« L'aéroport de Bordeaux est un outil indispensable, précieux et pourvoyeur d'activité économique et d'emplois pour le territoire [...] Mais il convient de le maîtriser et d'en mesurer l'impact sur l'environnement et les habitants », a prévenu Christine Bost, ce mardi 28 mai. La présidente (PS) de Bordeaux Métropole, qui est également maire d'Eysines, tient à clarifier ses positions alors que l'actualité de l'aéroport est marquée par le départ annoncé de Ryanair, par une étude sur l'impact des vols de nuit et par une série de réunions publiques liées aux nuisances sonores de la plateforme.
Alors que l'aéroport bordelais est l'un des seuls en France à ne pas faire l'objet de restrictions sur les vols nocturnes, « les élus métropolitains demandent collégialement une interdiction des vols de 22h à 6h », annonce ainsi Christine Bost. Bordeaux Métropole n'est qu'un actionnaire minoritaire de la plateforme aéroportuaire derrière l'Etat (60 %) et la Chambre de commerce et d'industrie (25 %). Le préfet doit présenter fin juin les résultats d'une étude sur le sujet avant la tenue d'une enquête publique.
« Sur les vols de nuit, nous n'avons pas de restrictions mais ce n'est pas de notre responsabilité, c'est l'État qui décide. De notre côté, nous avons augmenté les tarifs la nuit : un avion qui se pose entre minuit et 5h paie deux fois plus cher sa redevance d'atterrissage », expliquait l'an dernier Simon Dreschel, le président du directoire de l'aéroport, qui évoquait « entre six et sept vols par nuit en moyenne ».