• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quels effets les sondages auront-ils sur la présidentielle ?

Phillippe Villemus

Publié le 25 janvier 2022 à 08:01

Le proces des sondages de l'elysee s'ouvre dans l'ombre de nicolas sarkozy

Photo d'illustration

Charles Platiau

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les sondages ne sont pas neutres et peuvent à terme expliquer les comportements des électeurs. Par Phillippe Villemus, Montpellier Business School – UGEI

Depuis soixante ans, les sondages d'opinion jouent un rôle primordial et controversé dans le déroulement des campagnes électorales. Leur multiplication pour l'élection présidentielle 2022 s'explique par l'utilisation d'Internet et par la nécessité des chaînes d'information de nourrir leurs émissions en continu. Mais ces sondages auront-ils une influence sur les résultats de la « mère de toutes les élections » ?

La supposée influence des sondages en politique serait conforme à la théorie des « réponses cognitives ». Celle-ci montre que les opinions des autres comptent dans les prises de position individuelles sur des candidats ou des enjeux. En clair, les opinions d'une personne peuvent changer quand elle connaît celles des autres. La personne penche vers des arguments qui ne lui seraient jamais venus à l'esprit en temps normal ; elle s'interroge sur les raisons qui expliquent que tant de citoyens favorisent un candidat ; elle trouve des raisons pour le soutenir à son tour. Cette théorie offre une explication convaincante du comportement des individus moyennement impliqués vis-à-vis d'un enjeu, ce qui est souvent le cas pour une partie des citoyens lors d'élections.

Deux effets des sondages ont été beaucoup étudiés par les sociologues et les chercheurs en marketing politique : l'effet bandwagon et l'effet underdog.

Effetbandwagon: soutenir le gagnant

L' effet bandwagon (littéralement « char à musique » : l'expression apparaît aux États-Unis dans les années 1850 quand les candidats défilaient avec un chariot sur lequel jouait un orchestre) pourrait se traduire par « effet d'entraînement » ou « effet de mode ». Cet effet désigne la propension à « sauter dans le bon wagon » ou « suivre le vainqueur ». L'électeur est encouragé à se retrouver dans le camp du gagnant, autrement dit à rejoindre la majorité.

L'effet bandwagon s'apparente à une forme d'opportunisme qui pousse l'individu à adhérer à l'avis du plus grand nombre. Et à voter pour celui qui est en tête dans les sondages. Cet effet « char à musique » a joué au moins trois fois dans la vie politique française.

En 1974, au premier sondage de l'élection présidentielle, Valéry Giscard d'Estaing devance Jacques Chaban-Delmas de seulement un point.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

-

ooo
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Au fil des sondages, l'écart s'agrandit de façon croissante. Et les résultats suivent cette tendance avec un écart encore plus important entre les deux concurrents. À la suite du premier sondage, le léger avantage de VGE va influencer certains électeurs indécis. Ainsi, les sondages suivants révèlent un écart de plus grosse ampleur entre les deux candidats. De ce fait, l'effet bandwagon grandit de façon exponentielle et l'influence des sondages est de plus en plus forte.

En 2006, la primaire socialiste donne les résultats suivants : 60,6 % pour Ségolène Royal, 20,8 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,5 % pour Laurent Fabius. Le très faible écart du début, qui devint énorme à la fin, soulève cette question provocante : sont-ce les sondages qui ont choisi Ségolène Royal, ou les militants socialistes ?

L'écart dans les sondages provoque un effet bandwagon pour le favori, qui à son tour creuse cet écart dans les sondages. En 2017, nombre d'électeurs de gauche ont préféré voter pour Emmanuel Macron parce qu'arrivant en tête dans les sondages, il était plus susceptible de battre le candidat de droite.

L'effetunderdog: secourir le perdant

L' effet underdog (littéralement « opprimé ») désigne la tendance qu'ont les individus à voter ou s'engager pour l'enjeu ou le candidat qui est à la traîne dans les sondages. On pourrait parler d'effet « chien battu ». En psychologie sociale, on parle d'effet « boomerang » quand « une tentative de persuasion a l'effet inverse de celui attendu et renforce les attitudes de la cible plutôt que de les modifier ». L'effet underdog désigne la mobilisation en faveur du candidat le moins bien placé dans les sondages ou les enquêtes. Le candidat en retard deviendrait sympathique aux yeux des électeurs qui voudraient lui éviter la défaite annoncée par les sondeurs. Il s'agit de secourir le « perdant ».

En 1995, aucun institut de sondage n'avait prévu l'arrivée en tête de Lionel Jospin au premier tour, devant Jacques Chirac et Édouard Balladur (le favori éliminé). Cette surprise s'explique en partie par la crainte d'une partie de l'électorat, alimentée par les enquêtes d'opinion, de voir la gauche absente du second tour.

En 2002, à l'inverse, on peut se demander si l'élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour n'est pas due à l'interdiction à l'époque de publier des sondages la veille de l'élection. En avril 2002, si l'opinion publique avait été alertée de la possible élimination de Lionel Jospin au premier tour, par un effet underdog, les électeurs de gauche auraient plus voté pour lui. Et Jean_Marie Le Pen n'aurait peut-être pas accédé au second tour.

« Vote utile », mauvaise humeur et désertion

L'effet « vote utile », bien que nié par beaucoup de sociologues politiques, désigne la propension d'un électeur à voter pour un candidat, même si le votant préfère un autre candidat qui lui a moins de chance de passer le premier tour. Dans le système français à deux tours, des citoyens choisissent parfois leur candidat non pas en fonction de leur préférence, mais en fonction de leur aversion à d'autres candidats.

Enfin, des chercheurs ont identifié deux autres effets des sondages sur les élections. L'effet « humble the winner » (« humilier le vainqueur ») correspondrait à un effet de « mauvaise humeur » face au vainqueur proclamé : il s'agit de rendre « plus humble » le favori (Alain Juppé, en 2016, à la primaire de la droite et du centre ?). L'une des conséquences de cet effet serait de démobiliser des électeurs qui pensent que le candidat va gagner.

L'effet « snob the loser » (« snober le perdant ») correspondrait à une « désertion » du camp menacé par la défaite : il consiste à abandonner le perdant (Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre en 2016 ?). Une de ses conséquences serait de démobiliser des électeurs qui pensent que l'élection est perdue.

L'indépendance des instituts contre la méfiance des électeurs

Les sondages et leurs effets, parce qu'ils exerceraient une influence notable sur les résultats, sont souvent décriés par les politiciens. Or ces effets agissent surtout auprès d'électeurs indécis et peu motivés par les enjeux politiques, et très affectés par l'opinion collective. Ils sont le cauchemar des politologues et des sondeurs car ces effets sont connus mais non quantifiables.

À lire également

  • Campagne de Brousse : désigner les candidats par sondages, on aura tout vu !
  • Fragilités et énigmes d’un sondage électoral
  • Sondage : 74% des Français font davantage confiance aux Régions qu’à l’État

A fortes doses, les sondages peuvent induire une méfiance des électeurs lassés de se faire rabâcher par les médias que tel ou tel camp possède les meilleures chances de l'emporter. Les instituts de sondage doivent donc rester indépendants, car une manipulation pourrait avoir de grandes conséquences sur le vote final. Plus globalement, l'étude des effets des sondages sur l'élection nous renvoie à une question fondamentale : comment faisons-nous nos choix ?

The Conversation _____

Par Phillippe Villemus, Professeur chercheur en marketing et leadership, Montpellier Business School - UGEI

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Phillippe Villemus

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats