 :
Les gens ont besoin de se déplacer... en voiture individuelles. Peut importe qu' elle roule à l essence ou au diesel ... L état devrait investir dans la recherche pour proposer des voitures propres... Si l environnement est vraiment un enjeu au dessus du marché, alors faite un plan quiquenal de production de voitures et d énergies propres.
a écrit le 17/11/2018 à 12:42 :
Des voitures à air comprimé produites en France vendu à l’étranger existent ... mais l'État n'en veut pas, faute de pouvoir taxer l'air. C'est pourtant une des solution qui pourrait satisfaire les citoyens . voir : https://www.mdi.lu/
Réponse de le 17/11/2018 à 14:47 :
@ Pmxr : non ce n'est pas valable pour de longues distances car il est techniquement trop coûteux et complexe dans un véhicule de récupérer la chaleur perdue lors de la compression de l'air (une vraie usine à gaz) d'où le mauvais rendement. Lightsail Energy avec Danielle Fong (une copine !) a voulu le faire pour des bâtiments et a fait quasi faillite car ce n'est pas si simple. L'air comprimé est donc limité à des véhicules locaux mais avec beaucoup de pertes. l'électro-solaire est beaucoup plus efficient car on utilise au maximum la lumière du jour et on réduit la batterie pour des moteurs électriques à très haut rendement et des véhicules légers profilés pour çà. Et cà marche très bien malgré les limites du solaire (environ 1000 W/m2 dont on capte au mieux actuellement 32% mais c'est suffisant avec 6 m2 pour faire rouler en totale autonomie jusqu'à 70 km un véhicule adéquat de moins de 400 kg). Au delà la batterie prend le relais et on atteint environ 800 km d'autonomie de jour et 400 de nuit en général sans trop de surcharge. Je ne précise pas le calcul ici car il est long et assez complexe à expliquer.
a écrit le 17/11/2018 à 12:37 :
A cause des écologistes (DominiqueVOINET) nous n'avons pas eu l'autoroute en GRENOBLE et GAP. C'est une galère pour tous les usagers de la route sur les nationales en plus maintenant limitées à 80 km/heure. A tel point que lorsqu'un homme politique ou une autre personnalité de haut rang au gouvernement viennent en déplacement dans ce département de montagne, ils utilisent les voitures officielles et les girophards pour rouler à plus de 112 km/heure.
a écrit le 17/11/2018 à 12:23 :
Taxer pour changer le comportement c'est une très bonne nouvelle. Moi habitant une petite ville de province j'ai décidé d'aller dans le sens du gouvernement. Je vais négocier un licenciment à l'amiable avec mon employeur me mettre au chômage et rester chez moi a rien faire tour cela payé par pole emploi. Comme cela je ne prendrais plus ma voiture pour aller travailler et ainsi je ferais un geste pour la planète payé par la solidarité nationale. Merci Macron tu es le meilleur continue.
Réponse de le 17/11/2018 à 17:17 :
surtout que vous validerez les demandes PoleEmploi par internet, économie de carburant, le moderne 2.0 a du bon. :-)
Je ne fais que des demi-pleins, la hantise du zéro, précaution utile en Laponie pour éviter le soucis de la pompe à trouver rapidement.
a écrit le 17/11/2018 à 12:09 :
Des voitures à air comprimé produites en France vendu à l’étranger existent ... mais l'État n'en veut pas, faute de pouvoir taxer l'air. C'est pourtant une des solution qui pourrait satisfaire les citoyens . voir : https://www.mdi.lu/
a écrit le 17/11/2018 à 12:08 :
la seule option de transfert énergétique capable quantitativement et économiquement acceptable est l'énergie nucléaire dont il faut augmenter la capacité de production .
les énergies renouvelables éolien et photovoltaïque ne seront jamais que des solutions complémentaires ( qu'il ne conviendrait de subventionner que sur les zones rurales ) .
la massification des activités économiques et donc des lieux de vie sur des zones urbaines de plus en plus concentrées plaide pour le choix de l'énergie nucléaire (non carbonée ). d'autant que les infrastructures de distribution sont déjà en place .
les écologistes anti-nucléaire cultivent l'utopie d'un possible choix énergétique non nucléaire et non carboné . il serait temps que les politiques responsables reconnaissent
que pour de nombreuses années encore , il n'y aura pas de meilleur choix que le nucléaire pour une production massive et continue d'énergie non carbonée .
a écrit le 17/11/2018 à 11:43 :
La France veut être trop bon élève (hausse plus forte et continue (en 2033 la taxe carbone gaz vaudra 200% du prix du produit HT, 100% en 2027, 50% en 2022, on n'est qu'à 20% en 2018) mais en zigzaguant. Parait que des primes permettaient de remplacer une vieille chaudière fioul par une moderne, récente, améliorée, plus vertueuse mais en 2018, il faut la jeter dès que possible. Tout s'agglomère, vieux moteur diesel fumant, neuf moderne, vieille chaudière asthmatique (et parfois maison passoire) et chaudière récente, on balaye tout, à mettre à la poubelle, à vos porte monnaies ! 20 000€ la chaudière et 20 000€ la voiture, ça en fait de la "croissance" à venir. Isoler permettrait déjà d'en consommer moins, d'énergies de toute sorte, donc moins de CO2 (et moins d'importations) !
Pour être logique, les chaudières gaz doivent disparaitre (je chauffe graduellement de moins en moins pour compenser (et moins générer de CO2, citoyen je suis), ai un stock de petites et grosses laines, même avec 6MWh/an, c'est la facture qui compte), les fioul doivent basculer en bois ou pompe à chaleur, aucunement un produit carboné (taxé de plus en plus). Reste à savoir combien ça fera de surcharge du réseau RTE/Enedis 3 à 4 millions de pompes à chaleur en plus (action souterraine d'EDF pour conserver ses centrales ?), et si on en fabrique en France. Parfois faut du classique en secours, ça ne réchauffe pas toujours assez (manque de chaleur à pomper ?)
Réponse de le 17/11/2018 à 20:18 :
n'importe quel mode de chauffage sauf le bois. Certes le CO2 qu'il émet a été absorbé pour la croissance de l'arbre dont il est issu. Mais il émet des quantités considérables de NOx (10 fois plus que le fuel) et de particules (50 fois plus que le fuel... 90% des émissions de particules en IdF provient des 4% de chauffage bois). C'est le chauffage bois qu'il faut interdire en priorité absolue.
a écrit le 17/11/2018 à 10:44 :
Il ne s' agit plus de se laisser embarquer par la com qui nous vend d' en haut la nécessité des augmentations de taxes de carburants pour cause de transition écologique, l' autre réalité est la conséquence de notre appartenance à l' Union européenne qui oblige à taxer tous les jours davantage pour boucler le budget de l' état.
Pourquoi ?

