• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La Lituanie, un modèle pour la sécurité énergétique européenne ?

Anastasiya Shapochkina

Publié le 06 décembre 2022 à 07:38

La lituanie durcit l'etat d'urgence face a la guerre en ukraine

La lituanie durcit l'etat d'urgence face a la guerre en ukraine

INTS KALNINS

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 2

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 3

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 4

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 5

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 6

    Canadair : la France engagée dans un contre-la-montre pour remplacer ses bombardiers d’eau vieillissants

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La Lituanie, longtemps totalement dépendante de la Russie pour son énergie, a entièrement rompu avec Moscou. Dans quelle mesure les autres pays de l’UE peuvent-ils s’inspirer de cet exemple ? Par Anastasiya Shapochkina, Sciences Po

Le 19 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait que l'UE avait réussi, depuis février dernier, à remplacer les deux tiers de ses importations de gaz russe en se tournant vers d'autres fournisseurs. Cette réduction semblait improbable quelques mois plus tôt, quand l'invasion de l'Ukraine venait, pour l'UE, de transformer Moscou de partenaire commercial en menace militaire. La sécurité énergétique du continent était alors brutalement devenue une problématique quasi existentielle.

Huit mois plus tard, l'UE a donc considérablement réduit sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Pourtant, il reste du travail sur le long terme. Pour se dégager totalement de sa dépendance à l'égard de l'énergie russe, l'Union pourrait tirer des leçons de l'expérience d'un de ses membres, la Lituanie - un pays qui, depuis la proclamation en 1990 de son indépendance vis-à-vis de l'URSS, a su s'adapter à un contexte géopolitique complexe pour assurer sa sécurité énergétique.

Le cas lituanien est en effet porteur de trois leçons majeures.

Ne pas renoncer au nucléaire

Le chemin de la Lituanie vers l'indépendance énergétique n'a pas été facile.

Avant son adhésion à l'UE le 1er mai 2004, le nucléaire était le premier pilier de son mix énergétique : Vilnius générait de cette façon 77 % de sa production d'électricité. Mais le pays a dû fermer les deux réacteurs de sa centrale nucléaire d'Ignalina comme condition préalable à son entrée dans l'Union, car la centrale était de la même technologie (RBMK) que Tchernobyl.

Par une urgente nécessité, le nucléaire a donc été remplacé par le gaz naturel et le pétrole russes. En 2011, ces deux sources constituaient 75 % du mix énergétique national (le reste venant notamment du charbon, des produits pétroliers, de l'énergie hydraulique et de la biomasse). Le pays se retrouvait donc profondément dépendant des importations d'hydrocarbures en provenance de Russie.

Suite à l'invasion de l'Ukraine, l'UE, largement dépendante de la Russie pour son approvisionnement énergétique, s'est à son tour tournée (ou retournée) vers le nucléaire.

L'Allemagne a décidé en octobre de maintenir en activité ses trois centrales nucléaires restantes, au moins jusqu'en 2023. En Pologne et aux Pays-Bas, les décisions ont été prises de construire respectivement trois et deux nouvelles centrales nucléaires, en plus d'un réacteur de recherche en Pologne (Maria, 30 MW) et d'un réacteur nucléaire (Borssele, 482 MW) déjà existant aux Pays-Bas.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le retour en vogue du nucléase est une tendance de fond, à laquelle le gouvernement français actuel semble décidé à contribuer. Aujourd'hui, le nucléaire génère un quart de l'électricité en Europe - une part qui, selon la Commission, est censée passer à 12-15 % à l'horizon de 2050, malgré les nouveaux projets. En effet, de nombreux anciens réacteurs doivent être fermés.

La diversification des fournisseurs

Mettre fin à la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie est un objectif explicite, inscrit dans la stratégie nationale d'indépendance énergétique (NEIS) de la Lituanie, ce qui explique que le pays n'ait pas été pris de court quand, au printemps dernier, la Russie a commencé à bloquer ses exportations de gaz vers l'Union européenne, en permettant à Vilnius, qui s'y préparait depuis des années, de renoncer au gaz russe.

En réalité, le pays avait pris conscience de l'urgence de rompre les liens énergétiques avec Moscou dès 1993, lorsque les approvisionnements en pétrole russe avaient été interrompus - pour non-paiement, selon Moscou et pour faire pression politique, selon les pays baltes. Le gouvernement d'alors enclencha la diversification de ses fournisseurs de pétrole, une tendance renforcée depuis 2006, quand la Russie a désactivé la branche de l'oléoduc « Droujba » (Amitié). En juin 2022, Vilnius a totalement cessé d'importer du pétrole de Russie. Aujourd'hui, le pétrole lituanien provient d'Arabie saoudite, du Kazakhstan, du Royaume-Uni, des États-Unis et de Norvège.

Le deuxième élément important de la stratégie énergétique lituanienne a été la densification, au fil des ans, des interconnexions électriques avec la Pologne (par le biais du réseau de transport d'électricité LitPolLink et du futur HarmonyLink) et avec la Scandinavie (via NordBalt, actif depuis 2016). En 2019, la Russie et la Biélorussie représentaient encore près de la moitié des importations de la Lituanie en électricité. Depuis 2022, toutes les importations d'électricité proviennent de Suède (70 % des importations) ou de Lettonie (30 % des importations).

Le troisième élément de la cette stratégie a été la réduction, ces dix dernières années, des importations de gaz naturel russe, permise grâce à la construction d'un terminal GNL dédié. L'ouverture du terminal portuaire de Klaipeda en 2014 a permis de diversifier les fournisseurs de gaz. Alors qu'en 2011, la totalité du gaz naturel provenait de Russie, ces importations avaient chuté de 60 % en 2019, et sont tombées à zéro en mai 2022, après que le gouvernement a investi dans davantage de capacités de stockage flottant et d'importation de GNL, notamment depuis les États-Unis et de la Norvège, pour qui la Lituanie est la destination d'exportation la plus importante, malgré la taille réduite du pays.

Faire les bons choix technologiques

En plus de la diversification des fournisseurs, la Lituanie a investi dans la diversification des technologies.

En pratique, le gouvernement a réduit la part du gaz naturel dans le mix énergétique du pays en investissant dans les énergies renouvelables et en augmentant la part de la biomasse dans le chauffage urbain.

Les problèmes de l'intermittence de l'approvisionnement rencontrés avec certaines sources d'énergie renouvelable ont été limités par ces choix technologiques. Ainsi, grâce à l'utilisation de la biomasse, la Lituanie a réussi à réduire la part du gaz russe dans son système de chauffage de 80 % en 2010 à zéro en 2022.

Une voix qui commence à porter en Europe et en France

La Lituanie est un excellent élève en matière de sécurité énergétique. Le pays reste un îlot de stabilité en Europe de l'Est et se positionne comme un pôle d'investissement émergent, malgré un contexte géo-économique complexe.

Sur les questions énergétiques, les partenaires européens doivent tirer les enseignements de la situation lituanienne.

Il semble que la Lituanie reste un interlocuteur privilégié du gouvernement français. Cela a été réaffirmé début octobre, lorsque la première ministre lituanienne Ingrida Simonyte a rencontré son homologue Élisabeth Borne lors d'une réunion de travail à Matignon, où la sécurité énergétique a été abordée parmi d'autres sujets prioritaires. La rencontre s'est déroulée en marge du forum d'affaires franco-lituanien, organisé à Paris par le Medef International pour promouvoir le dynamisme de l'écosystème économique lituanien. Signe que ce petit pays de quelque 3,5 millions d'habitants intéresse aussi bien les politiques que les milieux d'affaires.

Par Anastasiya Shapochkina, Présidente d'Eastern Circles et Maître de conférences en géopolitique, Sciences Po.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Anastasiya Shapochkina

Sur le même sujet

Jawad Elgannab

OPINION. « Stratégie d'entreprise : l’IA est partout, mais ses profits restent introuvables »

L’intelligence artificielle est désormais partout, mais ses gains de productivité restent introuvables dans les comptes. Ce que ce paradoxe révèle, c’est que la valeur fuit vers les clients et les propriétaires de l’infrastructure ; le seul rempart durable n’est pas l’outil, mais l’architecture organisationnelle qui l’entoure.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Bataille mondiale des capitales pour maîtriser l’information. »

Entre Coupe du monde, sommets internationaux, et conflits au Moyen-Orient, des centaines de correspondants couvrent, au même instant, l'actualité mondiale. Mais un tout petit nombre de villes concentre la production de cette information mondialisée.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Face aux canicules, ne pas se replier, s'ouvrir : sortir d'une vision étroite de l'économie »

La France suffoque sous 40°C. Notre premier devoir est de protéger : sécuriser les personnes les plus exposées, aménager les horaires, adapter les bâtiments, et privilégier l'accès aux lieux déjà rafraîchis... Ces mesures sont nécessaires. Mais la tentation est de se replier, se barricader en espérant que l'isolation suffira à nous protéger d'un monde qui se dérègle.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Ce que le sommet d’Ankara révèle de l’évolution de l’OTAN »

Le sommet d’Ankara ne marque pas seulement une accélération de l’effort de défense des Alliés. Il révèle une évolution du rôle de l’OTAN, désormais davantage orienté vers la création des conditions de l’efficacité et de la prévisibilité.

Idées & Débats
Anne Savinel-Barras

OPINION. « Occupation illégale du territoire palestinien occupé : la France a encore des moyens d'agir »

En dépit des dénégations du gouvernement israélien, et alors que le génocide se poursuit toujours dans la bande de Gaza, les attaques perpétrées par des colons, avec le soutien actif ou tacite des forces israéliennes, contre les Palestiniens et Palestiniennes des communautés bédouines et pastorales de Cisjordanie de la zone C ne cessent de se multiplier.

Idées & Débats
Pascal de Lima

OPINION. « La résilience climatique : notre prochaine dépendance stratégique »

Chaque époque révèle ses grandes dépendances. Depuis la Covid, la remise en cause du principe de la division internationale des processus productifs n’a jamais été aussi forte. Hier, le pétrole structurait les rapports de force dans la mondialisation. Ensuite sont apparues les dépendances au gaz russe, aux semi-conducteurs asiatiques, aux médicaments et à certains principes actifs.

Idées & Débats
Riyad-Dubaï

OPINION. Guerre au Moyen-Orient : « Riyad-Dubaï : “Transaction failed” » (Michel Santi)

L’argent quitte un compte à Riyad. Il n’arrive jamais à Dubaï. Une semaine passe, puis le virement revient à l’expéditeur, sans motif intelligible. À l’écran, deux mots : « transaction failed ».

Idées & Débats
Emmanuel Macron à l'Ile Longue

OPINION. La LPM actualisée ou comment j’ai épaissi le rideau de fumée

Pour le groupe MARS*, la loi de programmation militaire n'est qu'une étape pour augmenter le budget des armées : sans budget, pas d'argent. Quand les crédits arrivent, il faudra régler la facture de la protection de nos alliés du golfe arabo-persique et cotiser de nouveau à la Facilité européenne de paix pour rembourser les cessions accordées aux forces ukrainiennes. Soit jusqu’à 3 milliards sur le budget des armées 2026.

Idées & Débats