• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Marche, vélo : les gains sanitaires et économiques du développement des transports actifs en France

Kévin Jean, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et Philippe Quirion, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Publié le 14 septembre 2022 à 05:16

voiture, vélo, ville, encombrement, pollution

Photo d'illustration

AdobeStock

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 4

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
ANALYSE. Développer l'usage du vélo et la marche est un atout pour le climat mais aussi en santé publique. Il est désormais possible de chiffrer les bénéfices envisageables : voici un scénario pour la France. Par Kévin Jean, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et Philippe Quirion, Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

À la faveur de la crise énergétique que nous traversons depuis le printemps 2022, le débat sur les transports actifs (marche et vélo) a été ravivé. Un débat très souvent abordé sous l'angle climat-énergie... Il est vrai que les transports constituent le premier poste d'émissions de gaz à effet de serre (GES) en France et que le développement de l'usage du vélo pour les trajets de courtes distances permettrait de réduire à la fois les émissions de GES et la dépendance énergétique de la France.

Pour autant, ce cadrage du débat occulte un argument fort en faveur des transports actifs : leurs bénéfices pour la santé.

En effet, en induisant un certain niveau d'activité physique, les transports actifs - principalement le vélo (avec ou sans assistance électrique) et la marche - permettent d'éviter un grand nombre de maladies chroniques. Il a ainsi été établi que l'absence d'activité physique régulière augmente l'occurrence de maladies graves comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, le cancer du sein ou du colon et la démence.

Une manière simple de pratiquer une activité physique régulière consiste à se déplacer à pied ou à vélo, et plusieurs méta-analyses d'études épidémiologiques ont montré que ces modes de déplacement réduisent la fréquence de ces maladies. Ce qui génère des réductions des dépenses de santé : on estime ainsi qu'un cas de diabète prévenu évite annuellement à la collectivité près de 36 000 euros de dépenses médicales.

Un effet bénéfique calculé

Au-delà de ces pathologies, la marche et le vélo ont été également associés à une réduction du risque de décès. Une autre méta-analyse a ainsi mis en évidence que la pratique hebdomadaire d'1h40 de vélo réduisait le risque de décès (toutes causes confondues) de 10%, et que la pratique de 2h50 de marche hebdomadaire réduisait ce risque de 9%. À l'échelle d'une population, ces effets protecteurs sont substantiels.

À titre d'exemple, il est estimé que les niveaux de pratique actuels du vélo aux Pays-Bas engendreraient un gain d'espérance de vie de 6 mois. À proprement parler, le décès n'engendre pas ou peu de coûts médicaux. Toutefois, les pouvoirs publics ont fixé la « valeur » d'un décès évité et celle d'une année de vie sauvée, ce qui représente la somme qu'une société est prête à dépenser pour sauver une vie ou une année de vie moyenne. Sur cette base, le vélo engendrerait annuellement aux Pays-Bas des bénéfices estimés à 19 milliards d'euros, soit, pour donner un ordre de grandeur, plus de 3% du PIB du pays.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'exemple des Pays-Bas l'illustre de manière édifiante : en matière de transports, ce qui est bon pour le climat l'est aussi pour la santé.

Dès lors, documenter de manière rigoureuse les bénéfices sanitaires d'action climatique de politiques de décarbonation peut jouer un rôle très important pour renforcer l'engagement et l'adhésion de la population et des autorités locales ou nationales aux mesures de réduction des GES.

Une évaluation inédite

C'est à cet exercice que nous nous sommes essayés dans un article scientifique récent. En utilisant la méthode de l'évaluation quantitative d'impact sanitaire, nous avons cherché à évaluer les bénéfices pour la santé liés aux transports actifs dans un scénario de transition bas-carbone : celui décrit en 2021 par l'association négaWatt.

Comme d'autres scénarios (ceux de RTE ou de l'Ademe par exemple), le scénario négaWatt vise à identifier une trajectoire cohérente de transition vers la neutralité carbone pour la France métropolitaine à l'horizon 2050, et ce avec un haut niveau de détails pour les principaux déterminants de la consommation énergétique dans une diversité de secteurs (km-passagers pour le secteur des transports, surfaces habitables chauffées dans le secteur du bâtiment, etc.).

Dans le scénario négaWatt, la décarbonation des transports passe, entre autres, par un essor des transports actifs. Ainsi, ce scénario projette à l'échelle nationale, sur la période 2020-2050, une hausse modérée de la marche (+10%) et une hausse forte du vélo (augmentation d'un facteur 7), principalement portée par le vélo à assistance électrique.

Si cette augmentation de l'usage du vélo semble importante, il faut garder en tête que la France part d'un niveau bas en 2020, et que cette augmentation se traduit au final, par environ 1h de pratique hebdomadaire du vélo par personne en moyenne en 2050, ce qui reste en deçà du niveau actuel d'utilisation du vélo aux Pays-Bas, et proche du niveau actuel au Danemark.