L' article 63 du TFUE -libre circulation des hommes et des capitaux dans l' UE et avec les pays tiers- rend impossible la lutte contre la fraude et l' évasion fiscale qui nous coûtent 100 milliards d' euros annuels et qui nécessitent de trouver des porteurs de chapeaux pour éponger la dette fiscale,

Macron comme ses prédécesseurs n' est qu' un pion, une courroie de transmission dès lors que la politique de la France se passe à la Commission Européenne -Article 88-1 de la constitution française,
Le gouvernement applique donc à la lettre la feuille de route de Bruxelles -GOPE- imposant sa politique dans les domaines du travail, de la santé, des taxes, de la csg, de l' éducation, du social, des retraites -Article 121 du TFUE,
La France a délégué ses compétences d' Etat à la Commission de Bruxelles sur tous les sujets :
-concurrence, politique monétaire, politique douanière, immigration, marché commun etc, Articles 2 à 6 du TFUE,
Voilà pourquoi l' UPR explique aux français l' urgence du Frexit cad une sortie de l' UE, de l' euro, de l' otan qui sera bénéfique au peuple pour retrouver la possibilité de choisir son destin cad la démocratie dans son étymologie tout en fluidifiant la vie sociale française..
a écrit le 17/11/2018 à 10:38 :
L’impasse c’est le fossé entre l’état et la population, l’état va trop vite ( boosté par le monde derrière lui )réforme trop vite , n’a pas investi du tout à la préparation du terrain , du jour au lendemain l’état dispose et impose.
Les verts de l’ancien gvt : une catastrophe...
Qu’est ce qui fait évoluer l’écologie ;
Les lobbys industriels, les financiers et l’état...
Il y a une déconnexion très forte entre les projets de l’état et au fait de l’intégration des modifications de comportements des populations.
Augmenter la cigarette n’a pas aidé à certains d’arrêter
Augmenter le carburant, ça va rien changer , les gens vont s’adapter et se priver d’autres choses.

En tout cas le comportement de l’état sur l’écologie est un scandale
De milliard d’argent sont gaspillés pour des projets qui dorment et qui pourraient justement apporter un équilibre .

Le ral bol aussi c’est le changement d’un gouvernement tout les 4 ans , y a aucun socle concret qui est mis en place , le gaspillage de l’argent publique , le fait que trop d’élus font n’importe quoi ...

L’état devrait commencer à faire déjà des économies dans ses services avant de rendre difficile le quotidien des gens.
Réponse de le 17/11/2018 à 17:20 :
"y a aucun socle concret qui est mis en place" la taxe CO2 est décidée avant, appliquée et suivie, ça au moins ça fonctionne d'un Gvt à l'autre, planète oblige (à part le zigzag peu de CO2 mais non, faut pas, mais si, autrement). A voir si la taxe suffit à résoudre le problème. Peut-être revenir à 7 ans pour un mandat ?
a écrit le 17/11/2018 à 10:16 :
Il faut constater sur le tableau
https://www.europe-camions.com/news/oil-price
qu'avec les hausses programmées pour le 1er janvier, on sera les champions... du prix du gazole en Europe, coiffant au poteau les champions en titre (Italie, RU, Suède). Quelle stupidité de croire que les français vont gober que les prix faramineux des carburants d'un pays qui représente 0,9% des émissions de GES mondiales vont changer d'un iota le réchauffement climatique qui, si tant est que ses effets soient conformes à ce que certains affirment, est un phénomène global.
Evidemment tout ça n'est qu'un prétexte, la vérité c'est que les progrès techniques spectaculaires des véhicules, en particulier diesel, diminuent considérablement les émissions de CO2 mais aussi de polluants (NOx, particules), la preuve, c'est que la qualité de l'air ne cesse de s'améliorer depuis 20 ans (malgré l'été plutôt chaud et un automne plutôt anticyclonique, on n'a pas eu d'épisode de pollution élevée qui auraient justifié de restrictions de circulation....). Mais la vérité aussi, c'est que la quasi division par 2 des consommations amenuise aussi les recettes fiscales. Problème...
a écrit le 17/11/2018 à 9:57 :
Sans nier la probable nécessité d'économiser l'énergie, il faudrait, pour convaincre, être clair et objectif, sans "pédagogisme" obscur, entre autres sur les points suivants :
- où va l'argent prélevé sur les Français (taxes diverses sur carburants et énergies, les péages par ex),
- quelles solutions de remplacement valables (pas le TER qui passe 2 fois/jour de manière aléatoire, ni le vélo en zone de montagne ou temps pluvieux !) à la voiture pour tous ceux qui vivent dans les campagnes, pour toutes sortes de raisons, non desservies par des transports en commune adaptés ? Et ces zones sont nombreuses, les bobos parisiens ne le savent peut-être pas
- quelle technologie valable et d'un coût acceptable pour remplacer les voitures à moteur thermique ? Voiture électrique actuelle = rayon d'action limité, inadaptée au transport de familles, à la traction, et avec les problèmes de recharge et recyclage de batteries déjà souvent soulevés, mais sans réponse réaliste
- quel bénéfice réel chiffré de nombreux travaux dits d'isolation de logements, qui souvent bénéficient principalement aux artisans et vendeurs de matériaux ?
Avant de contraindre ou punir, il est impératif de développer des solutions crédibles et adaptées au niveau de vie déjà limité de beaucoup de Français.
a écrit le 17/11/2018 à 9:54 :
Il faut peut-être un peu arrêter de exister avec ça, sur 7,5 milliards d'habitants on doit être les 60 millions à se prendre la tête sur ce sujet...
a écrit le 17/11/2018 à 9:50 :
Il est plus que temps d’enclencher la marche arrière .
a écrit le 17/11/2018 à 9:32 :
la seule bonne fiscalité écologique est la fiscalité écologique supprimée. Le niveau prévisible du cours du pétrole et surtout sa volatilité sont bien suffisants pour pousser à des solutions alternatives s'il en existe d'acceptables en termes de prix et d'usage. D'ailleurs que personne ne se fasse d'illusion, si la voiture électrique venait à réellement pouvoir se substituer aux voitures thermiques, la consommation supplémentaire d'électricité qu'elle occasionnerait ferait littéralement s'envoler son prix.
a écrit le 17/11/2018 à 9:19 :
Ce n'est pas que le carburant, le ras le bol fiscal !
a écrit le 17/11/2018 à 9:08 :
Suite. Il faut envisage de répartir les charges sociales (retraites et chomage) sur le travail (cotisations sociales) et sur la consommation d'énergie. L'équilibre doit être assuré progressivement par modification du comportement des consommateurs d'énergie et des gains de productivité.
Réponse de le 17/11/2018 à 10:27 :
@Gépé

Robotiser l’humain en gros...
Si tu veux vivre dans un environnement sain , tu payes...
Par contre les «  gros pollueurs «  carte blanche... belle philosophie...
a écrit le 17/11/2018 à 8:56 :
Encore une recette d'économie dirigée …. dans une dictature fiscale validée…! à propos qui sont les "gilets jaunes" des assistés ou de vrais contribuables…?
a écrit le 17/11/2018 à 8:55 :
en 1980 pendant les campagne anti gaspy!!!! les Francais annoncaient l'essence a 10 fr
"je ne prend plus ma voiture " en faisant la conversion cela represente 1€50 mais il est vrai qu'a cette epoque il n'y avait pas de depense pour internet ,les smartphones et tous ces trucs ou beaucoup sont accroc et ne s'occupent pas de se qu'il se passe autour moi d'abord les autres se debrouillent
Réponse de le 17/11/2018 à 12:27 :
10 Fr de 1980 correspondent à 5€ d'aujourd'hui.
Réponse de le 17/11/2018 à 18:49 :
@L'inflation, vous connaissez?
L'inflation a dégringolé à partir de 83-84. 10F de janvier 1980 correspondent à 4,83€ d'aujourd'hui...
a écrit le 17/11/2018 à 8:42 :
Ce que TRUMP doit rigoler ! On attend ses tweets railleurs, ça fera jaser...
a écrit le 17/11/2018 à 8:42 :
Sans vouloir ergoter sur la nécessaire communication, et les mesures sociales d'accompagnement, je crois qu'il manque un élément important pour susciter l'adhésion des français aux politiques. On ne cesse de nous rappeler l'urgence de la situation (réchauffement et CO2), mais personne ne peut nous dire quel sera l'impact des 34 milliards que nous dépensons chaque année dans le Ministère de la transition écologique! Il faut chiffrer ce que l'on attend, en tonnage CO2, de la dépense de ces 34 milliards; alors évidemment, il y a aussi la problématique de la biodiversité (compter les fleurettes dans les alpages), mais je crois qu'il y a consensus pour placer la problématique CO2, en première priorité, et il serait (est) incompréhensible de constater, que toutes ces dépenses n'auront aucun impact. La dépense publique, ce machin que l'on ne peut réorienter, et où chaque virage mal pris se paie cash pendant 20 ans... Ne soyons donc pas si sévères avec les français, qui ont certainement tord de ne pas vouloir faire d'efforts pour une cause noble, mais qui ont bien raison quand ils demandent: "Mais qu'est-ce que vous faites avec notre pognon"?..
a écrit le 17/11/2018 à 8:38 :
Étonnant que toutes les webcam âprr soient inactives ce matin alors que blocage a7 annonce dans presse locale en live. Minimiser le mouvement pour les plateaux tv ce soir ?
a écrit le 17/11/2018 à 7:55 :
Bravo pour votre article.
Il faut envisager l'aspect économique et pas seulement écologique. Il faut aussi respecter la répartition travail-énergie qui est liée au progrès technique. Il faut appliquer la note n°6 du CAE avec une allocation universelle pour respecter l'équité.

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