Face au Covid, la Gironde expérimente une forme de revenu de base pour les 18-29 ans

Pierre Cheminade
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Agence APPA

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Après les écologistes du Grand Lyon au mois de mars, c'est au tour de la majorité socialiste de Gironde de voter une expérimentation liée à une forme de revenu de base, ou revenu universel. Lors de la dernière séance plénière de la mandature, le conseil départemental a voté ce lundi 12 avril le lancement d'un test en conditions réelles, mais à la portée limitée, d'un dispositif d'allocation universelle versée à des Girondins âgés de 18 à 29 ans pendant six à douze mois sur la base d'une contractualisation.
L'enveloppe de 820.000 euros votée ce 12 avril viendra en effet abonder et étendre le dispositif "Cap'J" créé par le Département en 2010 pour lutter contre les ruptures de parcours et le décrochage social et professionnel. Il concerne actuellement une centaine de jeunes de 18 à 25 ans pour 240 allocations versées par an. Le nouveau programme qui débutera dès le début du mois de mai ciblera entre 300 et 500 jeunes sélectionnés par les Missions locales et le programme "Cap'J" qu'ils soient étudiants, en formation, sans emploi ou en emploi précaire. Chacun pourra bénéficier d'une allocation de 3.000 euros versée mensuellement pendant six à douze mois, soit 250 à 500 euros par mois avec une modulation en fonction de leurs ressources financières.
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"Ce dispositif exceptionnel cible les jeunes en très grandes difficultés, notamment car leur famille ne peut pas les aider et parce qu'ils n'arrivent plus à trouver de petits boulots à cause de la crise sanitaire", précise Jean-Luc Gleyze, qui est par ailleurs officiellement candidat à un second mandat lors du scrutin départemental du mois du juin. Contrairement au principe du revenu de base, qui se veut inconditionnel, cette expérimentation prévoit une contrepartie : les bénéficiaires s'engageront en effet à suivre un accompagnement renforcé dans leurs parcours d'étude, de formation professionnelle et d'insertion sociale.
Pierre Cheminade