Comment remplir votre déclaration d'impôts

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L'impôt à payer dépend du revenu de votre foyer fiscal et du nombre de parts de celui-ci. Le revenu total du foyer, divisé par le nombre de parts, est imposé selon un taux progressif. Vos traitements et salaires. Cette partie concerne les revenus salariaux. L'abattement de 20 % étant supprimé, le salaire à déclarer est le revenu imposable cumulé apparaissant au bas de la feuille de paie, plus d'éventuels avantages (comme le prêt d'un véhicule). Il s'y applique un abattement de 10 % pour frais professionnels. Il est possible d'y renoncer et d'opter pour les "frais réels" : le salarié déduit de ses revenus tous les frais effectivement engagés. Attention : l'administration peut exiger toutes les factures. Cette option peut être intéressante en cas de longs déplacements en voiture. Vos revenus financiers. Il en existe de deux sortes : les dividendes et les plus-values. Les "revenus de capitaux mobiliers" (dividendes d'actions, notamment) sont assortis d'un crédit d'impôt, l'entreprise ayant déjà été imposée sur ces bénéfices avant de les distribuer. Ils doivent être déclarés pour le montant total perçu, les abattements (40 % et 1.525 euros forfaitaires, 3.050 pour un couple) étant ensuite calculés par l'administration. Les plus-values ne sont à déclarer que si le total des cessions en 2007 (actions et parts de Sicav et FCP, hors PEA ou assurance-vie) dépasse 20.000 euros. Dans le cas contraire, vous n'avez rien à déclarer dans cette partie. Si vous dépassez le seuil de 20.000 euros pour 2007 (25.000 euros pour 2008), les plus-values réalisées sont imposables pour leur totalité. Vos revenus fonciers. Il s'agit des revenus d'immeubles loués vides. (Les revenus de locations meublées sont à déclarer en bénéfices industriels et commerciaux ou BIC). S'ils ne dépassent pas 15.000 euros pour 2007, il est possible d'opter pour le microfoncier : un abattement (30 %) est alors appliqué, représentant forfaitairement l'ensemble des charges. Si celles-ci dépassent 30 % des loyers (gros travaux, ou intérêts d'emprunt importants), il est préférable d'opter pour le réel : vous déclarez alors vos loyers et vos charges (sur le formulaire 2044). Cette option est irrévocable pour trois ans. Si le résultat est un déficit, celui-ci est imputable sur le revenu global sous certaines conditions. Et les BIC ? Il n'y a plus de réduction pour adhésion à un centre de gestion agréé... mais ceux qui n'y adhèrent pas verront le montant de leurs BIC automatiquement majoré de 25 %. Si les revenus de cette activité sont inférieurs à 76.300 euros par an, il est possible de choisir le micro-BIC : le contribuable renonce alors à déduire ses charges mais bénéficie d'un abattement de 71 %. Si l'activité dégage un déficit, par exemple en raison des amortissements, l'option pour le réel demeure préférable. N'oubliez pas les déductions. De nombreuses dépenses sont déductibles ou donnent lieu à un crédit d'impôt. C'est le cas des intérêts de certains prêts étudiants, des pensions alimentaires et prestations compensatoires, des frais de garde des enfants mineurs... La liste est longue et chaque déduction est accompagnée de conditions restrictives : il est donc impératif de se reporter à la notice accompagnant la déclaration d'impôt.

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