Breizh Up, le fonds de co-investissement qui se positionne sur les « petits tickets »

La région Bretagne vient de lancer Breizh Up, son premier fonds de co-investissement pour aider les jeunes PME innovantes. iSource a été choisie comme entreprise gestionnaire pour cet outil qui se concentrera sur des levées de fonds entre 200 000 et 750 000 euros.

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Cette SAS constituée à 100 % par la Région Bretagne accompagnera les jeunes entreprises innovantes en recherche de fonds propres et d'investisseurs. Opérationnelle au 1er trimestre 2016, elle se positionne exclusivement sur des levées situées entre 200 000 et 750 000 euros.
Cette SAS constituée à 100 % par la Région Bretagne accompagnera les jeunes entreprises innovantes en recherche de fonds propres et d'investisseurs. Opérationnelle au 1er trimestre 2016, elle se positionne exclusivement sur des levées situées entre 200 000 et 750 000 euros. (Crédits : Philippe Wojazer/Reuters)

Annoncé en juillet avec le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt pour trouver une société de gestion, Breizh Up, le premier fonds breton de co-investissement entre désormais dans une phase concrète.

Cette SAS constituée à 100 % par la Région Bretagne accompagnera les jeunes entreprises innovantes en recherche de fonds propres et d'investisseurs. Opérationnelle au 1er trimestre 2016, elle se positionne exclusivement sur des levées situées entre 200 000 et 750 000 euros.

C'est la société iSource qui a été retenue pour en assurer la gestion opérationnelle et quotidienne ainsi que le suivi des partenaires. Elle vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt orienté vers les investisseurs privés.

Combler une défaillance

Doté  d'un capital de 10 millions d'euros (dont 8 millions d'euros, abondés par les fonds FEDER) qui devrait doubler d'ici à 2020, cet outil de financement de l'innovation interviendra en effet toujours en partenariat avec un ou plusieurs partenaires. Professionnels présents sur le segment de l'amorçage et réseaux de business angels, ces professionnels seront préalablement labellisés.

«  D'ici à cinq ans, Breizh up pourrait être présent dans une quarantaine d'entreprises, estime Jean-Philippe Zoghbi, président du directoire de iSource qui va ouvrir un bureau à Rennes. Se concentrer sur des levées de fonds entre 200 000 et 750 00 euros, c'est combler une défaillance bien reconnue du marché breton. Breizh Up sera très orienté vers les startups, mais ne fermera pas sa porte aux entreprises existantes cherchant à financer une innovation qui n'a pas accès à des financements classiques. Le fonds interviendra notamment dans les filières d'avenir identifiées par la Bretagne, et qui comptent par exemple le numérique, l'agro-alimentaire, les services et le maritime. L'objectif est de s'ouvrir au maximum aux PME bretonnes mais aussi à des acteurs nationaux voire internationaux. »

Un président, chef d'entreprise

Conçu pour mutualiser les risques et les coûts avec des partenaires privés agréés, Breizh Up interviendra en fonds propres ou en quasi fonds propres (actions, obligations...) dans une limite fixée à 10-15 % du montant des fonds investis dans une même entreprise.

La procédure d'agrément des co-investisseurs potentiels doit s'effectuer via un site Internet qui sera mis en ligne fin novembre. ISource espère monter la labellisation et les premiers partenariats en décembre et janvier afin de concrétiser les premiers investissements  dans le courant du premier trimestre 2016.

« Les premiers retours sont très bons et nous sommes déjà sollicités par des sociétés » ajoute Jean-Michel Zoghbi, dont l'entreprise iSource a levé plus de 200 millions d'euros pour la création et le développement de quelque 80 sociétés en France, en Europe et au Canada. L'implantation en Bretagne de iSource sera facilitée par la présence d'une personnalité locale de poids au sein de Breizh Up.

La région a en effet confié la présidence du fonds à Daniel Gallou, fondateur de l'entreprise Cité Marine de Kervignac (Morbihan) et « connu pour ses compétences industrielles et financières ». Cité Marine est un des leaders français du poisson enrobé et, plus récemment, de gammes de légumes élaborés. L'entreprise est désormais adossée au groupe japonais Nissui et compte plus de 1 000 collaborateurs répartis sur 4 sites, dont 3 en Bretagne.
 Un guide éclairé pour les futures entreprises co-financées par Breizh Up.

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