• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Réindustrialisation : comment impliquer les multinationales françaises ?

Vincent Vicard et Isabelle Bensidoun

Publié le 18 janvier 2022 à 08:43 - Mis à jour le 15 février 2022 à 08:51

Masques Barral

Photo d'illustration

Olivier Mirguet

L'essentiel de l'actualité

jeudi 25 juin

  • La Cour des comptes alerte sur une dette publique appelée à dépasser 118 % du PIB
  • Wall Street ouvre en hausse, guidé par le fabricant de puces Micron
  • Le baril de Brent retrouve son niveau d’avant la guerre
  • Puces mémoire : résultats records de l’américain Micron
  • Canicule : la mobilisation du système de santé portée à son niveau le plus élevé
Voir plus

Le Quotidien Numérique

25 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 2

    L'A400M en Italie reste encore en salle d'attente

  • 3

    Cryptos : Binance se met en pause en France, voici toutes les conséquences

  • 4

    Radars : deux pays d'Afrique de l'Ouest s'équipent chez Thales

  • 5

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

  • 6

    Électricité : sur la façade atlantique, la France déroule le tapis rouge à l’Espagne

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ANALYSE. L’État dispose de leviers d’action financiers et fiscaux pour inciter les plus grandes entreprises à participer au retour d’une partie de la production sur le territoire national. Par Vincent Vicard, CEPII et Isabelle Bensidoun, CEPII

Le tissu économique français se caractérise par le poids de ses grandes firmes internationales qui ont davantage délocalisé leur production à l'étranger ces dernières années que leurs homologues européennes. Comment, dès lors, les associer au mouvement de réindustrialisation souhaité par les pouvoirs publics ? Vincent Vicard, adjoint au directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII), détaille les leviers à disposition en répondant aux questions d'Isabelle Bensidoun, économiste et adjointe au directeur du CEPII.

--

Pourquoi parler du rôle des multinationales dans la réindustrialisation ?

Pour deux raisons : d'abord parce qu'elles ont contribué à la désindustrialisation française des dernières décennies, ensuite parce qu'elles représentent une spécificité et un atout de l'économie française.

Les évolutions des deux dernières décennies le montrent bien : les entreprises multinationales françaises ont plus délocalisé d'activités de production à l'étranger que leurs homologues allemandes, italiennes ou espagnoles.

En 2016, elles employaient ainsi plus de 6 millions de personnes à l'étranger, soit près du tiers de l'emploi national, contre seulement 20% de l'emploi national pour les multinationales allemandes et 10% pour les américaines, les espagnoles ou les italiennes. Dans le secteur manufacturier, c'est encore plus impressionnant : l'emploi à l'étranger des multinationales françaises représente 65 % de l'emploi manufacturier sur le sol français contre 38 % en Allemagne.

Pourtant, si le site France a largement été déserté par les multinationales françaises pour leurs activités de production, elles affichent une bonne performance à l'échelle mondiale par rapport à leurs concurrentes européennes. On retrouve ainsi 31 entreprises françaises dans le classement Fortune des 500 plus grandes entreprises mondiales, soit plus que l'Allemagne (29) malgré une économie plus grande, que le Royaume-Uni (17) ou que l'Italie (6).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ces entreprises, à la pointe mondiale dans leurs secteurs, constituent l'une des caractéristiques de l'économie française, et sont autant d'atouts pour des politiques de réindustrialisation sur le sol français. En traçant à gros traits les atouts des économies nationales, on pourrait dire que là où l'Allemagne a ses entreprises de taille intermédiaire du Mittelstand, l'Italie ses régions, les États-Unis leur esprit d'entreprendre, la France a ses grandes entreprises multinationales.

Mais ces entreprises ne sont-elles pas parties à l'étranger parce que le coût du travail en France était trop élevé ?

En partie, mais en partie seulement. Les divergences de coûts du travail, entre la France et l'Allemagne notamment, sur la première décennie de la zone euro ont certes joué un rôle, mais elles ne permettent pas d'expliquer l'ampleur de leur implantation à l'étranger.

Surtout, beaucoup a déjà été fait ces dernières années pour rétablir un environnement de coût de production sur le territoire français favorable aux entreprises. En 2019, les coûts unitaires du travail relativement à l'Allemagne étaient ainsi revenus à leur niveau de 2001, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

ooo
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Par ailleurs, les impôts de production ont baissé par rapport à l'Allemagne depuis 2000, le taux d'impôt sur les sociétés (IS), à 25 % en 2023, sera le plus faible de nos grands partenaires de l'Union européenne (30 % en Allemagne, 28 % en Italie), à égalité avec l'Espagne, et le crédit impôt recherche (CIR) reste le dispositif fiscal en faveur de la R&D le plus généreux d'Europe.

Ainsi, si l'on veut en croire certaines études, l'ensemble des réformes fiscales récentes seraient à même d'inverser radicalement la tendance à la désindustrialisation : pour le seul secteur automobile par exemple, ces mesures devraient augmenter la production sur le territoire français de 20 % et diviser le déficit commercial par trois.

Donc le sujet est clos ?

Non, car les résultats se font attendre en matière d'emploi ou d'activité industrielle et de solde commercial. Étant donné les sommes en jeu, 11 milliards d'euros de baisse de l'IS, 10 milliards de baisse des impôts de production, plus de 6 milliards de CIR et près de 60 milliards pour l'ensemble des exonérations générales de cotisations sociales, qui pèsent chaque année sur le déficit public, on est en droit de demander des résultats aux entreprises, notamment aux multinationales françaises dont les choix de localisation ont été une composante majeure de la désindustrialisation du territoire français.

