• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La crise des gilets jaunes, ou la difficulté de réformer

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Publié le 04 décembre 2018 à 17:05 - Mis à jour le 04 décembre 2018 à 17:26

L'essentiel de l'actualité

lundi 15 juin

  • Accord au Moyen-Orient : l’Iran assure avoir le droit d’instaurer des frais maritimes
  • Carburant : Macron promet un suivi des prix après la chute du pétrole
  • Les Bourses mondiales soulagées après l’annonce d’un accord au Moyen-Orient
  • Union Européenne : l’Ukraine continue sa marche vers l’UE
  • Un G7 stratégique démarre à Évian ce lundi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La durée des arrêts maladie sera limitée à partir du 1er septembre

  • 2

    Arrêt du SCAF : « Ce n'est pas la fin du monde non plus » (Patrick Pailloux, DGA)

  • 3

    « Le statu quo n'est économiquement pas tenable » : les dépassements d'honoraires des médecins vont-ils être supprimés ?

  • 4

    21 % de hausse : pourquoi les capitaux financiers mondiaux s'arrachent l'Europe (et la France)

  • 5

    Eurosatory 2026 : le salon mondial de l'armement de la démesure

  • 6

    Frappe à longue portée terrestre : Safran et MBDA en pole pour remporter la compétition la plus attendue du moment dans la défense

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le gouvernement a suspendu provisoirement la taxe carbone sur les carburants. A l'avenir, il devra mieux définir et expliquer ses priorités en matière de réformes pour placer l'économie sur une voie de croissance forte et durable. La réduction des taxes en est une mais elle ne peut se faire sans une réduction massive de la dépense publique. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l'ESSEC.

A son arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron avait posé un diagnostic correct : la France ne retrouvera pas un dynamisme économique à même de la maintenir dans le peloton de tête des économies développées sans la mise en œuvre d'un vaste programme de réformes visant à libérer son économie de toutes les rigidités qui la bloquent.

Comme tout dirigeant avisé, il savait que le temps jouait contre lui et que l'adhésion du public aux réformes allait vite s'amenuiser. En effet, toute réforme économique ne porte ses fruits qu'à terme alors que ses coûts pèsent immédiatement sur tout ou partie de la population. Par ailleurs, même si une réforme est favorable à l'ensemble de la population, elle peut davantage favoriser une partie de la population alors qu'elle pèse autant ou davantage sur une autre partie de la population. Dans ce cas, pour éviter un blocage du groupe qui se sent lésé, la réforme doit s'accompagner d'un mécanisme de transfert.

La réforme de la SNCF, l'allègement de la fiscalité sur les entreprises, la réforme du marché du travail sont des bonnes réformes qui tombent dans le cas de figure ci-dessus. En revanche, l'augmentation de la CSG, qui est un choix discutable comparé à une augmentation de la TVA, a fait peser une charge disproportionnée sur certaines catégories comme les retraités et a contribué à ce sentiment d'injustice. De même Le changement de base de l'ISF, décrite à tort comme suppression de l'ISF, a également contribué à ce ressenti d'injustice.

Une réforme inopportune

La réforme la plus inopportune est celle présentée comme une réforme de transition écologique passant par une augmentation des taxes sur les carburants à la pompe. Personne bien évidemment ne remet en cause les objectifs environnementaux et notamment la réduction de la production de CO2 qui est le principal responsable de l'effet de serre. Le problème est le moment choisi, une période de ressenti de taxation excessive et de chômage encore élevé. Ensuite, le choix de ceux qui doivent supporter l'effort de diminution de production de carbone, les automobilistes est inopportun, étant donné qu'il n'a pas été expliqué pourquoi parmi l'ensemble des contributeurs au carbone, il était juste qu'un tel effort soit demandé maintenant exclusivement aux usagers de l'automobile.

La séquentialité des réformes est essentielle pour qu'elles soient acceptées. La hausse de taxes sur le carburant a pu provoquer cette crise sociale sans précèdent parce que cette réforme, destinée à stimuler les industries vertes et les revenus de ceux qui y travaillent, pénalise fortement les actifs à revenu moyen, souvent basés dans un environnement rural ou péri-urbain, qui doivent beaucoup se déplacer pour leur travail. Or cette population n'a pas ressenti que la contribution qui leur est demandé s'ajouterait à des contributions demandées à d'autres groupes, comme l'industrie des transports routiers ou aériens ou les usagers du transport aérien. De plus, ils n'ont vraiment pas l'impression qu'on leur ait demandé de concourir au bien commun mais au contraire d'avoir été identifiés comme des coupables et d'avoir été taxés de façon punitive et sans contrepartie. Négliger le ressenti d'une réforme et l'accompagnement politique et social est une erreur, que le gouvernement se devait de corriger.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Prétexte à une pure opération budgétaire

Enfin, à tort ou à raison, cette population n'a aucunement l'impression qu'il s'agit effectivement d'une politique de transition énergétique mais bien d'une pure opération budgétaire dans laquelle le gouvernement utiliserait un prétexte pour augmenter les impôts. A l'inverse, le gouvernement aurait dû prendre acte de la situation dans laquelle se trouve les personne habitant hors des grandes villes et étant dans l'obligation de faire un grand nombre de kilomètres en voiture pour leur travail, leurs commissions et pour amener leurs enfants à l'école. Cette situation générant une production de carbone indésirable, c'est au gouvernement au contraire de financer des solutions leur permettant de se déplacer, puisqu'ils n'ont pas le choix, sans causer de pollution.

Le gouvernement a entendu ce message comme l'indique la suspension provisoire de la taxe sur les carburants. A l'avenir, il devra peut-être mieux définir les priorités. La plus importante est celle de placer l'économie sur une voie de croissance forte et durable. Or cela implique un maintien du cap, comme il aime s'y référer, c'est-à-dire la poursuite déterminée de mesures de libéralisation des entraves qui pèsent sur l'activité économique. La réduction des taxes fait partie des priorités elle aussi et elle ne pourra se faire sans une réduction massive de la dépense publique. La réforme du financement des retraites et la mise en place d'un système pérenne est en ce sens une nécessité qui va réclamer un gros effort de pédagogie et d'accompagnement de la part du gouvernement.

À lire également

  • Les incohérences du libéralisme non assumé de l’ère Macron
  • Convergence des luttes ou divergence des buts ?
  • Innovation planifiée versus innovation de rupture
  • Quelle normalisation pour la politique monétaire de la BCE ?

Que les personnes affectées par les réformes expriment pacifiquement leur mécontentement, c'est tout à fait légitime. Que le gouvernement les écoute et tâche d'expliquer le bien fondé de ses choix, c'est normal. En revanche, que des groupes de casseurs profitent de cette situation pour accomplir leurs méfaits, affaiblir la démocratie et attaquer les institutions est une honte qui doit être énergiquement stoppée par les pouvoirs publics.

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Guerre en Iran : il faut savoir arrêter une guerre »

  • 2

    OPINION. « Comment l'Europe peut désarmer les réseaux sociaux »

  • 3

    OPINION. Économie russe : « Le silence de Nabiullina » (Michel Santi)

  • 4

    OPINON. « Autonomie technologique : oui, une troisième voie est possible » (Piyush Goyal et Anne Le Hénanff)