Jouer collectif : la recette de croissance des entreprises nantaises

Perrine Créquy

Perrine Créquy
Un salarié vendéen sur trois travaille dans une entreprise de taille intermédiaire. Un record national, qui hisse les Pays-de-la-Loire au rang de troisième région la plus fertile en "ETI". Elles sont présentes dans la plaisance, la construction, l'aéronautique et l'agroalimentaire, mais aussi les cartouches d'encre avec Armor, l'électronique professionnelle avec Eolane, ou encore les équipements sanitaires avec Wirquin. Ces entreprises, qui ne sont plus des PME mais qui compte moins de 5000 salariés et moins de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, sont celles qui ont le plus grand potentiel de croissance au sein du tissu économique.
La France en compte moitié moins que le Royaume-Uni, et l'Allemagne en recense quatre fois plus. Comment peut-on aider nos PME à grandir, et à devenir des ETI ? La Tribune a ouvert le débat ce vendredi 26 septembre à Nantes, avec ses partenaires ERDF, Bpifrance et Peugeot. Sébastien Romefort, directeur de filiale Peugeot, a rappelé l'importance pour son groupe de travailler avec un réseau de PME et d'ETI : "Nous produisons à Rennes, avec des prestataires régionaux, notre nouvelle 508. C'est un véhicule "Made in Bretagne"."
PDG d'Europe Technologies et vice-président du pôle de compétitivité EMC2, Patrick Cheppe a plaidé pour l'instauration de partenariats industriels :
Mais les temps changent. Xavier Fichau, directeur territorial en Loire-Atlantique d'ERDF a précisé que l'opérateur national du réseau électrique inclut des clauses de mieux-disance dans ses appels d'offres, et s'appuie sur des prestataires locaux.
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Pour croître, les entreprises doivent aussi savoir s'entourer dans leur capital, car vouloir à tout pris conserver un actionnariat familial contraint à l'endettement pour financer sa croissance, qui peut alors s'en trouver ralentie. Sébastien Blot, directeur d'investissement ETI et grands groupes chez Bpifrance recommande :
Perrine Créquy