La deeptech Ecollant veut produire des collants recyclables en France
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Divine Paris
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Chaque année, 104 millions de collants sont jetés, selon une enquête de HOP (Halte à l'obsolescence programmée) datant de 2018. Ce qui représente 7.315 tonnes de déchets non recyclés par an. « À l'échelle mondiale, il n'existe pas encore de procédé capable de recycler à 100% les collants », regrette Agathe Rouzaud, directrice des opérations chez Ecollant. « Aujourd'hui, ils partent directement à l'enfouissement et mettent environ 30 ans à se désintégrer », poursuit-elle. Si certaines marques font des efforts pour moins impacter la planète, comme Billi London qui conçoit des collants biocompostables grâce à un nylon biodégradable, c'est-à-dire qu'ils mettent seulement 5 ans à disparaitre sous enfouissement ; ou d'autres comme Cygnes qui fabrique leurs collants à partir de nylon recyclé - celui-ci vient aussi d'Asie du Sud Est - aucune marque n'est encore capable de les recycler entièrement et d'en refaire à partir de ces matières, en boucle circulaire.
C'est l'objectif d'Ecollant d'ici 2025 : commercialiser des collants fabriqués à partir de collants usagés et entièrement recyclables, en faisant le pari d'une éco-conception sur le territoire français. Reconnue deeptech en début d'année, l'entreprise compte désormais six personnes à temps plein. Ecollant est accompagnée par l'Ademe, le Pôle écoconception et la région Bourgogne-Franche-Comté.
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Grâce à l'écosystème qui l'entoure et à ses partenaires industriels, Ecollant travaille en intelligence collective : « Les tricoteurs et les teinturiers nous apportent la connaissance technique liée à la production textile et à ses contraintes tandis que d'autres nous aident à mieux connaitre le marché », se réjouit Agathe Rouzaud. Pour atteindre son objectif de sortir un collant recyclable en 2025, à partir de collants usagés, et fabriqués en France, Ecollant investit dans la recherche et développement.
Amandine Ibled