Dans son programme, le RN promet de renégocier la participation de la France au marché européen de l'électricité. Il y voit un moyen de réduire les factures des Français, le dispositif mis en place avec nos voisins étant accusé d'augmenter les prix. Dans les faits, la France a certes dû importer du courant au prix fort en 2022 : une partie des centrales nucléaires tricolores étaient en maintenance lors de la poussée inflationniste de l'hiver. Depuis, les cours de l'énergie ont reflué et les réacteurs ont redémarré. En outre, le mécanisme de régulation européen a été renégocié, un nouveau système entrera en vigueur en 2025. Par ailleurs, le parti de Marine Le Pen mise sur le tout-nucléaire et il renoncerait aux objectifs de la transition écologique fixés au sein de l'UE. La directrice générale d'Engie (ex-Gaz de France-Suez) défend dans une tribune les atouts du marché européen et les objectifs actuels de transition. (Nicolas Prissette)
La stratégie énergétique de la France prend une place importante dans les débats politiques. À l'issue des élections législatives, le nouveau gouvernement devra poursuivre un triple défi : mener la décarbonation de notre pays ; assurer la sécurité d'approvisionnement pour notre économie ; permettre aux Français, ménages et entreprises d'accéder à une énergie abordable.