• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Iran : un régime de plus en plus contesté par son peuple

Gérard Vespierre

Publié le 05 juillet 2018 à 11:12 - Mis à jour le 05 juillet 2018 à 12:43

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Présidentielle : alerte aux extrêmes. L’édito de Bruno Jeudy

  • 3

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 4

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 5

    SONDAGE PRÉSIDENTIELLE. Le Pen en tête, Mélenchon progresse

  • 6

    Raphaël Glucksmann coprésident de place publique : « Les militants socialistes ont choisi la bonne voie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
A nouveau au centre de l'actualité, l'Iran est confronté à un grand nombre d'acteurs internationaux. Mais, au-delà de cet affrontement entre la communauté internationale et le pouvoir iranien, le peuple iranien, lui-même, ne va-t-il pas, un jour être l'ultime arbitre ? Et d'ailleurs, ne s'est-il pas déjà mis en marche ? Par Gérard Vespierre, chercheur associé à la Fondation d'Etudes pour le Moyen-Orient (FEMO), fondateur associé de Strategic Conseils.

L'Iran se retrouve au centre d'un carré. Les quatre côtés s'appellent: Etats-Unis, Union européenne, Etats-Arabes, et Israël. Chacun, avec ses spécificités, veut changer ou amender l'accord nucléaire, limiter les capacités balistiques iraniennes, et voir ce pays ne plus intervenir militairement dans quatre pays de la région, Liban, Syrie, Irak, Yémen...

Quand on parle de l'Iran, de quel Iran parle-t-on... ? Il s'agit du gouvernement de ce pays. Mais il y a un autre Iran, l'Iran de 80 millions d'habitants. Le temps ne serait-il pas venu de regarder ce que fait ce peuple ? Ne se serait-il pas déjà mis en marche de Téhéran à Ispahan ? Le temps ne serait-il pas venu d'écouter ce qu'il a à dire?Pourquoi ? Parce qu'il devra un jour ou l'autre, d'une façon ou d'une autre, intervenir dans ce débat, trancher, pour ou contre, les orientations fondamentales du régime.

Les manifestations de fin 2017, début 2018

Après les premières grandes manifestations populaires de 2009, et la contestation de l'élection d'Ahmadinejad, le deuxième mouvement de grande ampleur a éclaté fin décembre 2017. Lancées depuis la ville de Mashhad, les manifestations se sont ensuite étendues à plus de 140 villes. Le détournement des fonds de la Caisse d'Epargne régionale, l'une des plus importantes d'Iran, par les institutions religieuses, gérées par le régime, en était la cause.

Des slogans jamais entendus ont été lancés par les foules : « Voleurs, rendez-nous notre argent », « Pas la Syrie, pas le Liban, mais l'Iran ». Ils dénoncent la corruption présente dans tous les rouages de l'Etat, et la condamnation des dépenses militaires dans les pays voisins, qui appauvrissent les Iraniens.

Durant ces trois semaines, la répression a fait plus de 50 morts, traduisant le niveau de mobilisation. Les manifestations n'ont pas réellement cessé. Depuis quelques semaines, elles se sont étendues et les slogans expriment la mise en cause du régime.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La vague des manifestations actuelles

Peu couvertes par les médias occidentaux, les manifestations, et grèves, se sont poursuivies au cours de ces trois derniers mois. Les sidérurgistes dans la grande unité industrielle d'Ahwaz se sont mis en grève, car non payés depuis plus de trois mois. La grève des transporteurs routiers s'est développée en mai dans tout le pays, et a touché plus de 250 villes. La Fédération internationale des travailleurs du transport a apporté son soutien à ce mouvement. Les agriculteurs de la région d'Ispahan sont descendus dans la rue pour manifester leur détresse économique devant le manque d'eau et la vétusté des réseaux d'irrigation.

La ville de Kazeroun a été le siège pendant des semaines de manifestations qui ont finalement tourné à l'émeute. La cause est un nouveau découpage territorial administratif, avec spéculation immobilière, et corruption. Une nouvelle forme d'action originale est apparue : le détournement des panneaux d'affichage publicitaire dans les aéroports. A Mashhad et Tabriz, les écrans ont montré l'image symbolique d'une jeune manifestante de l'université de Téhéran, accompagnée du slogan « soulèvement général ».

Fin juin, pendant plusieurs jours, le Grand Bazar de Téhéran et la ville elle-même ont été le théâtre de manifestations significatives. Cette grève est motivée par la hausse impressionnante des prix, liée à la chute de 40% de la monnaie iranienne depuis le début de l'année. Ces jours-ci, ce sont les populations des villes de la province pétrolière du Khouzistan qui sont dans la rue à cause de la pénurie d'eau potable.

Les nouveaux enseignements

La présence de femmes en tchado noir, dans les manifestations d'Ispahan, signifie que dans la partie la plus conservatrice de la société, la contestation commence à trouver place, les conditions matérielles très difficiles l'emportant sur l'idéologie. La deuxième observation concerne le slogan issu de ces manifestations d'Ispahan, et repris partout:« Notre ennemi est ici, ils mentent quand ils disent que c'est l'Amérique ».

La population comprend que les sanctions économiques qui lui sont infligées proviennent d'abord du régime. C'est le doublement de l'armée par les Gardiens de la Révolution, les programmes, nucléaire et balistique, et la présence militaire iranienne dans les pays de la région qui, depuis des dizaines d'années, ruinent les finances du pays, bien avant les sanctions américaines.

La troisième observation concerne la violence des slogans. A Kazeroun, plusieurs milliers de personnes, réunies pour la prière du vendredi, ont scandé « Si vous nous trahissez, on vous tue ! » à l'encontre des autorités de la ville.

La quatrième observation porte sur l'opération de détournement des panneaux publicitaires dans les aéroports. Cette opération, créative, de type « intrusion informatique » fait appel à des savoirs. Elle signifie que la population, jeune et intellectuelle, participe aussi à la contestation du pouvoir.

Enfin, le cinquième enseignement, un des plus forts, provient de l'attitude des forces de sécurité. A Kazeroun, à Téhéran, les policiers se sont repliés devant les manifestants. Encore plus significatif, des membres des forces de l'ordre se sont approchées des manifestants, pour leur dire, en catimini : « Nous sommes avec vous »....

Il s'agit là d'un signal fort, indiquant que les membres des forces de l'ordre arrivent aux mêmes conclusions que les manifestants. Un tel sentiment ne peut que s'étendre et poser de sérieuses difficultés au pouvoir dans les semaines et mois à venir.

L'impact à l'intérieur du régime

Le régime a su jusqu'ici faire preuve de beaucoup d'habilité et de persuasion, afin de cacher ce qui commence à se répandre dans les esprits à l'intérieur même des sphères du pouvoir. L'ayatollah Abdollah Javadi Amoli, ancien imam du vendredi de la grande ville religieuse de Qom, a ainsi déclaré le 27 avril 2018 (selon le quotidien iranien Asr-e-Iran) :

"Il vaut mieux prendre garde, si la nation se soulève, le peuple nous jettera à la mer. Beaucoup ont déjà fui ou ont trouvé un endroit où s'échapper. Mais nous, nous n'avons nulle part où nous sauver."

Une analyse politique, venant cette fois du pouvoir, a été prononcée par Nategh Nouri, ancien président de l'Assemblée nationale, quelques jours après la sortie américaine de l'accord nucléaire : « Le défi qui se pose à nous n'est pas l'accord nucléaire. Le défi qui se pose à nous est de savoir si nous pourrons rester au pouvoir... ».

Se sentant en danger, le régime se tourne tout naturellement vers la désignation de boucs-émissaires. C'est le sens des demandes de démission de plusieurs ministres par un certain nombre de députés. Rocambolesque, mais relevant de la même stratégie de la désignation d'un coupable, est l'accusation du général Gholam Reza Jalali. Le 2 juillet, il a accusé Israël de « voler les nuages » destinés à apporter l'eau en Iran, la sécheresse et le changement climatique étant « suspects » !!! L'idéologie n'a pas de limite créative....

Les mécanismes d'accompagnement, une opposition iranienne

Les manifestations sortent-elles de nulle part ? Nous savons que tout cela nécessite encouragement, et organisation. Y-a-il une opposition en Iran ?

Il existe un Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), et son siège se situe en France, dans le Val d'Oise. Nous devrions d'autant mieux le savoir que le régime iranien n'a eu de cesse de demander à la France d'intervenir pour réduire cette organisation au silence. Regroupant plusieurs partis laïcs et religieux, le CNRI présente un programme en 10 points dont le triptyque de base, gouvernance laïque, séparation des pouvoirs, et égalité hommes-femmes, est exactement à l'opposé du pouvoir iranien actuel.

C'est une femme, Mme Maryam Radjavi, qui a été élue à la tête de ce Conseil. Une femme charismatique, face à un religieux de presque 80 ans, on ne pouvait imaginer un plus grand contraste à la fois humain et politique.

La réunion de plusieurs dizaines de milliers d'Iraniens, à Villepinte, le 30 juin, ne montre-t-elle pas la force et la détermination de cette opposition ? Le projet d'attentat, déjoué par la collaboration des services allemands, belges et français met en cause un diplomate iranien de l'ambassade de Vienne. Le régime de Téhéran serait-il réduit à ces extrémités ?

La situation économique va se dégrader

À lire également

  • L’Iran menace de multiplier les centrifugeuses et de rouvrir la voie du nucléaire militaire
  • L'Iran, le cauchemar du royaume saoudien
  • Iran : les Etats-Unis menacent les entreprises européennes
  • Nucléaire iranien : Trump menace-t-il la paix ?

L'Iran dans les prochains mois va continuer d'attirer les regards. La situation économique va-t-elle s'améliorer ? Probablement pas, eu égard aux sanctions américaines. Le président des Etats-Unis vient de demander à la communauté internationale d'arrêter ses achats de pétrole iranien. L'Inde vient d'indiquer qu'elle allait se préparer à réduire les siens. La situation économique se détériorant, ne pourra que conduire à de nouvelles et plus importantes manifestations populaires. La pression sur la monnaie iranienne ne se relâchera pas, et les manifestations des commerçants du Grand Bazar ne pourront que se poursuivre et s'amplifier.

Un Président devrait savoir que, les révolutions commencent le jour où, les commerçants, très mécontents, quittent leurs échoppes et, descendent dans la rue.

Le peuple iranien n'est-il pas en marche ?

Gérard Vespierre

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La véritable peur de l'Iran n'est pas la guerre... C'est la paix »

Idées & Débats
Charles Cuvelliez

OPINION. « Les drones ont ouvert un nouveau chapitre de la guerre hybride  »

D’après l’IISS, l’International Institute for Strategic Studies, un think tank basé à Londres spécialisé dans l’analyse des questions de sécurité internationale, de défense et de géopolitique, qui s’est livré à une véritable enquête policière, le Kremlin a bien orchestré une campagne de drones au-dessus de l’Europe.

Idées & Débats