LA TRIBUNE - Les tensions semblent à nouveau monter en flèche autour de l'écosystème Darwin, avec la sortie de terre du programme Bastide Niel. Comment vivez-vous votre singularité dans la Métropole ?
PHILIPPE BARRE - Nous sommes souvent accusés de tous les maux, ici et ailleurs. Certains de nos détracteurs prétendent que nous exploitons les associations de l'écosystème en prélevant 2 % de leurs recettes ! C'est complètement fou alors qu'à Darwin ce sont les entreprises qui reversent 2 % de leur chiffre d'affaires aux associations, soit 500.000 euros par an ! Nous avons droit à toutes sortes d'attaques calomnieuses, y compris les plus folles comme quoi Darwin servirait à blanchir de l'argent... D'autres croient enfin savoir que nous couterions de l'argent à la collectivité. Pour ça c'est simple, il suffit de mettre bout-à-bout les externalités positives générées par Darwin et ses externalités négatives. Entendre des choses pareilles en 2008, quand nous nous sommes implantés dans la caserne abandonnée, ça pouvait se comprendre. Mais aujourd'hui ce sont des attaques malsaines, qui instillent une petite musique insupportable.