• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quel avenir pour le modèle économique de la banque de détail ?

Jean-Daniel Guyot (*)

Publié le 25 mai 2021 à 09:51 - Mis à jour le 25 mai 2021 à 09:52

Jean-Daniel Guyot

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. "If you're not paying for it, you're the product!" : cette formule célèbre, qui évoque le système de rémunération caché derrière des services numériques dits « gratuits », via la publicité en ligne notamment, pourrait aussi bien s'appliquer aux banques de détail. (*) Par Jean-Daniel Guyot, co-fondateur et président du directoire de Memo Bank.

Pendant longtemps, en effet, les clients des banques ne payaient pas le juste prix de leurs services bancaires, parce qu'en réalité les clients — enfin, leurs dépôts — étaient le produit. Si les banques fournissaient des services à moindres frais, c'était pour mieux collecter des dépôts en retour.

Or maintenant que les dépôts ne sont plus une source de revenus, mais de coûts, les banques vont devoir changer de modèle économique. Si Google se retrouvait privé de ses revenus liés à la publicité, la conséquence logique serait que son utilisation devienne payante... Est-ce ce qui attend, demain, les clients des banques ? Faut-il le déplorer ? Pas si sûr. Projection.

On achève bien les taux : un modèle en fin de cycle

Les banques ont publié leurs résultats en février dernier : sans surprise, après une année marquée par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, leur PNB (Produit Net Bancaire, assimilable au chiffre d'affaires) est en baisse, même si certaines banques, à l'instar de la BNP, ne s'en sortent pas trop mal, en particulier grâce à leurs activités de marché. Or si la banque de financement et d'investissement a, dans certains cas, limité la casse, partout les commissions nettes sont en baisse.

Il est certain que le contexte joue : la banque de détail a fait les frais d'une activité commerciale en berne, des moratoires sur les crédits, du prêt garanti par l'État, qui ne lui rapporte pas, et de dépôts records onéreux à placer. Ces excédents de dépôt ont un coût car la banque, qui ne peut les conserver, doit les placer à la Banque centrale européenne, ou sur les marchés obligataires, à un taux négatif. Le contexte joue, donc, mais le PNB recule depuis plusieurs années déjà.

En cause, la baisse des taux, qui comprime la marge d'intérêt, et les réglementations sur les frais bancaires, à quoi il faut ajouter la concurrence des banques en ligne ou des fintechs dont le positionnement remet en question la facturation des services bancaires. Il s'agit donc d'une crise d'avant la crise : la crise sanitaire n'a fait qu'amplifier et révéler les fragilités d'un modèle en fin de cycle, qui doit se réinventer. Et chercher ailleurs ses revenus.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Vers de nouveaux modèles de revenus et services

Face à la diminution de leurs revenus, le premier réflexe des banques est de réduire les coûts. Les restructurations et les fusions se multiplient, comme les fermetures d'agences. Ces fermetures, non seulement ne règlent pas le problème, mais se heurtent à une certaine conception française de la proximité : 83% des clients des banques souhaitent en effet bénéficier de services en ligne et de proximité. Augmenter les tarifs semble constituer une meilleure piste, à condition de redonner de la valeur à des produits touchés par la banalisation, c'est-à-dire de réduire l'écart entre la valeur perçue par le client et la valeur réelle qu'apporte une banque et qu'elle devrait facturer. Le conseiller payant est une idée intéressante, à même de séduire les clients s'ils en perçoivent la valeur ajoutée (avoir un conseiller plus compétent, plus réactif, plus disponible). Les clients sont prêts à payer pour un service de qualité, différenciant, et qui facilite leur quotidien. Je cite, pour exemple, le succès fulgurant de la startup californienne Superhuman qui propose une plateforme d'e-mails à 30 dollars par mois, alors que Gmail est gratuit.

Ce raisonnement vaut pour les frais de tenue de compte, dont il faudrait surtout étayer les motifs et l'utilité, à l'heure où la gratuité des comptes en ligne est de plus en plus souvent revue et corrigée par les fintechs, ces promotrices de la veille, qui sont elles aussi contraintes de s'adapter à un monde qui bouge. La facturation des dépôts, déjà normalisée en Allemagne ou au Danemark, où les banques répercutent les taux négatifs de la BCE en taxant les dépôts des clients institutionnels, des grandes entreprises, voire des particuliers fortunés, semble une autre solution à la fois pérenne et acceptable pour le plus grand nombre, à plus forte raison si l'ensemble des banques pouvait s'entendre sur ce point. En fin de compte, il s'agit moins de créer de nouvelles sources de revenus que de justifier et d'expliquer le prix de services, conseils et outils que les clients pensaient ne pas avoir à payer, ou payaient sans le savoir.

En avoir pour son argent

Il n'est pas déraisonnable de croire que la pseudo-gratuité suppose un service minimum, potentiellement médiocre. Il faut accepter de payer pour avoir de bons produits. Chacun en a fait l'expérience dans sa vie personnelle : sur certains produits, rechercher l'économie est une erreur. Il ne s'agit pas de dire que la qualité se paie à prix d'or, mais qu'elle a un coût.

Et qu'il vaut mieux payer un service premium utile que de faire avec du freemium qui n'apporte rien. Que les utilisateurs des banques aient à payer désormais le juste prix de leurs produits et services peut être l'opportunité de renouer un vrai lien de confiance, entre le banques et leurs clients, et d'instaurer une relation plus saine, plus franche ; de mettre fin à une forme d'hypocrisie où le moindre coût était masqué par les profits liés aux dépôts. Si je paye pour un service bien précis, j'ai la possibilité d'évaluer l'efficacité de ma banque sur des critères objectifs : je sais si j'en ai pour mon argent.

À lire également

  • Comment les banques peuvent-elles aller plus loin pour soutenir les entreprises ?
  • Les banques n'ouvriront pas lundi !
  • Pourquoi les banques mêlent-elles modèle coopératif et capitaliste ?
  • Avec l'impact du Covid-19, quelles priorités (de supervision) fixe la BCE pour les banques?

Face à la complexité du monde bancaire, de ses grilles tarifaires, et de la façon dont les banques se rémunèrent, à quoi aspirent les clients aujourd'hui ? À de la clarté. À de la cohérence. À de la transparence. Il paraît difficile de sortir l'humain d'une telle équation, d'où l'importance de la proximité, de banquiers compétents et d'une relation client fondée sur l'idée d'un bénéfice commun. Enfin, si la banque de détail doit poursuivre la diversification de nouveaux univers en misant sur son ancrage local et la connaissance des besoins de ses clients, l'avenir de son modèle économique demeure lié au numérique qui permet d'asseoir la valeur ajoutée du conseil et de l'expertise financière sur la rapidité d'outils performants.

Jean-Daniel Guyot (*)

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »