Transition écologique : la cible doit être le CO2, pas le nucléaire

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Francis Sorin.
Francis Sorin. (Crédits : DR)
OPINION. Pourquoi le gouvernement veut-il à tout prix développer les énergies renouvelables pour compenser la diminution programmée du nucléaire de 75% à 50% du mix électrique à l'horizon 2035? Remplacer une énergie qui ne rejette pas de CO2 par d'autres sources d'énergie qui ne rejettent pas de CO2, de surcroît intermittentes, est pour le moins paradoxal. Par Francis Sorin, consultant en énergie, membre honoraire du Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN) et auteur de « Déchets nucléaires, où est le problème ? » (EDP Sciences 2015).

La « transition écologique » telle qu'elle est promue par le président de la République risque d'aboutir à l'inverse de l'objectif affiché : alors que la priorité est de lutter contre le réchauffement climatique en diminuant nos rejets de gaz à effet de serre, principalement le CO2, la stratégie mise en place conduit tout droit à leur augmentation.

Avant d'expliciter ce fourvoiement, soulignons qu'en matière de lutte contre le réchauffement climatique la France est le bon élève de la classe écologique mondiale : elle est de tous les pays industrialisés celui qui (avec la Suède) rejette proportionnellement le moins de CO2 : de l'ordre de 5 tonnes par an par habitant contre 10t en Allemagne et 15t aux Etats-Unis. Elle le doit à son parc électrique largement décarboné grâce à une production 75% nucléaire et 12% hydraulique.

Il est assez incompréhensible de constater qu'en dépit de ce bon résultat, c'est ce parc électrique qui est désigné comme l'enjeu fondamental de la « transition » à la française ! Des mesures sont certes prévues pour diminuer les rejets des grands secteurs d'activité -transports, bâtiment, agriculture. Mais la grande affaire, telle qu'elle est présentée par l'Exécutif, est d'organiser la baisse du nucléaire, comme si le pays avait quoi que ce soit à espérer d'un tel affaiblissement.

Un fonctionnement d'un jour sur quatre

Les promoteurs de cette « transition » soutiennent que les énergies renouvelables (ENR : solaire et éolienne) se développeront fortement pour compenser la diminution programmée du nucléaire de 75% à 50% du mix électrique à l'horizon 2035. Mais quel est l'intérêt de remplacer une source d'énergie qui ne rejette pas de CO2 par d'autres sources d'énergie qui elles non plus ne rejettent pas de CO2 ? D'autant que la question de l'intermittence des énergies renouvelables n'est toujours pas réglée : elles ne fonctionnent qu'une partie restreinte du temps au gré du vent et de l'ensoleillement. Le facteur de charge des éoliennes terrestres est de 24,3%, correspondant à la part de la puissance effectivement délivrée par rapport à un fonctionnement continu à pleine puissance : comme si, en termes plus imagés, une éolienne ne fonctionnait qu'un jour sur quatre ! Le chiffre est de 15% pour les panneaux solaires photovoltaïques.

Introduites dans un parc électrique fonctionnant aux combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz), les ENR se substituent, durant leurs périodes de fonctionnement, à des centrales polluantes, diminuant ainsi les rejets de CO2. Mais introduites dans un parc essentiellement alimenté au nucléaire et à l'hydraulique, et donc déjà décarboné, comme le parc français, ces ENR sont complémentaires du nucléaire mais ne peuvent s'y substituer totalement du fait de leur intermittence. Paradoxalement, pour assurer un approvisionnement constant, il faudrait développer des substituts rapidement mobilisables, ce qui passerait par le développement de capacités qui entraînent indirectement une augmentation des rejets de CO2. C'est ce qui se prépare dans notre pays dès lors que les éoliennes et le solaire sont développés en remplacement d'un nucléaire largement amputé.

Le recours aux centrales fossiles

Dans les années 2020 jusqu'à l'horizon 2035, il est prévu d'arrêter définitivement 14 réacteurs nucléaires représentant une capacité installée de l'ordre de 12.000 mégawatts électriques, compensée en théorie par un triplement des capacités éoliennes et un quintuplement du solaire. Comme on l'a vu, ce « bouquet » ENR ne fonctionnera qu'un quart du temps. Il faudra donc prévoir pour les trois autres quarts une compensation par des énergies pilotables pour garantir la continuité de la production : un relais, ou « back up », nécessairement assuré par des unités fossiles capables de s'adapter souplement aux variations de ces énergies aléatoires. Le problème est que ces centrales fossiles rejettent d'énormes quantités de CO2 : par exemple, pour le fonctionnement au gaz d'une puissance installée de 1000 MWe il faut compter environ 3,3 millions de tonnes de CO2 rejetées par an.

A partir de là, le calcul est simple : pour compenser pendant les trois-quarts du temps la diminution programmée du nucléaire, soit un manque à produire de 12.000 MWe à l'horizon 2035, le recours à ces unités fossiles entrainera chaque année des rejets de CO2 supplémentaires d'environ 30 millions de tonnes. Ce chiffre est un ordre de grandeur pouvant varier selon le niveau de la demande d'électricité, le développement de ses nouveaux usages, la disponibilité des ENR... Mais il est cohérent avec les études conduites par le gestionnaire du réseau électrique RTE établissant dans son scénario prévisionnel 2017 que la diminution du nucléaire à 50% du mix électrique en 2050 pourrait engendrer des rejets de CO2 de 38 à 55 millions de tonnes par an.

Quatre scénarios

Il est ainsi désolant de constater qu'à la faveur de cette curieuse « transition écologique » le dogme de la diminution du nucléaire aboutit à la déconstruction d'un système électrique faiblement émetteur de CO2 et à son remplacement par un système potentiellement générateur de fortes quantités de ce gaz, ce qui est l'exact contraire de l'objectif affiché ! Les concepteurs de cette « transition » font fausse route : la cible doit être le CO2 et pas le nucléaire. Tout indique au contraire que cette énergie doit être non seulement confortée mais aussi développée. C'est ce que prônent maintenant, après des années de tergiversations, les grandes instances internationales engagées dans la lutte pour le climat, comme la COP 24 ou le GIEC : dans ses quatre scénarios pour décideurs, celui-ci en appelle à un recours considérablement accru au nucléaire, allant d'un doublement à un quintuplement de sa capacité planétaire installée. Dans ce contexte, loin d'ostraciser le nucléaire, la France devrait veiller à son utilisation stratégique et écologique optimale sur un plan national ainsi que dans l'ensemble européen.

Il est peut-être temps de ce point de vue de jeter les bases d'un système électrique européen intégré où la France, développant son nucléaire au-delà de sa demande intérieure, deviendrait un important fournisseur de ses voisins en électricité sans CO2, contribuant ainsi à la décarbonation de l'Europe.

C'est cela qui aurait du sens pour une transition vraiment « écologique ».

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Commentaires
a écrit le 23/01/2019 à 18:51 :
Les opposants au nucléaire soulignent ave raison ses handicaps majeurs actuels et futurs .
Mais pourquoi ignorer que des progrès essentiels sont tout à fait prévisibles ,ainsi on ne parle jamais des réacteurs au thorium bien plus évolués que les actuels .
En revanche les éoliennes ne "progressent" qu' avec l'augmentation de leur taille ,catastrophique pour nos paysages ,et par leur nombre :elles envahissent notre territoire pour une production sans rapport avec nos besoins électriques .
Enfin le lobby éolien ne fait jamais état du fait que l'électricité ne couvre qu'environ 1/4 de la totalité de l'énergie que nous consommons .
a écrit le 22/01/2019 à 9:32 :
Sinon les gars vous ne devriez pas exposer la photo de vos visages, un gars qui sait voit tellement bien affiché tout ce que vous êtes tellement repus à cacher hein... :-)

Par ailleurs vous au moins on voit bien que vos visages sont pas déformés par la fatigue hein !?

