• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Russie : que se prépare-t-il à Moscou ?

Gérard Vespierre (*)

Publié le 18 novembre 2020 à 14:08 - Mis à jour le 18 novembre 2020 à 15:10

Vespierre

Gérard Vespierre.

Valérie Semensatis

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 2

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 3

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 4

    « La mortalité explose comme en 2003 » : face à la canicule historique de juin, la crainte d'une hécatombe

  • 5

    OPINION. « Desserrer la tenaille RN-LFI », par Gabriel Attal ancien Premier ministre

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Depuis quelques jours la Russie accumule des informations nouvelles. Informations sur la santé du président, et remaniement ministériel. A cela s'ajoute une situation économique et, sanitaire, très préoccupante. Enfin, cet ensemble culmine avec des difficultés politiques extérieures et intérieures. A quoi faut-il s'attendre prochainement à Moscou ? Par Gérard Vespierre (*) Président de Strategic Conseils.

Dans une situation économique et sanitaire compliquée, des informations sont apparues dans les médias occidentaux concernant la santé du président. Depuis un certain temps déjà, des inquiétudes s'exprimaient de façon informelle. Mais la sortie d'articles de presse sur le sujet lui donne une autre dimension.

La santé présidentielle

Vladimir Poutine avait révélé l'an dernier un visage nouveau, qui n'était pas de mise avec son image d'homme très sportif. Un épaississement des traits, qui pour nous, Français, pouvait évoquer un début de visage pompidolien.

Le 6 novembre, des sources russes concordantes relayées par le journal « The sun » évoquaient l'intention du président russe, poussé par sa famille de quitter le pouvoir, son état de santé commençant à visiblement se dégrader. Lors d'apparition récente à la télévision, il aurait laissé entrevoir des signes de maladie neuro-dégénérative (Parkinson) doigts contractés, raideur de la main droite.

Seulement quatre jours après la publication de ces articles, le porte-parole du Kremlin démentait. Sans surprise, Dimitri Peskov affirmait que le président âgé de 68 ans était en « excellente santé », ajoutant que les « bruits de couloir » à ce sujet étaient complètement absurdes.

Mais, le 12 novembre, des images vidéo issues d'une réunion concernant la reconstruction en Syrie ont laissé entrevoir un président avec une gestuelle main droite, main gauche, très contrôlée, la main gauche venant protéger la droite.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Cette situation connaîtra-t-elle rapidement des éclaircissements ou un dénouement ? En tout cas, le monde politique russe bouge aussi.

Un remaniement ministériel, et une nouvelle loi

De façon étonnement concomitante par rapport aux évènements ci-dessus, le 9 novembre, le Premier ministre, Mikhaïl Michoustine, a proposé de promouvoir Alexander Novak, ministre de l'Énergie, au rang de vice-Premier ministre. S'agit-il d'un mouvement favorisant le cercle énergétique proche du président ?

Il faut en effet rappeler qu'Igor Setchine, le président de Rosneft, deuxième producteur de pétrole de Russie, est un ami de Vladimir Poutine. Ils se sont rencontrés dès le début des années 1990 dans les cercles du pouvoir à Saint-Petersbourg. Igor Setchine, est volontiers présenté comme le « Richelieu » du président. Y-aurait-il des tensions entre les cercles du pouvoir, celui issu des structures de forces, et celui des oligarques de l'énergie ? Vladimir Poutine a profité de ce remaniement pour limoger trois autres ministres, ceux des Transports, des Ressources naturelles, et de la Construction. Mise en ordre de la maison avant un départ ?

Ce signal politique n'est pas isolé. S'y ajoute, en effet, tout à fait opportunément, le vote par les députés, mardi 17 novembre, en première lecture, d'un texte exonérant toute personne ayant exercé la fonction de président « de toute poursuite criminelle ou administrative » et lui garantissant de ne pouvoir être « ni arrêtée, fouillée ou interrogée ».

A ce jour, la Russie n'a qu'un seul ancien président, Dimitri Medvedev, qui était l'objet d'investigation par l'opposant Alexeï Navalny pour corruption, avant que ce dernier subisse une tentative d'empoisonnement. Et un jour, il y aura un autre ancien président, Vladimir Poutine, qui sera ainsi bien protégé.

Cette nouvelle situation survient dans un contexte sanitaire et économique compliqué.

Situation sanitaire et économie

Comme de très nombreux pays, la Russie fait face à une seconde vague du Covid-19 particulièrement sévère. Les données officielles annoncent en effet des chiffres de contamination deux fois supérieurs à ceux du printemps dernier. Le cap des 22.000 nouveaux malades par jour a été franchi cette semaine, portant le nombre des personnes touchées par la maladie à 1.332.000

Officiellement toujours, le nombre de décès a atteint le chiffre de 33.931. Mais une simple lecture des statistiques nationales fournies par l'agence officielle Rosstat remet en question un tel chiffre. Pendant la seule période d'avril à août, le nombre de décès « excédentaires » par rapport à la même période de 2019 est de 45.663...

Ce chiffre de surmortalité permettrait d'estimer le nombre de décès, depuis le début de la pandémie jusqu'à ce jour, à environ 120.000. Selon un sondage du site d'information VTimes, repris par The Moscow Times du 5 octobre, 74% des médecins russes ne croient pas aux statistiques officielles du Covid-19 ! La situation sanitaire, dont la gestion a été décentralisée vers les régions, est probablement plus sérieuse que les pouvoirs officiels ne le disent.

A cela, et en liaison avec les conséquences de cette crise sanitaire, s'ajoute les difficultés économiques. La diminution de 20% des volumes de pétrole exporté, et la baisse de 40% de son prix, par rapport à la situation d'avant crise, pénalisent à la fois l'économie russe et les recettes budgétaires.

Le rouble en a directement subi les effets, perdant plus de 20% de sa valeur depuis le 1er janvier. Cela va contribuer à l'augmentation de l'inflation, et poser un problème de politique monétaire à la banque centrale, le taux d'inflation dépassant probablement le taux directeur...

Des décisions seront à prendre en 2021. Si la situation intérieure est délicate, la situation extérieure pose aussi quelques problèmes au gouvernement russe.

La situation de l'étranger proche, et plus lointain

Même si la situation en Biélorussie ne s'est pas détériorée, la situation du pays et de son dirigeant ne peuvent rester en l'état. Les manifestations réclamant son départ continuent. Elles mobilisent un peu moins de personnes avec le temps, et le pouvoir compte sur cette usure, mais le premier mort attribué au comportement des forces de l'ordre, lors du dernier week-end, représente un risque d'escalade de la violence.

La Russie ne souhaite nullement lâcher Alexandre Loukachenko, comme elle ne souhaite pas lâcher Bachar Al Assad, mais le temps n'est pas toujours un facteur positif. L'un et l'autre ne sauront rester indéfiniment au pouvoir.

En outre, le 15 novembre, les résultats des élections présidentielles en Moldavie ont vu la candidate, pro-européenne, battre le président sortant, pro-russe. Il lui reste à obtenir une majorité parlementaire lors des prochaines élections législatives, mais la dynamique anti-corruption est bien lancée, avec 57% des voix.

Le ciel est donc gris aussi à l'extérieur. Car même si l'intermédiation russe a été décisive dans l'arrêt du conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, c'est la Turquie qui a été à l'initiative de ce conflit, et qui en tire les principaux bénéfices, en termes de leadership dans le Caucase, et d'accroissement d'influence.

Mais les principaux défis pour le pouvoir russe, dans cette décennie, et quel que soit le dirigeant sont avant tout, internes.

La terrible décennie 2020-2030

Il ne s'agit nullement de « noircir le tableau », mais les défis qui se posent à la société russe dans les années à venir sont nombreux et fondamentaux.

Depuis plusieurs années, la société russe fait face à un problème de natalité. Comme le dit Vladimir Poutine  : « La crise démographique est un défi historique ». Il n'y a plus que 146 millions d'habitants, dans le pays le plus vaste du monde (il y a plus de Français et d'Allemands réunis que de Russes!). Le taux de fécondité est descendu à 1,5 enfant par femme. Malgré les incitations financières accordées aux familles, la Russie se dirigera vers les 140 millions d'habitants au cours de cette décennie.

La Russie occupe le deuxième rang mondial pour la production de pétrole. Mais la crise du Covid-19 et la crise climatique vont diminuer plus vite que prévu la consommation mondiale. Les exportations d'hydrocarbures russes en volume et en valeur vont plafonner et diminuer. Or elles représentent 40% des recettes de l'État. Lors de la précédente crise des prix pétroliers, en 2016, Dimitri Medvedev avait décidé une baisse de 10% du budget de l'État... Les «15 glorieuses » qui avaient vu le prix du pétrole passer entre 2000 et 2015, de 18 à 108 dollars le baril, donc assoir 15 années de croissance en Russie, sont terminées. Comment remplacer ce trésor naturel ? Énorme défi économique.

L'arrivée de Vladimir Poutine a mis en place un pacte entre le pays et ses dirigeants : rendre au pays sa fierté et sa dignité, créer une croissance économique, tout en acceptant une limitation des libertés individuelles. Ce pacte est en train d'être rompu.

La croissance économique, depuis plusieurs années, n'est plus au rendez-vous, et cela se poursuivra. Les choix du « rayonnement extérieur » comme l'intervention en Syrie, qui entame sa sixième année, ne sont pas reconnus comme nécessaires. En 2018, dans les manifestations, on pouvait entendre scander : « Pas la Syrie, nos retraites ! ».

Le modèle autoritaire et la corruption sont contestés aux portes de la Russie, hier en Ukraine, aujourd'hui en Biélorussie. Que produira le retour d'Alexeï Navalny ? Quoi qui se passe dans les prochaines semaines au Kremlin, la Russie se trouve en face de défis majeurs.

L'année 2021 nous proposera-t-elle un changement à la fois à Washington et, à Moscou ?

________

(*) diplômé de l'ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA Finances, Paris Dauphine.
Auteur du site : www.le-monde-decrypte.com

Gérard Vespierre (*)

Sur le même sujet

Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats
Michel Kahan

OPINION. « Canicule : la France doit cesser de subir »

La France suffoque. Écoles fermées, trains ralentis, rayons « climatisation » dévalisés : à chaque canicule, le pays semble découvrir sa vulnérabilité. Pourtant, Madrid, Rome, New York ou Dubaï connaissent régulièrement de telles températures sans que toute la vie se dérègle. Leur secret : l’adaptation.

Idées & Débats
Ninon Gauthier

OPINION. « L'IA accélère le travail, mais à quel prix pour la santé mentale ? »

En 2026, 59 % des salariés utilisent l'IA générative, et près des deux tiers y recourent régulièrement. Si ces outils promettent des gains de productivité, ils accélèrent aussi le rythme du travail et font émerger de nouvelles formes de pression.

Idées & Débats
Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats