• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Télétravail : la politique de l’autruche n’est plus une option

Laetitia Vitaud (*)

Publié le 23 novembre 2020 à 13:39 - Mis à jour le 01 décembre 2020 à 15:45

laetitia vitaud

Laetitia VItaud, rédactrice en chef pour Welcome to the Jungle.

DR

L'essentiel de l'actualité

mardi 9 juin

  • Trump dans les « derniers efforts » en vue d'un accord avec l'Iran
  • Alibaba, Baidu et BYD dans le viseur de Washington
  • Un projet d'avion mené par Airbus
  • Le Relais réduit ses collectes, 60 emplois en insertion supprimés
  • Les dépassements d'honoraires des médecins dans le collimateur
Voir plus

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Un Rafale français a effectué une nouvelle première en abattant un drone, vraisemblablement russe

  • 2

    Automobile : pendant que le marché chinois plonge de 22 %, les exportations de véhicules électriques s’envolent de 112 %

  • 3

    Comment la famille Trump a bâti un empire crypto sans risque… et refilé les pertes aux investisseurs

  • 4

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    SCAF : pourquoi Airbus et Dassault étaient définitivement devenus irréconciliables

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. « Un travailleur qui peut exercer toutes ses tâches en télétravail doit le faire cinq jours sur cinq » : tel est le mot d’ordre exprimé par Jean Castex et Élisabeth Borne lors des dernières annonces gouvernementales dédiées au (re)confinement. Mais pourquoi n’avoir pas encouragé plus tôt le télétravail au maximum, comme cela a été le cas toute cette année -sans discontinuer... et sans discuter- chez nos voisins européens ou américains ? Pourquoi avoir ouvert des débats « philosophiques » sur la valeur du télétravail alors que les salles de réanimation continuaient de se remplir ?...

... olitique de l’autruche est-elle un mal « à la française » en ce qui concerne le télétravail ? (*) Par Laetitia VItaud, rédactrice en chef pour Welcome to the Jungle.

Force est de constater que nombre d'entreprises ne jouent toujours pas le jeu ; articles de presse et témoignages se multiplient sur ces organisations qui refusent encore de démocratiser le télétravail, sans raison, et au grand dam de leurs employés.

Culture du présentéisme, absence de confiance, rigidités de la hiérarchie, managers méfiants... voilà certaines des explications culturelles que l'on met aujourd'hui en avant pour expliquer « l'exception française » en matière de télétravail pendant cette pandémie.

On pourrait dire aussi que l'on a préféré "faire l'autruche", cette tendance que nous avons à ignorer les informations perçues comme négatives dans l'espoir d'éviter la situation risquée, plutôt que d'apprendre à faire confiance et sortir de sa zone de confort.

Faire l'autruche, bien commode pour éviter toute remise en question

Après un confinement strict qui les a épuisés, de nombreux Français se sont laissés séduire par la politique de l'autruche. Ils ne voulaient tout simplement plus entendre parler de restrictions et de sacrifices.

Mais, en l'occurrence, venant des entreprises, des syndicats et du gouvernement, cette manière de faire a présenté un autre "avantage" significatif : elle a permis d'éviter d'avoir à faire les efforts nécessaires pour se transformer et se remettre en question. Tellement plus commode de ne pas opérer une transition numérique, de ne pas s'équiper ou équiper ses collaborateurs/collaboratrices pour le travail à distance, ou de ne pas transformer la nature de son management.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pourtant, ce sont bien les entreprises innovantes qui ont été le mieux armées pour faire face à la crise. Avec des méthodes taillées pour l'imprévu, des outils pour décider et agir vite, et une culture managériale agile, elles ont eu les réflexes appropriés et su anticiper les tendances.

Le présentéisme, exception française pas forcément négative

Pendant l'été et en septembre, le télétravail a reculé en France davantage que chez nos voisins. Alors que les bureaux de la City londonienne sont restés vides, ceux des entreprises françaises ont rapidement retrouvé une bonne partie de leurs salariés. Le « présentéisme à la française » a fait de la résistance.

Il existe plusieurs explications culturelles à ce « présentéisme » qui ne sont pas toutes négatives. Par exemple, le rôle des repas dans la vie professionnelle est plus important en France : on aime bien manger et partager de longs déjeuners avec ses collègues. Entre collègues et partenaires de travail, la confiance à la française est plus « affective » que « cognitive », c'est-à-dire qu'elle dépend des sentiments de proximité affective que l'on construit autour de moments partagés. Une autre explication tient à la nature de la communication dans la culture française, où le « contexte » joue un rôle plus important.

Le présentéisme, expression de la tutelle d'un management soupçonneux

Hélas, certaines explications sont plus négatives. Il s'agit tout simplement d'un manque de confiance de la part des entreprises vis-à-vis des salariés. Il existe à propos du télétravail un écart surprenant entre la perception des employés et celles de leurs managers : en moyenne, les salariés en voudraient plus tandis que les managers en voudraient (beaucoup) moins.

La plupart des sondages réalisés pendant et après le confinement ont montré que les actifs souhaitaient télétravailler davantage après la pandémie. La nature du leadership à la française est plus hiérarchique qu'égalitaire. Il y a donc plus de distance (de pouvoir) entre un patron et ses subordonnés. Et la communication doit impérativement suivre les voies hiérarchiques. Le statut compte énormément, les attributs du pouvoir aussi.

Or le télétravail « aplatit » naturellement la hiérarchie et gomme (certains) attributs du pouvoir. La rigidité statutaire rend le télétravail moins efficace et plus désagréable. Tout cela explique l'extraordinaire augmentation des « solutions » de contrôle des salariés à distance : captures d'écran, surveillance de la navigation, réunions Zoom en continu...

Le modèle social français, rongé par la défiance

Il y a déjà plus de dix ans, les chercheurs Yann Algan et Pierre Cahuc ont publié un livre intitulé La société de la défiance : comment le modèle social français s'autodétruit, qui semble être toujours tristement d'actualité.

Les auteurs y font référence à une étude intitulée World Values Survey, qui indique que les Français sont moins nombreux que les autres populations européennes à déclarer faire confiance aux autres.

Pour les auteurs, c'est le modèle social qui est en cause :

« La volonté originelle de concevoir un système universaliste, dans lequel tout le monde bénéficie des droits sociaux, a achoppé sur les revendications corporatistes qui ont fait perdurer des régimes spécifiques » et « cela a installé un système opaque et inéquitable. »

Par ailleurs, pour eux, l'école française reste un « archétype de l'enseignement vertical », ce qui explique aussi pourquoi l'univers professionnel français est « hiérarchisé à l'extrême ». Le manque de coopération entre élèves façonne plus tard les relations de travail.

Le télétravail, accélérateur de transformation culturelle ?

La pandémie et les problèmes du confinement révèlent que nous ne sommes pas sortis de ces difficultés, et que tout est lié (l'éducation et le monde du travail).

À lire également

  • Reconfinement: 4 cadres sur 10 alternent télétravail et activité en présentiel
  • Comment réglementer le télétravail ? Les patrons ont envoyé leur copie aux syndicats
  • Télétravail : quel impact économique et social ?

Les ratés du télétravail sont l'une des manifestations visibles de notre culture de la défiance qui explique (en partie) pourquoi nous en sommes là aujourd'hui. Espérons qu'à la faveur de cette crise, le télétravail sera demain un facteur de transformation culturelle.

Laetitia Vitaud (*)

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Face à l’IA offensive, la France et l’Europe doivent reprendre le contrôle de leur cybersécurité »

  • 2

    OPINION. « PLF 2027 : le dilemme des capacités »

  • 3

    OPINION. « Arménie : Pachinian a gagné son pari européen »

  • 4

    OPINION. « Iran : quand la crise économique devient une crise de régime »