• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La pénurie des semi-conducteurs est appelée à durer

Mathilde Aubry et Ludovic Jeanne (*)

Publié le 19 mars 2021 à 07:16 - Mis à jour le 19 mars 2021 à 11:15

intel

Intel domine l'investissement en R&D dans l'industrie des semi-producteurs, avec une part d'environ 19 % du total de ce secteur en 2020. (Source : Vipress)

DR

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    À Saint-Nazaire, la montée en cadence met la logistique des Chantiers de l’Atlantique sous tension

  • 3

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 4

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 5

    Boris Cyrulnik : « Jamais je n'aurais imaginé revivre ce cauchemar »

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La complexité du produit et du marché des circuits intégrés freine l’adaptation de l’offre à une demande qui a explosé ces dernières années. Par Mathilde Aubry, EM Normandie – UGEI et Ludovic Jeanne, EM Normandie – UGEI (*)

Depuis la fin 2020, le monde de l'industrie s'inquiète d'une pénurie de semi-conducteurs, ces circuits intégrés micro et nanoélectroniques qui permettent de traiter l'information, la sauvegarder ou la transférer.

Présents dans nos téléphones, nos ordinateurs mais aussi nos réfrigérateurs ou nos voitures, ces composants, mal connus car microscopiques et dont la production est complexe, pourraient même venir à manquer durablement. Comment l'expliquer ?

La première raison tient à une forte augmentation de la demande en matériel informatique depuis 20 ans et qui s'est accélérée depuis le début de la crise de la Covid. L'industrie mondiale des semi-conducteurs, qui rassemble l'ensemble des firmes engagées dans la conception ou la fabrication des circuits intégrés, représentait en 2020 439 milliards de dollars contre 314 milliards de dollars en 2010.

Cette tendance reflète l'élargissement du marché grâce à l'exploration de nouveaux domaines d'application dans des secteurs clés de la société contemporaine comme le médical ou l'environnement. Cette diversité des usages et des débouchés a été stimulée par la miniaturisation des composants qui augmente la performance de ce produit intermédiaire, tout en en diminuant les coûts de production et en conséquence le prix à la vente.

Un marché instable

La deuxième explication de la pénurie est liée à la complexité du marché qui freine l'adaptation de l'offre à la demande. L'industrie microélectronique reste en effet structurellement fragile en raison du produit en lui-même et des évolutions instables des ventes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

D'abord, comme nous l'avions montré dans un travail de recherche sur le sujet en 2012, les semi-conducteurs sont des produits de haute technologie à durée de vie courte car l'innovation tient une place centrale dans cette industrie. La recherche et développement représente depuis les années 2000 entre 12 et 18% du chiffre d'affaires des entreprises.

Ensuite, le marché est cyclique et très sensible aux évolutions macroéconomiques. En effet, on assiste, lorsque l'économie va bien, à une augmentation de la demande et donc une hausse des prix. Cela pousse les entreprises à investir à long terme pour accroître les capacités de production. S'en suit une période durant laquelle les capacités de production finissent par effectivement être plus importantes permettant une baisse des prix et donc une baisse des investissements. Ces phases alternent depuis maintenant de nombreuses années.

Aujourd'hui, la situation se complexifie encore car le choc - lié à la pandémie et au confinement associé - est particulièrement violent : les capacités de production ne peuvent s'adapter à moyen/court terme à une demande de produits électroniques qui a explosé. Par conséquent, les industries utilisatrices de semi-conducteurs, l'informatique bien sûr, mais aussi l'automobile, sont elles-mêmes bloquées dans leur production. Et le consommateur risque de devoir faire face à une hausse des prix de leurs produits.

Dépendance à l'Asie

Dans un secteur aussi central et stratégique, la concurrence est intense à l'échelle des États. En effet, l'industrie électronique a toujours intéressé les pouvoirs publics qui ont souvent choisi d'intervenir sur le marché par l'intermédiaire d'aides à la recherche ou d'entreprises nationales. Des investissements étatiques ont aussi favorisé le développement de l'électronique grand public au Japon dans les années 1980, par exemple.

Aujourd'hui, la production de semi-conducteurs reste très mal répartie dans le monde et clairement l'Europe est en situation de faiblesse sur ce point. Ainsi, fin 2019, la capacité de production mondiale équivalait à 19,4 millions de wafers (tranches de matériau semi-conducteur utilisées pour fabriquer des composants) et la production européenne n'était déjà, à ce moment, que de 1,1 million de wafers.

