Achats publics : la région Île-de-France veut être labellisée « responsable »

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Les élus de la région Île-de-France, Stéphane Salini, vice-président chargé des Finances et de l’Évaluation des politiques publiques, et Sylvie Monchecourt, déléguée spéciale aux achats responsables, ont signé, le 17 mai, une charte Relations fournisseurs et achats responsables en espérant en obtenir le label en 2019.
Les élus de la région Île-de-France, Stéphane Salini, vice-président chargé des Finances et de l’Évaluation des politiques publiques, et Sylvie Monchecourt, déléguée spéciale aux achats responsables, ont signé, le 17 mai, une charte "Relations fournisseurs et achats responsables" en espérant en obtenir le label en 2019. (Crédits : CA)
Le conseil régional d'Île-de-France s'est engagé, le 17 mai 2018, à favoriser la collaboration entre les donneurs d'ordres franciliens et leurs fournisseurs afin d'obtenir d'ici à 2019 le label "Relations fournisseurs et achats responsables". Pour cela, il lui reste encore à y travailler avec les TPE-PME.

Deux ans et demi après avoir été élue, la majorité (LR-UDI-MoDem) de Valérie Pécresse fustige encore le bilan de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région Île-de-France.

« Cette région était en sous-investissement du fait de dépenses de fonctionnement trop importantes et n'avait plus de marge de manœuvre. »

À l'occasion de la signature de la charte "Relations fournisseurs et achats responsables" ce 17 mai, le vice-président (UDI) chargé des Finances et de l'Évaluation des politiques publiques, Stéphane Salini, s'est dit favorable à ce que plus de 90% de l'achat public francilien aille à des entreprises locales.

« Il y a déjà une dizaine de marchés réservés dont la communication, les achats généraux, la prestation réseau... mais nous voulons aller plus loin. »

Une centrale d'achat pour les 470 lycées franciliens

La région dépense en effet 1 milliard d'euros par an, tout en cherchant à économiser, chaque année, 25 millions d'euros. Depuis la création en décembre 2016 d'une direction des achats composée de 75 agents, l'Île-de-France veut aussi créer une centrale d'achat pour ses 470 lycées et les 40 millions d'euros qu'elle y consacre. Elle entend mettre fin aux subventions.

Plus généralement, avec cette charte, le conseil régional veut limiter les conflits en aval avec les grands groupes, ETI, TPE-PME, en favorisant « la collaboration donneurs d'ordres-fournisseurs », « réduire les risques de dépendance entre les deux », « impliquer les grands donneurs d'ordre des filières », « fixer une politique cohérente de rémunération des achats » ou encore « veiller à la responsabilité territoriale et environnementale des achats ».

Mais pour obtenir en 2019 le label "Relations fournisseurs et achats responsables", comme est déjà étiqueté le conseil départemental des Hauts-de-Seine et ainsi accroître sa compétitivité, l'Île-de-France devra soutenir l'économie sociale et solidaire via davantage d'heures d'insertion sociale, et surtout réduire ses délais de paiement, de 40 jours actuellement contre 30 comme l'exige la loi. Ces politiques publiques seront également suivies, assure l'exécutif francilien, d'évaluations internes et externes.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2018 à 12:48 :
Bah, on est encore loin du compte, et les signaux envoyés par la Région sont en dissonance ... Assez facile de signer des chartes et autres déclarations qui n'engagent que ceux qui les lisent ...

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