Comment alors aller plus loin pour inciter les multinationales à (re)investir en France ?

Certains concluent de l'internationalisation des multinationales françaises qu'il faudrait réorienter les aides fiscales en faveur des petites et moyennes entreprises plus ancrées au territoire. On peut en effet notamment questionner l'utilité de subventionner, par le crédit impôt recherche, la R&D réalisée en France par des entreprises qui l'appliqueront ensuite à une production à l'étranger.

Cela n'implique pas nécessairement d'exclure des aides publiques les entreprises multinationales, mais d'en exiger ou de créer les conditions de contreparties pour le territoire en matière de création d'activité ou d'emplois manufacturiers, et d'assiette fiscale notamment.

Pour cela, l'État dispose de plusieurs leviers d'action. Même si elles ont une large partie de leurs activités à l'étranger, les multinationales françaises bénéficient en effet des services de l'État. Des services diplomatiques, par exemple, lorsque le besoin s'en fait sentir pour leurs filiales à l'étranger, soutien d'autant plus important aujourd'hui dans un environnement international plus délicat sur un plan géopolitique qu'il y a quelques années et qui devrait le rester. Soutien public également en cas de crise économique, dont l'importance a bien été démontrée ces derniers mois. Tous ces aspects constituent des éléments d'attachement des entreprises multinationales à leur pays d'origine et autant de leviers de négociation à disposition de l'État pour exiger des contreparties en matière d'activités manufacturières sur le sol national.

Au-delà de telles actions volontaristes de l'État, il s'agit d'ancrer davantage les grandes entreprises à leur territoire d'origine. D'abord, en favorisant leur insertion dans les écosystèmes locaux d'entreprises, en renforçant par exemple les dispositifs visant à créer des interactions entre acteurs locaux et petites et grandes entreprises au niveau des territoires, comme les pôles de compétitivité ou la politique Territoires d'industrie.

Ensuite, en agissant directement sur leur gouvernance. De ce point de vue,la comparaison avec l'Allemagne est éclairante. Les sièges des grandes entreprises allemandes étant davantage répartis sur le territoire, les décideurs sont plus proches des activités de production. Par ailleurs, la codétermination allemande réserve la moitié des sièges dans les conseils de surveillance aux représentants des salariés. Deux spécificités qui ont favorisé le maintien outre-Rhin des activités de production et sur lesquelles il est possible de se rapprocher de notre voisin allemand en augmentant la part des représentants de salariés pour se rapprocher de la moitié des sièges dans les conseils d'administration notamment.

Alors que le sujet de la réindustrialisation semble s'imposer dans la campagne présidentielle, il s'agit de ne pas se tromper de diagnostic : beaucoup a déjà été fait pour améliorer la compétitivité-coût française ; il est donc maintenant nécessaire d'interroger à la fois les moyens d'action publique utilisés et leurs limites pour les adapter aux spécificités de l'économie française d'aujourd'hui.

The Conversation ______

À lire également

  • Réindustrialisation : la Cour des comptes pointe le manque d'effort de l'Etat et des entreprises
  • Réindustrialisation: la relocalisation ça marche et ça profite aux PME, dixit Trendeo
  • Pourquoi la réindustrialisation est aussi une question climatique
  • Réindustrialisation : quel bilan pour le label "Territoires d'industrie" ?

Par Vincent Vicard, Économiste, adjoint au directeur, CEPII et Isabelle Bensidoun, Adjointe au directeur, CEPII

Cet article est publié dans le cadre de la série du CEPII « L'économie internationale en campagne » un partenariat CEPII - The Conversation.

Vincent Vicard et Isabelle Bensidoun

Sur le même sujet

Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Palantir : réduire une dépendance ou équilibrer une interdépendance ?  »

Le 16 juin 2026, entre VivaTech et Eurosatory, deux rendez-vous majeurs consacrés à l’innovation et à la défense, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la DGSI remplacera progressivement Palantir par la société française ChapsVision. Depuis près de dix ans, les services français de renseignement s’appuyaient sur le groupe américain pour l’analyse et l’exploitation de données massives.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « Iran : les sanctions tombent, mais la crise demeure »

Derrière les promesses de reconstruction et de croissance, la République islamique reste confrontée à une triple crise : économique, politique et sociale.

Idées & Débats
Vladimir Poutine lors d'une plénière à Saint Petersbourg.

OPINION. « Poutine contre 1648 » (Michel Santi)

La paix de Westphalie avait chassé d’Europe la prétention d’un empire à effacer son voisin. C’est cette grammaire de quatre siècles que l’invasion russe a entrepris de piétiner.

Idées & Débats
Aurélie Rebaudo-Zulberty

OPINION. « Biodiversité : un enjeu que l’immobilier n'a pas encore intégré dans sa gestion et dans la valorisation »

Dans sa transformation vers un modèle plus durable, le secteur immobilier concentre depuis plusieurs années, ses efforts sur sa transition énergétique et sur sa décarbonation, laissant bien souvent de côté les autres enjeux environnementaux comme la biodiversité.

Idées & Débats
Carine Fotso

OPINION. « Nous devons bâtir une IA humaniste »

Depuis l’apparition de l’intelligence artificielle générative, le débat public oscille entre fascination et inquiétude. L’humain sera-t-il plus performant ou tout simplement remplacé ? Cette opposition peut et doit être dépassée.

Idées & Débats