Niryo, les bras robotisés nordistes à la conquête des TPE et PME
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Niryo
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Niryo
C'est dans un atelier de quelques centaines de mètres carrés, situé à Wambrechies, près de Lille, que Niryo conçoit, fabrique et assemble ses robots. Ici, se côtoient dans un même espace, l'assemblage, les tests, le marketing, les ventes, la recherche et développement et même le design. Avec un maximum de matières premières sourcées en France et dans la région des Hauts-de-France.
Pour bien comprendre comment se positionne Niryo aujourd'hui, il faut comprendre que le monde de la robotique se divise globalement en deux parties. D'un côté, certains robots sont conçus pour l'industrie lourde, comme par exemple ceux que l'on trouve dans les usines automobiles, moyennant des budgets importants pour des cadences élevées et une automatisation complète. Sur ce créneau, existent déjà plusieurs leaders comme le Danois Universal Robots, le Suisse-Suédois ABB Robotics ou l'Allemand Kuka.
A l'autre bout du marché, les robots d'entrée de gamme destinés principalement à la découverte et à l'apprentissage de la robotique, notamment dans les écoles. « Dans l'intervalle, il n'y a encore que très peu d'acteurs européens sur le créneau des robots destinés aux TPE et PME », constate Marc-Henri Frouin, fondateur et directeur général de Niryo, à la tête aujourd'hui d'une quarantaine de collaborateurs. Les poids lourds du secteur sont par exemple le Coréen Doosan Robotics, l'Américain Productive Robotics ou encore le Canadien Mecademic, notamment.
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, « Niryo se positionne sur de la robotique collaborative, qui gère les interactions homme-robot. Ce marché, évalué à environ 800 millions d'euros, croît à un taux de 30 à 35 %, tandis que le marché de la robotique industrielle atteint environ 16 milliards d'euros avec une croissance d'environ 5 à 10 % par an », commente Marc-Henri Frouin.Gaëtane Deljurie, à Lille