La Banque Populaire Atlantique accompagne la transition énergétique

 |   |  687  mots
Olivier de Marignan, directeur général de la Banque Populaire Atlantique
Olivier de Marignan, directeur général de la Banque Populaire Atlantique (Crédits : Frédéric Thual)
En Pays de la Loire, la Banque Populaire Atlantique lance Codevair Tria, un livret d'épargne rémunéré à 1,25% qui permettra de financer des projets innovants d’entreprises et de particuliers liés au développement durable et à la transition énergétique.

C'est la première banque du territoire à s'engager dans la Troisième Révolution Industrielle et Agricole lancée par les Chambres d'agriculture, de commerce et d'industrie des Pays de la Loire (CCIR), des métiers et de l'artisanat fin 2013. Une méthode plus qu'un plan visant à mobiliser les entreprises ligériennes pour répondre aux enjeux des transitions énergétique, écologique et numérique définis par les cadres régionaux, nationaux et européens.

"En orientant les efforts de compétitivité et d'innovation vers une croissance nouvelle, soutenable et porteuse d'emplois", précise Bruno Hug de Larauze, président de la CCIR Pays de la Loire. "A la clé, ce sont près de 30.000 emplois durables qui pourraient être créés dans les seules énergies renouvelables en Pays de la Loire d'ici à 2020. Plus largement, il s'agit de rester dans la compétition mondiale ", plaide-t-il convaincu par les propos de l'essayiste américain et spécialiste en prospective Jeremy Rifkin.

Des produits d'épargne et de financement inédits

C'est en ce sens, en tout cas, que la Banque Populaire Atlantique (BPA) a décidé de transformer l'un de ses produits d'épargne jusque là positionné sur le seul développement durable vers un livret d'épargne plus ouvert, sans plafond et rémunéré à 1,25%, mais fiscalisé, baptisé Codevair Tria.

"Il était de notre responsabilité de nous mobiliser pour accompagner la réussite du projet de la Troisième Révolution Industrielle et Agricole. C'est une démarche sociétale qui s'inscrit dans la lignée de nos engagements historiques et un dispositif de collecte spécifique et inédit qui va permettre aux épargnants de financer l'innovation, les EMR, les énergies renouvelables ou des écosystèmes liés à la transition énergétique et sociétale, numérique", explique Olivier de Marignan, directeur général de la Banque Populaire Atlantique, unique banque en Europe bénéficiant du label LUCIE, référence internationale en matière de RSE.

Ouvert aux particuliers comme aux entreprises, ce nouveau livret d'épargne et la gamme de produits financiers qui l'accompagnent concerneront exclusivement des investissements sur le territoire. "C'est un schéma plus économique où l'on s'engage à financer les économies d'énergie de la maison au bout de la rue ou le projet de biomasse d'une entreprise industrielle à 10 km", dit-il.

Alléger les charges financières des rénovations

En marge de cette offre, des crédits aux particuliers seront possibles grâce au dispositif Prévair. Pour favoriser la transition énergétique, il s'agit d'inciter et d'accompagner les ménages dans l'amélioration leur logement.

Pour ce faire, la BPA a décidé d'étaler les périodes de remboursement de 15 à 20 ans, au lieu de cinq traditionnellement dans les établissements bancaires, de manière à alléger les charges financières des propriétaires qui auront investi dans des équipements voulus pour diminuer les factures de gaz et d'électricité. "Nous avons pris la décision de porter ses engagements sur des travaux pouvant aller de 15.000 à 20.000 euros. Or, les coûts de remboursement sur 5 ans étaient à l'origine de nombreux freins", constate Olivier de Marignan, "Mais on ignore l'impact de ces nouveaux produits. On ne sait pas si l'on va avoir 1.000 ou 5.000 candidats."

Près de 40 millions d'euros déjà disponibles

D'ores et déjà, les fonds récoltés par le précédent dispositif d'épargne basculeront vers le Codevair Tria. Soit 30 millions à 40 millions d'euros disponibles immédiat qui pourront aussi financer des projets d'entreprises de plusieurs dizaines de milliers d'euros à plusieurs millions d'euros à travers les programmes Innov et Plus.

Ces projets sont accompagnés par la cellule spécialisée  "Atlantique environnement" qui participe au montage technique et financier. En 2014, la Banque Populaire Atlantique a ainsi financé 50 projets pour une enveloppe de 11 millions d'euros.

"Cette fois, on a voulu concentrer les dispositifs pour être plus visible. Aujourd'hui, ça nous laisse une belle marge de manœuvre et nous venons en complément des dispositifs mis en œuvre par la région."

D'abord lancé dans les Pays de la Loire, ce dispositif doit être étendu à la Bretagne.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/04/2015 à 8:10 :
Les responsables de ce projet devraient analyser le rapport entre cout du travail et prix de l'énergie. Un cout du travail plus faible et un prix de l'énergie plus élevé devrait favoriser leur projet au bénéfice de tout le monde. Essayez!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :