La Banque Populaire Atlantique accompagne la transition énergétique

Frédéric Thual, à Nantes

Frédéric Thual, à Nantes
C'est la première banque du territoire à s'engager dans la Troisième Révolution Industrielle et Agricole lancée par les Chambres d'agriculture, de commerce et d'industrie des Pays de la Loire (CCIR), des métiers et de l'artisanat fin 2013. Une méthode plus qu'un plan visant à mobiliser les entreprises ligériennes pour répondre aux enjeux des transitions énergétique, écologique et numérique définis par les cadres régionaux, nationaux et européens.
"En orientant les efforts de compétitivité et d'innovation vers une croissance nouvelle, soutenable et porteuse d'emplois", précise Bruno Hug de Larauze, président de la CCIR Pays de la Loire. "A la clé, ce sont près de 30.000 emplois durables qui pourraient être créés dans les seules énergies renouvelables en Pays de la Loire d'ici à 2020. Plus largement, il s'agit de rester dans la compétition mondiale ", plaide-t-il convaincu par les propos de l'essayiste américain et spécialiste en prospective Jeremy Rifkin.
C'est en ce sens, en tout cas, que la Banque Populaire Atlantique (BPA) a décidé de transformer l'un de ses produits d'épargne jusque là positionné sur le seul développement durable vers un livret d'épargne plus ouvert, sans plafond et rémunéré à 1,25%, mais fiscalisé, baptisé Codevair Tria.
Ouvert aux particuliers comme aux entreprises, ce nouveau livret d'épargne et la gamme de produits financiers qui l'accompagnent concerneront exclusivement des investissements sur le territoire. "C'est un schéma plus économique où l'on s'engage à financer les économies d'énergie de la maison au bout de la rue ou le projet de biomasse d'une entreprise industrielle à 10 km", dit-il.
En marge de cette offre, des crédits aux particuliers seront possibles grâce au dispositif Prévair. Pour favoriser la transition énergétique, il s'agit d'inciter et d'accompagner les ménages dans l'amélioration leur logement.
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Pour ce faire, la BPA a décidé d'étaler les périodes de remboursement de 15 à 20 ans, au lieu de cinq traditionnellement dans les établissements bancaires, de manière à alléger les charges financières des propriétaires qui auront investi dans des équipements voulus pour diminuer les factures de gaz et d'électricité. "Nous avons pris la décision de porter ses engagements sur des travaux pouvant aller de 15.000 à 20.000 euros. Or, les coûts de remboursement sur 5 ans étaient à l'origine de nombreux freins", constate Olivier de Marignan, "Mais on ignore l'impact de ces nouveaux produits. On ne sait pas si l'on va avoir 1.000 ou 5.000 candidats."
D'ores et déjà, les fonds récoltés par le précédent dispositif d'épargne basculeront vers le Codevair Tria. Soit 30 millions à 40 millions d'euros disponibles immédiat qui pourront aussi financer des projets d'entreprises de plusieurs dizaines de milliers d'euros à plusieurs millions d'euros à travers les programmes Innov et Plus.
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Ces projets sont accompagnés par la cellule spécialisée "Atlantique environnement" qui participe au montage technique et financier. En 2014, la Banque Populaire Atlantique a ainsi financé 50 projets pour une enveloppe de 11 millions d'euros.
D'abord lancé dans les Pays de la Loire, ce dispositif doit être étendu à la Bretagne.
Frédéric Thual, à Nantes