Bourgogne-Franche-Comté : la fromagerie Delin investit dans une ligne de production de lait

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Philippe Delin, patron de la fromagerie éponyme, reine incontestée du brillat-savarin. « Pour fabriquer nos fromages, nous avons besoin de beaucoup de crème. Une fois extraite de la matière première, il nous reste des quantités de lait demi écrémé dont nous n'avons plus besoin », explique-t-il.
Philippe Delin, patron de la fromagerie éponyme, reine incontestée du brillat-savarin. « Pour fabriquer nos fromages, nous avons besoin de beaucoup de crème. Une fois extraite de la matière première, il nous reste des quantités de lait demi écrémé dont nous n'avons plus besoin », explique-t-il. (Crédits : Amandine Ibled)
Durant le premier confinement, la Bourgogne-Franche-Comté a connu une pénurie d’approvisionnement en lait, faute d’installation de ligne de production sur son territoire. Philippe Delin, président de la dernière fromagerie familiale de Côte-d’Or, a pris conscience de cette réalité. Il a décidé de mettre sur la table 4,5 millions d’euros pour disposer de sa propre ligne de production.

Les laits régionaux montent en puissance depuis quelques années. Ils représentent aujourd'hui 15% de la consommation française. Une tendance qui n'a pas échappé à Philippe Delin, patron de la fromagerie éponyme, reine incontestée du brillat-savarin.

« Pour fabriquer nos fromages, nous avons besoin de beaucoup de crème. Une fois extraite de la matière première, il nous reste des quantités de lait demi écrémé dont nous n'avons plus besoin », explique-t-il.

En 2019, plutôt que de revendre ce lait inutilisé aux industriels de l'agroalimentaire à un prix inférieur au prix d'achat, le chef d'entreprise décide de le garder et de le mettre en brique avec une véritable démarche RSE.

L'idée est de mettre en place une filière en circuit court avec du lait produit dans la région et de valoriser les producteurs en leur proposant une rémunération responsable de l'ordre de 0,40 euros le litre de lait, contre 0,30 euros le litre pour la moyenne...

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Commentaires
a écrit le 20/02/2021 à 10:50 :
Des producteurs de lait indépendants avec leur propre label libre de toute dictature de l'UE, voilà ma foi qui serait une magnifique activité économique sans oublier que les chinois cherchent du lait de qualité et que lactalis a salement entaché cette soit disant qualité française hein...

Comté a réussi à sauver son lait de la cupidité des financiers européen et avec quel succès !
a écrit le 20/02/2021 à 10:03 :
Du lait uht, sans goût, sans saveur.... beurk. Je n'achète que du VRAI lait frais cru ou pasteurisé qui a le goût du lait. Pour un pays comme la France qui se veut le centre mondial du bon goût, je ne comprends pas que le lait frais soit non seulement le double du prix de ce breuvage uht mais souvent si rare à trouver. J'achète à la Biocoop le litre vendu en bouteille en verre à 1.45...suoer bon crémeux. Rien à voir avec ces boissons uht appelées lait.

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