000
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Évolution hebdomadaire du kilométrage (A) et de la durée (B) de la marche et du vélo. Le calcul de la durée se base sur une vitesse moyenne de 4,8 km/h (marche), 14,9 km/h (vélo) et 18,1 km/h (vélo électrique). Scénario négaWatt, France 2020-2050. K. Jean, Ph. Quirion, Negawatt, Author provided

Estimation des gains en termes de vies sauvées et de milliards d'euros

En distribuant ces hausses de la marche, du vélo et du VAE entre les groupes d'âge constituant la population, et en appliquant les réductions de mortalité correspondant à ces niveaux, nous avons pu estimer le nombre de décès évités comparativement à un scénario sans hausse des transports actifs (niveaux de 2021 maintenus constants).

Nous avons ainsi pu mettre en évidence que les gains pour la santé de ce scénario pourraient être considérables, et ce dans un futur proche : dès 2025, cette hausse des transports actifs se traduirait par environ 3 000 décès évités annuellement.

En utilisant les valeurs recommandées au niveau national pour l'évaluation d'impact socio-économique des investissements publics (une année de vie sauvée est évaluée à 139 000 euros en 2020), la monétarisation de ces bénéfices s'élève à environ 10 milliards d'euros par an.

Sur le plus long terme, à l'horizon 2050, ces gains s'élèveraient à environ 10 000 décès évités par an, un gain d'espérance de vie de l'ordre de trois mois en moyenne pour l'ensemble de la population, et près de 40 milliards d'euros de bénéfices.

À ce stade, les éléments de comparaison s'avèrent importants pour appréhender le niveau de bénéfices. À titre d'exemple, on estime qu'une politique de santé publique ambitieuse qui permettrait de réduire la consommation d'alcool de 20% éviterait ~7 000 décès par an, soit le nombre de décès évités grâce à l'activité physique induite par les transports actifs dès 2030 dans le scénario négaWatt.

Concernant les bénéfices monétarisés associés (10 milliards d'euros par an dès 2025), ils peuvent être mis en regard des investissements publics pour la promotion des transports actifs... même si la comparaison ne va pas à la faveur de ces derniers : en effet, le plan vélo gouvernemental annoncé en 2018 représentait 450 millions d'euros sur 7 ans, soit moins 65 millions d'euros par an... Une goutte d'eau en comparaison des aides d'État sur les carburants, qui ont représenté plus de 2 milliards d'euros d'aide publique d'avril à août 2022.

De véritables co-bénéfices santé-climat

Cette étude permet d'illustrer qu'un scénario réaliste de transition vers la neutralité carbone qui articule, dans le cas du scénario négaWatt, sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables, permet de générer des bénéfices qui dépassent la seule réduction des émissions de GES.

Ces co-bénéfices pour la santé des actions climatiques vont par ailleurs bien au-delà de l'activité physique induite par les transports actifs : il en est de même pour l'amélioration de la qualité de l'air résultant de la réduction de la combustion des énergies fossiles, ou encore de l'amélioration du confort thermique des logements.

L'évaluation systématique de ces bénéfices pour la santé constitue ainsi un exercice qui pourrait aider à identifier les trajectoires les plus désirables, ici en se basant sur le critère sanitaire, parmi des scénarios visant la neutralité carbone par des choix techniques et sociétaux contrastés.

Enfin, cette étude permet une nouvelle fois de souligner la pertinence de promouvoir les mobilités actives, que ce soit au vu de leurs bénéfices sanitaires ou des bénéfices économiques associés, qui dépassent généralement de très loin les sommes investies. Si ce constat fait consensus depuis de nombreuses années dans les études médico-économiques, force est de constater qu'il ne s'est pas traduit - ou seulement très récemment - au niveau des politiques publiques...

En 2019, il était ainsi estimé que seuls 2,7% des trajets des Français étaient effectués en vélo... soit le même chiffre, à la décimale près, qu'en 2008. En d'autres termes, les politiques publiques de promotion du vélo sont passées à côté d'une décennie de bénéfices potentiels pour les objectifs climatiques de la France et pour la santé de sa population.

Il n'en devient que plus urgent de reconnaître à leur juste valeur les bénéfices des transports actifs et de leur attribuer les investissements qu'ils méritent.

Par Kévin Jean, Maître de conférences en épidémiologie, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et Philippe Quirion, Directeur de recherche, économie, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

À lire également

  • Le bonus vélo augmente de 50% (et de 100% pour les personnes handicapées et précaires)
  • Les nouveaux défis de la Loire à vélo, premier circuit cycliste de l'Hexagone
  • Comment sortir le vélo de l'écran pour lui faire prendre la route
  • Livraison à vélo: Just Eat classé comme meilleur en matière de conditions de travail

Émilie Schwarz, étudiante au Master of Public Health (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique), a contribué à ces travaux et à la rédaction de l'article. Une restitution de ces résultats sont prévus par le Cired le 29 septembre prochain.

Kévin Jean, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et Philippe Quirion, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »