Comment la CCI Hauts-de-France a changé son business model ?
Gaëtane Deljurie, à Lille
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La CCI a vu fondre ses recettes fiscales, de 110 millions en 2012 à 50 millions en 2019.
CCI Hauts-de-France
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La CCI a vu fondre ses recettes fiscales, de 110 millions en 2012 à 50 millions en 2019.
CCI Hauts-de-France
« C'est un peu comme si nous avions perdu un gros client : nous avons dû trouver d'autres moyens de nous financer », résumait Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France, lors de son point presse de rentrée, qui a pris cette année la forme de bilan de mandature. Les élections consulaires sont en effet organisées du 27 octobre au 9 novembre prochains.
« Le service aux entreprises, l'investissement dans des grosses infrastructures comme le Port de Calais, la représentation des intérêts économiques, resteront toujours notre cœur de métier sauf qu'à la manière d'une entreprise, nous devons faire évoluer notre modèle économique ».
Avec un budget annuel de l'ordre 150 millions d'euros hors filiales (400 millions d'euros avec les filiales de formation), la CCI a vu fondre ses recettes fiscales, de 110 millions en 2012 à 50 millions en 2019. L'année prochaine, les budgets fléchés vers la CCI Hauts-de-France ne devraient plus totaliser que 27 millions, même si la chambre consulaire continuera de représenter quelque 180.000 entreprises.
La cause de cette baisse de budget ? Le remplacement progressif des centres de formalités des entreprises (CFE) par un service électronique dématérialisé, la réforme de l'apprentissage et de sa taxe (loi Avenir professionnel de 2018), la baisse du produit de la Taxe pour frais des CCI (TCCI) mais aussi la mission de développement économique, désormais confiée aux conseils régionaux et métropoles.
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Face à cette évolution inéluctable, les 14 CCI du Nord et du Pas-de-Calais ont été les premières en France à entamer, dès 2007, un long cheminement vers la fusion, qui aura pris presque dix ans. Au 1er janvier 2017, le rapprochement, cette fois, des deux entités en Nord de France et Picardie, avait établi des statuts différents, entre les CCI picardes conservant une indépendance financière avec le statut de CCI dites territoriales et les CCI picardes, à savoir Amiens-Picardie dans la Somme, l'Oise et l'Aisne. Depuis le 1er janvier 2019, toutes sont passées sous le statut de « locales », sous l'égide de l'entité régionale.
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