Plan de relance : 1,7 milliard d’euros injectés en Bourgogne-Franche-Comté en un an

L’heure est au bilan. Un an jour pour jour après le lancement du Plan de relance, la préfecture de la région annonçait, vendredi dernier, un « pari tenu ». Sur l’enveloppe prévue de 4 milliards d’euros, près de la moitié a déjà été déployée à destination des entreprises, associations, collectivités ou particuliers.

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Le taux de chômage atteint 6,8% en Bourgogne-Franche-Comté, contre 8% au niveau national.
Le taux de chômage atteint 6,8% en Bourgogne-Franche-Comté, contre 8% au niveau national. (Crédits : Cyrille-Dupont)

 « Sans compter le Segur de la santé, 1,7 milliard d'euros ont été engagés par l'État depuis un an dans notre région. Rarement, en aussi peu de temps, des moyens d'intervention aussi massifs de l'État auront été engagés », souligne Fabien Sudry, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. Le 3 septembre 2020, le gouvernement annonçait un plan national doté de 100 milliards d'euros sur deux ans (2021-2022) pour faciliter la reprise économique, rendre les entreprises plus compétitives et favoriser la transition écologique. « Pari tenu » en Bourgogne-Franche-Comté, selon le préfet de région.

Des indicateurs au vert

Preuve que l'économie tricolore redémarre : la croissance économique est au rendez-vous avec une prévision à 6% pour 2021, alimentée par la consommation des ménages qui a repris après la crise sanitaire. « Le taux de chômage a retrouvé son niveau d'avant-crise », assure le préfet. Il s'élève à 6,8% en Bourgogne-Franche-Comté, contre 8% au niveau national. Enfin, « les défaillances d'entreprises ont rarement été aussi basses. Ce qui prouvent que les dispositifs publics ont joué leur rôle pour amortir les difficultés », note le préfet de la région. Les offres d'emplois sont reparties. Elles sont mêmes supérieures à 2020 et à 2019, entrainant parfois un déséquilibre dans certains secteurs, comme celui de l'hôtellerie-restauration.

Derrière les chiffres, une réalité concrète

« La région a longtemps été la première de France dans le nombre d'entreprises soutenues dans le secteur industriel », affirme Fabien Sudry. 721 entreprises ont bénéficié d'un taux de subvention inégalé par rapport aux dispositifs classiques pratiqués avant crise, pour un montant total de 220 millions d'euros. Des entreprises de toutes tailles étaient concernées, telle qu'Alstom Transport (Doubs), plus de 200 salariés, pour sécuriser et accélérer le déploiement des technologies de l'industrie 4.0, ou Atelier Bourgeat (Jura), qui relance une production locale de monture de lunette, avec une dizaine de salariés.

Atelier Bourgeat (Jura), qui relance une production locale de monture de lunette, avec une dizaine de salariés.

Plus d'un tiers ont visé la modernisation des outils de production dans des secteurs mis à mal par le confinement, dont l'automobile et l'aéronautique (70 projets pour 53,8 millions d'euros). Le reste des subventions s'est concentré sur l'augmentation de la capacité de production, la modernisation des machines, ou la réorganisation pour diversifier la clientèle. La relocalisation des productions industrielles « pour renforcer la souveraineté française » a également concerné 21 projets pour 31,4 millions d'euros. À l'instar de Immunodiagnostic Systems (IDS), l'un des deux fabricants d'automates d'analyse médicale en France. Côté écologie, des projets de décarbonation de procédés industriels ont vu le jour. « Une petite révolution », se félicite la directrice régionale de l'Ademe, Blandine Aubert, qui a cité quelques exemples d'entreprises de la plasturgie qui ont franchi le pas :  Verchère Plastiques Industriels (VPI) dans le Jura, qui intègre désormais 30% de plastiques recyclés dans ses emballages destinés aux cosmétiques, ou encore l'entreprise Berry Superfos (71) qui cherche à réduire à la source les déchets générés par la plasturgie.

Afin de renforcer la compétitivité du territoire, une baisse des impôts de production a profité à près de 30.000 entreprises, qui ont ainsi économisé 355 millions d'euros pour stimuler leurs investissements.

Les entreprises qui n'auraient pas encore déposé de dossiers de demande de subventions parmi les quelques 300 dispositifs existants, ont encore jusqu'à la fin de l'année pour se décider.

D'ici une quinzaine de jours, le gouvernement devrait présenter un programme complémentaire - car le Plan de relance s'arrêtera en 2022 - afin de soutenir les investissements dans les secteurs stratégiques. En Bourgogne-Franche-Comté, ce sont les secteurs de l'hydrogène, du véhicule du futur, de la santé qui seront visés. « Il s'agit d'investissements stratégiques par l'innovation, par les transferts de technologie, pour affronter le monde nouveau qui s'ouvrira après cette crise sanitaire », confie Fabien Sudry.

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