Pécresse « veut l'intégralité des lignes » du Grand Paris Express
César Armand
César Armand
Vendredi dernier, le 1er décembre, la mairie de Paris, les départements de petite et grande couronne ainsi que le conseil régional ont voté contre le budget de la Société du Grand Paris ou se sont abstenus. L'Etat étant majoritaire au conseil de surveillance, cela n'a rien changé : le budget du Grand Paris Express a été adopté.
Interrogée sur ce sujet lors d'une conférence sur le budget 2018 de la région francilienne ce mardi 6, sa présidente explique avoir voulu « faire part de [sa] très grande inquiétude sur les risques d'abandon ».
D'ailleurs, le conseil régional investira 3,5 millions d'euros dans le co-working afin de « permettre à des salariés de ne plus perdre quatre heures dans les transports en commun » selon les mots de son vice-président (UDI) aux Finances Stéphane Salini. Sa présidente complète :
Très en verve, Valérie Pécresse poursuit :
Hier mardi 5, le député (PS) de la 8e circonscription du Val d'Oise, François Pupponi, redoutait justement la suppression de la ligne 17 qui passe par son fief de Sarcelles :
À l'inverse, son collègue (UDI) du Loir-et-Cher, Maurice Leroy, ancien ministre de la Ville de Sarkozy, se dit, ce mercredi 6, « confiant » :
La présidente de la région Île-de-France, en revanche, ne veut plus attendre :
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Ce serait dommage en effet que sur les 1,945 milliard d'euros d'investissement, le 1,5 milliard pour les transports (modernisation, diversification et accélération des chantiers en cours) ne profite pas de l'effet super-métro. Sans parler des 20 millions d'euros prévus pour la rénovation et la requalification des quartiers ou des 19,2 millions pour soutenir les JO 2024.
César Armand