• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le Grand débat national, une occasion de changer de voie

Dominique Méda, Eric Heyer et Pascal Lokiec

Publié le 31 janvier 2019 à 06:24 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:00

Petite remontee de la popularite de macron

Petite remontee de la popularite de macron

Emmanuel Foudrot

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 4

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 5

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

  • 6

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. Les enquêtes d’opinion mettent en évidence l’impérieuse nécessité de changer de voie, tant celle qui a été suivie depuis plus de trente ans s’apparente à une impasse. Par Dominique Méda, Université Paris Dauphine – PSL; Eric Heyer, Sciences Po – USPC et Pascal Lokiec, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

De nombreux commentateurs ont mis en évidence les fortes limites dans lesquelles le président de la République avait encadré le « Grand débat », notamment en écrivant, dans la Lettre aux Français :

« Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage. »

Ces limites risquent néanmoins de ne pas être respectées alors que les enquêtes d'opinion mettent en évidence l'impérieuse nécessité de changer de voie, tant celle qui a été suivie depuis plus de trente ans s'apparente à une impasse. C'est finalement l'entier diagnostic porté par plusieurs des candidats - dont Emmanuel Macron - lors de la dernière campagne présidentielle qui se révèle erroné, entraînant dans sa chute l'ensemble des solutions qui avaient été envisagées à sa suite.

Notre modèle social a bon dos !

Que nous a-t-il été répété pendant cette campagne présidentielle, notamment par celui qui est devenu président de la République : que la France serait le seul grand pays à connaître un taux de chômage et une dette publique aussi importants, et que cette situation serait imputable au modèle social français trop coûteux et trop rigide. Que la solution serait donc de s'attaquer au code du travail, de réduire drastiquement une dépense publique que la France serait incapable de maîtriser, ou encore de remettre les chômeurs au travail en augmentant les sanctions.

Certes, la situation de la France est médiocre. Le taux de chômage peine à baisser. Mais l'hexagone n'est pas seul à avoir des taux de chômage élevés, c'est aussi le cas des troisième et quatrième puissances de la zone euro, l'Italie et l'Espagne... Notre modèle social a bon dos ! La principale cause de la situation économique dans laquelle nous nous trouvons est, en réalité, à chercher dans les dysfonctionnements du capitalisme financier qui, en engendrant de fortes inégalités de revenus, ont débouché sur le surendettement des agents privés, favorisé par des innovations financières mal maîtrisées et insuffisamment régulées.

Par ailleurs, nous portons encore les stigmates d'une série de graves erreurs de politique économique commises à la suite de la grande récession de 2008 - politiques d'austérité et de désinflation compétitive -, erreurs qui n'ont fait l'objet d'aucune communication, d'aucun débat, et dont on n'a tiré aucun enseignement.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Trente ans d'erreurs de politique économique

Cette double obsession de l'assainissement budgétaire et de la désinflation compétitive a conduit à faire peser les ajustements sur le social, la rémunération des salariés, les règles encadrant le travail : le modèle social était un bouc-émissaire rêvé.

Cette remise en cause de la protection est théorisée depuis la fin des années 1980 par les institutions internationales, notamment l'OCDE qui attribue le chômage à la réglementation du travail qui entraverait l'allocation naturelle des emplois. Selon cette institution, il faudrait donc supprimer ou alléger considérablement les règles. Rappelons pourtant qu'en France il était facile de se séparer d'un salarié avant même les Ordonnances : on se rapproche des trois millions de ruptures conventionnelles ; un licenciement au bout de quelques mois ne coûte pas cher. La preuve : plus d'un tiers des CDI sont rompus au cours de la première année.

Le résultat de ces erreurs de politique économique et des mauvaises décisions prises tout au long de ces trente dernières années, c'est un emploi précarisé pour de plus en plus de personnes (plus de 15 % des emplois sont précaires), une insécurité de l'emploi, un travail qui devient pour certains intenable, insoutenable. Pendant ce temps, l'investissement - dans les êtres humains et dans les infrastructures - a été oublié : l'investissement public est passé de 4,2 % à 3,5 % du PIB ces 10 dernières années. La fracture sociale et territoriale s'est aggravée.

