En attendant l'arbitrage présidentiel, le Grand Paris veut séduire sa population

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Patrick Ollier a lancé, le 15 mai, le bus du SCoT pour que ses équipes aillent à la rencontre des habitants du Grand Paris.
Patrick Ollier a lancé, le 15 mai, le "bus du SCoT" pour que ses équipes aillent à la rencontre des habitants du Grand Paris. (Crédits : POOL)
Pour aider à construire son schéma de cohérence territoriale (ou "SCoT") avec la collaboration de ses administrés, la métropole du Grand Paris a dévoilé, le 15 mai, son « bus du SCoT ». Derrière ce moyen de transport, il s'agit surtout de faire exister l'intercommunalité aux yeux du grand public.

Patrick Ollier n'attend plus les décisions institutionnelles du président de la République. Il prend le bus. Le président (LR) de la métropole du Grand Paris (MGP) a inauguré, le 15 mai, « le bus du SCoT », qui sillonnera le territoire afin de co-construire, avec la population, son schéma de cohérence territoriale (SCoT). Ce bus devrait quitter le siège de la métropole le 18 juin pour y revenir au plus tard en septembre prochain, chargé de propositions citoyennes.

Comme toute intercommunalité, la MGP doit finaliser avant les élections municipales de 2020 cet outil d'urbanisme et d'aménagement qui permet d'assurer la cohérence des plans existants : plan métropolitain de l'habitat et de l'hébergement, plan climat-air-énergie métropolitain...  Ces chantiers sont déjà lancés par la métropole et en cours de déclinaison opérationnelle.

Les habitants pourront enregistrer un témoignage vidéo

La métropole du Grand Paris n'est pas contrainte par la loi à rendre compte de ses actes à ses administrés, mais Patrick Ollier veut faire exister son institution aux yeux du grand public.

« Le SCoT est la vraie colonne vertébrale. On le fait pour eux et avec eux, explique l'intéressé. Nous voulons être capables de faire des propositions concrètes à nos habitants. »

Dans ledit bus, la population sera, elle, libre d'enregistrer, ou non, un témoignage vidéo pour transmettre ses doléances à l'intercommunalité.

"La métropole est quelque chose de peu connu"

L'adjoint au maire (UDI) de Rosny-sous-Bois, Ivan Itzkovitch, est chargé d'animer cet « outil de concertation au plus proche des habitants ».

« La métropole est quelque chose de peu connu, affirme l'élu local. Dans quatre ou cinq mois, ses habitants auront une idée plus précise de la métropole de demain ».

Passée cette étape de collecte des souhaits, les idées citoyennes arriveront sur le bureau de la métropole à l'automne 2018.  Fin 2019, quand l'administration de la MGP aura procédé aux derniers arbitrages, les édiles reviendront sur le terrain pour présenter les ultimes orientations aux populations locales.

« Qu'on tienne compte de la base dès lors que les propositions sont bonnes, cela me paraît logique », avance Patrick Ollier.

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Commentaires
a écrit le 16/05/2018 à 18:41 :
Pour séduire les habitants du grand-Paris, il faudrait que les élus s'engagent à ne pas augmenter la taxe foncière pour compenser la TH.
a écrit le 16/05/2018 à 18:03 :
On aurait fait mieux de laisser l'argent dans le circuit du pouvoir d'achat , projet dispendieux . Mais on n'a l'habitude , tous les quinquennats ont leurs lots , ainsi que certaines collectivités .

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