Le Comité régional du tourisme du Centre Val de Loire et Solutions&co, son alter ego des Pays de Loire, sont à pied d'œuvre depuis le début de l'année pour redonner un second souffle au premier circuit cycliste de l'Hexagone. 1,1 million de touristes ont emprunté, l'année dernière, ce circuit qui s'étire sur 900 kilomètres de Cuffy dans le Cher jusqu'à Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique. Pionnière en France, la Loire à vélo nourrit un écosystème économique qui s'est largement renforcé depuis son lancement officiel il y a dix ans. Il fait vivre actuellement environ 800 professionnels situés sur le parcours, évoluant autour de quatre secteurs d'activité : l'hébergement touristique, la location et la réparation de vélos, les offices de tourisme ainsi que les visites de sites. En 2021, le circuit a généré un chiffre d'affaires de 34 millions d'euros. Loin d'être anecdotiques, ces recettes pourraient être largement accrues à certaines conditions.
Les deux collectivités travaillent ainsi sur quatre axes. Appuyés sur une philosophie générale de renforcement du slow tourisme (tourisme lent) post crise sanitaire, ils se déclinent, en premier lieu, au plan marketing. Le positionnement culturel du véloroute, entre richesse patrimoniale et art de vivre, sera sensiblement accru. Deux cibles prioritaires de publics, les juniors et les jeunes de moins de trente ans, ainsi que trois secondaires, les couples européens, les French lovers (amoureux de la France) américains, enfin, les personnes à mobilité réduite, sont visées dans ce cadre. Représentant 40% des visiteurs, les étrangers restent, ainsi, au centre des préoccupations des promoteurs du parcours.