La gratuité des transports publics : quelle efficacité ?

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La gratuité des transports publics favorise-t-elle le report modal ?
La gratuité des transports publics favorise-t-elle le report modal ? (Crédits : SUSANA VERA)
Anne Hidalgo a confié à trois de ses adjoints une étude sur la faisabilité et la pertinence d’instaurer la gratuité des transports en commun pour les Parisiens. De nombreuses villes ont déjà testé avec des fortunes diverses cette solution, qui connaît un regain d’intérêt sur fond de lutte contre la pollution automobile.

Cela fera-t-il couler autant d'encre que la piétonisation des voies sur berges ? L'annonce de la maire de Paris, lundi 19 mars, qui dit vouloir lancer « une étude sur la gratuité des transports en commun » pour tous dans la capitale, associant experts français et étrangers, est symboliquement forte. Confiée à Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports, Jean-Louis Missika en charge du développement économique et Emmanuel Grégoire, adjoint PS aux finances, elle s'inscrit dans la guerre qu'a déclarée Anne Hidalgo à la pollution automobile, et en particulier à l'autosolisme. Elle voit en effet « dans la question de la gratuité des transports l'une des clefs de la mobilité urbaine dans laquelle la place de la voiture polluante n'est plus centrale ».

« Nous ne sommes plus dans les 30 Glorieuses. Il ne faut pas chercher des solutions dans la boîte à outils d'hier », a-t-elle déclaré à cette occasion.

2,8 milliards d'euros pour les seuls Parisiens

À première vue, ce projet semble difficilement applicable. Certes, le Conseil de Paris doit voter cette semaine la gratuité du passe Navigo pour les Parisiens de plus de 65 ans, sous conditions de ressources (jusqu'à 2.200 euros de revenus pour une personne seule), une mesure qui devrait concerner quelque 200.000 personnes et coûter 12 millions d'euros. Une somme que la Ville de Paris versera à IDF-Mobilités.

Mais pour l'élargir à tous les Parisiens, la facture s'élèverait à 2,8 milliards d'euros par an, la contribution de la billetterie au coût de fonctionnement du réseau parisien, qui s'élève à 10 milliards. Quant à l'élargir à tous les détenteurs d'un pass Navigo et non aux seuls Parisiens, il en coûterait plus de 3,5 milliards d'euros par an.

« Le besoin en régénération en Île-de-France avoisine les 1,5 milliard par an (SNCF et RATP confondues), rappelle Stéphane Beaudet, vice-président de la région Île-de-France en charge de la mobilité, sur son compte Facebook, où il dit son opposition à cette mesure.  Les travaux de lignes nouvelles nécessitent un engagement d'également 1,5 milliard annuel hors Grand Paris Express (Eole, prolongations de lignes de métros, création de Tram, le 12 ici en Essonne...) »

Bientôt un péage urbain à Paris ?

Pour financer la mesure, Anne Hidalgo, qui a toujours déclaré son opposition à ce dispositif, a notamment évoqué la mise en place d'un péage urbain.

"Mais si le péage vient financer la gratuité des transports, il devient non pas un élément de discrimination sociale, mais au contraire un élément qui peut accompagner", a-t-elle estimé ce 20 mars sur France Bleu.

Car, comme ce fut déjà le cas à propos des voies sur berge, la présidente de la région Valérie Pécresse reproche d'ores et déjà à l'édile parisienne de faire peu de cas des Franciliens vivant au-delà du périphérique, lesquels ont notoirement plus de difficultés à se déplacer que les Parisiens intra-muros.

« Il ne doit pas y avoir d'inégalités entre les Parisiens et les habitants de la banlieue, a réagi cette dernière sur Radio Classique, sans toutefois se dire opposée au projet. La ville ne peut pas faire cavalier seul, il faut coordonner la réflexion. »

Au-delà de la guéguerre récurrente entre les deux élues, ce type de mesure est-il de nature à faire baisser la pollution ?

Un long historique

L'idée n'est pas à proprement parler nouvelle, et avait même été mise en œuvre à Rome dès les années 1970, où cela s'était soldé par un échec.

Elle a aussi été testée aux États-unis dans des villes comme Denver (Colorado) ou Austin (Arizona), où ce sont essentiellement des cyclistes et des piétons, plutôt que des automobilistes, qui sont montés dans les bus désormais gratuits.

