• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Réanimer le football français en repensant sa consommation après l'affaire Mediapro

Julien Bouillé (*)

Publié le 07 mai 2021 à 15:11

Football: paris compte promouvoir une legislation europeenne pour garantir le financement des petits clubs, dit beaune

Photo d'illustration

GLEB GARANICH

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Service personnalisé, plate-forme dédiée… Un rapport sur la consommation audiovisuelle remis au CSA en 2019 pourrait jeter les bases d’un modèle de diffusion de la Ligue 1 inédit. Par Julien Bouillé, Université de Rennes 2 (*)

Le football français se relèvera-t-il de l'échec Mediapro, le groupe sino-espagnol qui s'est retrouvé incapable d'honorer ses engagements fin 2020, quatre mois seulement après avoir commencé à diffuser les matches de Ligue 1 Uber Eats ? Nul ne le sait, mais tout le monde s'accorde sur une chose : le Championnat de France se trouve dans un état critique, à l'heure actuelle placé sous assistance respiratoire par Vincent Bolloré, patron du groupe Canal+, qui a passé un accord in extremis avec la Ligue française de football (LFP) pour diffuser la fin de la saison en cours, qui s'achève fin mai.

Comment sera diffusé le championnat à partir du mois d'août ? Cette question centrale, mais pour l'heure sans réponse, est symptomatique d'un modèle qui doit se régénérer pour retrouver du souffle et en redonner, par la même occasion, aux compétitions qu'il retransmet. Les perspectives restent actuellement d'autant plus incertaines que Canal+ a récemment déclaré que la chaîne ne souhaitait conserver à l'avenir que les meilleures affiches de la Ligue 1.

À lire aussi : Droits TV du foot français, retour sur une débâcle

Au-delà du cas de la saison prochaine, cette crise révèle un mal profond aux enjeux multiples, recouvrant des aspects économiques (assurer la viabilité financière de tout un écosystème), sportifs (développer l'attractivité de la compétition sur la scène sportive européenne) et socioculturels (comprendre les attentes symboliques des fans, dont la fronde, en Angleterre, a par exemple réussi récemment à faire capoter, en 48 heures, le projet de Super League européenne).

Il y a urgence à traiter ce mal alors que se profile un nouvel appel d'offres d'ici quelques semaines. Surtout, il vient une opportunité de poser un diagnostic sur ce que la diffusion du football français peut - ou doit - advenir. Plus qu'un check-up, c'est une remise en forme globale de l'audiovisuel afférente au football qu'il faut engager.

Fragilisé par Netflix et Amazon Prime

Le point de départ de cette refonte se situe dans l'analyse des nouveaux modes de consommation audiovisuelle (AV). Pour diffuser ses matches, et remplir ses caisses, le football français compte historiquement sur les chaînes de télévision payantes (Canal+ et BeIn Sports).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Toutefois, ces acteurs historiques sont aujourd'hui fragilisés par le développement de services comme Netflix ou Amazon Prime. Lesquels proposent un support et une offre de contenus en phase avec les évolutions constatées ces dix dernières années en matière de consommation AV. À savoir une consommation abondante, délinéarisée, nomade, multi-supports, transmédia et caractérisée par une très forte interactivité entre les consommateurs et les créateurs de contenus.

Au milieu de ces nouvelles pratiques AV, la consommation de contenus sportifs dénote quelque peu. Une recherche que nous avons menée auprès de consommateurs dans le cadre d'un rapport d'expertise scientifique rendu au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) en 2019 pointait cette singularité. Notre étude montre l'importance cardinale qu'accordent les consommateurs aux contenus. La satisfaction qu'ils retirent de leur consommation AV dérive principalement des contenus.

À tel point que la marque de l'éditeur (c'est-à-dire une chaîne TV) tend à perdre en impact, avec toutefois une nuance s'agissant des contenus d'information sportive pour lesquels les éditeurs traditionnels et leurs plates-formes numériques dédiées conservent une forte valeur aux yeux des consommateurs.

Les prochains diffuseurs de la Ligue 1 pourraient donc tirer profit de ces nouveaux modes de consommation, à condition de bien « designer » leur produit. Encore faut-il définir correctement celui-ci.

La Ligue 1 est-elle réellement le produit consommé par les fans de foot français ? Contrairement aux Jeux olympiques, au Tour de France ou à la Ligue des Champions, l'attractivité de la L1 en tant que compétition s'avère intrinsèquement faible.

Pour l'essentiel, l'attrait du Championnat de France tient à la passion que les consommateurs vouent à « leur » club et à l'intérêt qu'ils portent à quelques matches ou joueurs vedettes. Il faudrait donc leur délivrer une offre AV effectivement personnalisée, ce qu'une diffusion TV calibrée en linéaire permet difficilement de faire.

Au plan marketing, le football ne relève peut-être même plus d'un produit standardisé. Sa consommation par le filtre de l'audiovisuel s'apparente de plus en plus à une expérience vécue où la recherche couplée de sens, de plaisir et d'esthétisme guide les fans et prévaut sur le « produit » en tant que tel. Il devient alors impérieux de proposer une expérience AV qui aille au-delà de la seule consommation froide et passive des matches pour s'orienter vers une configuration plus implicante.

