Transports : pour désengorger le réseau, l’Île-de-France mise sur... le télétravail

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On assiste à une course poursuite entre l'offre et la demande de transports, conduisant à une saturation quasi permanente.
On assiste à une course poursuite entre l'offre et la demande de transports, conduisant à une saturation quasi permanente. (Crédits : Reuters)
La gratuité des transports serait une impasse pour l'Ile-de France, telle est la conclusion à laquelle sont arrivés les experts du comité mandaté par Valérie Pécresse, présidente de la Région. Malgré les investissements prévus ces prochaines années, seul un changement des habitudes grâce aux nouvelles technologies permettra de sortir de la course poursuite actuelle entre l’offre et la demande de transports, qui conduit à une saturation quasi permanente.

Après six mois de réflexion, les huit membres du comité d'experts indépendants emmenés par Jacques Rapoport (ex-président de SNCF Réseau, ex-DG de La Poste et ex-DGA de la RATP) ont rendu leur verdict : la gratuité des transports en commun serait une impasse pour l'Ile-de-France. Non seulement, elle n'entraînerait qu'une diminution infime de la circulation (d'environ 2%) et donc de la pollution de l'air, mais elle s'accompagnerait d'une saturation encore plus importante des transports en commun et, donc, d'une dégradation de la qualité de ces transports. En effet, selon les modélisations effectuées par le groupe de travail, la gratuité aurait essentiellement un impact sur les adeptes de la marche à pied et du vélo, et sur les lignes et les horaires déjà les plus fréquentés.

Un résultat contesté par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) :

"Selon nous, le « report modal » vers les transports en commun existe bien, a ainsi affirmé l'Ademe dans un fil de commentaires chez nos confrère du Monde. Dans une étude publiée en 2007, nous avons vu qu'à Châteauroux plus de la moitié des nouveaux usagers du bus utilisaient la voiture auparavant (29 % de conducteurs, 22 % de passagers) et 12 % le deux roues, contre un quart (23 %) qui marchaient à pied."

Impossible de compenser le manque à gagner sur la billetterie

Surtout, aucun mode de financement alternatif ne permettrait de compenser le manque à gagner de 3,3 milliards d'euros que représente la billetterie sur un coût annuel total de 10 milliards. Pour la Région, accroître la participation des employeurs franciliens, qui s'élève déjà à 3% de leur masse salariale, alors qu'ils viennent d'encaisser une hausse de 400 millions sur deux ans (soit 10%) pour financer le dézonage du pass Navigo, risquerait d'avoir un effet récessif sur l'économie régionale ! Quant aux taxes sur les bureaux et autres, elles sont déjà destinées à financer des projets validés.

A la serpe (en divisant le manque à gagner de 3,3 milliards par le nombre de foyers franciliens), les experts ont évalué le surcoût à 500 euros par an et par ménage.

Quant à l'instauration d'un péage urbain, sans même mentionner le volet « acceptabilité », les exemples étrangers (le groupe de travail a procédé à un benchmark à la fois en France et à l'international) montrent que cela ne rapporterait dans le « meilleur »des cas - le plus onéreux pour les automobilistes - qu'environ 400 millions d'euros.

Augmenter le coût d'usage de la voiture

« Actuellement, les transports en commun sont bien plus chers que le coût du parking, pointe également l'Ademe. Il faut augmenter le coût d'usage de la voiture, par la hausse des frais de stationnement, le péage urbain, la taxation des parkings professionnels... l'argent ainsi récolté pourrait être affecté aux transports moins polluants. »

Une chose est certaine : les besoins d'investissements sont très importants. La RATP et la SNCF dépensent déjà bon mal an quelque 3 milliards d'euros. La Région et l'autorité organisatrice Ile-de-France Mobilités ont engagé pour 24 milliards d'euros pour améliorer les infrastructures et les matériels roulants.

Sous l'angle accessibilité, les experts rappellent qu'un million de personnes bénéficient déjà de la gratuité ou d'un tarif réduit, et qu'il existe peu de corrélation entre accessibilité et chômage.

Le vrai frein à l'utilisation des transports en commun ne serait pas financier, mais lié au temps de transport, à l'absence d'offre dans certaines zones, à leur manque de régularité et de fiabilité, à leur saturation et leur manque de confort. Pis « un transfert modal massif n'est pas réaliste et ne serait pas absorbable. »

Transports saturés et vétustes

Comme le reconnaît Valérie Pécresse : «  Les transports en commun franciliens sont saturés et vétustes ».

Son adjoint aux transports Stéphane Beaudet évoque un manque d'anticipation, de financement et d'entretien par le passé et une situation actuelle sur laquelle il n'est pas souhaitable de se voiler la face. La régulation se fait par la saturation, et, en raison d'une tarification inopérante, « On assiste à une course poursuite entre l'offre et la demande », synonyme de saturation quasi permanente se désole Jacques Rapoport, qui cite en exemple la ligne 14 qui fête prochainement ses 20 ans.

La présidente de la Région s'attend à de grands bouleversements du paysage à venir sous l'effet des nouvelles technologies, et mise dessus pour sortir de cette spirale infernale.

Sous une dizaine d'années, la numérisation des titres de transport et l'évolution de la billettique devraient permettre d'identifier les usagers à l'entrée et à la sortie d'un écosystème de transport beaucoup plus multimodal qu'aujourd'hui, et ainsi tarifer à la consommation, une piste parmi d'autres évoquées par le groupe d'experts.

Le télétravail à la portée de 40% des salariés de la Région

Au-delà, c'est la façon dont ces nouvelles technologies vont nous permettre de faire évoluer nos modes de travail et nos modes de vie, « une évolution beaucoup plus sociétale et complexe », souligne Valérie Pécresse, qui doit permettre de désengorger ces transports en commun.

Dès lors, de quels leviers dispose la Région pour agir ? Pour la présidente, plusieurs pistes permettent de « faire le lien entre les pouvoir publics et l'évolution de la société » : l'instauration de voies dédiées au covoiturage sur les autoroutes ; l'aide aux entreprises pour qu'elles s'implantent en grande couronne, au plus près des lieux d'habitation de leurs salariés, ou encore l'installation d'espaces de co-working dans les gares d'Ile-de-France. De quoi y travailler en laissant passer les rames bondées et des heures de pointe et attendre le RER qui circule vide une bonne partie de la journée. Outre le décalage des horaires pour lisser la pointe (comme dans la consommation d'électricité, où il permet d'éviter d'investir dans des infrastructures surdimensionnées), le plus efficace resterait encore le télétravail. « L'Île-de-France compte 40% de cadres, rappelle Valérie Pécresse. Donc 40% d'emplois « télétravaillables ». Dans les équipes de la Région elle-même, ce sont 80% des postes qui s'y prêtent.

Que va faire la maire de Paris Anne Hidalgo, qui mène également une réflexion sur la gratuité des transports en commun et affirmait encore le 1er octobre sur France Culture n'avoir pas encore tranché ? Comme toujours en matière de mobilités, il semble délicat d'instaurer une gratuité exclusivement réservée aux Parisiens stricto sensu. Réponse d'ici à la fin de l'année.

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a écrit le 05/10/2018 à 15:32 :
et que fais Pécresse des autres travailleurs " bons a s' entasser comme du bétail" dans le stransports parce que leur employeur refuse ou ne peut pas mettre en place financièrement le télétravail?....l' Etat a aussi une responsabilité de 40 ans dans cette situation en sous -investissant et concentrant les problèmes aux mêmes endroits quand il n ' a pas imposés aux opérateurs (ratp sncf etc) certains choix ubuesques...et couteux
a écrit le 04/10/2018 à 22:57 :
Les résultats de ce comité mandaté par Pécresse étaient téléphonés depuis le début. 2 des 3 personnes qui étaient à la tête du comité appartiennent au lobby du transport(Sncf et Ratp). Ce comité ne pouvait pas être favorable à la gratuité des transports.L'impossibilité de financement ,c'est faux. D'abord ce n'est pas 33% (3.3 milliards) à financer ,mais 20% car il faut déduire ce qui est financé par la part de la carte navigo ,financée par l'employeur (public ou privé),financement qui serait maintenu et les 10% de TVA sur les tickets,prélevés par l'état et qui ne le seraient plus. 2 milliards d'euros/an ce serait pas très difficile à financer.C'est un problème de volonté politique.
Mais pour lancer les transports gratuits en IDF, il faut améliorer les transports existants et espérer la fin des travaux du métro du Grand Paris. Donc , pas avant 2030.
Cela étant dit,il est vrai que les transports d'IDF sont utilisés à seulement 40% de leur capacité ,le métro du Grand Paris,le sera à seulement 25% .L'article a raison,le télétravail peut aider à diminuer les déplacements mais la mesure la plus importante est de décaler les horaires de début et de fin de travail, pour étaler l'utilisation des transports sur toute la journée et éviter les engorgements des heures de pointe.
Ce serait beaucoup plus rentable pour la communauté, car les transports publics sont déjà financés à 80% par les taxes et les impôts.On éviterait que les trains et bus circulent à moitié vides,une partie de la journée.
Un avantage des transports gratuits,ce serait,notamment à Paris,le fait qu'on pourrait interdire la voiture thermique et diminuer de manière dramatique la pollution avec des gains importants pour la sécu,hospitalisations,médicaments et arrêts de travail diminuant
de manière significative.
Un autre avantage,la circulation auto, limitée aux voitures électriques et hybrides rechargeables,diminuerait de manière importante la voiture à Paris et dans les centres villes de banlieue,avec la possibilité de réserver des rues complètes aux cyclistes (il y a peu d'adeptes du vélo,notamment à Paris à cause du manque de sécurité pour circuler à vélo). La part modale du vélo dans les transports pourrait augmenter de manière très importante. Actuellement à Paris,elle est 2-2.5%,alors qu'à Strasbourg elle est de 16%,Grenoble 15% et Bordeaux 12%. A l'étranger,part modale de 36% à Amsterdam et 50% à Copenhague!. Si davantage de personnes vont au travail à vélo(les subventions récemment annoncées devraient aider aussi),les gens utilisant les transports en commun, même gratuits, devraient diminuer aussi.
a écrit le 04/10/2018 à 14:06 :
Avec l'intelligence artificielle,le télé travail a une grande chance de se développer.Un boucher pourra découper un boeuf a distance sur son téléphone portable,un coiffeur pourra exercer a distance grace a des robots(on opère déja comme cela dans les hopitaux)etc... c'est donc bien plus de 40% des emplois qui seront impactés
Réponse de le 04/10/2018 à 20:15 :
Et le coiffeur, il opère à distance avec des ciseaux magiques?

La question n'est pas qu'ironique.

Les robots sont développés et sont utilisés en chirurgie parce que plus précis, plus rapides, plus forts et moins fatigables que les humains et non pas parce qu'on peut en prendre le contrôle à distance.

Sinon, ils sont plus coûteux, moins mobiles et moins adaptables que les humains.

Revenons au robot coiffeur connecté. A moins de supposer que chaque ménage puisse en avoir un à domicile en permanence, il faudra qu'il se le fasse livrer, installer et récupérer après la coupe....

Sauf si vous habitez Mars, faire venir son coiffeur à domicile vous coutera moins cher pour le même service, et ça existe déjà.

Idem pour le boucher, le plombier, le postier et l'enseignante.

Le corps humain est par lui-même une machine fabuleuse qui est difficilement remplaçable par un robot. Sans compter que, humains nous-mêmes ce sont les interactions avec les membres de notre espèce qui nous forment.
Réponse de le 05/10/2018 à 9:18 :
@MDR:des salons de coiffure seront équipés de robots coiffeurs.Vous choisirez sur votre smartphone qui doit piloter le robot depuis son domicile.
a écrit le 04/10/2018 à 13:04 :
Evidemment comme sur tous les sujets concernant l'environnement et la qualité de vie, le ministère de l'écologie est aux abonnés absents
Réponse de le 04/10/2018 à 18:03 :
Pas du tout:le gouvernement vient de réintroduire deux ours dans les Pyrénnées.
a écrit le 04/10/2018 à 8:24 :
Arrêtons de nous gargariser avec le trélétravail qui est marginal et restera marginal. pas sûr que 40% des salariés aient envie de télétravail et cela reste le domaine d'activité pour bobo écolo branché: consultants web machin ou truc! etc;mais pas pour le salarié lambda . cela fait au moins 10/15 ans qu'on en parle et cela évolue peu. Une fausse bonne idée !
a écrit le 03/10/2018 à 21:18 :
c'est mal barré avec la tour triangle et la prochain tour total à la défense !!
a écrit le 03/10/2018 à 17:16 :
Excellent idée, mais quant à faire du télétravail, autant encourager les entreprises ou certains agences/bureaux à s' installer en région. La distance n entre pas en jeu pour le télétravail.
Une fois mis en place cela peut se faire du monde entier (avec les réseaux adhoc).
a écrit le 03/10/2018 à 16:12 :
"Le télétravail à la portée de 40% des salariés de la Région"

La mode actuelle ,c'est plutôt l'inverse en ce moment ,on voit des entreprises qui avaient adopté le modèle avec succès et étaient même citées en exemple pour faire machine arrière et demander à leurs collaborateurs de revenir au bureau. Et aussi bizarrement que cela puisse paraître, ce sont le plus souvent des entreprises du secteur technologique, secteur qui a été le premier à pousser au télétravail, qui ont enclenché le mouvement. Ainsi Yahoo, IBM, Reddit, Best Buy, Honeywell, ont dit stop après des années de pratique. Si Facebook continue à l’autoriser, l’entreprise donne une prime à ses collaborateurs qui viennent habiter près du bureau. Quant à Google, au niveau des conditions de travail, tout est fait pour que le collaborateur ait envie d’aller au bureau.
Réponse de le 04/10/2018 à 6:18 :
Dans les cas que vous citez il y a des employés qui ne mettaient jamais, JAMAIS, les pieds au bureau ...
Il ne faut pas confondre le télétravail classique qui ce que recommande probablement ces experts et ce qu'à fait IBM par exemple.
D'autres part, lisser les arrivées et départs des employés me paraient une bonne idée, je travaille justement dans une entreprise qui fait cela et cela marche super bien.
Seulement, il faut piloter par les résultats et pas par les moyens, c'est à dire que ce qui compte c'est est-ce que le boulot est fait plutôt que le pointage horaire de l'employé.
Réponse de le 04/10/2018 à 6:19 :
Dans les cas que vous citez il y a des employés qui ne mettaient jamais, JAMAIS, les pieds au bureau ...
Il ne faut pas confondre le télétravail classique qui ce que recommande probablement ces experts et ce qu'à fait IBM par exemple.
D'autres part, lisser les arrivées et départs des employés me parait une bonne idée, je travaille justement dans une entreprise qui fait cela et cela marche super bien.
Seulement, il faut piloter par les résultats et pas par les moyens, c'est à dire que ce qui compte c'est est-ce que le boulot soit fait plutôt que le pointage horaire de l'employé.
Réponse de le 04/10/2018 à 17:03 :
"plutôt que le pointage horaire de l'employé".

Des cadres qui pointent c'est plutôt rare,non ?

Concernant IBM, il avait 6 sites de proximité ou le salarié pouvait se connecter plus près de chez lui ce qui lui évitait de se taper MLV ou Bois-colombes soit 40 bornes aller puis retour en transport en commun ( ou transport des communs ,au choix) soit 1h30 à 2h00 ,aller bien sur ,vu les changements, faut juste prier pour éviter la gastro.Il viennent d'en fermer 4 pour faire des économies mais aussi suite au petit management ( 8 niveaux de management à IBM , lire le livre «bullshit job» , les jobs à la con ,il explique bien pourquoi un tel niveau de petit chef qui pullulent dans les boites de ce type) qui se plaint de ne pas voir le salarié dans le blanc des yeux.
a écrit le 03/10/2018 à 12:57 :
Les professeurs seront devant leurs élèves en télétravail ? Les employés d'hôpitaux aussi ??
Réponse de le 03/10/2018 à 21:15 :
non mais les 180.000 salariés qui s'empilent dans les tours de la défense pour travailler devant un écran ce qu'ils pourraient faire tout aussi bien de chez eux pourquoi pas ?
a écrit le 03/10/2018 à 12:32 :
Merci de ne pas publier les messages précédemment soumis.
a écrit le 03/10/2018 à 12:32 :
Merci de ne pas publier les messages précédemment soumis :

"Exactement. Mais c'est l'inverse qui se produit. EDF centralise à Nanterre des sites auparavant en région. La vie est plutôt agréable en région parisienne n'en convenez-vous pas ? Lorsque l'on a les moyens d'un haut dirigeant..."
a écrit le 03/10/2018 à 10:47 :
Un excellent rapport. Par contre une des pistes de financement des besoins ne serait-elle pas de supprimer cette danseuse qu'est l'ADEME (634M€ de dépenses en 2018) ? Pour pondre des propositions géniales du genre " Il faut augmenter le coût d'usage de la voiture" qui est déjà prohibitif on n'a peut être pas besoin d'elle. On peut même se demander si in fine, il ne vaudrait pas mieux supprimer purement et simplement les transports en commun qui bien que massivement subventionnés n'arrivent pas et n'arriveront jamais à fournir une alternative viable à la voiture et investir les sommes ainsi économisées pour améliorer les conditions de circulation et de stationnement (bouclage ouest de la Francilienne, élargissement de la A86 à 2*4 ou 2*5 voies, prolongement de l'A15 jusque Paris, élargissement des autoroutes urbaines existantes, multiplication des parkings, recréation des axes rouges, réouverture et élargissement des voies sur berge...)
Réponse de le 03/10/2018 à 13:34 :
Le cout supporté par les automobilistes de l'usage de leur boite à roue est très inférieur à ce qu'il devrait être. Entre le foncier que s'accapare l'autosoliste, la place publique accaparée à son seul profit gigantesque comparativement à l'usage (Paris 13% de déplacement en voiture, 56% de l'espace publique au sol pour l'auto), le cout exorbitant du réseau à construire et à entretenir, le cout social et économique des maladies liées à sa pollution, de chaque blessé et morts sur la route, les milliards d'heures perdues dans les bouchons, les subventions à gogo des voitures de société (l'OCDE chiffre à 2000 euros d'aides par an et par voiture de société)....
Les taxes diverses et variées payées par las automobiliste ne sont que des taxounettes comparativement au cout réel de la voiture, qui est un puits sans fond.
Quand à améliorer les conditions de circulation (plus des voies, plus larges etc.), c'est toujours la même chose, c'est une vision court-termiste, ça fini inexorablement par être saturé. Plus d'offre, plus de report sur l'auto : retour à la case départ mais avec des milliards d'euros investit en moins.
Par contre je vous rejoins sur les subvention, il faut en finir pour tous et tout les modes de transports. Que les gens prennent conscience du cout du déplacement. Attention, les automobilistes risques aussi d'avoir de (mauvaises) surprises.
Réponse de le 03/10/2018 à 15:47 :
bruno_bd @ Voilà un climatosceptique ,partisan du tout voiture ,qui s'exprime
Réponse de le 04/10/2018 à 14:11 :
@popman : mon post est bien évidemment provocateur mais...
-sur le cout social et économique des maladies liées à la pollution économique, j'observe que l'Ile de France et en particulier Paris, que l'on dit crouler sous la pollution automobile, est aussi la région où l'espérance de vie est la plus élevée...
-pour la mortalité routière elle a été divisée par quasi 5 depuis les années 70 pour une circulation qui a triplé, en raison de l'amélioration des véhicules et des infrastructures (notamment le réseau autoroutier qui est très sûr). Je pense que le 0 mort ou presque est à portée lorsque les véhicules autonomes auront assez progressé (en fait le plus difficile sera de venir à bout de la mortalité des cyclistes et des motards qu'aucune carrosserie ne protège et qui souvent se tuent même en l'absence de véhicules tiers).
-pour le temps perdu dans les bouchons il est à rattacher à l'insuffisance des infrastructures et au manque d'investissement sur celles-ci.
-enfin, n'étant pas parisien mais banlieusard (je n'ai pas les moyens de vivre à Paris aux prix du marché et je suis trop riche pour y vivre de façon subventionnée en logement social) la statistique 13% de déplacement pour 56% de l'espace au sol me laisse de glace. Déjà parce qu'elle est faussée si on n'y inclut pas les surfaces et les volumes occupés en souterrain et aérien par les métros, RER,... qui assurent l'essentiel du volume de déplacement dans Paris, ensuite parce qu'on a consacré des surfaces au sol considérables pour les couloirs de bus élargis et pistes cyclables pour un nombre très marginal de vélos et des bus qui circulent souvent très peu remplis (je ne suis pas sûr qu'au critère de la surface occupée rapportée au nombre de voyageurs-km transportés la voiture, même avec un seul occupant, ne soit pas plus vertueuse que les bus et vélos), enfin qu'une partie importante de la surface d'espace public au sol consacrée à la voiture n'est pas de l'espace de circulation mais de stationnement. Stationnons les voitures dans des parkings souterrains ou des immeubles-silos à construire massivement, libérons les bords des rues et transformons-les en axes rouges. Et on pourra même laisser des couloirs de bus si nécessaire (quoiqu'avec une circulation rendue plus fluide ils deviennent un peu inutiles).
@Pas dupe : climatosceptique et fier de l'être,oui . Mais pas pour autant accro aux hydrocarbures, parce que je pense que notre dépendance au pétrole nous rend dépendants de pays menés de façon bien peu sympathique, de l'Arabie Saoudite au Venezuela en passant par le Koweit ou la Russie. Si on peut trouver mieux que le pétrole (notamment des véhicules électriques ou à hydrogène offrant une autonomie et un coût d'usage raisonnables), j'achète.
a écrit le 03/10/2018 à 10:38 :
"La gratuité des transports serait une impasse pour l'Ile-de France, telle est la conclusion à laquelle sont arrivés les experts du comité mandaté par Valérie Pécresse, présidente de la Région."

Ça marche partout ailleurs mais un cabinet conseil quelconque aux conflits d'intérêt certains avec untel ou un autre et plus sûrement plusieurs nous dit que non ça peut pas marcher à Paris.

Au secours...
Réponse de le 03/10/2018 à 14:20 :
Ca marche dans des petites villes (Niort, Châteauroux) avec des réseaux comprenant quelques lignes de bus, et quelques dizaines de bus et de chauffeurs. Dans de tels réseaux ça peut se défendre parce que la dépense résultant d'un modèle payant (système de billetterie et de validation, embauche de contrôleurs-au moins deux pour leur éviter de devoir intervenir seuls) n'est probablement pas très différent de la recette qu'on peut en espérer. A Dunkerque c'est récent, on verra si ça marche, parce que c'est quand même une agglo de 200000 habitants mais ça reste seulement un réseau de bus, ce qui n'exige que peu d'investissements d'infrastructures et de maintenance de celles-ci. Par contre existe-t-il une métropole importante -voire une capitale qui ait un système de transports en commun gratuit ? Je ne pense pas.
a écrit le 03/10/2018 à 9:22 :
S ils voulaient vraiment désengorger paris, ils devraient envoyer en province les sociétés d’état
- Edf à Rennes (fort compétence électrique)
- banque mutuelle au mans ou dans le Sud (attirer les brexiter, Le Mans ne le fera pas...)
- chimie à Lyon


Bref une vraie stratégie de décentralisation avec des compétences prescise par ville (avec univesite / école spécialisée, fond de soutien startup du domaine, antenne du ministère, défiscalisation ponctuelle pour les entreprises du secteur)
Réponse de le 03/10/2018 à 10:47 :
Bonjour, Effectivement ce serait idéal. Cependant les sièges d'entreprises sont en IDF pour rester proches du pouvoir et du gouvernement. A des fins bien entendu de lobying actif ... .
Réponse de le 03/10/2018 à 11:51 :
+1. Surtout si Paris doit accueillir une partie des financiers rapatriés de Londres. La France est un des pays les plus centralisés d'Europe. La décentralisation devrait se faire en priorité vers les régions qui perdent de la population (Est, Centre..)
Réponse de le 03/10/2018 à 12:23 :
Exactement. Mais c'est l'inverse qui se produit. EDF centralise à Nanterre des sites auparavant en région.
La vie est plutôt agréable en région parisienne n'en convenez-vous pas ? Lorsque l'on a les moyens d'un haut dirigeant...
Réponse de le 03/10/2018 à 12:27 :
Exactement. Mais c'est l'inverse qui se produit. EDF centralise à Nanterre des sites auparavant en région.
La vie est plutôt agréable en région parisienne n'en convenez-vous pas ? Lorsque l'on a les moyens d'un haut dirigeant...
Réponse de le 03/10/2018 à 14:21 :
@Marousan : nous restons hélas un état jacobin...
Réponse de le 03/10/2018 à 17:18 :
100% d' accord IRSN (institut de recherches dans le 78) devait partir près de Marseille, cela ne sait pas fait pourquoi ???, le personne avait été consulté, un projet bien échelonné, mais rien???
Réponse de le 04/10/2018 à 8:55 :
Impossible quand la norme est le couple où les deux travaillent.
a écrit le 03/10/2018 à 9:10 :
"Il faut augmenter le coût d'usage de la voiture"
imaginons que plus personne ne roule en voiture mais prenne les transports en commun en les payant. Ça serait parfait ou sur-saturé ? N'est-ce pas le nombre de gens qui doivent bouger au kilomètre carré qui est trop élevé ? Avec le travail 2.0, la fibre optique, il devrait y avoir des solutions (partielles mais utiles).
a écrit le 03/10/2018 à 9:01 :
C'est un problème d'urbanisation c'est tout.
Le problème de la région parisienne c'est la concentration sur courbevoie la défense point.

Cette concentration de bureaux est inadaptée à un urbanisme viable et est la cause originelle de l'engorgement.

Eclatez le pole tertiaire autour de Paris en 6 zone distinctes et l'équilibre reviendra.

Pour la carte transport en RP il manque beaucoup de RER l'équivalent des S Bahn à l'allemande c'est le gros soucis. il faudrait au minimum doubler le RERB à l'est et à l'ouest et ne pas passer dans Paris.

Idem au nord et au sud le tracé du RER C n'a aucun sens

pour ce qui concerne le grand paris ce sera une mini francilienne bis et à terme un échec majeur il est situé bien trop dans la petite couronne pour avoir un effet autre qu'augmenter les loyers.

il aurait mieux fallu ajouter des stations de métro vers toute la petite couronne et prévoir des lignes exterieures traverses et rapides...
a écrit le 03/10/2018 à 8:44 :
c'est un peu la limite de la chasse au xsorcieres concernant la voiture........
( ca veut qu'il que certaiines auraient du chercher a des solutions intelligentes et soutenables, au lieu de jouer a la beria anti vehicules...)
apres, meme si on veut travailler a distance, si c'est pas possible, ou que la boite ne veut pas, c'est plie...

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