Samedi après-midi, dans une salle municipale remplie de centaines d'élus et militants associatifs dans le centre-ville de Bordeaux, le maire UDI de Bayonne Jean-René Etchegaray, signataire en décembre d'un appel commun avec ses homologues de Bordeaux et Irun (Espagne), a rappelé ne « pas être contre le train » mais préférer « des trains pour nos déplacements quotidien ». Derrière cette déclaration, la volonté de moderniser les lignes entre Bordeaux et Irun dans le nord de l'Espagne, Bordeaux-Toulouse et Toulouse-Limoges-Paris. Une délégation est allée déposer à la préfecture de Gironde un message pour soutenir ce projet alternatif jugé moins « coûteux, moins énergivore, plus écologique et plus rapide » que le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), dont les travaux devraient commencer l'an prochain.
Porté par les présidents socialistes des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, le GPSO vise à relier Toulouse à Paris en 3h10 et à Bordeaux en 1h05, soit un gain d'une heure sur chaque trajet et de vingt minutes entre Dax et la cité girondine. Le tout pour un coût d'au moins 14 milliards d'euros et une mise en service espérée par ses promoteurs pour le début des années 2030 vers Toulouse et dans la foulée pour Dax.