Arrêtez de bavarder et bossez pour rendre le nucléaire plus acceptable ! On a besoin d’efficacité et pas de mots dénués d'intérêt.
a écrit le 21/01/2019 à 13:27 :
Ce qui serait intéressant c'est que chaque appareil électrique ait et soit sa propre source d’énergie!
a écrit le 21/01/2019 à 13:04 :
Le but n'est pas que de limité le rejet de GES dont le CO³ mais d'en faire la captation et donc, de changer nos habitudes agricoles et forestières pour éviter les sols morts!
a écrit le 20/01/2019 à 16:58 :
j'apprends par certains commentaires que l'éolien (surtout en mer ) , le solaire photovoltaïque sont des technologies de production électrique compétitives , fiables , capables de répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs d'une grande part du marché .
en même temps , je m'interroge sur le faible équipement disponible en France de ces moyens de production électrique et sur le fait qu'on ait encore besoin de si fortes subventions (donc de taxes ) pour pouvoir vendre cette électricité .
par précaution , j'ai planté des arbres et installé une cheminée , adapté le pédalier de mon vélo pour actionner une dynamo ,creusé une cave fraîche , (j'ai déjà un puits qui fonctionne bien ) , ....au cas où .
à la campagne on a l'habitude des économies et de la modestie des moyens .
a écrit le 20/01/2019 à 9:25 :
La cible ne doit pas être le CO2, mais l'énergie. L'énergie doit être associée au travail. Voir la note n°6 du CAE et l'appliquer avec une allocation universelle pour respecter l'équité. Qui le comprendra??
a écrit le 19/01/2019 à 23:21 :
Le nucléaire est une énergie sale de stock qui coûte beaucoup plus qu'elle ne rapporte (EDF est en quasi faillite, les investissements post-Fukushima sont faramineux, on ne sait que faire des déchets et du plutonium et on risque de plus en plus un accident irréversible qui n'est pas assuré car aucun assureur privé n'a les moyens de le faire). Le nucléaire n'existerait pas s'il n'était pas subventionné par l'argent de nos impôts. Nous n'avons pas d'uranium chez nous. Croire que le nucléaire nous sauvera du réchauffement climatique est une erreur, bien au contraire, le réchauffement climatique augmentera les risques nucléaires (inondations, sécheresse, terrorisme, perte de compétences) sur des milliers d'années. Le nucléaire est trop complexe et trop vulnérable pour les générations futures qui devront s'occuper à perte de nos déchets radioactifs et il est loin d'être neutre en émission de CO2 si on prend tout en compte (béton, ferrailles, métaux, non réutilisables car contaminés, démantèlement, construction des centres de stockage, transport des matières radioactives, transport du personnel sur des siècles et des siècles, nettoyage des sites à jamais souillés par les centrales qui explosent). Il faut changer de paradigme, commencer par économiser l'énergie, arrêter le gaspillage, sous toutes ses formes et arrêter de le subventionner avec l'argent de nos impôts et passer au 100% renouvelable. C'est la seule façon de se sortir de l'impasse. Garder le nucléaire, c'est prendre des risques inutiles (car c'est moins rentable que le renouvelable), c'est rater le train du renouvelable (car on n'aura pas assez d'argent pour tout faire) et c'est rester dans l'illusion qu'on pourra toujours avoir une croissance infinie dans un monde fini en augmentant sans cesse la consommation d'énergie, ce qui conduit fatalement au gaspillage et à la pollution et à la destruction de la nature donc de l'homme (dumping environnemental et social). La physique, la chimie est la biologie (la science) sont en contradiction avec l'économie orthodoxe qui n'est qu'une idéologie mortifère, un obscurantisme qui conduit à l'effondrement. Il est grand temps d'y mettre un terme avant qu'il ne soit trop tard et nous n'avons que trop tardé.
a écrit le 19/01/2019 à 6:36 :
Le parc nucléaire est réduit car il est trop âgé et coûteux à rénover comparé aux prix plus compétitif des renouvelables (déjà 55 et 52 euros le MWh pour l'éolien terrestre et solaire en France et moins ailleurs en Europe avec d'autres baisses à venir et l'arrivée du P2G à rendement de près de 85% (Helmeth) qui devient lui aussi compétitif (plus de 100 unités en Europe). A l'inverse l'EPR entre 110 et 130 euros le MWh n'est plus du tout compétitif et la part de nucléaire dans le monde est très réduite comme le confirme le Giec et le restera au cours des prochaines décennies (en moyenne 5% des énergies primaires mondiales). La Californie 4e puissance mondiale vise les 100% de renouvelables ce qui fait près de 25 pays qui s'en rapprochent. Toutes les études scientifiques confirment l'intérêt des coûts réduits et baisse des émissions des renouvelables qui progressent nettement plus vite. Le nucléaire lui produit des déchets de plus de 100.000 ans et n'est plus défendable face aux missiles hypersoniques et il mettrait la France K.O et donc aussi l'Europe en moins de 60 secondes. Nous ne sommes pas non plus à l'abri de plusieurs accidents majeurs évalués par la cour des comptes entre 300 milliards et 1000 milliards d'euros par réacteur (nous en avons 58). Les renouvelables elles s'intègrent dans les bâtiments, quartiers, villes et permettent leur autonomie grâce aux multiples formes de stockage et autres réseaux de chaleur.
Réponse de le 21/01/2019 à 9:23 :
D'accord avec vos idées mais il faut trouver la permanence d'une électricité de masse pour quelque 100000 MW. Pour le cout de l'électricité elle varie d'un pays à un autre, plus taxée, en France qu'en Allemagne et chaque pays essaye de régler au mieux la question. Quand à une guerre, oui vous avez raison ce sera la fin du monde ou plutôt de notre monde mais les écrits de Paul Jorion nous alertes aussi qu'à ce rythme nous en avons pour deux générations. Maintenant si nous changeons de modèle de civilisation (adieu BMW, Mercédès et autre bidules à la mode..), vous avez entièrement raison mais nous n'en prenons pas hélas le chemin...Qu'en pensent nos grands Banquiers d'affaires?
a écrit le 18/01/2019 à 19:00 :
Arrêtez de nous bassiner avec le CO³, il faut simplement revoir notre production agricole et éviter de créer des déserts en tuant les sols!
a écrit le 18/01/2019 à 18:49 :
Le 10 janvier la puissance électrique fournie par l’éolien allemand est passée en quelques heures de 43GW à presque zéro. Cette situation a failli conduire à un ‘Black-out’ catastrophique qui a pu être évité par l’intervention française en demandant vers 21h à un certain nombre de gros industriels un important délestage. Plus généralement, en période anticyclonique et à l’échelle d’un pays voire de l’Europe le soi-disant foisonnement de l’éolien est une fadaise des promoteurs éoliens : il suffit de regarder par exemple dans la période de canicule de fin juillet-début aout 2018 pour voir que le facteur de charge moyen de l’éolien terrestre en France peut tomber à moins de 5% pendant plusieurs jours et avec des périodes de plusieurs heures en dessous de 1% (moins de 100MW produit une partie de la journée du 24 juillet pour plus de 14000MW installés)