En guise de comparaison, le Japon produisait à l'époque 3,2 millions de wafers, les États-Unis 2,4 et la Chine 2,6. Cette dernière a continué d'investir pour accroître ses capacités ces dernières années et diminuer son retard vis-à-vis de ses puissants voisins, Taïwan et la Corée du Sud. Ils dominaient le marché et se répartissaient à peu près équitablement 8,4 millions de wafers. À ce constat sur les quantités produites s'ajoute le fait que la production européenne ne concerne pas les technologies les plus avancées, majoritairement produites en Corée du Sud.

Si l'Europe veut limiter sa dépendance à l'extérieur et accroître ses capacités de production, un important travail va donc devoir être réalisé pour augmenter les investissements dans le secteur et rattraper une partie du retard cumulé. Cependant, ce rattrapage ne sera pas suffisant, car l'Europe devra aussi accéder aux matériaux de base permettant la production de semi-conducteurs, en l'occurrence les terres rares.

Un avantage stratégique pour la Chine

Les terres rares forment une famille de dix-sept éléments chimiques aux propriétés électromagnétiques et électrochimiques proches et exceptionnelles. Certaines interviennent de façon cruciale dans la production de certains semi-conducteurs, et d'autres dans la production de nombreux autres composants nécessaires aux nouvelles technologies.

Comme la plupart des ressources stratégiques - minérales ou biologiques -, les terres rares ne sont pas réparties de façon homogène à la surface du globe et/ou ne sont également pas exploitables partout où il s'en trouve (conditionnalités environnementales, technologiques et économiques). Or, aujourd'hui, plus de 80% des terres rares produites dans le monde le sont en Chine. En 2006 et 2010, ce ratio était monté à... 98% !

La Chine a mis 20 ans à construire, délibérément, cet avantage stratégique. Le dirigeant Deng Xiaoping n'avait-il pas d'ailleurs prophétisé, au début des années 1990 : « il y a le pétrole en Arabie saoudite, il y a les terres rares en Chine » ?

Près de 20 ans plus tard, son vœu de tirer un avantage stratégique de cette ressource géologique est exaucé : personne ne peut, à court ou moyen terme, desserrer significativement cette mainmise sur des substances dont, dans une majorité de domaines de haute technologie, on sait ne pas pouvoir se passer. Or, nous avons montré dans un travail de recherche en 2016 sur la géoéconomie des terres rares que la Chine s'en sert comme une arme dans ses confrontations géopolitiques et géoéconomiques avec les Occidentaux et les Japonais.

La pénurie de semi-conducteurs souligne à quel point les tensions géopolitiques peuvent s'immiscer dans notre quotidien : la clé pour sortir de cette pénurie ne saurait être seulement technologique ou logistique mais dépend grandement de l'évolution dans les mois venir des relations entre les principales puissances géoéconomiques impliquées, notamment les Occidentaux et la Chine.

The Conversation _______

À lire également

  • La pénurie de semi-conducteurs pèse de plus en plus sur l'automobile
  • L'UE veut doubler sa part dans la production de semi-conducteurs d'ici 2030

(*) Par Mathilde Aubry, Enseignant Chercheur, EM Normandie - UGEI et Ludovic Jeanne, Géographe, Laboratoire Métis, EM Normandie - UGEI

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Mathilde Aubry et Ludovic Jeanne (*)

Sur le même sujet

Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats
Michel Kahan

OPINION. « Canicule : la France doit cesser de subir »

La France suffoque. Écoles fermées, trains ralentis, rayons « climatisation » dévalisés : à chaque canicule, le pays semble découvrir sa vulnérabilité. Pourtant, Madrid, Rome, New York ou Dubaï connaissent régulièrement de telles températures sans que toute la vie se dérègle. Leur secret : l’adaptation.

Idées & Débats
Ninon Gauthier

OPINION. « L'IA accélère le travail, mais à quel prix pour la santé mentale ? »

En 2026, 59 % des salariés utilisent l'IA générative, et près des deux tiers y recourent régulièrement. Si ces outils promettent des gains de productivité, ils accélèrent aussi le rythme du travail et font émerger de nouvelles formes de pression.

Idées & Débats
Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats