Pendant la campagne de 2020, Pierre Hurmic en avait fait le symbole de « la politique des petits pas et des petits pots » de l'équipe sortante. Pourtant, trois ans après la victoire historique des écologistes à Bordeaux et l'annonce de « l'état d'urgence climatique », les arbres en pot de la place Tourny sont toujours là. Les grues aussi continuent de surplomber les quatre coins de la ville bien que le maire écologiste revendique d'avoir « stoppé la bétonisation de Bordeaux ». Alors faut-il voir le vert à moitié vide ou à moitié plein pour cette première partie d'un mandat marqué par la latence de l'alternance et la sortie du Covid ?
« La route est semée d'embuches mais en trois années nous avons fait en sorte d'emprunter avec détermination la route de la bifurcation écologique et sociale », répond le maire écologiste, défendant « un cadre de vie agréable et un urbanisme raisonné ». Sans tambours, trompettes ni infrastructures marquantes, Pierre Hurmic vante une action discrète et de long terme, au risque d'être peu visible à court terme :
«On nous reproche de mener une politique qui n'est pas spectaculaire. Mais c'est un travail de fond ! Par exemple, ma première adjointe, Claudine Bichet, est adjointe aux finances et au défi climatique. Ce qui signifie que toutes nos politiques sont examinées à l'aune de leur impact climatique. Ce n'est pas symbolique, c'est comme si Bercy, le ministère des Finances, était aussi le ministère de l'Ecologie !».