Il est vrai qu’en France le problème se pose encore peu vu la faible part du solaire et surtout de l’éolien dans le mix énergétique. Les annonces récentes de triplement du parc éolien terrestre risquent de rendre rapidement la situation beaucoup plus critique avec en prime des paysages défigurés, un environnement dégradé, des nuisances sonores et visuelles pour un nombre de plus en plus grand de personnes et une explosion du coût du MWh à cause entre autre du tarif de rachat garanti exorbitant de la production éolienne (entre 2 et 2,5 fois le prix du marché) assorti pour couronner le tout d’une obligation d’achat prioritaire).
Comme le souligne l’article, l’impact sur la diminution des émissions de CO2 est très faible pour les pays qui utilisent des ‘back-up’ de productions électriques pilotables fortement carbonées (charbon, lignite, fioul ou gaz) comme l’Allemagne. Il est carrément négatif pour ceux comme la France qui ont des moyens de production pilotables déjà décarbonés (nucléaire et hydraulique). Il suffit de regarder les taux d’émissions de gaz carbonique par MWh produit des champions de l’éolien que sont le Danemark et l’Allemagne pour s’en convaincre.
‘L’enfer est pavé de bonne intention’ j’ai bien peur qu’une transition énergétique mal comprise ne vienne rapidement confirmer ce proverbe.
Réponse de le 18/01/2019 à 21:28 :
J'ai du mal à comprendre comment la nouvelle génération d'ingénieurs et techniciens pourra laisser une trace industrielle marquante si on ne lui demande que de prolonger les réalisations existantes et qu'on l'empêche de s'exprimer techniquement, de remettre en question les choix techniques passés et d'innover. Je vous invite à découvrir les nombreuses innovations dans le domaine des EMR réalisées par des jeunes passionnés et insuffisamment soutenus par l'état ! La France pourrait être leader dans le domaine sans les freins idéologiques actuels sur la question du nucléaire.
Réponse de le 19/01/2019 à 6:42 :
@ Jardinier : parlez de tout sujet mais pas d'énergie car prétendre que l'on a compensé une chute de 43 GWh par 1,5 MWh est une fake news. Le problème venait du Kosovo/Serbie, en rien d'Allemagne dont le réseau est bien plus sûr que le nôtre. De même le Danemark partait de plus haut que nous puisqu'il a des ressources fossiles mais il réduit bien plus vite ses émissions que nous. Voir la pente : France, Danemark ou Portugal qui vise aussi 100% de renouvelables comme la majorité des pays autour de nous : https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EN.ATM.CO2E.PC?locations=FR-DK-PT
Réponse de le 19/01/2019 à 8:21 :
Réponse à Polytech
Je vous parle de puissance électrique et vous répondez avec des considérations en énergie et comme d’habitude vous faîtes un commentaire à côté de la plaque. Le point de départ du problème était bien la baisse brutale de la puissance électrique allemande fourni par l’éolien dans la journée du 10 janvier et dont une partie devait être exportée. Raconter que le problème venait à la base de la liaison Kosovo-Serbie fait plutôt sourire même s’ il y a probablement eu, comme dans tout dysfonctionnement majeur, des facteurs aggravants.
Quant à la réduction des émissions de CO2, je crois que les chiffres parlent d’eux même. Pour la production électrique seule, l’Allemagne et le Danemark sont parmi les plus mauvais élèves de l’Europe malgré les sommes gigantesques dépensées pour promouvoir en particulier l’éolien (l’Allemagne est à plus de 500g de CO2 émis par kWh produit contre environ 90g pour la France).
Le seul point où je vous rejoins est le fait que les émissions françaises de CO2 augmentent légèrement depuis 2016 avec l’utilisation plus importante de la filière gaz pour compenser les chutes brutales et souvent imprévisibles de la production éolienne. Les annonces de tripler la production éolienne terrestre ne risque pas d'améliorer les choses.
Quant aux scénarios de 100% renouvelables comme celui publié par l’ADEME, ils sont tout simplement ridicules tant les hypothèses avancées sont peu crédibles. D’ailleurs une étude plus récente de cette même agence ne considère plus qu’un scénario à 60% de renouvelable !
Tant que des moyens de stockage de l’électricité techniquement et économiquement viables ne seront pas accessibles, le pourcentage admissible de renouvelables intermittentes sera limité.
Réponse de le 19/01/2019 à 23:47 :
Les prix sont faux. Le prix de l'énergie est beaucoup plus bas que son prix réel car les externalités négatives ne sont pas comptées dedans (pollution, dégâts environnementaux irréversibles, impacts lourds sur la santé publique, coûts reportés sur les générations futures comme le démantèlement et la gestion de nos déchets). On ne peut pas continuer comme cela. C'est discriminatoire pour les énergies renouvelables dont les externalités négatives sont beaucoup plus faibles (que les énergies fossiles et fissiles). Un signal prix bas pousse à la consommation et au gaspillage (société de consommation). Or, il faudra bien en sortir un jour car le dumping social et environnemental engendré pour enrichir les plus riches conduit à notre autodestruction. Changer de paradigme économique, passer à la sobriété heureuse (IDH maximal pour une consommation d'énergie minimale) permettra de réussir notre conversion vers les énergies exclusivement renouvelables. C'est notre dernière chance de salut, avant qu'il ne soit trop tard.
Réponse de le 21/01/2019 à 15:27 :
@Emmanuel HOURDEQUIN
Je vous trouve un peu trop général quand vous parlez des externalités, il me semble que vous péchez par biais d'optimisme "C'est discriminatoire pour les énergies renouvelables dont les externalités négatives sont beaucoup plus faibles (que les énergies fossiles et fissiles)"
Il est très probable que les ENR, qui n'aient de renouvelable que le nom et ne soient pas aussi vertes que l'on croit. D'une part du fait d'un taux de retour énergétique élevé
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique)
D'autre part, par une consommation accrue de métaux (que nous refusons d'extraire sur notre territoire, belle hypocrysie et merci l'Afrique...)
(https://www.lesechos.fr/20/07/2017/LesEchos/22490-113-ECH_metaux---les-besoins-colossaux-de-la-transition-energetique.htm)
Le biais majeur étant que le nucléaire est un moyen de production vieux de 60 ans avec des risques clairement identifiés, médiatiquement reconnus. La production massive d'électricité par les renouvelables, d'une virginale nouveauté, pourra s'avérer plus polluant qu'on ne le pense: combien sont les gens souffrant des pollutions des mines dans le tiers-monde? Nous le saurons dans 10 ans...
https://www.actu-environnement.com/ae/news/interview-christian-hocquard-terres-rares-applications-environnementales-impact-chine-10352.php4
Réponse de le 22/01/2019 à 14:44 :