Investir dans la qualité

La France n'est pas seule dans ce cas. L'ensemble des pays européens est entraîné dans une dérive inquiétante. Désormais, même les institutions internationales s'alarment. En juin 2016, une note du département de la recherche du FMI, intitulée « le néo-libéralisme est-il surfait ? », examinait les résultats de deux politiques - la libéralisation des capitaux et les politiques d'austérité - et montrait qu'elles n'avaient pas entraîné d'augmentation de la croissance mais des inégalités.

C'est avec ce capitalisme non régulé mais aussi avec ce néo-libéralisme que Foucault a si bien décrit dans Naissance de la biopolitique, que nous devons rompre, tout comme avec le fétichisme de la croissance qui nous a fait oublier les anciennes et légitimes critiques du PIB.

Cette autre voie qu'il est urgent d'ouvrir exige d'investir dans la qualité de l'emploi, de l'éducation et de la formation de nos citoyens, du logement, des produits, de notre cohésion sociale et de la reconversion écologique de nos économies. L'effort budgétaire que nous devrions consacrer à ces deux défis majeurs pour l'avenir de notre société que constituent la transition énergétique et le système éducatif est au moins de 20 milliards d'euros (1 point de PIB) en moyenne annuelle au cours de la prochaine décennie - soit plus de deux fois le montant du Plan d'investissement prévu, mais repoussé, par l'actuel gouvernement.

Outre leurs effets bénéfiques sur la soutenabilité de notre modèle de développement, dus aux effets positifs de la transition énergétique et à l'accroissement du potentiel d'innovation lié à l'augmentation des compétences et à l'autonomie des citoyens, ces investissements permettraient une relance de l'activité permettant une baisse significative du chômage entraînée par de fortes créations d'emplois.

Sortir les investissements d'avenir du calcul du solde public

Pour pouvoir financer cette nouvelle voie, il nous faut retrouver des marges de manœuvre financières. Cela passe par une autre interprétation des règles européennes que celle actuellement en vigueur. La limite de 3 % pour le déficit public n'a aucun sens en période de récession économique et est largement remise en cause. Celle de 60 % sur la dette publique ne s'appuie sur aucune base économique.

Il nous faut instaurer des règles qui visent aussi au plein emploi et au soutien de l'activité, des règles contra-cycliques permettant le soutien de l'activité en période de ralentissement. La solution consiste à mettre en place « une règle d'or des finances publiques » autorisant un déficit public de fonctionnement - uniquement dans une situation conjoncturelle dégradée -, qui devra être résorbé au cours du cycle. Mais il faut sortir de l'indicateur de solde public de nombreuses dépenses d'investissement. Ce serait le cas de toutes celles qui préparent l'avenir, comme la transition écologique, ou qui sont la condition de notre performance économique et sociale.

Enfin, la nécessité d'une redistribution forte des richesses est un autre constat partagé : elle permettrait de lutter contre la surabondance d'épargne qui bloque le développement de l'activité économique, entraînant les économies développées dans une phase de « stagnation séculaire » annoncée. Lutter contre les inégalités et la pauvreté est devenu - en plus d'un indispensable composant d'une politique de justice sociale - une condition nécessaire au développement économique. Il nous semble notamment important de sanctuariser les aides sociales dont l'efficacité pourrait être accrue par un meilleur ciblage sur les ménages les plus modestes et par une réduction de l'inacceptable taux de non-recours en les rendant obligatoires et en les individualisant.

Le grand débat est indispensable. Il doit nous permettre de montrer comment la grande bifurcation et le changement de cap sont possibles.

--

Eric Heyer, Pascal Lokiec, Dominique Méda viennent de publier « Une autre voie est possible » (Flammarion).

The Conversation _______

Par Dominique Méda, Directrice de l'IRISSO - UMR CNRS 7170, Université Paris Dauphine - PSL ; Eric Heyer, Directeur à l'OFCE, enseignant à SciencesPo Paris, économiste, Sciences Po - USPC et Pascal Lokiec, Professeur de droit, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Dominique Méda, Eric Heyer et Pascal Lokiec

Sur le même sujet

Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats
Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats