Il reste encore des inconnues dans la nouvelle crise qui secoue la majorité PS-EELV à la tête de Bordeaux Métropole. Mais l'objet de ce nouveau litige entre alliés écologistes et socialistes, le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), pèse si lourd que l'on pourrait croire qu'il finisse par tout emporter sur son passage. La participation de Bordeaux Métropole au financement du GPSO devrait être votée la semaine prochaine. A moins que Métropole commune(s), la coalition de droite et du centre ne soit devenue à son tour trop divisée sur ce sujet pour pouvoir aider le président socialiste...A la sortie de la réunion conjointe de ce jeudi 18 novembre des trois commissions infrastructures, mobilités et finances, qui planchent depuis des semaines sur le dossier du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), le président (PS) de Bordeaux Métropole Alain Anziani, avait l'air préoccupé. Bordeaux Métropole doit participer au financement du GPSO, un projet à 14,3 milliards d'euros qui va relier Bordeaux à Dax, et à Toulouse via deux lignes à grande vitesse (LGV). Mais pour y arriver, il faut d'abord en finir avec le bouchon ferroviaire situé au sud de Bordeaux, objet des Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB).
Alain Anziani soutient ce projet et entend engager la collectivité pour financer la résorption du bouchon de Bordeaux. Mais son allié numéro un à la Métropole, Pierre Hurmic, maire (EELV) de Bordeaux, s'oppose lui au grand projet ferroviaire. Le vote qui décidera de l'engagement financier de Bordeaux Métropole en faveur du GPSO aura lieu lors du prochain conseil métropolitain, les 25 et 26 novembre. Mais la réunion d'hier a visiblement fait plus que donner une indication sur la tonalité des prochains débats en séance.
Une porte semblait pourtant s'entrouvrir
"Il y a eu des réactions de sincérité mais aussi des coups de billard à quatre bandes. Le GPSO est un enjeu majeur à dix ans pour notre collectivité", a tout d'abord rappelé Alain Anziani.
Lors de l'attaque en règle du GPSO à laquelle il s'est livré le 28 octobre dernier, le maire de Bordeaux avait néanmoins laissé ouvert un petit coin de porte à son allié président de Bordeaux Métropole.
"Nous sommes d'accord pour que la Métropole finance la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux, ce qui devrait nous coûter entre 300 et 320 millions d'euros. Mais nous ne voterons cette décision qu'à la condition qu'aucun lien ne soit fait entre ce chantier et le GPSO lors du vote", avait ainsi prévenu Pierre Hurmic.
Au final pas plus de 8 à 9 millions d'euros par an
Hier soir, pendant quelques instants, Alain Anziani a semblé répondre positivement à cette attente de son allié maire de Bordeaux et gommer leurs divergences de vue.