Les externalités négatives du nucléaire sont parfaitement connues (bien qu'incommensurables comme le dirait la cour des comptes) et ce seront nos enfants, petits-enfants, arrières-petits-enfants qui vont payer à cause de nous qui en avons profité sous forme d'énergie électrique (le plus souvent pour la dégrader intégralement en chaleur dans nos radiateurs électriques, grille-pains, fours, chauffe-eau) et de l'immense durée de vie de la radioactivité artificielle générée et c'est une certitude physique et mathématique propre à l'énergie nucléaire (interaction forte). Concernant les énergies fossiles, c'est exactement pareil avec le réchauffement climatique. Concernant le renouvelable, on ne sait pas puisqu'il n'y en a pas chez nous. Une seule chose est sûre : si on continue notre société de consommation et de gaspillage, on ne pourra jamais s'en sortir (exemple : publicité qui nécessite des centaines de centrales électriques pour exister et nous inciter à jeter pour acheter du neuf au lieu de réparer en nécessitant autant de centrales pour le faire, c’est le serpent qui se mord la queue). La croissance infinie dans un monde fini et le gaspillage de notre société de consommation sont incompatibles avec la survie de l'humanité. En réduisant la consommation d'énergie grâce à l'isolation thermique, à l'optimisation des rendements énergétiques de nos appareils et plus de sobriété (utiliser le vélo plutôt que la voiture quand c'est possible, réparer le vieux plutôt que d'acheter du neuf, en circuit court plutôt que long), nous aurons des chances de réussir notre transition énergétique vers les énergies renouvelables. Le soleil ne s'épuise pas et on le trouve chez nous et ce serait bien dommage de ne pas l'utiliser (chaleur, effet photoélectrique, vent, courants marins, photosynthèse artificielle et naturelle) ainsi que la lune (marées). La nature le fait et s'en sort très bien (externalités positives ). Pourquoi pas nous ? C'est toujours mieux que les externalités négatives de nos énergies fossiles et fissile. Sauf que dans la nature, si on n'économise pas l'énergie, on meurt alors que dans notre société de consommation, il faut gaspiller pour vivre mais n'oublions pas qu'on le fait au détriment des autres et de la nature et qu’on ne fait que retarder un peu notre propre mort. Il faut changer de paradigme.
a écrit le 18/01/2019 à 18:33 :
Chiche, supprimons le charbon, le nucléaire, les panneaux voltaïques qui consomment un Max de CO2 dans leurs fabrications, le solaire thermique n'intéresse personne dommage, le géothermique profond est risqué pour les nappes phréatiques qui nous alimentent en eau potable et passons pour ces méthaniseurs qui polluent l'environnement par l'épandage de leurs sous-produits, et qu'on privatise les barrages. Ah!!! les moulins à vent, ca c'est juteux et sans danger, actuellement 4000 moulins produisent statistiquement 5% de l'électricité consommée, le problème est qu'une ampoule ne fonctionne pas avec des statistiques. Chef, que fait-on? on va créer une haute commission et commençons par nous réunir pour décider des présidents du comité Théodule, faut pas déconner avec les gros salaires. Chef, qu'est ce qu'on fait pour assurer nos quelque 100 000 MW nécessaire? On va demander aux Maires d'augmenter le nombre d'éoliennes, à ce sujet et pour d'autres nous allons supprimer la procédure des enquêtes publiques qui embête les Français. Chef, qu'est ce qu'on fait???? Et si le CO2 n'était qu'un argument ---Mystères et grandes solitudes de la chose politique...
Réponse de le 18/01/2019 à 20:37 :
Le solaire thermique est sans doute actuellement l'énergie renouvelable la plus intéressante pour les particuliers: les rendements sont supérieurs à 90% et l'eau assure en partie le stockage de l'énergie: malheureusement son utilisation est limitée à la fourniture d'eau chaude sanitaire et éventuellement pour le chauffage mais couplé à une autre source d'énergie non intermittente.
Pour les moulins à vent dont vous parliez, ils sont déjà hélas plus de 7000 pour produire sur l'année de manière totalement intermittente, de l'ordre de 5% de l'électricité du pays et sont programmés pour être à termes plus de 20000 par nos visionnaires politiques à la grande joie des promoteurs de l'éolien et des vendeurs de gaz et au détriment de notre environnement et de nos factures d'électricité.
Réponse de le 19/01/2019 à 6:55 :
Le Danemark a 66% de ses bâtiments (98% à Copenhague) reliés aux réseaux de chaleur qui sont l'énergie la moins chère (moins de 24 euros / MWh, 28 à 35 euros le MWh en Allemagne, à comparer à 104 euros le MWh pour l'EPR d'Hinkley Point en GB et plus chez nous vus les retards et malfaçons du nucléaire), réseaux approvisionnés à 49,6% en solaire thermique dont CSP, 30% en pompes à chaleur. On stocke le solaire estival y compris en Suède et au Canada (dans des forages de seulement 37m) avec couverture chauffage et eau chaude à100% En Suède il y a des quartiers autonomes avec stockage hydrogène. Dans les mondes plusieurs dizaines de milliers de bâtiments producteurs d'énergie et net zero energy. De même très nombreux sont ceux qui se coupent du réseaux et qui ainsi économisent des coûts élevés de réseau.(plus de 3% plus taxes etc donc parfois plus de 50%). Le nucléaire centralisé est de moins en moins compétitifs face à cela et son réseau n'est pas le plus sûr. Beaucoup créent donc des micro-réseaux. Il faut aller à l'école avant de parler d'énergie ans être informés des technologies messieurs ! Voir Drake Landing qui date de plus de 12 ans au Canada : https://www.youtube.com/watch?v=puTKaE15W14
Réponse de le 21/01/2019 à 15:44 :
@Polytech
Connaissez-vous la notion d'entropie? C'est en quelque sorte ce qui définit une échelle de qualité de l'énergie, la forme la moins exploitable de l'énergie (de qualité moindre) étant la chaleur: je vous mets au défi de faire fonctionner un ordinateur avec de l'eau à 28°C. Avec 1MWh d'eau chaude vous pouvez vous chauffez, avec 1MWh d'électricité vous pouvez vous chauffez, faire des calculs, actionner des robots ... Pourtant vous comparez un MWh de chaleur à un MWh d'électricité, vrai quantitativement ce n'est pas qualitativement comparable. La moindre des choses quand on veut faire la leçon (je vous cite "Il faut aller à l'école avant de parler d'énergie ans être informés des technologies messieurs !"), c'est de revoir ses bases de thermodynamique.
a écrit le 18/01/2019 à 18:29 :
L’analyse est bonne mais n’est valable que parce qu’on a admis par postulat, que le CO2 est l’élément essentiel du réchauffement. Lorsqu’on s’attèle à rechercher dans les méandres de ces décisions prises depuis le protocole de Kyoto en 1998, et que l’on s’extrait de la pensée unique développée par le GIEC, on voit bien que la lutte contre le CO2 proposée n’amènera que de faibles effets. L’argument CO2 unique responsable du réchauffement est devenu un dogme.
Le CO2 n’est présent que pour 0.04 % dans l’atmosphère, il était à 0.03 % dans les années 50.
C’est à partir de cette époque que l’on a commencé les mesures réelles sur l’observatoire de Mauna Loa pacifique.
A partir de cette simple constatation, on fait le rapprochement augmentation taux CO2 températures, par le levier effet de serre. Car le taux de CO2 est facile à calculer. Mais on exclut toutes les recherches sur l’incidence solaire au prétexte que c’est très difficilement mesurable, On ne sait pas, ou encore très peu ce qui se passe dans le fonds des océans ; dernièrement des géologues canadiens ont découvert des sources chaudes sous la calotte arctique. On ne prend pas en compte les variations du climat engendrée par les épisodes el nino. Bref, pas sérieux comme travail, mais absolument verrouillé par le GIEC, dont la mission, définie dans ses statuts, est de démontrer l’origine anthropique du réchauffement. Ces gens-là excluent toutes études qui n’irait pas dans le sens de leur mission.
Faut-il rappeler le discours de la Méthode de DESCARTES: "il faut commencer par mettre en doute tout ce que l'on croit connaitre" Car le pire serait que la Science devienne une nouvelle religion et ses experts de se prendre pour des Dieux. Nous y sommes !!!!
Au final il n'est pas besoin d’avoir peur du réchauffement climatique pour mieux gérer notre environnement. Il n’est pas besoin d’avoir peur des maladies pour mieux gérer notre santé.
Réponse de le 19/01/2019 à 6:59 :
@ Charlot : oui c'est comme les plastiques dans les océans, ce sont les poissons qui les ont mis et la déforestation ce sont les singes et les scientifiques JB Fourier au 18e siècle et Arrhénius en 1895 qui parlaient dejà du réchauffement climatique anthropique avait mis en place une théorie du complot. De même la terre est plate c'est sûr...
Réponse de le 19/01/2019 à 11:34 :
@polytech
Votre réponse est comme d’habitude complètement hors sujet. Genre d’arguments que l’on ressort lorsqu’on ne peut ou ne veut pas se poser les vraies questions et qui finalement démontre une faible ouverture d’esprit.
« La culture intellectuelle, c’est le degré de respect que l’homme est capable de manifester à l’égard de l’incompréhensible ». Carl Ludwig SCHLEICH
Réponse de le 19/01/2019 à 12:40 :
Bonjour Charly 10,
Votre commentaire est plein de bon sens. Il faut d’ailleurs rappeler que l’idée du réchauffement climatique avec pour origine principale le CO2 vient de l’époque de Margaret Thatcher pendant les grandes grèves des mineurs des années 1980. Avant, la tendance chez les climatologues était plutôt à un refroidissement généralisé. Cette idée qui tombait à pic pour Margareth Thatcher devenait aussi pain béni pour les partisans du nucléaire dans leur ensemble et en France ce n’est pas pour rien que les tenants du réchauffement climatique anthropique sont nombreux à être issu du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives) comme Jean Jouzel, Valéry Masson-Delmotte ou encore François Marie Bréon. Ce que les partisans du nucléaire n’avaient pas complètement intégré c‘est que l’argument ‘filière énergétique à faible émission de CO2’ pouvaient aussi s’appliquer, en tout cas sur le papier, à certaines énergies renouvelables comme le solaire ou l’énergie éolienne et que les tenants de ces filières ‘dites écologiques’ étaient avant tout profondément anti-nucléaires. On est donc arrivé à une situation où les partisans d’un réchauffement anthropique du au CO2 se partage en 2 clans qui poursuivent avec acharnement des objectifs directement opposés. Comme cette théorie arrange aussi un certain nombre de personnes dans le monde à commencer par les politiques, mauvais gestionnaires qui y voient un bon moyen de renflouer les caisses de l’état par des taxes bien ciblées, ou certains scientifiques qui ont pu acquérir de la notoriété et des crédits à bon compte, elle est devenu un dogme incontournable.
Il faut rappeler que cette théorie ne repose sur aucune confirmation expérimentale et que les prédictions actuelles ne sont issues que de modèles mathématiques que les climatologues eux même reconnaissent comme très imparfaits. La seule preuve expérimentale avancée, le fameux ‘hot spot subtropical’ sensé prouver le rôle prépondérant du CO2 n’a jamais été mis en évidence.
Je passe sur les malversations diverses et variées dont un certain nombre de climatologues ont été les auteurs et qui ont contribué à un certain discrédit de la climatologie. Bref tout ceci pour dire que contrairement à l’opinion véhiculée par de nombreuses personnes, le problème du réchauffement climatique que nous observons depuis plus de 150 ans est loin d’être totalement élucidé, d’autant plus que si les modèles actuels prétendent prédire l’avenir (obligatoirement très sombre et cataclysmique), ils sont incapables d’expliquer les observations passées ( optimum romain ou médiéval, minimum de Maunder…). En particulier le lien bien connu entre ‘activité solaire et climat’ n’est pas pris en compte dans les modèles ou seulement sous l’aspect irradiance solaire qui ne traduit que partiellement le rôle que pourrait jouer le soleil dans l’évolution du climat et en particulier dans la formation des nuages (non pris en compte dans les modèles actuels).
Réponse de le 21/01/2019 à 13:20 :
L'augmentation exponentielle (double tous les 100 ans) du CO2 atmosphérique depuis la révolution industrielle, dû à l'activité humaine et les records de chaleur enregistrés cette année http://www.meteofrance.fr/actualites/64599542-chaleur-des-records-dans-le-monde-entier reste un vrai problème. Rester dans le déni, c'est ne pas écouter son médecin lorsqu'il vous dit que vous avez le cancer. Ça ne sert à rien. Quand à savoir si on pourra ou pas soigner ce cancer et par quelle méthode, c'est encore une autre histoire. Une seule chose est sûre, plus vous attendez avant de réagir, plus vos chances de survie diminuent (la tumeur grossit, les métastases se forment un peu partout et ça devient incontrôlable, tout comme la fonte du permafrost qui libère du méthane).
a écrit le 18/01/2019 à 18:07 :
il faut dépasser l'éternel débat pour ou contre le nucléaire mais trouver le juste équilibre entre l'existant et de nouveaux moyens de productions propres et économiquement viables ; ou faire une véritable révolution à la baisse de nos modes de consommation
a écrit le 18/01/2019 à 17:06 :
En se renseignant suffisamment sur ce sujet, il a été observé que l'expérience allemande menée depuis à peu près 6 ans a engendré un mix incluant 29 % d'énergies renouvelables, 13,1 % de nucléaire, 12,4 % de gaz et 40,3 % de charbon, conduisant à une multiplication par quatre des rejets de CO2, faisant de l'Allemagne le principal acteur européen du réchauffement climatique avec un prix du MWh deux fois supérieur au prix en France. Il est aujourd'hui incontestable que dans les mix énergétiques et électriques d'un pays développé ou en phase de développement, les énergies renouvelables seront accompagnées de charbon, de gaz ou de nucléaire afin de pallier le problème des intermittences et de stockage de ces dernières.
L'énergie nucléaire est l'une des énergies les plus sûres. Le nucléaire est l'une des armes principale de lutte contre le réchauffement climatique.
Les choix en matière de mix énergétique engagent un pays sur de nombreuses années et ne peuvent être effectués sur des considérations purement émotionnelles.
a écrit le 18/01/2019 à 17:01 :
On n'a pas augmenté le nombre de centrales thermiques depuis qu'on a développé eolien et solaire en France. Même l'Allemagne, en avance sur nous pour les ENR, a vu son électricité liée au charbon/lignite plutôt diminuer...
Le raisonnement de l'auteur tiendrait si la grande majorité de notre électricité provenait du vent ou du solaire. On en est loin. Il n'y a aucun risque à faire entrer un peu plus d'ENR dans notre mix. Après Fukushima, et pendant Bure, on ne peut plus considérer que le nucléaire est sans danger...
a écrit le 18/01/2019 à 16:17 :
Vous abordez la question sur un plan mille fois débattu et en occultant un autre pan de la question écologique: le risque. Le nucléaire, même français, présente deux risques: le risque lié à la sureté et le risque lié à l'enfouissement des déchets.

Vous auriez orienté votre article sur ces deux points en surfant sur deux autres enjeux majeurs de la France que sont: son plan à 50 ans totalement muet et la Recherche dans le traitement des déchets radioactifs, alors cet article nous aurait fait rêver.

En effet, une faiblesse grandissante de notre société est l'incapacité depuis la mort de Pompidou de projeter la France dans un avenir auquel nous nous identifions. Par ailleurs, un français s'est récemment vu décerner le Nobel de physique dont une des applications pourrait justement concerner le traitement des matériaux irradiés.

Eh bien, proposons de bien plus massivement investir sur ce sujet majeur qu'est la sécurisation de notre santé par des procédés prometteurs tels que ceux identifiés par Gérard Mourou.

Nous défendrons alors votre cause et nous redonnerons du sens au mot Progrès.
Réponse de le 19/01/2019 à 10:18 :
Je suis globalement d’accord avec vous sur le fait qu’il serait intéressant de voir un article qui aborde avec objectivité la problématique générale du nucléaire. Il est clair que les conséquences d’un accident nucléaire grave peuvent être plus importantes que pour toutes autre formes de production d’électricité. Il faut cependant reconnaître que comparer aux filières gaz et charbon, le nucléaire n’a, jusqu’à présent, été la cause que de très peu de victimes et que les graves accidents qu’ont été Tchernobyl et Fukushima sont d’abord à mettre au compte de l’irresponsabilité et de l’incompétence humaine locale. Le seul type d’accident susceptible d’arriver en France est de type Three Miles Island et encore.
Par contre, je reste convaincu que le nucléaire de type fission ne peut être mis dans toutes les mains et ne peut être mis en place que dans des pays politiquement stables et technologiquement avancés. Le problème en France est que depuis 40 ans par des actions purement idéologiques et par le manque de vision de politiques plus préoccupés de leur réélection que de l’avenir du pays nous avons perdu une partie des savoir-faire nécessaires et ce point est plus inquiétant que le danger intrinsèque représenté par le nucléaire lui-même.
La nomination a des postes clé (ministère de l’énergie, agence d’analyse et de contrôle comme l’ADEME ou l’ASN) de personnes dont les décisions sont motivées par l’idéologie et non par des analyses techniques réfléchies et objectives ne fait que rendre plus délicate la gestion de cette problématique.
A long terme, la fusion nucléaire, si elle est un jour maîtrisée, peut apporter de véritables réponses aux besoins énergétiques de nos futures civilisations qui ne vont pas diminuer sauf à vouloir aller vers un nouveau développement de la pauvreté mondiale. Que les énergies renouvelables puissent apporter au coup par coup des solutions intéressantes est pour moi évident, à condition d’en voir objectivement les limites techniques et économiques et qu'elles ne deviennent pas le terrain de jeux de sociétés à caractère mafieux uniquement préoccupées par les subventions étatiques, ou d'idéologues qui ne rêvent que d'un monde utopique.
a écrit le 18/01/2019 à 16:10 :
Bonjour,