En revanche, la capitale estonienne, Tallinn (420.000 habitants), se félicite de ce choix effectué il y a maintenant plus de cinq ans. Sur le plan strictement financier, les recettes fiscales liées à l'accroissement de résidents attirés par un bouquet de mesures parmi lesquelles la gratuité des transports publics, se sont avérées deux fois plus élevées que le manque à gagner sur la billetterie. Le dispositif a permis à certaines catégories de populations de se déplacer plus facilement, que ce soit pour se rendre sur leur lieu de travail - accroissant ainsi leur zone de prospection - ou pour se rendre en centre-ville en soirée et le week-end, augmentant le chiffre d'affaires des lieux de sorties. Si le trafic automobile en centre-ville a un peu diminué, l'inverse s'est produit dans les quartiers périphériques.

23 expériences en France

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Transports gratuits en ville

(Un graphique de notre partenaire Statista)

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Suite à la convocation de neuf États membres (dont la France et l'Allemagne) pour pour non-respect des normes de qualité de l'air, Angela Merkel a récemment évoqué un test de la gratuité dans cinq villes allemandes, dont Bonn et Essen.

À Dunkerque (200.000 habitants) enfin, où la gratuité totale sera instaurée en septembre prochain après un test de près de deux ans sur les seuls week-ends, le maire, Patrice Vergriete, se dit très satisfait de sa décision. Mais celle-ci a été prise dans un contexte de rénovation d'un réseau de transports publics très dégradés, dans une ville totalement reconstruite après-guerre dans une optique plus favorable à la voiture. Alors que 45% des ménages dans certains quartiers ne sont pas motorisés, le taux d'utilisation des transports en commun y était tombé à 5%. Pour financer ce choix (un manque à gagner de 4,5 millions d'euros), le maire a renoncé à la construction d'un stade qui aurait mobilisé un investissement de 10 millions.

Selon le GART (Groupement des autorités responsables de transports), plus de vingt réseaux de transports publics français (sur un total de 250) avaient en 2016 adopté une gratuité totale ou partielle, qui concernait 2% des usagers.

Comme le rappelait Claude Faucher, délégué général de l'UTP (Union des transports publics et ferroviaires) lors d'un débat organisé par La Tribune en novembre 2017, « partout où cela a été décidé jusqu'à présent, les ressources fiscales étaient supérieures à la moyenne des autres territoires et offraient donc des solutions de financement. » Ce sont aussi, affirmait-il, des villes où, comme à Dunkerque, la part modale des transports publics était particulièrement basse.

À l'inverse, c'est dans des villes où le prix du billet a augmenté plus rapidement que l'inflation, telles que Lyon ou Strasbourg, que le report modal a été le plus important.

« Le coût d'usage des transports en commun est toujours moins élevé que celui de la voiture individuelle », observait-il encore, montrant par là que la motivation financière n'est pas essentielle dans les arbitrages.

Cécile Maisonneuve, qui préside le think tank "La Fabrique de la Cité", modère ce propos. « Tendanciellement, le coût de la voiture individuelle est en baisse. » Pour elle, la meilleure façon d'accentuer l'écart entre les deux modes de transports consiste à accroître encore le coût d'usage de la voiture.

Parents pauvres de l'innovation

Rappelant qu'aucune mesure ne peut, à elle seule, résoudre le problème de la congestion automobile en ville, elle évoque des systèmes plus élaborés tels que celui mis en place à Singapour. Sur le même principe que celui de l'effacement électrique (qui permet de lisser la consommation et d'éviter des pointes et de potentielles ruptures d'approvisionnement), la tarification dynamique consiste à instaurer la gratuité en dehors des heures de pointe, par exemple le matin tôt, à la fois pour les transports publics et le stationnement. « C'est une solution issue à la fois d'études sociologiques et d'innovation technologique », souligne-t-elle.

Elle s'inquiète justement de voir les transports publics devenir le parent pauvre de l'innovation. En matière de mobilité en effet, c'est surtout la voiture individuelle qui concentre l'intérêt des startups et les investissements. Qu'elle soit partagée, autonome, électrique, ou un peu de tout cela à la fois, la voiture fait de l'ombre aux transports publics. New York, vitrine rêvée pour toutes les plateformes de la nouvelle économie, est un parfait contrexemple de l'effet recherché : un réseau de transports dégradé et une congestion accrue par la multiplication des voitures sans chauffeur.

Pour ce qui est de Paris, les adjoints en charge du dossier présenteront dans les prochaines semaines le calendrier et le cahier des charges de cette étude, à laquelle seront associés les groupes politiques du Conseil de Paris, majorité et opposition. Les conclusions devraient être rendues à la fin de l'année 2018.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2018 à 9:04 :
la gratuité N'EXISTE PAS : il y a toujouirs des pigeons qui payent pour les auitres !
a écrit le 23/03/2018 à 23:34 :
En faisant payer un péage sur tous les diesels anciens ou modernes périphérique compris bien sur, ça financerait efficacement les transports non co2 gaspilleurs et fumeurs.
Réponse de le 10/04/2018 à 11:20 :
le diesel a été promu, en son temps, car faible émetteur de CO²
et les propriétaires de véhicules thermiques à essence vont dans le prochaines année connaître les mêmes accusations de pollution aux particules fines
tout ça pour vendre des voitures électriques au bilan écologique encore bien pire
et revenir peut-être à des véhicules thermiques à H² ?
a écrit le 23/03/2018 à 17:12 :
cette solution de ne plus paye sont transport dans les grande metropoles est un bonne idee tres ecologique EN effet respirer mieux et laisser sa voiture chez soi et un gain pour tous les utilisateurs. en gain de pouvoir d achat et en gain de sante , tous ceux qu il l utiliseront seront gagnent ? QU EN A SAVOIR QUI VAS PAYE IL SAVENT BIEN OUI???
a écrit le 23/03/2018 à 16:34 :
"Au-delà de la guéguerre récurrente entre les deux élues". On a souvent dit dans le passé qu'avec les femmes au pouvoir, le monde serait meilleur...
a écrit le 23/03/2018 à 12:44 :
Certes la pollution . Il faut comprendre aussi le coût économique de toutes ces heures perdues en embouteillages, de l'encombrement des voies de circulation et de stationnement . L'idée du péage (ou de l'interdiction) pour les véhicules particuliers, accompagnée (offre gratuite pour tous les usagers) d'une extension du réseau public et de la fréquence des transports , est économiquement intéressante
a écrit le 23/03/2018 à 9:53 :
"Anne Hidalgo a confié à trois de ses adjoints..." je pense que cette "étude" ira dans le sens de la "duchesse Anne" si ses adjoints veulent conserver leur poste, non, je me trompe ! Peut être aurait-il mieux valu la confier à des "neutres".
a écrit le 22/03/2018 à 13:03 :
Personne n'est choqué que la culture soit subventionnée.Alors pourquoi pas les transports?L'état peut facilement faire des économies de fonctionnement qui suffiront a payer tout cela,le montant délirant des prélèvements suffit largement a tout payer.Pas besoin de rajouter des taxes a droite et a gauche comme le fait Bruno Le Maire,piètre gestionnaire
Réponse de le 22/03/2018 à 13:55 :
Je suis d'un avis exactement opposé au vôtre. Je n'utilise pas les transports parisiens et je ne veux pas les payer. Par contre j'utilise la route avec une voiture à essence et j'admets que la TICPE que je paye représente ma contribution à l'entretien des routes que les piétons ne doivent pas payer, etc...La seule façon de clarifier c'est de procéder ainsi : chacun paye les services publics qu'il utilise par des redevances ou à défaut des taxes dédiées, et les impôts directs doivent être eux entièrement redistribués sous forme d'allocations.
Réponse de le 31/03/2018 à 9:05 :
Ben voyons ..... et balance ton cochon de payant quand mème car "gratuité " = enfumage !!!
a écrit le 22/03/2018 à 10:16 :
La gratuité, ça n'existe pas, juste un transfert . Si ce n'est pas les usagers qui payent, on va taxer les entreprises ou (et) les contribuables. Pour la pollution, on supprime le diesel , nocif pour la santé. On privilégie l'essence qui est néfaste pour la couche d'ozone. On tourne en rond. Il faudra attendre la commercialisation de la voiture à hydrogène qui n’émettra que des gouttes d'eau.
Réponse de le 22/03/2018 à 11:57 :
Et comment on le produit l’hydrogène ?
Réponse de le 22/03/2018 à 12:09 :
Oui, mais ça va noyer les villes dans la vapeur d'eau. :-) Du brouillard à craindre.
(l'essence à injection directe crache des particules fines à gogo, l'UE a réclamé des FAP sur les moteurs neufs)
Vivement la télé-transportation, économie de carburant.
Réponse de le 29/03/2018 à 18:49 :
tout à fait d'accord avec le tarnsfert. Que les pollueurs et les "consommateurs" d'espaces publics (rues, places de stationnement) financent le déplacement des usagers des transports en commun qui ne polluent pas et qui libèrent ces espaces pour eux.
a écrit le 22/03/2018 à 5:11 :
Toxique l'hidalgo.
a écrit le 21/03/2018 à 15:44 :
DE-MA-GO-GIE !!! .... au final il y a toujours des cochons de payants !
Réponse de le 21/03/2018 à 19:04 :
Vous avez tout compris... lorsque c'est gratuit c'est que quelqu'un d'autre paie pour vous ou bien c'est une quelconque instance qui s’endette pour vous (ex. l'État)... alors oui, rien ne se perd et rien ne se crée... mais vous savez comme moi qu'en France on croit encore au Père Noel, aux miracles, et surtout, à la magie. Heureusement qu'il n'y a pas d'autres pays comme le nôtre sur cette planète. :-)
Réponse de le 22/03/2018 à 14:01 :
Le problème des services gratuits c'est qu'on oblige les pauvres à les utiliser et on dissuade les opérateurs de les gérer correctement (quand on n'a que des clients captifs on n'a pas d'incitation). Il vaut mieux donner ce budget aux français (par un revenu universel élargi par exemple comme le chèque scolaire) et laisser les gens choisir d'utiliser ou non le service, voire choisir l'opérateur.
Réponse de le 22/03/2018 à 21:18 :
@ Théophile

