Forêt : la réglementation sur les coupes rases va se durcir dans le Limousin
Maxime Giraudeau, dans la Creuse
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forêt coupe rase limousin bois
MG / La Tribune
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Le long des routes, la forêt parfois disparaît. A la place, la terre lacérée. Le printemps impose des chaleurs précipitées qui obligent déjà à chercher l'ombre. Entre Aubusson et Felletin dans la Creuse ce jour d'avril, la haute température se fait d'autant plus sentir à l'approche de parcelles forestières rasées sur une dizaine d'hectares. En contrebas de la chaussée, un engin quadrille encore la terre avec des rangées de petites branches. En surplomb, des grumes de bois déjà taillés et fagotés prêtes à être expédier.
Sur le plateau de Millevaches, les coupes rases sont devenus un marqueur du paysage. A cheval sur les trois départements de l'ex-région Limousin, ce parc naturel régional subit les affres du changement climatique : les parasites prolifèrent et condamnent les peuplements à la coupe. Mais l'industrie forestière impose surtout une gestion de masse à une filière locale peu organisée.

La forêt limousine est principalement exploitée pour le bois d'œuvre à destination de la menuiserie, l'ameublement ou la construction. (crédit photos : MG / La Tribune)
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Depuis leur local de Faux-la-Montagne, au cœur du plateau, les membres du Syndicat de la montagne limousine s'en attristent. Et rappellent combien la propriété forestière est morcelée. « Plus de 95 % de la forêt limousine est privée. Plus de la moitié des propriétés font moins de deux hectares », cadre Rémi Gerbaud, militant environnemental. Ici la règle, c'est l'adhésion à une coopérative qui propose des plans de gestion et conduit les travaux d'entretien et de récolte. Les propriétaires n'ont pas les moyens de le faire eux-mêmes et s'en remettent donc à ces structures de taille industrielle qui peuvent pratiquer des coupes rases. « C'est un mode de gestion primitif. C'est évidemment plus simple d'arriver avec les grosses machines et de tout retourner. Les sylviculteurs sont poussés vers le productivisme », tacle-t-il.
Maxime Giraudeau, dans la Creuse