Il serait bon de préciser que M. Sorin est conseiller à la SFEN (le lobby nucléaire http://www.sfen.org/organisation/gouvernance). Cela permet d'éclairer le tableau lacunaire, simpliste et orienté de la production électrique fait dans cet article. M. Sorin oublie (?) de parler du foisonnement, des solutions de stockage (step, hydrogène, volant d'inertie…), du lissage de la courbe de charge par le pilotage de la demande, des smart grid, du facteur de charge insolent affiché par les éoliennes offshore (loin du 1/4 sorti du chapeau de M. Sorin - près de 63% pour le parc éolien de Hywind par exemple), des EMR. Alors oui, cela va demander de l'innovation, de la R&D, des ingénieurs mais c'est l'avenir technique et industriel de notre pays. Rester sur les technologies du passé signifierait entraîner une nouvelle génération d'ingénieurs et techniciens vers un avenir sombre et mortifère et c'est irresponsable du point de vue industriel. Il ne faut pas rater le train des ENR et M. Sorin freine à sa manière les forces motrices de l'innovation et cautionne l'immobilisme industriel et l’impréparation à la transition énergétique.

Au passage, prétendre, comme il le fait, que le "bouquet" ENR ne fonctionnera qu'un quart du temps est volontairement trompeur de sa part. Cela ne veut pas dire que nous n'aurons pas de courant les 3/4 du temps. Cela veut simplement dire que pour une machine ENR donnée sur un site donné, le facteur de charge moyen est de 1/4. Le foisonnement permet notamment de résoudre (partiellement du moins) ce problème.

Enfin, en cas d'accident grave, je vois mal comment nous pourrons nous en sortir si nous avons mal préparé la transition énergétique. En effet, dans une telle situation, nous serions contraints de fermer de nombreux réacteurs à cause de la conception standardisée de notre parc et nous devrions massivement importer de l'électricité ou brûler du fossile. Résultat : prix en hausse et/ou hausse des émissions de GES, perte d'indépendance énergétique...

Alors, que cette transition se fasse une bonne fois pour toutes, une vraie, une heureuse avec la nouvelle génération d'ingénieurs et pas celle des années 70/80.
Réponse de le 18/01/2019 à 18:59 :
La génération d'ingénieurs des années 70-80 a créer entre autres les trains à grande vitesse, le Concorde, les moyens techniques et les bases d'internet et a permis l'envoi de sondes et de télescopes spatiaux qui ont révolutionné notre connaissance de l'univers.Je souhaite à la nouvelle génération de présenter dans 20 ou 30 ans un bilan aussi heureux.
Réponse de le 18/01/2019 à 20:56 :
Je suis d'accord que très souvent le facteur de charge de l'éolien est traduit par le fait qu'une éolienne ne marcherait que x% du temps; ce qui est faux. Le facteur de charge de l'éolien qui était en France de 20,2% en 2017 signifie seulement que sur l'année 2017 la production électrique éolienne a représenté 20,2% de ce que pourrait fournir au maximum la puissance éolienne installée. Le problème vient que l'énergie fournie en temps réel est déconnectée de la demande et peut-être éventuellement trop élevé ou au contraire pratiquement nulle, rendant la gestion des réseaux électriques très difficile dès que le pourcentage d'énergie renouvelable dépasse un certain seuil.
Quant au foisonnement que vous citez, il est régulièrement mis en défaut dans les périodes anticycloniques en périodes chaudes ou froides ( voir commentaire ci-dessus).
Réponse de le 19/01/2019 à 7:08 :
@ Jardinier : avant de faire des déclarations au pifomètre, regardez donc les multiples études et modélisations scientifiques et climatiques qui démontrent la possibilité d'avoir 100% de renouvelables et ce sur la base du climat des 30 dernières années et des pas de production consommation de 3 secondes. déjà RTE dans son scénario "Ampère" confirmait en 2017 la possibilité en France d'avoir 56% de renouvelables sans émissions supplémentaire et avec baisse des coûts. Pour mémoire Concorde n'a pas survécu, les TGV se sont fait dépassés, le minitel aussi etc et le marché nucléaire est à 60% détenu par Rosatom et le reste quasiment par la Chine et l'Inde à qui on tente de vendre des EPR...en échange de bases militaires pour sa rivalité avec la Chine. Informez-vous mieux sur l'énergie au lieu de tomber dans le lobbying et de survoler le sujet de l'énergie.
a écrit le 18/01/2019 à 15:56 :
JE peux écouter sans problème les défenseurs du nucléaire puisque énerhie à laquelle je croyais aussi maintenant si c'est pour ne se jamais remettre en question ce lobby reposant sur le secret défense ferait mieux de fermer définitivement.

Par ailleurs je retrouve de nombreuses accointances entre les trolls nucléaires et ceux de l'agro-industrie, autant dire que cela fait que salir cette première à mes yeux puisque à part les européistes il n'y a rien de pire que les trolls de l'agro-industrie qui nous insultent pour que nous chopions leurs cancers.

Mais le système oligarchique nous a mené dans cette impasse lobbyiste.

"Quand les lobbies (dé)font les lois" https://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/BENILDE/14557

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