Imaginez un seul instant que les transports en commun sont souvent non seulement plus économiques mais plus pratiques... en effet, conduire dans une grande métropole est un enfer quotidien, c'est non seulement stressant et coûteux mais c'est souvent peu efficace en terme de temps/distance/coût parcouru...

Alors, je peux vous dire que de nombreux cadres supérieurs voyagent allègrement en transport en commun en Amérique du Nord et ne se sentent pas moindrement dévalorisés par ce geste sensé et rationnel.

Mais bon, nous sommes sur un autre continent et une autre réalité.
Réponse de le 23/03/2018 à 16:53 :
@Falstaff - Merci, vous m'apprenez que l'Amérique du Nord n'est pas le royaume de la bagnole et de l'individualisme ! Vous faites partie de ceux qui croient que tout est mieux aux "States" alors qu'il suffit de prendre les transports publics à Vienne ou Amsterdam pour rencontrer des cadres supérieurs qui voyagent "allégrement".
Réponse de le 28/03/2018 à 9:38 :
@fallstaff ..... plus qu'au Père Noèl , dans ce pays on gobe surtout les mensonges dont les politiques se sont fait une stratégie de base , tous bords confondus !
De Gaule et ses veaux sont toujours d'actualité !!!
a écrit le 21/03/2018 à 15:32 :
Le transport en commun est le défi des 20 prochaines années à Paris. Si la billetterie apporte 10 milliards par année, et que la ville de Paris les a en poche, autant les investir pour agrandir le réseau plutôt que pour faire une gratuité. C'est 1/3 du grand paris express qui pourrait être rajouté chaque année avec ce budget.
a écrit le 21/03/2018 à 14:21 :
Au delà de la question de l'efficacité, au delà du fait que confier la gestion de l'économie aux hommes de l'Etat est toujours catastrophique, ne voyez vous pas l'épineuse question morale que soulève votre sujet : le vol de l'argent des uns pour le distribuer à sa clientèle électorale n'est-il pas immoral? ne vous a t-on pas appris le "tu ne voleras point" qui a si bien réussi à la civilisation occidentale avant de l'abandonner au profit du collectivisme assumé de nos élites actuelles? intéressant de noter que la tribune commente avec le plus grand sérieux une idée toue droit tirée de l'utopie néo-marxiste...
a écrit le 21/03/2018 à 12:59 :
Qu' Hidalgo pense aussi au Paris d'aujourd'hui; saleté, dégradations, habitat, etc.. Tellement de chantiers du 'quotidien' pour Paris. Ville en perdition avec Hidalgo!
a écrit le 21/03/2018 à 12:35 :
rien ne se perd, rien ne se crée , tout se transforme....

maline la socialiste Hildago....

on clame haut et fort la gratuité des transports....

puis sachant qu´en 2019 commence la retenue à la source sur les salaires, on taxe tous les salariés d ile de france d´une "contribution transport"...

meme pour ceux qui ont une voiture et qui ne prennent jamais les transports car ils résident en ile de france...

on élargi les imposables aux millions d´habitants en ile de france au lieu des seuls utilisateurs...

puis on arrete toutes les subventions pour les étudiants pour leur pass navigo et on base le montant de la "contribution transport" sur le revenu imposable...

voila pas difficile de rendre "gratuit" les transports...
Réponse de le 21/03/2018 à 13:35 :
Peut-être que c’est ce qu’il faudrait faire : On a bien décidé un jour de socialiser les retraites ou l’assurance santé.

On peut très bien décider un jour, pour des raisons de lutte contre les inégalités, la pollution atmosphérique, la facture pétrolière, d’inciter ainsi à l’utilisation des transports en commun. C’est un choix de société.
a écrit le 21/03/2018 à 12:27 :
Une rupture de politique est souhaitable et la question des transports (personnes, fret, circuits courts) est centrale, prendre pour base notre société d’il y a 50 ans et l’améliorer me semblerait recevable ; des quartiers entiers des grandes villes ont été vidés de petites activités et des personnes modestes qui aujourd’hui font le trajet. Pour les déplacements, la voiture ou le train en intercité avec une préférence pour le train, en ville des transports en commun et des parkings accessibles, l’avion et le bateau seraient réservés aux déplacements longs. Hélas, les premières lignes de l’article focalisent sur la question du prix et le recours aux experts...autrement dit du changement pour que rien ne change. L’état et les grosses régions souffrent d’une absence d’expertise propre à imaginer et décider de telles évolutions pourtant souhaitables, redécouvrons l’État et ses puissantes directions techniques.
Réponse de le 28/03/2018 à 9:42 :
" Une rupture de politique est souhaitable " .... certes mais tant que les électeurs de ce pays seront aussi frileux ( ....ou bornés ! ) en continuant a élire ces politicards liberaux ou leurs ersartz , rien ne changera !
a écrit le 21/03/2018 à 11:44 :
Pour cela il faudrai taxer lourdement les poids lourds qui traversent notre pays dans débourser un centime et qui les détruisent au frais de nos impôts...
Réponse de le 28/03/2018 à 9:51 :
TAXEZ, TAXONS , ILS TAXENT .... !!! .......le B-A-BA de la gestion imaginative !!!
a écrit le 21/03/2018 à 11:32 :
le jour ou les crabes administratifs et autres integristes incompetents s'interesseront a la gestion, ils decouvriront avec stupefaction qu'il y a souvent plein de problemes qu'un incompetent ne peut pas voir sur un coin de bureau lors d'une reunion du politburo planificateur...............les parisiens galerent deja a rentrer dans des rames bondees aux heures de pointe, personne ne doute que ca n'ira pas mieux avec le tout gratuit paye par personne........ he oui, la gestion capacitaire, ca peut donner des soucis a des industriels, des fournisseurs de service ou des collectivites!!!!!!!!!!! et c'est loin d'etre le seul probleme!!!
a écrit le 21/03/2018 à 10:57 :
Au final il y a toujours quelqu'un qui paie, si ce n'est le transporté, c'est le contribuable, et non l'assisté. Ce qui n'est pas une bonne chose, tondre l'un pour habiller l'autre n'a jamais été une solution. Par ailleurs les problèmes du transport parisien sont la saleté, le bruit, la saturation, la pollution, la promiscuité et l'insécurité croissante. Quant aux plus de 65 ans, nombre de stations auraient grandement besoin d'escalators. De même les gens avec jeunes enfants et/ou avec bagages. J'attends avec "intérêt" la période des JO. Quand la qualité sera bonne, peut-être les gens les utiliseront-ils plus
Réponse de le 28/03/2018 à 9:57 :
...." tondre l'un pour habiller l'autre n'a jamais été une solution. "....?
Ha bon ! c' est pourtant ce que pratique notre clone royal !
On tond les retraités pour les " jeunes " , les automobilistes pour les ..... ??? , les étudiants pour les .....?? et les collectivités locales pour .... les riches !
Il faut croire que ça marche !
a écrit le 21/03/2018 à 10:20 :
L'utilisation de la voiture est déjà aujourd'hui nettement plus onéreuse que le transport en commun. Si certains ne prennent pas les transports en commun en RP, c'est que le trajet en voiture est plus rapide, plus fiable, et permet l'accès par exemple à des zones industrielles mal desservies.
Rendre le pass Navigo gratuit entrainera une augmentation de la fréquentation (alors que les rames sont déjà bondées) mais ceux qui sont contraints de prendre leur voiture continueront.
Non, l'urgence c'est d'améliorer la qualité de la desserte en transport en commun.Le budget du grand paris express, c'est dans les 35 Md€, soit 10 ans de pass Navigo gratuit.
La priorité c'est de trouver les 35 md€ du grand paris express, pas de trouver 35 md€ pour offrir 10 ans de pass Navigo.
Réponse de le 21/03/2018 à 13:37 :
Peut-être qu’il serait souhaitable de faire l’un et l’autre. À étudier.
a écrit le 21/03/2018 à 10:11 :
.......la gratuité N 'EXISTE PAS !!!
Il y en a toujours qui payent pour les autres et dans ce pays ce sont toujours les mèmes !!!
a écrit le 21/03/2018 à 9:01 :
"la gratuité du passe Navigo pour les Parisiens de plus de 65 ans"
Typique de la gauche au pouvoir ça : diminuer l'assiette de ceux qui paient, et faire porter le différentiel à tous les autres, pour ensuite venir s'étonner que le financement devient intenable pour la minorité qui paie.

