ZFE. Ces trois lettres suffisent à donner des sueurs froides à bon nombre d'automobilistes, de chefs d'entreprise et d'élus de l'opposition dans plusieurs métropoles françaises. Elles désignent une zone à faibles émissions, c'est-à-dire un périmètre où les véhicules les plus polluants ne sont plus autorisés à circuler. Toulouse Métropole a déjà basculé depuis le 1er mars dernier, le Grand Lyon mènera une phase d'expérimentation à partir de septembre avant le grand saut en janvier 2023 tandis que la métropole de Montpellier vient d'initier une concertation sur le sujet. Au total, il existe déjà huit ZFE en France, dont la plus vaste concerne le Grand Paris, et cinq en cours de déploiement. Sachant que l'obligation s'impose légalement aux agglomérations de plus de 150.000 habitants à compter du 1er janvier 2025.
Annoncée depuis plusieurs mois par la majorité de gauche à la Métropole, la version bordelaise de la ZFE est entrée un peu plus dans le concret ce jeudi 31 mars avec l'annonce d'une large concertation tout au long de l'année 2022. En effet, dans le cadre général prévu par la loi, les communes et agglomérations sont libres de fixer les modalités de ces ZFE : calendrier, périodes et horaires de restriction, types de véhicules concernés (voitures, deux-roues, poids lourds, etc), niveau de pollution autorisé sur la base de la vignette Crit'Air, et éventuelles aides financières. Les contrevenants s'exposeront à une amende forfaitaire théorique de 68 euros pour les voitures et les deux-roues et de 135 euros pour les poids-lourds, bus et autocars.