Un prix de 10-15 euros

L'offre AV de base pourrait ainsi s'enrichir de contenus produits et éditorialisés par les diffuseurs, mais également par les fans eux-mêmes, renforçant le rôle de ces derniers dans la conception du service qu'ils consomment.

Les fans interviendraient dans la production de contenus (créer des podcasts, réaliser des vidéos, animer des forums ou des live streams) autant que dans la présentation et la hiérarchisation de l'offre AV (privilégier les contenus d'un club favori, choisir le format et la durée d'un résumé vidéo, opter pour type particulier de décryptage des matches, etc.). Ce qui matérialiserait l'idée d'une expérience audiovisuelle de la L1 à la fois participative et personnalisable.

C'est là un point fondamental, à partir duquel une révolution de palais doit s'opérer. Mais, concrètement, de quelle manière ?

Plutôt que de s'enferrer dans un processus d'appel d'offres censé attirer les chaînes TV payantes (et peut-être un jour les GAFA), la LFP et les clubs de L1 devraient reprendre le contrôle de leur contenu pour se rapprocher de leur public.

D'une part, en établissant un lien direct avec les communautés de fans via l'élaboration de sa propre plate-forme Over The Top (OTT), ou service par contournement, c'est-à-dire un service audiovisuel accessible au consommateur sans l'obligation de passer par un opérateur de réseau dédié comme un fournisseur d'accès à Internet.

Celle-ci diffuserait l'ensemble des matches de L1, mais pas seulement. Elle constituerait un hub, un écosystème ouvert accueillant aussi tout un ensemble de contenus AV annexes émanant des clubs, des médias locaux et des consommateurs, comme suggéré précédemment. Il s'agirait de miser sur un design collaboratif et une disruption de marché, en s'arrimant néanmoins à quelques standards du secteur, comme un prix de souscription autour de 10-15 euros, en deçà des 25 euros par mois demandés par Mediapro.

D'autre part, la LFP pourrait, en parallèle de ce service OTT, vendre une partie des droits de diffusion non exclusifs à des chaînes de TV, de préférence gratuites. Cette cession partielle concernerait les plus grandes affiches de L1 et aurait pour double visée : de toucher une large audience susceptible de nourrir une base de prospects pour le service OTT payant ; et d'assurer une sorte de « continuité du territoire footballistique AV » compte tenu des possibles fractures numériques, démographiques et économiques qui existent entre les consommateurs.

Si audacieux soit-il, un tel mode de diffusion nous semblerait pérenne. D'abord, parce qu'il tient compte des évolutions à l'œuvre dans les champs de l'audiovisuel et du football. Ensuite, parce qu'il tente de concilier un triptyque infernal : développement sportif et commercial d'une Ligue, justice économique et sociale (via un prix limité et une diffusion en gratuit) et prise en compte de ce que le football n'est pas une offre comme les autres. Enfin, parce qu'il esquisse une alternative inédite pour l'avenir du football français. Et comme l'avenir appartient aux audacieux...

The Conversation _____

(*) Par Julien Bouillé, Maître de conférences-HDR en marketing et comportement du consommateur, Université de Rennes 2

À lire également

  • Mediapro : comment sanctionner la "flibusterie économique" ?
  • Droits TV de L1: sans la manne Mediapro, les clubs bientôt dans le rouge
  • Super Ligue de football : des clients auréolés, des salariés déshonorants
  • Les fonds privés américains à l’assaut du football européen

Antoine Gracia Victoria, économiste de la concurrence chez Compass Lexecon et ex-directeur adjoint de la recherche au CSA, a co-rédigé cet article qui ne saurait refléter la position de Compass Lexecon.

Julien Bouillé (*)

Sur le même sujet

Etienne Martin

OPINION. « Essais non destructifs : la véritable fragilité de notre réindustrialisation est humaine »

La France investit massivement pour réindustrialiser son économie. Elle relance le nucléaire, modernise ses infrastructures, renforce son industrie de défense et accélère sa transition énergétique.

Idées & Débats
Michel Mangion

OPINION. « Bioéconomie : ne tuons pas l'innovation française »

L'intelligence artificielle monopolise aujourd'hui l'attention médiatique et politique. Pourtant, une autre révolution technologique est en marche : celle de l’économie de la transformation du vivant. Avec la bioéconomie, l’innovation s’ancre également dans les territoires, dans les chaînes de valeur agro-industrielles et dans des écosystèmes régionaux pour faire émerger les technologies du vivant de demain.

Idées & Débats
Edoardo Secchi et Alexandre Del Valle

OPINION. « Sommet de l’OTAN : Trump préfère le despote oriental Erdogan à l’alliée occidentale Meloni »

Pendant deux ans, Giorgia Meloni avait réussi à établir un canal direct avec Donald Trump et à occuper une position privilégiée entre l'Europe et Washington. Puis Trump a fait ce qu'il fait toujours avec ceux qui se rapprochent trop de lui : il les utilise, les humilie, puis les abandonne. Fort avec les faibles (Européens, Canadiens et alliés asiatiques), faible avec les forts (Chine, Russie, Turquie, Inde, etc).

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats