Bordeaux métropole avance silencieusement sur le dossier ZFE. Comme une trentaine d'agglomérations françaises, elle doit préparer l'instauration d'un périmètre urbain dans lequel les véhicules les plus polluants ne pourront pas circuler. Date du lancement officiel : au plus tard le 1er janvier 2025, comme l'impose la loi climat et résilience. Pour préparer le terrain, la collectivité a prévu trois rendez-vous de concertation cette année. Les deux premiers ont eu lieu entre mai et début juillet afin de définir un cadre de discussion avec les acteurs concernés.
Et, déjà, on en sait un peu plus sur les intentions de Bordeaux métropole, à travers la présentation que ses services ont effectué face à un public de connaisseurs. Parmi les principaux représentants figuraient Trans'cub, la Ligue de défense des conducteurs et la Fnaut (Fédération nationale d'usagers des transports) mais aussi La Poste, Fed'ex ou Keolis - qui vient d'être reconduit à la tête des transports métropolitains - du côté des entreprises, pour une réunion de consultation qui s'est déroulée le 21 juin dernier. Alors, ZFE dure ou souple ? Transition lente ou application brutale ? Enjeu majeur de qualité de l'air et de santé publique, voici vers quoi va tendre la zone d'exclusion à la sauce bordelaise.
Si l'on sait déjà que la ZFE sera déployée sur toute l'aire intra-rocade, la métropole doit déterminer quels sont les véhicules qui auront interdiction d'y pénétrer. Pour cela, elle se base sur le classement Crit'air qui accorde un numéro de 1 jusqu'à 5 et réserve une ultime catégorie dite "non-classés". Ces derniers représentant les véhicules les plus polluants.