Jouer collectif : la recette de croissance des entreprises nantaises

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Sébastien Blot (BPI), Xavier Fichau (ERDF) et Sébastien Romefort (Peugeot) ont insisté sur la nécessité de nouer des partenariats entre entreprises.
Sébastien Blot (BPI), Xavier Fichau (ERDF) et Sébastien Romefort (Peugeot) ont insisté sur la nécessité de nouer des partenariats entre entreprises. (Crédits : Reuters)
Réunis lors d'un débat organisé par La Tribune le vendredi 26 septembre à Nantes, des dirigeants de PME, d'entreprises de taille intermédiaires et des représentants de grands groupes ont détaillé leurs recettes de croissance.

Un salarié vendéen sur trois travaille dans une entreprise de taille intermédiaire. Un record national, qui hisse les Pays-de-la-Loire au rang de troisième région la plus fertile en "ETI". Elles sont présentes dans la plaisance, la construction, l'aéronautique et l'agroalimentaire, mais aussi les cartouches d'encre avec Armor, l'électronique professionnelle avec Eolane, ou encore les équipements sanitaires avec Wirquin. Ces entreprises, qui ne sont plus des PME mais qui compte moins de 5000 salariés et moins de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, sont celles qui ont le plus grand potentiel de croissance au sein du tissu économique.

Instaurer des partenariats industriels

La France en compte moitié moins que le Royaume-Uni, et l'Allemagne en recense quatre fois plus. Comment peut-on aider nos PME à grandir, et à devenir des ETI ? La Tribune a ouvert le débat ce vendredi 26 septembre à Nantes, avec ses partenaires ERDF, Bpifrance et Peugeot. Sébastien Romefort, directeur de filiale Peugeot, a rappelé l'importance pour son groupe de travailler avec un réseau de PME et d'ETI : "Nous produisons à Rennes, avec des prestataires régionaux, notre nouvelle 508. C'est un véhicule "Made in Bretagne"."

PDG d'Europe Technologies et vice-président du pôle de compétitivité EMC2, Patrick Cheppe a plaidé pour l'instauration de partenariats industriels :

"Regardez les Allemands : ils nouent avec leurs partenaires des relations de confiance, basées sur la technologie et l'innovation, et pas seulement sur le prix. Et ils pratiquent la préférence nationale, ce que nous n'osons pas faire en France."

Des prestataires locaux

Mais les temps changent. Xavier Fichau, directeur territorial en Loire-Atlantique d'ERDF a précisé que l'opérateur national du réseau électrique inclut des clauses de mieux-disance dans ses appels d'offres, et s'appuie sur des prestataires locaux.

"Nous nous sommes également rapproché des centres de recherche régionaux : nous travaillons avec Audencia au sein d'une chaire sur la relation client et l'innovation, avec le Cnam Vendée sur les "smart grids" et avec l'Ecole des Mines de Nantes sur la transition énergétique. Par ailleurs, nous avons soutenu la collectivité Nantes Métropole dans ses démarches pour obtenir le label French Tech, et nous appuyons les jeunes entrepreneurs de l'incubateur Eco Innovation Factory d'Atlanpole."

Pour croître, les entreprises doivent aussi savoir s'entourer dans leur capital, car vouloir à tout pris conserver un actionnariat familial contraint à l'endettement pour financer sa croissance, qui peut alors s'en trouver ralentie. Sébastien Blot, directeur d'investissement ETI et grands groupes chez Bpifrance recommande :

"N'hésitez pas à ouvrir le capital de votre entreprise, notamment quand vous avez des projets de croissance à l'international. Bpifrance a créé un fonds dédié aux ETI doté de 3 milliards d'euros, et peut ainsi prendre une participation aux côtés d'un investisseur privé pour augmenter le montant de capital levé.

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