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La guerre en Ukraine va-t-elle provoquer l’effondrement de l’économie russe ?

Renaud Foucart

Publié le 21 mars 2022 à 09:24 - Mis à jour le 21 mars 2022 à 09:31

Quatrieme semaine de guerre en ukraine, sans percee majeure pour moscou

Quatrieme semaine de guerre en ukraine, sans percee majeure pour moscou

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OPINION. L’économie russe est aux abois. Chaque jour de guerre lui coûte un prix exorbitant, et les sanctions l’affectent profondément. Par Renaud Foucart, Lancaster University

L'invasion de l'Ukraine a placé la Russie au bord de la faillite. Les taux d'intérêt ont doublé, le marché boursier a fermé, et le rouble est tombé à son plus bas niveau historique.

Le coût militaire de la guerre a été exacerbé par des sanctions internationales sans précédent, soutenues par une large coalition de pays. Les citoyens russes, qui ont assisté à la fermeture rapide de très nombreuses enseignes étrangères comme Ikea, McDonald's ou encore Starbucks, ne sont pas autorisés à convertir en devises étrangères l'argent qu'ils possèdent en roubles.

Une récession considérable

Selon les analyses les plus optimistes, l'économie russe se contractera de 7% cette année, au lieu des 2% de croissance prévus avant l'invasion. D'autres estiment que la baisse pourrait atteindre 15%.

Une telle chute serait plus importante que celle provoquée par le krach des marchés boursiers russes en 1998. Ce serait un choc majeur pour une économie qui n'a pratiquement pas connu de croissance au cours de la dernière décennie et qui n'a pas réussi à se diversifier suffisamment pour ne plus dépendre très largement des exportations de pétrole et de gaz. Or l'Union européenne prévoit de réduire radicalement sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé un processus visant à éliminer totalement leurs propres importations d'hydrocarbures russes, plus limitées.

Les perspectives à long terme sont sombres. Si les sanctions sont maintenues, la Russie sera coupée de ses principaux partenaires commerciaux, à l'exception de la Chine et de la Biélorussie. Les agences de notation prévoient désormais que Moscou sera bientôt dans l'incapacité de rembourser ses créanciers, ce qui aura des répercussions colossales à long terme sur l'économie du pays. En raison de sa réputation d'emprunteur peu recommandable, il sera difficile, pour la Russie, d'attirer des investissements étrangers sans leur offrir des garanties massives, ce qui pourrait la rendre entièrement dépendante de la Chine.

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Le coût immense d'une éventuelle victoire russe

Paradoxalement, la situation économique pourrait connaître une évolution encore plus désastreuse si Vladimir Poutine parvient à remporter la victoire en Ukraine. L'occupation du pays et l'installation d'un gouvernement fantoche impliqueraient certainement, pour la Russie, l'obligation de reconstruire les infrastructures détruites. Et sachant que, même avant la guerre, les citoyens ukrainiens se montraient de plus en plus favorables à l'UE, le maintien de la paix dans un environnement aussi hostile obligerait Poutine à consacrer à l'Ukraine des ressources colossales... qui devront alors être prélevées sur le budget russe.

Pour avoir une idée des conséquences qu'entraînerait un tel scénario, il est utile d'examiner un précédent relativement comparable. Depuis la fin de la seconde guerre de Tchétchénie, qui a notamment vu la destruction quasi totale de la capitale Grozny en 1999-2000, la Russie dépense jusqu'à 3,8 milliards de dollars par an pour maintenir son emprise sur cette république. Toute diminution des transferts monétaires ferait courir à Moscou le risque d'une nouvelle insurrection. Et depuis son annexion en 2014, la Crimée lui coûte un montant comparable.

La population de l'Ukraine, qui compte environ 40 millions d'habitants, est pratiquement 40 fois plus importante que celle de la Tchétchénie et 20 fois plus importante que celle de la péninsule de Crimée. L'Ukraine est le deuxième plus grand pays d'Europe par sa superficie (après la Russie) : y maintenir une occupation durable sera extrêmement coûteux.

Enfin, les pertes russes sont couvertes par le secret militaire, mais les autorités ukrainiennes estiment que la destruction de ses chars, avions et autres équipements militaires au cours des deux premiers jours de la guerre a coûté à la Russie environ 5 milliards de dollars. Depuis, la quantité de ces matériels détruits a bien entendu nettement augmenté.

Le prix ultime

Mais il n'y a pas que le matériel militaire qui coûte de l'argent. Cela peut sembler étrange, voire dérangeant, mais les gouvernements et les économistes attribuent une valeur monétaire à chaque vie humaine. Ce sont par exemple des calculs de ce type qui déterminent quels médicaments ou traitements médicaux le système britannique de couverture santé fournit avec son budget limité.

Jusqu'à présent, selon diverses estimations, entre 7.000 et 12.000 soldats russes auraient déjà été tués en Ukraine depuis le début du conflit le 24 février (la Russie a annoncé le chiffre de 498 morts le 2 mars et n'a plus communiqué sur le sujet depuis). À titre de comparaison, environ 15.000 soldats sont morts lors de l'invasion soviétique de l'Afghanistan, 8.000 lors de la première guerre de Tchétchénie et un nombre légèrement plus important (mais incertain) lors de la deuxième guerre.

Une estimation approximative basée sur l'espérance de vie et le PIB par habitant suggère que le décès de 10 000 soldats russes correspondrait à un coût de plus de 4 milliards de dollars. À cela, il faudrait ajouter les énormes conséquences sur la santé mentale de leurs familles et de tous les soldats ayant pris part à la guerre.

Dans les jours et semaines à venir, les réponses à deux questions cruciales permettront de comprendre si le coût de la guerre est trop élevé pour Poutine.

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D'abord, l'armée et l'industrie de la défense russes peuvent-elles subsister sans importations technologiques telles que l'électronique et les robots industriels en provenance des pays occidentaux ? Ensuite, l'impact des sanctions et des pertes humaines sera-t-il suffisant pour faire évoluer l'opinion publique au point que le pouvoir du Kremlin serait menacé ? Les autres difficultés économiques de la Russie n'auront d'impact sur la suite du conflit que si le dirigeant se soucie réellement de l'impact à long terme que la guerre aura sur ses concitoyens...

Par Renaud Foucart, Senior Lecturer in Economics, Lancaster University Management School, Lancaster University.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Renaud Foucart

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