La preuve par neuf que l'idéologie socialiste est non seulement profondément injuste et inégalitaire, mais qu'en plus elle n'est pas viable économiquement. Le socialisme devrait se contenter de donner des leçons de bonne morale et laisser les questions économiques à ceux qui savent.
Réponse de le 21/03/2018 à 11:09 :
Pour info , le pass navigo gratuit pour les seniors a existé à Paris pendant des décennies sous la férule de la droite et de ces gestionnaires probes et économes des deniers publics: Tiberi et Chirac.

et c'est la gauche (Delanoé) qui l'a rendu payant en 2012.
Réponse de le 26/03/2018 à 10:42 :
"plus de 65 ans, SOUS CONDITIONS DE RESSOURCES". C'est à dire que si vous dépassez de 1EUR le plafond... vous continuerez à payer ! Parisien, utilisant souvent le bus (maillage du réseau remarquable !), je passe déjà pour un demeuré lorsque je composte; donc l'évolution vers la gratuité... L'attrait pour un "mode de transport individuel" est avant tout une question de confort. En voiture, on n'a pas à subir les ruptures de charge. Si vous habitez dans une banlieue qui n'a pas de ligne de transports en commun, et que vous travaillez de l'autre côté de Paris, c'est la galère. Rejoindre une gare, prendre une rame, changer à Paris, en reprendre une autre... En voiture, même si c'est long, vous êtes installé, vous assumez vos choix, etc... C'est surtout cela qui fait la différence. Et il a fallu des décennies pour qu'on arrive à des transports "traversant" ! Comme nombreux le disent, le problème n'est pas le prix, mais l'in-attractivité des transports parisiens.
Réponse de le 28/03/2018 à 9:45 :
.... avec eux mème les leçons de morale ça craint !!!
a écrit le 21/03/2018 à 9:00 :
Il faudrait rappeler à Mme Hidalgo que le péage à l'entrée des villes est une solution du moyen age qui a considérablement ralenti le développement économique. De plus, le péage automobile existe déjà à Paris : Cela s'appel le parcmètre... La liberté de circulation n'est pas un droit soumis à paiement : un élus politique devrait connaitre au moins les droits de l'homme.
a écrit le 21/03/2018 à 8:36 :
"Pour elle, la meilleure façon d'accroître l'écart entre les deux modes de transports consiste à accroître encore le coût d'usage de la voiture"

Encore une idée venant d'une personne qui n'aura jamais de problème de fin de mois, ces gens déconnectés des réalités aux postes de décision c'est improductif au possible.

Par ailleurs il est évident que le seul transport public gratuit ne peut pas suffire, qu'il faut une remise en cause profonde de nos modes et façons de vivre, trop vite, et il faut de nouveau redonner de la valeur au travail et calmer la mortifère rente.
a écrit le 21/03/2018 à 8:34 :
Je suis cadre dans une entreprise de transports. J'ai commencé comme conducteur. La gratuité est très belle sur le principe, mais irréalisable. Pas du tout pour des raisons financières (un impôt peut en cacher un autre), mais pour des raisons "physiques".
A Lille, il y a 20 ans, les Tpts en commun étaient gratuits pour les retraités et les chômeurs.J'étais conducteur de bus en "interurbain" (lignes qui vont en grandes banlieues). Dans la journée, les personnes âgées seules et en petits groupes squattaient les places assises du bus toute une 1/2 journée "juste pour voir du monde". Au détriment des autres passagers qui aimeraient s'asseoir. Lille Métropole a limité aux heures creuses la gratuité puis l'a supprimé. Ensuite, on le voit bien avec les trains à 1€ (en dehors des lignes rurales en Occitanie). Les petits prix entraînent des afflux très importants de passagers qui deviennent ingérables. Mécontentement de tous : passagers, personnel de la société de transports (SNCF ou exploitants des réseaux de bus). La gratuité va amener dans les transports toute une "faune sauvage non éduquée qui va foutre le bordel" puisqu'ils n'ont que ça à faire avec l'argent des prestations sociales (RSA, trafic de drogues...). Pour les filles de tout âge, ce deviendra très vite l'enfer. En hiver, les SDF resteront bien au chaud dans les trains Intercités ou TER. OUI à la quasi gratuité pour les abonnements du travail qui a du fuir la ville pour des questions de prix de loyers. Oui à a gratuité pour les enfants qui ne sont pas encore au collège accompagnés d'un adulte (carte famille). Eventuellement, oui à la gratuité le week-end. De toutes les façons, en France, les transports en commun ne sont pas du tout prêt à accueillir un flux brutal de plusieurs millions de passagers. La gratuité pourra se faire lorsque les Tpts en Com seront ponctuels, en sur capacité de places assises et que toute la faune sauvage aura un travail. Ce qui permettra de financer les nouvelles lignes d'Intercités, TER, métro, trams, bus... BREF, ce n'est pas pour demain ! Anne HIDALGO commence sa campagne électorale et elle sera définitivement "détruite" électoralement parlant lorsque les parisiens ne pourront plus prendre le métro en sécurité. Ce qui n'est déjà pas trop le cas actuellement. Vu de province (Lille), Anne HIDALGO est la maire la plus stupide de France. Elle copie bêtement les autres capitales d'Europe du Nord qui ont mis en place des restrictions de circulations dans la concertation. Ce qui n'est pas le cas à Paris.
Réponse de le 21/03/2018 à 8:55 :
C'est pas très judicieux de transformer des cas particuliers en généralité. La gratuité entraînera un accroissement de la sécurité car le personnel qui gérait les caisses pourra faire de la surveillance vidéo des lignes. Il faut tenir compte de l'évolution technologique qui permet aujourd'hui de le faire. J'ai parlé avec des conducteurs qui disaient qu'ils étaient en sécurité quand ils n'avaient pas d'argent à bord. Les enquêtes on révélé que les centres villes revivaient, que les passagers avaient un comportement plus civique, moins de dégradations... Il n'est pas question de rendre les trains gratuits.
Réponse de le 21/03/2018 à 20:45 :
@tibusdelille: trois adjoints pour étudier la question!!! Votre commentaire me parait très instructif; si d'autres commentateurs pouvaient apporter leurs expériences vécues, je pense que le maire de Paris pourrait employer ses adjoints à des tâches plus utiles.
a écrit le 21/03/2018 à 8:34 :
Et le coût du contrôle devrait disparaître aussi.

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